Quel est ce peuple dont se réclament les stentors de la politique comorienne ?

La vérité d’un peuple équivaut rarement à celle du souverain en place. L’ennui, c’est lorsque le temps des passions se passe des contrain...

La vérité d’un peuple équivaut rarement à celle du souverain en place. L’ennui, c’est lorsque le temps des passions se passe des contraintes du réel. Il ne peut y avoir de révolution – ce à quoi aspire un certain nombre de manifestants de la diaspora – sans satisfaire à certains préalables. La justice en est un. Car l’impunité, la corruption, le fait du prince sont synonymes d’un grand désordre établi depuis des années dans l’archipel, avec le soutien de la force publique.

Aucune sortie de crise [1] n’est possible sans une refonte de l’appareil judiciaire. Or la question n’interpelle que peu. La rumeur ambiante, les fake-news incessants, les règlements de compte par joutes virtuelles interposées ou les post maladroits de journalistes militants œuvrant en électrons libres et sans boussole sur Facebook ne suffisent pas à redonner confiance au citoyen abusé. Aujourd’hui, le droit paraît en tous points confisqué par les hommes au pouvoir. Aucun recours possible, face à leur toute puissance. Difficile de leur opposer un « non » critique, sans risquer de se retrouver derrière les barreaux ou en garde à vue musclée.

La série d’arrestations de ces derniers mois[2] n’a pas seulement laissé entendre que le pays sombrait dans des schémas d’autoritarisme dépassés pour l’époque. Elle a aussi laissé planer le doute sur les intentions réelles d’une opposition manifestement incapable d’agir comme un seul homme pour le changement, sans répéter les mêmes erreurs que par le passé. Seule l’anime l’obsession d’être calife à la place du calife. Le peuple ne l’intéresse que pour vilipender l’adversaire en place à Beït-Salam, et non dans la perspective d’un pays à reconstruire. L’Etat de droit à ses yeux demeure un slogan vidé de toute sa substance, et non une nécessité impérieuse pour le commun des citoyens.
CANDIDATS ET REPRÉSENTANTS DE L’OPPOSITION RASSEMBLÉS PLACE AJAO À MORONI. LEURS MAINS TOURNÉES VERS LE CIEL SUFFISENT-ELLES À ENDIGUER LA MENACE ?
Cette notion, si elle était vraiment défendue dans les faits, fragiliserait aussitôt ceux qui la promeuvent à l’avant-scène. Il en est parmi eux qui ont tellement de casseroles à se reprocher que le débat deviendrait vite houleux. Il y aurait tellement à redire sur les intentions de cette opposition en carton-pâte que seule une force de frappe inespérée pourrait changer quelque chose aux événements actuels. Est-ce pour cette raison que d’aucuns, parmi les rangs insurgés, se sont imaginé la possibilité d’emprunter des raccourcis, en recourant à des méthodes contestables, auxquelles ils n’étaient guère préparés, eux-mêmes ? Poser la question vous transforme en « opposant » de l’opposition, dans la mesure où celle-ci répète, sans en avoir les moyens, les jeux d’intimidation d’une époque révolue. Ou vous êtes avec elle, ou vous êtes contre elle…

Cette opposition se montre si arrogante et si sûre d’elle-même, par moments, qu’elle finit par perturber dans ses intentions. Ainsi, lorsqu’elle fait appel au citoyen dans les rues, nulle place n’y est faite au doute, ne serait-ce que sur la valeur des hommes qui l’incarnent. Le débat est quasi réduit à une geste binaire, où il est question d’être pour ou contre des hommes de tête, vraisemblablement sans qualité. Pas de place pour le doute, lequel doute aurait peut-être permis de reconnaître que la volonté du souverain actuel n’a pu s’exercer jusqu’alors que parce que d’autres Comoriens s’appliquent à la consolider. Ils sont peut-être « intéressés », « aveuglés », « opportunistes », « corrompus », « vendus au pouvoir », « ennemis de la liberté » selon la foule qui hurle, mais ils sont – et c’est un fait – aussi nombreux et aussi passionels que leurs détracteurs.

On ne devrait pas l’oublier. Azali n’est pas Azali, parce qu’il le souhaite, simplement. Il l’est, parce que d’autres de ses compatriotes lui accordent leur confiance. Ignorer cette donnée-là serait une erreur. La comptabiliser dans le débat qui s’ouvre, au nom de la démocratie, est un préalable indiscutable. Il est juste de penser que ce pays n’a pas à revivre les mêmes cauchemars qu’hier. Mais il est réducteur de penser que la majorité agissant autour du pouvoir actuel représente une quantité négligeable. Un peuple aspirant à sa liberté doit être capable de se mirer dans la glace, dans le long processus le menant des enfers au paradis, et si cet exercice l’oblige à voir son cerveau devenir schizoïde, il doit aussi pouvoir se remettre en question. Azali n’est que la résultante d’une série d’équations complexes, liées aux défaites collectives de ces 40 dernières années. Et il serait faux de parler de l’innocence d’un peuple, en oubliant d’interroger sa responsabilité dans ce qui lui arrive.

