Souef au Secrétariat Général des Nations-Unies : que signifie le silence de Moroni? mutisme ou calcul de timing? C’est pourquoi je ne peux m’empêcher
Souef au Secrétariat Général des Nations-Unies : que signifie le silence de Moroni? mutisme ou calcul de timing?
La nomination de Monsieur Souef Mohamed El-Amine aux fonctions de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale (l'équivalence de Secrétaire général adjoint) constitue sans conteste l’une des plus importantes distinctions internationales jamais accordées à un diplomate comorien. À ce titre, elle mérite d’être reconnue comme un motif de fierté nationale transcendant les appartenances politiques, les divergences d’opinions et les contingences du moment.
C’est pourquoi je ne peux m’empêcher de relever avec étonnement, et même avec regret, le silence observé ou le retard accusé jusqu'ici par le Gouvernement de l’Union des Comores, le Ministère des Affaires étrangères et la Présidence de l’Union des Comores dans la publication d’un communiqué officiel saluant cette nomination.
Lorsqu’un citoyen comorien accède à une responsabilité de cette envergure au sein du système des Nations Unies, c’est l’image, la crédibilité et le rayonnement de notre pays qui sont honorés. ORTC l'a compris mais il reste un média et non un porteparolat gouvernemental. Une telle reconnaissance internationale devrait ainsi naturellement susciter une réaction rapide et solennelle des institutions de la République, indépendamment de toute considération politique ou personnelle.
Les grandes Nations (non pas par la taille) savent célébrer les réussites de leurs filles et de leurs fils lorsqu’elles contribuent au prestige du pays. Cette reconnaissance institutionnelle est non seulement un devoir de gratitude envers ceux qui servent l’État avec distinction, mais également un message d’encouragement adressé à la jeunesse, à qui l’on montre que le mérite, le travail et l’excellence peuvent conduire aux plus hautes responsabilités internationales.
J’ose espérer que les autorités comoriennes sauront, dans les prochains jours, réparer cette omission et rendre à cet événement la place qu’il mérite dans la mémoire diplomatique et nationale des Comores. Car au-delà de l’homme, c’est la Nation comorienne tout entière qui est honorée à travers cette nomination.
Abdoulatuf Bacar

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