Réaction à l’intervention de Najda Saïd Abdallah à l’ONU

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Réaction à l’intervention de Najda Saïd Abdallah à l’ONU. Comment espérer autonomiser nos institutions financières et générer des revenus propres quan

Réaction à l’intervention de Najda Saïd Abdallah à l’ONU


Réaction à l’intervention de Najda Saïd Abdallah à l’ONU

Le récent sommet biennal pour l’économie, tenu en marge de la 80e session de l’ONU, a malheureusement mis en lumière l’incapacité chronique du régime d’Azali à gouverner dignement et à gérer sainement les affaires publiques. Par la voix du délégué chargé au plan de Ngazidja, le régime a de nouveau exposé au monde une diplomatie de la mendicité qui trahit l’ambition de toute souveraineté économique.

L’Économie de la Dette : Un Modèle Intenable


Comment espérer autonomiser nos institutions financières et générer des revenus propres quand ceux qui les dirigent les plongent sans cesse dans des dettes abyssales, sans aucune manœuvre productive viable en contrepartie ?

Des secteurs stratégiques, de l’énergie à l’agriculture, sont le théâtre de scandales à répétition. Des fonds d’aide extérieure, destinés à amortir le coût de la vie pour les citoyens, sont systématiquement détournés. Plus grave encore, ces délits, commis par des proches du pouvoir, restent impunis, instaurant un climat d’impunité qui ronge la confiance du peuple.

Les Comores, nation souveraine depuis 1975, continuent d’aliéner leur propre sort et leur survie économique. Cette spirale infernale est le fruit direct de la corruption endémique et des malversations qui gangrènent l’État.

Le développement d’un pays repose d’abord sur des fondations solides :
  • L’autosuffisance alimentaire.
  • Une production nationale croissante.
  • Une souveraineté économique basée sur un budget sain et propre, et non asphyxié par l’endettement.

Continuer de mendier sur la scène internationale, c’est perdre toute crédibilité auprès de son propre peuple quant à sa capacité à fédérer et à gouverner.

Notre petit État insulaire dispose de ressources suffisantes pour bâtir une hygiène économique saine. L’économie comorienne ne peut durablement reposer sur la contraction incessante de dettes.

Enfin, il est paradoxal de condamner l’occupation française et de réclamer une pleine souveraineté nationale et territoriale, tout en demeurant sous le joug du Franc comorien arrimé à l’Euro et du Franc monétaire.

Ce néocolonialisme n'est pas une imposition extérieure ; il est l’effet de choix politiques internes. Ce sont nos propres gouvernements successifs qui, par leur gestion désastreuse, non seulement souhaitent mais imposent la dépendance monétaire et économique à la nation.

Il est temps de mettre fin à cette dérive. La dignité nationale et l’avenir des Comoriens exigent une rupture immédiate avec l’impunité et l’économie de la dette.

GHANEM Aboubacar

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