Le temps des discours de décongestion coloniale n’étant pas fini, le citoyen continue de murmurer sa bile, en laissant la porte ouverte à une poignée d’oligarques affamés. Sans doute que kairi uriha hana urihwa. Porter l’estocade sur l’adversité en rend certains plus intègres. Qu’une poignée d’individus, opportunistes et belliqueux, prétendent garder l’initiative en son nom, dédouane le peuple de toute responsabilité devant les événements. Comme pour une partition de musique bien ficelée, on entend alors la clameur se noyer dans le vide. Ce n’est pas moi dit le rat, ce n’est pas moi dit le chien ! On finira bien par mettre une tête de président imbu de lui-même au bout de la corde, à défaut de plier la volonté de ceux qui tirent les vraies ficelles du pouvoir. Et hop, ni vu, ni connu, le débat sera clos ! Sauf que le réel est ce qu’il est ! Complexe, ingérable, perfide, inattendu, et surtout, peu disposé à satisfaire les projections limitées d’une bande de politiciens enragés, dont le passé récent n’est fait que de casseroles puantes et rouillées.

Tous les politiques ne se ressemblent pas, mais les politiciens donnent souvent l’impression d’être sortis du même rouleau compresseur. La défiance à leur égard n’est pas un sentiment nouveau. La méfiance face à ceux qui prétendent au pouvoir est même ce qui mine toute promesse de changement. La difficulté de cette crise, c’est qu’il n’existe aucun modèle auquel se raccrocher. L’élite aux affaires a échoué d’une manière si indélicate qu’aucune promesse d’éclaircie ne porte. Tout reste donc à inventer. On parle des libertés publiques. Mais le citoyen est dépourvu, démuni, englouti dans une nasse, où lui manque l’essentiel des outils nécessaires au reconditionnement de son propre récit. Il a besoin de temps et de moyens pour retrouver l’initiative. Un temps et des moyens que l’opposition, même citoyenne, a du mal à lui offrir. Celle-ci se contente de lui imprimer une marche à suivre, sans lui donner la possibilité de débattre de son mode d’emploi. Une fois encore, les élites savent la marche à suivre (« fonce et crie dans la foule ») et n’admettent pas la contradiction (« qui es-tu pour poser autant de questions ? »), comme à l’époque des fameux djindrubi[3].

Drôle et triste à la fois, la contestation n’est jamais allée loin dans ce pays, à cause de cette incapacité pour les élites à apprécier la force représentée par leurs concitoyens à sa juste valeur. Ils n’y voient jamais que de bons petits soldats qu’il faut mettre au pas ou non. Une pratique de politiciens avides, prêts à tout pour l’emporter, tout en tenant un discours de la nation souveraine et de l’unité archipélique. On sait que la grande déprime, générée par l’expérience du msomo wa nyumeni, avec un Front Démocratique qui a mal négocié sa longue quête du grand soir, a plombé bien des visions. C’est à ces années-là que remonte l’expression ngo rumilwa : le citoyen vu comme une pâte-à-modeler, et non comme un élément moteur de l’insurrection promise. Ce n’était pourtant pas le but premier des « communisants » du temps des mercenaires. Puis, il y a eu ces promesses néo libérales des années 1990, avec une bande d’oligarques dépeçant le pays, comme on le ferait d’une bête, sauf que la bête en question n’était plus la vache faussement nourricière du président Abdallah (habile artisan de la carotte et du bâton en dictature), mais un amoncellement d’ailes de poulets décongelées, recongelées, sur-congelées, redistribuées depuis un container rouillé à des citoyens résignés à patauger dans la malbouffe.

Ceci, bien sûr, est une métaphore que l’on pourrait filer ad nauseam, mais qui fonctionne à plein régime, lorsqu’on repense au fait que l’opposition de nos jours répète cette erreur monumentale. Celle de penser à la place de tous les Comoriens, en les croyant incapables eux-mêmes de trouver la ressource nécessaire à leur propre émancipation ou à leur propre abrutissement. Cette opposition a certes réussi à mobiliser la diaspora de façon inédite[4] – réseaux sociaux aidant – mais le risque est grand de se laisser noyer, là aussi, dans une violente dépression, où cette diaspora va vite s’automutiler, en se montrant réfractaire à toute promesse de changement ensuite, et en éprouvant ce sentiment d’être abusé par des leaders d’opinion au discours inconsistant. 

