Le colonel Azali Assoumani n'a jamais défendu les intérêts des Comores, il est depuis longtemps au service de la France, ce n'est pas lui qui va défen
Ce que je crois
Un chef d'état qui n'a pas été élu, qui a fait un coup d'état électoral et constitutionnel ne sera jamais crédible pour engager des discussions sérieuses pouvant aboutir à un début de solution sur le différend qui oppose la France et les Comores au sujet de Mayotte.
Le colonel Azali Assoumani n'a jamais défendu les intérêts des Comores, il est depuis longtemps au service de la France, ce n'est pas lui qui va défendre les intérêts de l'État comorien. Le soutien de Macron au dictateur comorien n'est pas un hasard.
Tant que l'État comorien n'aura pas un gouvernement légitime et des gouvernants qui servent les intérêts des Comores en luttant contre la corruption et par des politiques publiques et économiques ambitieuses, Mayotte continuera à s'éloigner des autres îles sœurs.
Revendiquer Mayotte pour faire du bruit ne sert à rien. Forcer une population à croire à un destin commun, appartenir à une communauté politique sans l'adhésion des concernés est une entreprise vouée à l'échec. Le sentiment national ne se décrète pas, il se construit. Sur cette question territoriale, nous voulons mettre la charrue avant les bœufs.
Said Mohamed Cheikh dans un discours a dit ceci : «La maturité politique des masses consiste en leur capacité à reconnaître leurs propres intérêts.» Il était en avance sur son temps.
Il avait compris le sens de l'indépendance et de la souveraineté d'un État. Tant que les comoriens n'auront pas une maturité politique, ils ne seront pas en mesure de ramener la France à la raison afin de trouver ensemble avec les mahorais une solution juste et durable.
Said Mohamed Said Athouman

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