Le parti Ridja exige l’annulation immédiate de ces directives préfectorales illégales. Un pouvoir qui confisque la parole, intimide, réprime et détour
DECLARATION DU RIDJA-PACTEF
ALERTE ET CONDAMNATION DES ATTEINTES GRAVES AUX LIBERTÉS FONDAMENTALES ET À L’INVIOLABILITÉ DU DOMICILE
Le parti RIDJA-PACTEF exprime sa profonde indignation face à la multiplication d’actes administratifs arbitraires émanant des préfectures, agissant au nom du Ministère de tutelle. Par des décisions dénuées de tout fondement légal et légitime, des réunions politiques restreintes se tenant dans des cadres privés et des domiciles font l’objet d’interdictions systématiques.
Le RIDJA-PACTEF tient à rappeler avec force :
1. Le Principe Constitutionnel : La liberté de réunion est un pilier de la démocratie comorienne. Toute restriction doit être justifiée par une menace réelle et proportionnée à l’ordre public.
2. L’Inviolabilité du Domicile : Interdire à des citoyens de se réunir dans un cadre privé constitue une immixtion inacceptable du pouvoir exécutif dans la sphère intime.
3. La Dérive Autoritaire : Ces pratiques visent manifestement à museler l’expression politique à l’approche d’échéances cruciales pour la nation.
Un pouvoir qui craint la voix de ses citoyens n’est pas un pouvoir légitime. Un pouvoir qui confisque la parole, intimide, réprime et détourne les institutions trahit et s’éloigne du Pacte démocratique et républicain.
Le RIDJA-PACTEF rappelle que la démocratie n’est ni un don ni une faveur. Elle ne se mendie pas. Elle se gagne par le courage et lorsqu’elle est confisquée, elle s’arrache.
Le RIDJA-PACTEF ne saurait accepter ce fait accompli et exprime sa solidarité à notre compatriote Docteur ABDOU DJABIR, Leader Politique, natif de Moheli , victime des persécutions policières et des menaces.
Dans ces circonstances, avant toute saisine des juridictions compétentes, le parti RIDJA PACTEF a officiellement saisi Monsieur le ministre de l’Intérieur par un recours hiérarchique, exigeant l’annulation immédiate de ces directives préfectorales illégales.
Nous donnons à l’autorité de tutelle l’opportunité de rétablir l’ordre républicain. À défaut d’une réaction prompte et favorable, le parti engagera sans délai une procédure de référé liberté devant le Tribunal Administratif pour faire sanctionner cette atteinte manifeste aux libertés publiques.
Fait à Moroni, le 9 janvier 2026
Pour le RIDJA-PACTEF, Me Saïd LARIFOU

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