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© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)-
De haut, je dis ici ce que d’aucuns disent de tout bas de la classe politique comorienne et surtout de leur choix dans les présidentielles.

D’emblée, il convient de lever toute idée de confusion entre ralliement et « prostitution politiques ». Entre l’un et l’autre, la marge est importante. Le ralliement politique s’entend par le choix opéré par un politique de porter son soutien à un autre sur le fondement d’idéologies politiques semblables, et par l’occasion tous ceux qui lui sont fidèles, ses partisans et/ou sympathisants. C’est une démarche louable par sa forme et une garantie politique de voir ses idées ou presque se mettre en place dans un pays. De par le monde entier, cette façon de faire la politique autrement prend de l’ampleur puisqu’elle peut conduire à des partis politiques jugés opposés à se rallier le temps d’une élection. On l’a vu en France avec l’«UMPS » pour faire barrage à la montée du Front National.

Contrairement à la première idée, « la prostitution politique », c’est tout sauf un ralliement fondé sur une coïncidence ou une vraisemblance idéologique, c’est plutôt un choix opéré pour des raisons simplement pécuniaires.

De prime abord, faisons le point sur le premier tour des présidentielles. Effectivement, à l’issu du premier tour des présidentielles, des élections critiquées de part et d’autres pour les manœuvres frauduleuses et flagrantes observées de tous bords, de la part du pouvoir en place emmené par l’envie de demeurer éternellement aux manettes du pays quel que soit les moyens, peu démocratiques soient-ils, peureux de se voir remplacé par celui qui véhiculait l’excellence - la quintessence aux yeux de la majorité des comoriens et surtout la jeunesse consciente en termes de projets de société - l’éminent candidat Fahmi Saïd Ibrahim, beaucoup sont ceux qui ont crié au scandale de « crime social » perpétré par le pouvoir en place. 

Ce qui est remarquable c’est que ce cri au scandale ayant conduit à la mise en place du mouvement « Narawazé », faisait l’unanimité des candidats malheureux ou presque, en plus des deux parmi les trois ayant composté leur ticket pour le second tour. Les comoriens ont par ailleurs regretté l’absence, dans ce collectif, du candidat issu du parti RIDJA en la personne de SAID LARIFOU qui, nonobstant ses connaissances et compétences juridiques, a choisi le clan du pouvoir comme allié politique. Pourquoi ? 

Cette interrogation a marqué l’esprit du comorien en général comme quoi le pouvoir peut aveugler des dignités politiques. (Nous reviendrons sur ce cas pour d’amples illustrations).

Le mouvement « Narawazé » : Ce mouvement en tête duquel se trouvait le candidat indépendant Fahmi Saïd Ibrahim (demeurant lors de ce scrutin président du parti politique PEC dépourvu de toute représentation officielle dans ces présidentielles), principal opposant du pouvoir en place et épaulé par l’ex Raïs l’Ayatollah Ahmed Abdallah Mohamed Sambi et sa famille politique JUWA, de par le sens propre de son nom, faisait valoir son droit prévu dans le code électoral, celui des 19 candidats sur 25 ayant suivi le mouvement et s’estimant lésés dans le processus électoral, le droit tendant à réclamer le recomptage des bulletins de vote dans tout le pays afin d’espérer la transparence et le respect du choix du peuple comorien dans ce processus électoral.  
Il est d’une importance capitale de rappeler que des incohérences entre les résultats publiés par la Commission Nationale Indépendante (CNI) et ceux du ministère de l’intérieur ont été observées puisque contradictoires les uns des autres, avec une différence de plus de 4000 voix, une différence ayant conduit au « 104% de la honte » du ministre de l’intérieur HOUMED MSAIDIE, lui-même qui se trouve être le colistier de N’GAZIDJA du candidat du pouvoir nommé MAMADOU. Comment des professionnels peuvent avoir une telle différence énorme ? 
Est-ce un problème de communication entre les deux institutions ? Est-ce une erreur de calcul de la part de l’un comme l’autre ? S’agit-il d’une détermination farouche, une volonté exprimée et affichée par le pouvoir en place de vouloir mettre hors d’état de nuire celui qui incarnait la réussite selon les sondages officiels, étant par-là même celui qui est tant considéré comme leur bourreau politique ? De cette absurdité, enfantillage, voire même une crétinerie orchestrée par le pouvoir en place, qui en profite ?
Pleines d’autres question restent en suspens et attendent des réponses. Le peuple comorien attend des réponses qui, probablement, ne verront jamais le jour.

