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L'île au lagon connaît en ce mois de novembre plusieurs mobilisations sociales qui alertent toutes sur les manques importants dont souffre Mayotte.

Mayotte est habituée aux mouvements sociaux. Enseignants, parents d'élèves, dockers, pompistes, ils sont nombreux à être coutumiers des manifestations et des barrages. En plus du manque d'infrastructures, l'île doit supporter un code du travail spécifique avec un SMIG à 7,37 euros. Ce mois de novembre ne marque donc pas que le début de la saison des pluies, il est aussi le point d'orgue de plusieurs mobilisations sociales.

Les salariés de Mayco, entreprise qui fabrique le Coca-Cola et autres sodas de la marque américaine pour Mayotte, sont en grève depuis le 27 octobre. Ils bloquent les accès à l'entreprise et ont organisé une opération escargot ce jeudi 16 novembre. Ils réclament une augmentation de salaire de 4% (déjà actée mais non appliquée) et le paiement des heures supplémentaires. Les négociations n'ont rien donné, la direction de l’entreprise attaque même les salariés en justice et demande que le blocage soit déclarer illégal.

L'entreprise Mayotte Chanel Gateway, qui opère au port de Longoni connaît elle aussi un mouvement de grève. Les salariés sont en conflit de longue date avec leur direction mais celui-ci s'est durci ces dernières semaines. Là aussi les salariés ont bloqué les accès jusqu'à ce qu'une décision de justice déclare ce blocage illégal. Depuis le 30 octobre le port est donc ouvert, sous surveillance de la gendarmerie, mais les salariés poursuivent leur mouvement de grève. Ce vendredi 17 novembre, des femmes sont venus à leur tour bloquer les accès au port, en soutient des grévistes, sans que les gendarmes n'interviennent. Là encore, le dialogue avec la direction de l'entreprise semble impossible.

Enfin, le CHM connaît lui aussi un mouvement de grève. Le vendredi 3 novembre les personnels de l’hôpital bloquent les entrées et ne garantissent que le service minimum. Le blocage va durer plusieurs jours et sera émaillé de violences, comme par exemple le mercredi 8 novembre. Les personnels réclament plus de moyens pour l’hôpital, une indexation à 53% (comme à La Réunion) et des primes de surcharge de travail. La grève se termine finalement le vendredi 10 novembre à l'issue d'une longue réunion qui débouche sur l'octroi d'une prime de 800 euros.

La tension sociale ne redescend donc jamais dans le 101ème département français où la situation catastrophique est constamment dénoncée, à l'image de la manifestation d'enseignants devant le vice-rectorat ce jeudi 16 novembre. L'île demeure le département le plus pauvre de France et se trouve être, paradoxalement, celui dans lequel l’État investit le moins ...
PAR DAMIEN GAUTREAU ©Mediapart  - Titre et image ©La rédaction
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