Pourquoi continuer à la déresponsabiliser ? Pourquoi le Comorien, qu’il soit dans la diaspora ou sur place dans l’archipel serait si peu responsable de sa propre déconfiture ? D’aucuns se souviennent de l’homme le plus adulé de cette diaspora dans l’histoire, Taki Abdulkarim[5], et de sa capacité à oublier les promesses faites à ses soutiens, une fois parvenu au pouvoir. Il en est qui parlent de la crédulité de ses soutiens dans la diaspora ? Mais peut-être n’étaient-ils pas aussi naïfs qu’on le dit, ces hommes et ses femmes, qui l’ont porté au pouvoir ? Ou alors ils ont choisi le mauvais cheval, en le sachant à l’avance, et pour des intérêts obscurs. A qui la faute dans ce cas précis ? Au président Taki ou à ceux qui l’ont cru ?

Dans cette crise, on voit émerger – ce mot est servi à toutes les sauces par les hommes de l’imam – de nouvelles têtes, dont le destin n’est pas salopé par les ambitions personnelles. Mais leur capacité à mobiliser la diaspora a été une réussite que risquent aussitôt de phagocyter quelques leaders d’opinion, dont on connaît assez bien le parcours. A-t-on le droit de questionner la reddition soudaine d’un leader (Mohamed Soilih « Campagnard ») sur qui beaucoup ont misé à l’heure des « 12 »[6]. Les nouvelles figures à l’avant-scène sauront-elles capitaliser le ras le bol exprimé par cette diaspora, en incarnant la perspective du changement à venir, sans se laisser déborder sur les lignes à tenir ? 

A Moroni, on en a vu, qui, sous couvert de bousculer les dinosaures, se sont laissées submerger par leur passion du « tout, tout de suite ». Dans leur rang se sont retrouvés des militants, accusés de tentative de déstabilisation. Des activistes, dont le seul point commun se résume à une forme d’amateurisme, qui a du mal à s’assumer dans sa volonté de rompre avec l’établi. D’où cette zone d’ombre, que nul n’a l’air de comprendre, au point de pouvoir expliquer, qui, exactement, a fait quoi et comment, pour empêcher un prolongement du pouvoir en place. Au lendemain du drame post-électoral récent, d’aucuns ont eu cette impression désagréable de revivre une geste passée[7]…
L’OPPOSITION RÉUNIE AUTOUR DE MOHAMED SOILIH, PREMIER REPRÉSENTANT ANNONCÉ DU CNT, BIEN AVANT SA REDDITION SPECTACULAIRE, ENCORE INEXPLIQUÉE À CE JOUR.
Il en est un – du mouvement Hury – qui a parlé, sous contrainte, semble-t-il, de pont à dynamiter dans le Hambou, de route à bloquer vers Mitsamihuli, de prison centrale à attaquer. Des opérations déjouées dans une cohue générale, qui n’empêchent pas de saisir la perversité d’une situation de crise, où le non-dit autorise à ne pas nommer les méthodes contestables adoptées par ses adversaires, passés maîtres ès manipulation. Plan A, plan B, plan C ! Tous aussi tordus les uns que les autres ! Avec des sacrifiés en bout de ligne, tels le commandant Feissoil Abdoussalam et ses camarades de combat[8]. 

Mais peut-on affronter un régime aussi déterminé contre les libertés publiques[9], sans recourir à une certaine violence ? La question reste entière, si l’on veut éviter la suspicion. Défendre l’Etat de droit est déjà une forme de violence en soi dans un système politique aussi clivé. Qu’en pensent les Comoriens, en dehors des réseaux sociaux et des lignes de front diasporiques ? Sont-ils conscients du risque d’être réduits en chair à pâtée par des opportunistes qui n’ont d’autre projet que celui d’abattre le calife en place ? Personne ne parle de l’alternative à construire.

Faut-il se rendre à cette opposition au regard veule, manifestement incapable de nommer ce qui se profile à l’horizon, aveuglée qu’elle est par son obsession du pouvoir immédiat ? Que fera-t-on de la bande d’oligarques, qui se cache derrière la figure du président « réélu » au 1ertour, et dont la seule ambition se résume à bouffer les miettes d’un pays soldé au plus offrant ? Difficile de se faire une opinion dans cette mêlée où les méchants ont tous figure de « comorien-patriote ». L’archipel surnage étrangement dans une nuit sans lune où les chats paraissent tous de couleur grise, sans nuances. Rationnaliser les luttes en cours ne paraît pas aisé pour un citoyen en devenir. 

