Le peuple comorien exige le départ du colonel Azali Assoumani. Pendant que les familles comoriennes peinent à se nourrir, à se déplacer ou à payer l’é
Le peuple comorien exige le départ du colonel Azali Assoumani
Le peuple comorien n’en peut plus. Après plus de dix années de règne autoritaire, de confiscation du pouvoir, de destruction des institutions et d’appauvrissement systématique du pays, le colonel Azali Assoumani a perdu toute légitimité politique, morale et populaire pour continuer à diriger les Comores.
La nouvelle hausse brutale des prix des carburants constitue une déclaration de guerre sociale contre un peuple déjà écrasé par la misère, le chômage, l’effondrement du pouvoir d’achat et l’absence totale de perspectives. Derrière les prétextes de la guerre en Ukraine ou de la crise au Moyen-Orient, la réalité est connue de tous : ce sont des années de mauvaise gouvernance, de corruption, de détournements et de pillage des ressources publiques qui ont conduit le pays dans cette impasse dramatique.
Pendant que les familles comoriennes peinent à se nourrir, à se déplacer ou à payer l’éducation de leurs enfants, le régime continue d’entretenir un système clanique fondé sur les privilèges, l’enrichissement d’une minorité et la confiscation des richesses nationales. Les sociétés d’État ont été ruinées, les institutions affaiblies, la justice instrumentalisée et les libertés publiques étouffées.
Le plus grave est que le pouvoir agit désormais sans aucune considération pour le peuple. L’annonce nocturne de l’augmentation des prix des carburants, faite à une heure où la majorité des citoyens dormaient, symbolise le mépris absolu d’un régime qui gouverne contre son peuple et non pour son peuple.
Mais le temps de la peur est terminé.
Le peuple comorien se lève progressivement dans toutes les îles. Les transporteurs, les pêcheurs, les travailleurs, les jeunes et les citoyens ordinaires expriment désormais ouvertement leur refus de continuer à subir un système devenu synonyme d’injustice, de pauvreté et d’humiliation nationale.
Le colonel Azali Assoumani doit partir.
- Il doit partir parce qu’il a échoué économiquement.
- Il doit partir parce qu’il a divisé le pays.
- Il doit partir parce qu’il a détruit la confiance entre l’État et les citoyens.
- Il doit partir parce qu’aucune nation ne peut survivre durablement sous la peur, la corruption et l’autoritarisme.
Président du Parti Comores Alternatives (P.C.A) Membre fondateur du Rassemblement de l'Opposition Comorienne (R.O.C)
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