Suspension à l’université des Comores : une décision à fort parfum politique. Aujourd’hui, l’administration tenterait de monter un dossier à charge po
Suspension à l’université des Comores : une décision à fort parfum politique
La suspension de l’enseignant-chercheur Youssouf Boinaheri ne relève pas du hasard. Derrière une décision administrative présentée comme « provisoire », se cache une réalité que beaucoup murmurent déjà qu’il s’agit une sanction à caractère politique.
Secrétaire général du Syndicat national des enseignants de l’Université des Comores, Youssouf Boinaheri est connu pour sa constance, son refus de plier et sa fidélité aux principes syndicaux. Il fait partie de ces rares enseignants qui ne tournent pas la veste au gré des intérêts ou des pressions. Tant qu’il se montrait calme, il était toléré. Dès lors qu’il a commencé à déranger, les intimidations ont suivi.
Aujourd’hui, l’administration tenterait de monter un dossier à charge pour le discréditer. Des allégations graves, mais non prouvées, qui ressemblent davantage à une stratégie d’élimination qu’à une recherche de vérité. L’objectif semble clair. Trouver un prétexte pour l’écarter définitivement, car il dérange un système qui n’aime pas les voix libres.
Cette affaire pose une question fondamentale : l’Université des Comores compte-t-elle encore de véritables enseignants engagés, ou seulement des “Makayapvo” prêts à se taire pour préserver leur confort ? Les enseignants doivent comprendre que Youssouf Boinaheri ne se bat pas pour lui seul. Il réclame les droits de tous les enseignants.
La solidarité n’est donc pas une option, elle est une nécessité. Car se taire aujourd’hui, c’est accepter que demain, n’importe quel enseignant intègre puisse subir le même sort.
Ali Abdallah Kassim
Crédit photo : RTCMC - Radio Télévision Mbadani Comores

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