La première magistrate de Chirongui dans la ligne de mire de la justice et, si l’affaire va au bout, le scandale devrait quand même fai...
La
première magistrate de Chirongui dans la ligne de mire de la justice
et, si l’affaire va au bout, le scandale devrait quand même faire un
peu de vagues dans le Landerneau, d’autant que la plainte déposée par
un citoyen de la commune de Roukia Lahdaji prend la poussière et les
toiles d’araignées dans le bureau du procureur depuis le 6 aout
dernier.
Le plaignant commence à trouver le temps long et le fait de n’avoir
aucune nouvelle de sa plainte commence tout doucement à l’énerver. Et
voilà comment cette plainte discrètement déposée il y a près de trois
mois, n’arrive aux oreilles de la presse qu’aujourd’hui. Mais pourquoi
Roukia Lahdaji première magistrate de Chirongui risque-t-elle d’être
poursuivie en justice ? Car les faits sont visiblement suffisamment
graves pour justifier une enquête approfondie qui pour l’heure n’a pas
encore démarré. Il se trouve que la commune fait appel pour ses travaux
de BTP à une entreprise locale, dirigée par…. deux sœurs de la maire.
Ces travaux passant par des lettres de commande, sans appels publics à
la concurrence (les montants étant en dessous du seuil légal) sont
réalisés comme par hasard par cette entre- prise familiale. La prise
illégale d’intérêt est flagrante à ce niveau- là mais il y a pire, si
l’on en croit la plainte, des fausses factures seraient émises pour des
travaux bidons et il suffit de se rendre dans la commune pour constater
que les travaux liés à ces commandes ne sont pas toujours effectués.
Bref, le plaignant en a eu ras le pompon et a donc déposé plainte
pour toutes ces turpitudes qui font désordre dans cette commune.
Pour en rajouter, il explique que les engins et véhicules de cette
société de BTP sont garés dans la cour de la mairie ou dans la cour du
domicile privé de la maire, ce qui prouve bien qu’il « y a quelque chose
de bizarre» Le simple bon sens voudrait que cette entreprise si proche
de la maire ne soit pas sollicitée sans mise en concurrence même si la
loi sur les marchés publics ne le demande pas expressément vus les
montants. Mais c’est bien connu, à Mayotte tout est possible surtout
lorsque la justice estime nécessaire de se hâter très lentement dans ce
genre d’affaires. Mais il faut pour une bonne compréhension des choses,
savoir que si nous évoquons cette affaire aujourd’hui c’est parce que
le 6 novembre prochain si rien n’est fait, trois mois seront révolus et
le plaignant pourra alors déposer plainte avec constitution de partie
civile ce qui déclenchera alors automatiquement l’action pénale par le
truchement d’un juge d’instruction. Selon nos renseignements le dossier
déposé entre les mains du parquet il y a près de trois mois est «
costaud ». Affaire à suivre donc…
LNDM
APOI

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