Dr Said Bourhane : La chute d’un symbole ?

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Dr Said Bourhane : La chute d’un symbole ? Pire encore : il est devenu le principal conseiller en affaires islamiques du fils du président Azali Assou

Dr Said Bourhane : La chute d’un symbole ?


Dr Said Bourhane : La chute d’un symbole ?

Quand j’étais étudiant à l’Université des Comores, j’ai connu un homme que tout le monde respectait. Un homme de principes, de convictions et d’autorité morale. Le Dr Saïd Bourhane, alors président de l’université, imposait le respect sans jamais hausser la voix. L’administration le craignait, les enseignants l’estimaient, les étudiants le respectaient. Personne n’osait lui tenir tête. Il incarnait l’institution.

Mais pour piétiner les principes universitaires et soumettre l’université au pouvoir politique, Azali Assoumani a choisi la méthode la plus sale : la calomnie. Un dossier monté de toutes pièces, une accusation de détournement de fonds supposément venus d’Arabie Saoudite, une procédure judiciaire ouverte, des médias instrumentalisés pour salir un homme intègre.

Puis la vérité a fini par parler. Une lettre officielle en provenance d’Arabie Saoudite est venue innocenter clairement le Dr Saïd Bourhane. Aucun détournement. Aucun vol. Un immense soulagement pour toute une communauté universitaire qui croyait encore à l’honnêteté et à la dignité.

Mais le mal était fait. Humilié, sali, trahi par un pouvoir sans scrupules, le Dr Saïd Bourhane a choisi de démissionner. Par dignité. Parce qu’il ne pouvait accepter qu’on lui manque de respect. Ce jour-là, l’université a commencé à sombrer. Depuis, les lois y sont bafouées, les principes écrasés, et l’institution est devenue une simple courroie de transmission du pouvoir. Ce qui choque aujourd’hui, ce n’est pas seulement la destruction de l’université. C’est la chute de l’homme.

Celui que nous respections n’a pas su rester fidèle à ses valeurs. Trois ans plus tard, le voilà défenseur acharné du même régime qui l’a calomnié et humilié. Pire encore : il est devenu le principal conseiller en affaires islamiques du fils du président Azali Assoumani.

La question est brutale, mais nécessaire : comment un ancien président d’université, humilié par le père, peut-il accepter de servir le fils ? À quel prix vend-on sa dignité ?

Ali Abdallah Kassim, professeur de français

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