La fille de Yasser à Azali : «Expliquez-moi la logique de construire un homme et ensuite le détruire »
En prison suite à l'affaire des Lingots d'or, Yasser Ali Assoumani a été démis de ses fonctions de Directeur Général des Aéroports des Comores. Une décision qui n'a pas plu à sa fille.
Yousra s'adresse directement au président Azali Assoumani :
«Mr le Président, (mon grand-père),
Qui l’eu crut ?
En 2016 mon père s’est engagé à vos côté pour expliquer aux Anjouanais ce que vous vouliez dire par le terme « Ndrimu/Ndimu » lorsqu’on chassait les wandzuwani de Ngazidja. A-t-il eu tort ?
N’est ce pas vous-même qui avez déclaré à Bimbini et à Mitsamihouli après les élections de 2016 et après avoir nommé Yasser à la direction des Aéroport, je cite : « J’AI DEUX YASSER ; L’UN A EL-MAAROUF ET L’AUTRE A L’AEROPORT » sous les applaudissement des deux populations ? Où est l’un et où est l’autre aujourd’hui?
Expliquez-moi Mr le Président, cher grand-père, la logique de construire un homme et le détruire dans le même temps. Pour quelle raison avez- vous élevé hier un YASSER en majuscule si c’était pour le transformer aussitôt en minuscule ? Qu’est ce que vous voulez prouver aux Comoriens ? l’ingratitude qu’on vous a souvent étiquetée ? Mon père vous propose un électorat que d’autres de votre parti politique n’ont jamais pu mobiliser. Et c’est en cela qu’est nait la haine viscérale de la bande à Fakri. Cette proximité que mon père a su développer à vos cotés déplaisait plus d’une personne parmi le clan qui ne vous aime pas.
Selon les informations que j’ai (Parce que moi aussi j’ai des informateurs très proches de certains proches du pouvoir car je connais très très bien Moroni, et j’ai fort malheureusement côtoyé ces gens-là), Fakri a toujours voulu contrôler l’aéroport. Pourquoi ? alors qu’il y a bien un ministre des transports ? Je suis trop jeune pour comprendre, je vous laisse vous l’expliquer vous-même.
Sa stratégie c’est donc de vous faire accepter un Directeur originaire de Moroni ou de Hahaya, n’est ce pas ? hier il pensait à un certain Fatahou et aujourd’hui à un certain Abass Mohamed Elhad, qu’il peut maitriser pour réaliser ses rêves que j’ignore mais que peut être vous pouvez les imaginer vous-même en tant que stratège.
M. le Président, cher grand-père, les Comoriens disent qu’on ne peut pas réveiller celui qui ne dort pas. Mais j’ai envie d’appuyer ce qui est dit par des journalistes et des commentateurs de la toile, que ceux qui pensent vous faire croire qu’ils vous aiment ce sont ceux-là même qui sont entrain de vous détruire auprès des Comoriens en général et les anjouanais en particulier. J’ose espérer que vous comprenez cela.
L’histoire des lingots n’est qu’un alibi en or pour descendre le « baobab » comme l’a surnommé un de vos colonel affamé du poste de la direction des aéroports. Celui-là même qui avait pris un billet d’avion pour partir en France en décembre, rendre visite à sa famille et qui a dû annuler le voyage pour assister au coup.
Comment pouvez vous croire à des gens qui sont incapable de vous livrer des preuves, car je sais très bien que leur animosité ne les empêcherait pas de les publier. Comme tous les Comoriens qui suivent de près l’évolution de ce dossier, je me pose beaucoup des questions sur ce que Yasser, mon père, a du faire au palais pour mériter un tel traitement. Nul n’est au-dessus de la loi, mais la loi est claire.
Mon grand-père, Mr le président, permettez-moi de m’exprimer car il s’agit bien de mon père. Ceux qui croient -notamment au sein de ma famille - que m’exprimer pourrait porter préjudice à mon père ont tort. On m’a tapé fort, j’exprime ma douleur haut et fort. C’est justement, ce silence, qui me pousse à chercher, à me renseigner, à analyser et à essayer de comprendre et à m’exprimer.
Papa! Y'a du quoi être fière de toi, tu as rempli ta mission en faisant des aéroports des Comores reconnu sur les plans international.
"L'histoire le dira".
J'étais une fille raffinée me voilà aujourd'hui fané, tu me manques bas , tu es loin mais tu remplis mon cœur.
Je t'aime papa #DIEU_EST_FIDEL.»
COMMENTAIRES