Lettre ouverte à la confédération africaine de football (CAF)
Lettre ouverte à la confédération africaine de football (CAF)
Fondée en 1957, la confédération africaine de football est une association sportive regroupant et représentant les fédérations nationales de football d’Afrique. Cette association a pour rôle de gérer et développer le football à l’échelon du continent africain, sous l’égide de la fédération internationale de football association (FIFA).
Pour sa bonne gestion et son développement serein et pérenne, le football africain doit se faire de manière transparente, égale et responsable. Les fédérations nationales et leurs joueurs doivent bénéficier d’un traitement identique à l’égard de chaque compétition sportive, en particulier footballistique.C’est dans cette perspective que toute fédération peut se donner toutes les chances de remporter le trophée dans une compétition donnée et avoir confiance en la CAF.
Organisée tous les deux ans, la coupe d’Afrique des nations devait se jouer au Cameroun en 2021, mais la situation sanitaire liée à pandémie de la Covid-19 n’a pas permis l’organisation de cette compétition en cette période. Elle a été repoussée en 2022. Cette décision sage et responsable a été accueillie favorablement par toutes les parties prenantes, elle protégeait tous les joueurs sélectionnés pour cette CAN.
La CAF a préféré maintenir la tenue au Cameroun de la compétition footballistique africaine en début de l’année 2022 en fonction de l’évolution de la situation sanitaire liée à la Covid-19. Toutes les études scientifiques montraient un faible développement et une faible contagion du virus de la Covid-19 en Afrique. Cela venait à confirmer le maintien de la tenue de la compétition au Cameroun du 09 janvier au 06 février 2022.
Malgré certains dérapages d’arbitrage, mais la compétition s’est déroulée dans des conditions acceptables dans la phase des groupes. La Covid-19 n’avait pas fortement impacté les rencontres. Chaque équipe a pu faire jouer techniquement et librement ses joueurs dans cette phase où la qualification a été favorisée du fait des trois rencontres avant la possible élimination.
La veille du coup d’envoi de cette CAN la CAF a émis certaines mesures relatives à la Covid-19 selon lesquelles une équipe qui serait frappée par la maladie et qu’elle pourrait « aligner 11 joueurs » « sera tenue de jouer le match, même si elle ne dispose pas de remplaçants sur le bac » entre autres.Ces mesures sont illogiques et sembleraient avoir été prises pour des cas particulièrement précis. C’est très difficile voire sadique de faire jouer 11 joueurs ou moins pendant 90 minutes. Certains joueurs pourraient être blessés ou frappés de carton rouge.
À moins de deux jours de la rencontre Comores contre le pays organisateur, qui a bénéficié traditionnellement d’une qualification d’office à la CAN, douze personnes des Coelacanthes des Comores y compris les gardiens seraient testés positifs à la Covid-19. Cela va dans le sens des mesures prises récemment par la CAF. Une coïncidence ou un complot ? Il faut rappeler qu’aucune équipe parmi les équipesprésentes à la CAN n’a connu le même phénomène. Faudrait-il encore le rappeler qu’il s’agit d’un match éliminatoire ?
Ainsi, il est du devoir de la CAF, pour le bien du football africain, de reconsidérer ses mesures et d’adapter les rencontres à la situation sanitaire, comme il a déjà été le caspour les mêmes raisons auparavant. Il n’est pas admissible que la situation que vivent les coelacanthes actuellement ne soit pas prise en compte avant ce lundi 24 janvier 2022. Cette situation demande, et nous le recommandons, des tests (antigéniques, salivaires ou PCR) indépendants des services sanitaires du pays organisateur de la compétition.
La fédération nationale de football des Comores et les autorités de l’État comorien doivent agir vite avant que cela ne soit trop tard. Notre équipe nationale ne mérite pas ce qu’elle est entrain de vivre au Cameroun.
Mohamed ISMAILA
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