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Après avoir cloué au sol un des avions exploités par la compagnie AB Aviation pour non paiement des redevances aéronautiques le 15 janvier, le directeur de l’Anacm (Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie) vient de passer outre les recommandations de son ministère de tutelle ainsi que celles du parlement, en suspendant jusqu’à nouvel ordre la licence d’exploitation de la compagnie.

Jean-Marc Heintz a répondu à l’assemblée nationale que « la décision d’immobiliser l’avion venait du gouvernement et il est le seul à pouvoir l’autoriser à voler ». Mais c’est quelle autorité gouvernementale pour Jean-Marc Heintz si ce n’est la vice-présidence en charge du ministère des transports, qui lui a pourtant expressément recommandé de lever la sanction ?

« L’assemblée nationale à travers le groupe parlementaire Haki s’associe à la vice-présidence en charge des transports et la médiation du secrétaire général du gouvernement pour demander à l’Anacm, de trouver une issue favorable à cette crise, dont au final, ce sont les comoriens qui en paient les conséquences », c’est ce que l’on peut lire dans le rapport sorti des auditions menées par le groupe parlementaire entre l’Anacm et AB Aviation. Mais, le directeur de l’Anacm n’obtempère pas, faisant fi même des directives de son ministère de tutelle.

En effet, dans un courrier en date de 13 janvier, le ministère des transports a « recommandé » au directeur de l’Anacm « de lever les sanctions qui pèsent sur l’avion d’AB Aviation aujourd’hui même pour que le trafic reprenne normalement car beaucoup de passagers se trouvent coincés (…) et les sanctions ne sont pas d’ordre technique mais financier. » Malgré tout cela, Jean-Marc fait la sourde oreille. Et comme si cela ne suffisait pas, il vient de suspendre la licence d’exploitation de la compagnie, une décision administrative unilatérale prise sans l’aval de l’autorité hiérarchique compétente, la vice-présidence en charge des transports.

Un défi contre son ministère de tutelle ! Mais quelle autre autorité gouvernementale serait habilitée à intervenir dans ce dossier aux yeux de Jean-Marc Heintz, si ce n’est le ministère des transports ? Le directeur de l’Anacm ne reconnait-il pas l’autorité du vice-président Abdallah Sarouma et de son secrétaire général ? La décision de clouer au sol le D6-AB à partir du 15 janvier serait-elle prise en conseil des ministres ?

Pour cette dernière question, La Gazette est entrée en contact avec le directeur de cabinet du président de la République. Le premier collaborateur d’Azali Assoumani ne tourne pas autour du pot, bien que sa réaction prenne légèrement à contre-pied celle du vice-président en charge du ministère des transports : « Nous ne nous ingérons pas dans l’autonomie de l’Anacm, nous a répondu Youssoufa Mohamed Ali. Toutefois, nous sommes disposés à accompagner AB Aviation, que nous avons toujours accompagné, si elle fait un geste pour honorer ses engagements », poursuit celui à qui un plan d’amortissement de la dette de la compagnie auprès de l’Anacm, étalé sur une période de 3 ans, aurait été proposé.

Un plan non encore validé, le montant à payer n’étant pas encore arrêté d’un commun accord entre l’Anacm et AB Aviation. Rappelons que des accords similaires sont trouvés entre AB Aviation et l’Aimpsi (3 ans), la société des hydrocarbures (1 an), et que seule, pour le moment, l’Anacm n’obtempère pas et ce, malgré la « médiation du secrétaire général du gouvernent ».

L’attitude de Jean-Marc Heintz face à AB Aviation est pour le moins ambigüe au point que le Mouvement des entreprises comoriennes (Modec), dont le président dit avoir usé de toutes ses forces pour apporte un soutien à AB une société privée membre du Modec, doute fort que « seule la disparition de cette compagnie motive les décisions prises par le DG de l'ANACM ».

L’Anacm n’a-t-il pas refusé de répondre au courrier de l’aviation civile sud-africaine, après avoir banni en septembre dernier son Boeing 737 de 120 places loué à AB Aviation ? Un avion qui représentait 70% des activités de la compagnie qui était obligée de licencier 30% de son personnel après ce coup dur. 

Toufé Maecha, La Gazette des Comores
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