Trop de passions tuant la passion, le risque est trop grand d’anéantir toute velléité d’insurrection dans un pays, qui en a pourtant bien besoin. Où l’on dit et affirme que la volonté d’un peuple n’est pas son président, mais n’est pas son opposition autoproclamée, non plus. Reste à savoir qui est ce peuple dont certains se réclament tant ? Celui qui soutient les violences politiques ou celui qui se rêve en résistance ? Et s’il y en avait un troisième, qui espère en un pays, et non en la médiocrité des politiciens en faction ? Ce qui est clair, c’est que personne ne pourra se dire innocent comme en 1985. Ce serait trop facile…

Par Soeuf Elbadawi ©muzdalifahouse.com

[1] LA CRISE REMONTE AUX PREMIÈRES ARRESTATIONS, SURVENUES L’AN DERNIER, SUITE À DES TENTATIVES DE DÉSTABILISATION SUPPOSÉES, ET SE POURSUIT AVEC LES DERNIERS ÉVÉNEMENTS LIÉS AU PROCESSUS ÉLECTORAL, TRONQUÉ SELON L’AVIS UNANIME DE L’OPPOSITION, QUI PARLE D’UN HOLD-UP ÉLECTORAL, S’AGISSANT DE LA RÉÉLECTION DU PRÉSIDENT AZALI ASSOUMANI. SUSPICIONS ET TENSIONS EN SONT LES MAÎTRES-MOTS. INTIMIDATIONS ET VIOLENCES POLICIÈRES EN SUS.

[2] DES MILITANTS DE L’OPPOSITION, DES JOURNALISTES, SONT INQUIÉTÉS, ARRÊTÉS, CENSURÉS, DE FAÇON TOTALEMENT ARBITRAIRE, POUR CERTAINS.

[3] TERME UTILISÉ AU TEMPS DE L’ASEC ET DU FD, POUR SIGNIFIER LA TRAÎTRISE ET L’AMBIGUÏTÉ DES ENGAGÉS EN POLITIQUE.

[4] RAPPELANT LES ÉPISODES DU CRASH YEMENIA ET DU JEUNE IBRAHIMA ALI, À L’OCCASION DESQUELLES LA DIASPORA COMORIENNE S’ÉTAIT MOBILISÉE COMME JAMAIS. POUR CE QUI EST DE L’ETAT DE DROIT, LA MOBILISATION SE MAINTIENT ENCORE EN FRANCE, DANS DES MANIFESTATIONS QUI ESSAIENT TANT BIEN QUE MAL DE SE DÉPARTIR DES ALLIANCES INITIALEMENT NOUÉES AVEC CERTAINS LEADERS.
[5] CONNU POUR S’ÊTRE FAIT ENTRETENIR DES ANNÉES DURANT PAR LA COMMUNAUTÉ COMORIENNE DE FRANCE, AVANT SON ASCENSION AU POUVOIR À MORONI.

[6] LES 12 CANDIDATS, À L’ORIGINE DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION (CNT) CONTRE AZALI, SUR LEQUEL LES MANIFESTANTS DE LA DIASPORA ONT MISÉ, AVANT DE CHERCHER À PRÉCISER QU’ILS NE CONFONDENT PAS LE COMBAT POUR UN ETAT DE DROIT AVEC CES LEADERS POLITIQUES.

[7] RAPPORT À L’HISTOIRE DU FD ET AUX ÉVÉNEMENTS DITS DE 1985, OÙ DES RESPONSABLES POLITIQUES ONT ÉTÉ INCAPABLES DE RECONNAÎTRE LEURS ERREURS, ENTRAÎNANT TOUS LEURS CAMARADES DANS UNE DÉBANDADE SANS NOM, PUISQUE PERSONNE N’A EU LE DROIT DEPUIS D’INTERROGER LES FAITS. CERTAINS MILITAIRES RECONNAISSAIENT AVOIR VOULU COMMETTRE UN COUP D’ETAT, MAIS LEURS SOUTIENS POLITIQUES NIAIENT LES AVOIR JAMAIS RENCONTRÉ POUR UN TEL ACTE. POSER LA QUESTION SUR CE QUI S’EST RÉELLEMENT PASSÉ PROVOQUE ENCORE DES PASSIONS POLITIQUES FRATRICIDES.

[8] SANS PARLER DES PRISONNIERS POLITIQUES, DES RÉSIDENCES SURVEILLÉES, DES CONTRÔLES JUDICIAIRES ET AUTRES INTIMIDATIONS.

[9] L’INTERDICTION DE MANIFESTER SE POURSUIT, SOUS DE NOUVELLES FORMES, CHAQUE JOUR, DEPUIS L’ANNONCE DES DERNIERS RÉSULTATS. LA VIOLENCE POLICIÈRE EST SANS CESSE POINTÉE DU DOIGT. UNE CAMPAGNE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX MONTRE DES FIGURES À LA BOUCHE COUSUE, POUR SIGNIFIER LE DEGRÉ DE CENSURE REPROCHÉ AU POUVOIR EN PLACE.

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