Le mouvement, malgré le courage et le soutien du peuple comorien qui ne demandait que le respect de son choix exprimé dans les urnes, n’ayant abouti à rien puisque le juge électoral restant dans les pas du pouvoir en place, a vu se faire massacrer et avec des arrestations arbitraires, tout juste parce que l’exercice du droit de grève, un droit fondamental issu du droit interne et international notamment les conventions internationales, bat son plein. 

Effectivement, les forces de l’ordre, sous les ordres du ministre de l’intérieur et en même temps vice-président du candidat représentant le parti au pouvoir, procédaient à des arrestations et des démembrements musclés sur des pacifistes manifestants en tête duquel on trouvait entre autres la figure emblématique de la politique comorienne Mr Saïd Ali KEMAL. La foule est contrainte de se dissiper petit à petit par la force publique et laisse place alors au jeu des ralliements politiques pour le second tour tandis que d’autres s’apprêtaient à la « prostitution politique ».

  • Ralliement et « prostitution politiques ».

De part et d’autres, les candidats ont très vite fait leur choix sur les trois en lice, des choix plus ou moins compréhensibles pour certains, des choix purement politique et stratégiques. Pour d’autres, c’est l’incompréhension totale, on tombe de haut : c’est ainsi que ces choix sont qualifiés de « prostitution politique ».

Beaucoup sont ceux qui se demandent pourquoi cet exécrable, démoniaque terme de « prostitution », un terme renvoyant à une situation perfide soit-elle tendant à vendre son corps et âme en échange d’un prix plus ou moins fixe ?

L’étonnement est légitime mais aussi l’utilisation le demeure pour autant. Tout simplement parce que la situation telle que les agissements des politiques le justifie. Comment peut-on comprendre que celui qu’on qualifiait de diable, de voleur des droits et des fonds des comoriens devient le meilleur des soutiens en espace de quelques jours ? Certes en politique tout est possible mais ceci en est de trop. 

Comment peut-on comprendre le ralliement de celui qui incarnait la voix et l’espoir de la jeunesse selon lui, celui qui incarnait l’explosion et le respect du droit de par ses multiples plaintes contre le pouvoir en place qui est resté pendant longtemps son ennemi juré, avec celui-ci en l’espace de quelques jours ? Comment qualifier le ralliement de celui qui faisait la joie des siens de se trouver dans le conglomérat des 19 candidats membres du mouvement NARAWAZE contre le pouvoir, avec celui-ci dès la prononciation de la Cour Constitutionnelle sur le déroulement du 1er tour de la présidentielle ? 

Il y a des ralliements qui sont sources d’étonnement et qui démontrer encore une fois que les politiques comoriens, la plupart d’entre eux en tout cas, n’en courent qu’à leurs intérêts privés et aucunement pour l’intérêt collectif du pays. Il ne faut pas pousser loin l’observation, à ne regarder et analyser que les dernières présidentielles. 
  • Le rassemblement de l’enfer : avec le candidat du pouvoir.

Avant le 1er tour de ces présidentielles, plusieurs candidats tournaient au tour de l’ex Raïs SAMBI et formaient le bloc de l’opposition face au pouvoir en place qui, qu’on le veuille ou non, l’est par la popularité de Sambi qui véhicule une singularité observée dans tout le pays. Avoir le soutien de ce personnage politique dans la présidentielle est un atout synonyme de victoire pour chaque candidat du bloc de l’opposition. Nul doute que d’aucuns attendaient avec impatience le refus de sa candidature par la Cour constitutionnelle pour espérer un tel soutien, un refus qui ne faisait pas l’ombre d’un doute.  LIRE LA SUITE de l'Article
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