Le déclin du parti JUWA. La question liée au président A.A. Sambi, bien que perdant en centralité dans le débat politique, demeure un levier d’influen
Le déclin du parti JUWA
Cette décadence n’est pas un phénomène soudain ; elle était déjà perceptible dès la pré-campagne de 2016. À cette période, des clivages internes, souvent alimentés par des rivalités personnelles et des stratégies opportunistes, ont été entretenus pour affaiblir certains cadres influents du parti.
Certains acteurs ont su tirer profit de ces querelles, tantôt politiques, tantôt empreintes d’animosité, pour s’imposer progressivement et s’approprier les cercles de décision. Cette dynamique a profondément fragilisé la cohésion interne du parti.
Par ailleurs, la guerre des mots, marquée par des discours conflictuels et des divisions publiques, a atteint un niveau de gravité préoccupant, accélérant l’érosion du parti de manière progressive mais constante.
La question liée au président A.A. Sambi, bien que perdant en centralité dans le débat politique, demeure un levier d’influence pour une partie significative des hauts cadres. Elle continue d’alimenter des positionnements stratégiques et des tensions internes.
Aujourd’hui, le paysage politique et organisationnel du parti apparaît profondément fragilisé. Les militants se démobilisent, les soutiens s’effritent, et nombreux sont ceux qui choisissent de se désengager, donnant l’image d’un navire progressivement abandonné, au bord du gouffre.
La récente rencontre entre Fahmi Saïd Ibrahim et le Président de la République suscite de nombreuses réactions et critiques au sein du parti. Elle révèle surtout l’ampleur des divisions internes et l’absence d’une ligne politique claire et partagée.
Dans ce contexte, certains responsables, fragilisés par un manque de vision cohérente et d’analyse stratégique des enjeux nationaux, préfèrent désigner des adversaires internes plutôt que de proposer des solutions crédibles. Fahmi Saïd Ibrahim devient ainsi, pour certains, une cible politique, davantage par calcul que par conviction.
Plus largement, les prises de position de certaines figures du parti sont de plus en plus perçues comme déconnectées des réalités du terrain. Au lieu de rassembler, elles contribuent à entretenir un climat de méfiance, de division et de radicalisation du discours.
Mohamed Maarouf Moussa
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