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« Le peuple ne combat pas pour des Idées, pour des choses qui sont dans la tête d’un autre. Il lutte pour gagner des biens concrets, pour vivre mieux et en paix, pour voir sa vie s’améliorer . . . » écrit AMILCAR CABRAL

Depuis bientôt un mois (30) jours, le Président IKILILOU DHOININE, a passé la main en quittant le Palais de Beït-Salam, après la victoire du Président AZALI ASSOUMANI, aux élections présidentielles de Mai 2016. Pour cela, je m’interroge et je ne suis pas le seul, sur l’avenir d’IKILILOU DHOININE et de ses quarante voleurs. Faut-il les juger ou faut-il les épargner du moindre jugement ?

Je veux essayer de donner une réponse réfléchie à ces questions qui se posent à la conscience des comoriens, et que nous posent de très nombreux curieux et lecteurs. Normalement, la question ne devrait pas être discutée. Si elle l’est, c’est que le Président IKILILOU DHOININE est devenu, après quelques années de pouvoir politique, un riche millionnaire, et par la même occasion, il a fermé les yeux sur une défaillance institutionnelle, sur la corruption comme système de gouvernance.

Sa femme aussi a sillonné le pays pour collecter de l’argent liquide (jamais un chèque) précisait-elle pour financer une association dont elle est la seule à connaître les statuts, les adresses et les numéros des comptes bancaires.  Ceux qui continuent de défendre son bilan ce sont ses Amis ou ses quarante voleurs qui ce sont eux aussi enrichis de la même manière qu’IKILILOU lui-même, c'est-à-dire par la voie douteuse. Sinon, comment peut-on expliquer à un public averti qu’un fonctionnaire, un Directeur Général d’une institution publique qui gagne 900 000FC/mois a réussi au bout de cinq (5) ans, à construire trois, voire même quatre (4) villas, plusieurs voitures et d’autres signes de richesses en même temps ?

Que faire ? la solution qui m’apparaît la plus appropriée parce qu’elle tient compte de toutes les données et d’une logique judiciaire, est-celle-ci : il faut ouvrir une enquête judiciaire, qui aboutira à un tribunal comorien spécial ou pourquoi pas, saisir le conseil supérieur de la magistrature. Cette instance devra siéger pour juger le Président IKILILOU et l’ensemble de son action, de même que ses proches collaborateurs notamment ses quarante voleurs. 

Ce n’est qu’ainsi, à notre avis tout au moins, qu’on désarmera la critique intéressée de ceux qui doutent encore de la mauvaise gouvernance d’IKILILOU DHOININE. Et nous comoriens, aurons mis la morale universelle au service de l’efficacité politique si nos autorités acceptent l’ouverture de cette enquête judiciaire. C’est à ce prix que le nouveau gouvernement surtout le Ministre de la Justice pourra commencer d’exister et qu’il pourra contribuer à redonner à l’appareil judiciaire son rôle fondamental, dans un Etat de droit rendre justice d’une manière équitable : le poids de la balance doit-être le même et quel que soit par ailleurs l’individu censé à être jugé.

 A ce prix, ce qui est endormis dans notre pays se réveillerait et le scepticisme ambiant ne trouverait plus aliment. La classe dirigeante soucieuse de rester en harmonie avec les exigences du citoyen lambda et de réaliser, sans idéologie préétablie, mais avec pragmatisme, un changement qui soit d’abord au bénéfice des plus faibles. C’est une grande ambition me diriez-vous. Le pouvoir actuel est –il outillé pour lui donner corps ? Dispose t-il de la pensée et des hommes avertis pour tenir cette gageure ? On le saura peut-être d’ici quelques semaines, lorsque le Président AZALI, prononcera son discours programme comme il l’a promis à la population.

Ainsi, comme toujours, en période d’épreuve et selon le mot célèbre du Général De GAULLE, « certains s’élèveront dans la tourmente, d’autres s’abaisseront dans la débâcle ». 

Il n’est pas fou d’espérer que si le nouveau pouvoir ose emprunter cette voie, c'est-à-dire traduire le Président IKILILOU DHOININE et ses quarante voleurs devant un tribunal spécial, notre pays entrera dans une nouvelle zone de turbulence et enfantera, au prix de la justice une société meilleure : un pouvoir où tous ceux qui ont quelque chose à dire participent, fût ce en s’opposant ; une organisation sociale où il y aura moins de départ pour l’île de Mayotte, moins de crainte, plus de l’électricité dans nos villes et villages, moins de maladies et plus d’espoirs. En un mot comme en mille, moins de sous-développement et plus de solidarités. 

Une seconde libération, en somme. 
MOHAMED DAROUECHE
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