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« A priori, il y a peu de raison de s’effrayer de voir les prix baisser, cela est même régulièrement perçu comme une bonne nouvelle pour le peuple Comorien et pour le développement. Pourtant, il s’agit bien du phénomène économique le plus dévastateur qui soit, le simple exemple du Crash de 1929 l’atteste. Mais également le cas du Japon depuis 1997. »

Toute suite âpres sa réélection, le Président Azali Assoumani a opté pour une politique qui s’approche du socialisme : le bien de tous pour le mal des uns, par la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs. Pour le peuple comorien cela semble être la meilleure chose qu’ils ont connue venant d’un gouvernement. Est-ce une façon irréfléchie de séduire les ménages qui ne voient que le bout de leur nez ? Le Président à t’il tirer leçon de son dernier passage à Beit-Salam ? Une politique de déflation dans un pays où la dette publique est au sommet, est-elle la solution de sortie de crise à long terme ?

Contrairement à son premier mandat où on a vu une hausse des prix du riz et de la vanille etc. Ce qui semblait être un mal nécessaire. D’autant qu’on se souvient bien des cris d’un côté de bonheur pour la hausse des prix des produits nationaux comme la vanille, le girofle et l’Ylang-ylang et de douleur face à l’augmentation des prix du riz. Cependant ces mesures n’ont pas eu que des effets néfastes on a eu à la construction de l’Université des Comores et dans la sphère macroéconomique la baisse de la dette publique de 81.67 % du PIB en 2002 à 65.65 % en 2006, pourtant le pays est resté toujours en crise.

A l’exemple de Winston Churchill et Pierre Laval, cette fois ci des mesures déflationnistes sont mises en places spécialement la baisse des prix des hydrocarbures, des transports, des aliments et autres. Ces mesures semblent pourtant satisfaire au peuple comorien qui clame la tenue des promesses du Président sans pourtant se demander les conséquences de cette politique dans le long terme.

Qui ne voudrait pas d’une baisse des prix ?

Certes à court terme, une baisse relative des prix ne peut qu’être favorable aux ménages car bien sûr, ils peuvent consommer plus et augmenter leurs épargnes. Et pour les entreprises ils sont amenés à produire plus pour satisfaire la demande. 

Cependant qu’en est-il pour les entreprises comoriennes où les majeures parties sont des importateurs et donc, ont une faible productivité, autant que dans les hydrocarbures que pour les denrées alimentaires ? Toute fois tous semblent aller pour le mieux pour tout le monde et pour la croissance économique.

On n’est pas sans savoir que de telles fluctuations des prix sur le marché des biens et services doivent être automatiquement équilibrées au sein des entreprises publiques et privés (la Douane, Hydrocarbures, Doudou Tainamor …). 

Les Comores vers une Crise Déflationniste

Toutefois, selon les théories sur les anticipations rationnelles, Une baisse durable des prix pousse les ménages à s'endetter pour avoir du cache et ainsi à thésauriser c'est à dire que les ménages préfèrent reporter leurs achats, car ils attendent que les prix soient encore plus bas pour acheter. Ce qui est culte dans un pays comme les Comores où on préfère garder son argent sous le matelas que de le mettre dans une banque vu les taux d’intérêt très élevés.

Les entreprises qui ont dû eux aussi s'endetter pour répondre à la demande, face à la baisse de cette dernière vendent donc moins, et baissent encore leurs prix et leur marge ne fait que diminuer. Elles sont contraintes de geler le salaire, n'embauchent plus, voire même licencient. De plus, elles investissent moins et sont donc de moins en moins compétitives. 

Les ménages et les entreprises dont les revenus diminuent et qui ont des prêts à rembourser voient leur taux d'endettement augmenté et donc à nouveau consomment et investissent moins.

Tous cela conduisent d'une façon inattendue à une diminution des recettes de l'Etat, car les entreprises dont les bénéfices chutent, paient moins d'impôt sur les sociétés et les ménages, qui consomment moins et dont les revenus baissent, paient moins de TVA et moins d'impôt sur le revenu. 

L’Etat investi donc moins, notamment dans les infrastructures publiques qui sont pour l'instant les besoins vitaux des Comores. Cela se répercute encore sur les entreprises qui travaillent moins, embauche moins et ainsi de suite...

On entre alors dans un cercle vicieux où on retrouve « l'état stationnaire » de David Ricardo et donc à une crise déflationniste que même le japon un pays bien développé n’arrive pas à s’en sortir depuis les années 90 aujourd’hui. N’en parlons pas nous, qui n’ont même pas de production nationale.

Quelle sera donc notre échappatoire ?

Pour tenter de sortir d'une telle crise, l'Etat peut recourir à deux solutions :

L'une est celle qui a été utiliser par Roosevelt quand il a mis en place sa politique de New Deal qui consiste a réinjecter de l'argent dans l'économie afin de relancer la demande, qui permettra à l'Etat par exemple de distribuer des aides aux entreprises ou encore d'investir dans des infrastructures pour essayer de sortir de la Grande dépression qui a touché les Etat Unis à partir de 1929.

Cependant cette solution mène vers une inflation et creuse les dettes des Etats ce qui ne nous arrangerais pas avec plus de 146 millions de dettes publiques.

L'autre c'est le Quantitative Easing (Assouplissement Quantitatif) mis en place par le japon depuis 1997 et l'union européenne aujourd’hui, qui signifie que la banque centrale rachète des obligations d'Etat, aux investisseur, afin de les rassurer et ainsi permettre à un pays comme les Comores fortement endetté à continuer à emprunter a distaux d'intérêt bas sur les marché financiers.

Cependant ces deux solution nécessites un contrôle total de la banque centrale et de la monnaie nationale ce qui n’est pas encore le cas des Comores, à suivre…

« Alors où désire donc nous mener le nouveau gouvernement ? Espérons que cette politique de poudre aux yeux nous mène à bon port. Et que pour une fois le peuple comorien puisse profiter de la belle vie comme on l’a toujours rêvé maintenant et demain. »

Par Omar Ibn Abdillah
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