Sénégal : Le président Azali n'a pas eu l'accueil qu'il était en droit d'attendre. Devant un tel manquement aux usages, l'on est légitimement en droit
Accueilli à Dakar il y a trois jours par le simple ministre des Forces armées Yankhoba Diemé, le chef de l'État Azali Assoumani a fait l'objet d'un traitement protocolaire particulièrement frugal. En pareilles circonstances, même s'il s'agissait d'un événement multilatéral comme la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse, la courtoisie diplomatique aurait exigé la présence du chef de l’État sénégalais ou, à défaut, de son Premier ministre comme ce fut le cas pour les autres dirigeants à l'instar des présidents mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et sierraléonais Julius Maada Bio, accueillis en personne par Bassirou Diomaye Faye.
Pour ne rien arranger, les images diffusées par Beit-Salam - Présidence de l'Union des Comores, retraçant son parcours depuis la passerelle de l'avion jusqu'au salon d’honneur, révèlent une absence totale d'honneurs militaires. Seuls quatre à six éléments de la garde républicaine étaient disposés devant le salon VIP. Un tel accueil expéditif est une véritable déconvenue diplomatique pour un président en exercice, de surcroît ancien président de l'Union africaine.
Devant un tel manquement aux usages, l'on est légitimement en droit de se demander si la délégation comorienne a fait l'objet d'une invitation officielle en bonne et due forme. Et si tel est bel et bien le cas, le protocole a-t-il simplement pâti d'un non-respect de l'horaire d'arrivée initialement convenu entre les deux parties ? Dans tous les cas de figure, le président comorien n'a pas eu l'accueil qu'il était en droit d'attendre.
Texte : Toufé Maecha

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