Le devoir de mémoire collectif est un impératif national

La classe politique comorienne a toujours refusé de regarder la vérité en face et de faire son autocritique au regard d'une période q...

La classe politique comorienne a toujours refusé de regarder la vérité en face et de faire son autocritique au regard d'une période qui s'étale maintenant sur plus de quarante ans. 

Ces hommes politiques ont choisi au contraire de continuer à manipuler, de s'inventer des mensonges pour maquiller leurs délits commis sous le règne des Présidents qui se sont succédés depuis l'accession des Comores à l'indépendance en 1975.

Nos chefs d’État ont souvent été trahis de leurs proches collaborateurs qui agissaient avec le support tacite de forces extérieures. Ces forces sont directement responsables du fiasco économique et diplomatique, sans oublier la situation sociale ignoble qui est, à tous les niveaux des agressions permanentes contre notre pays.

Les Comores, en effet est devenue une terre de prédilection pour les activités criminelles, celles qui sont en contradiction avec l'État de droit et activent une corruption à grande échelle. Ces hommes politiques sont directement responsables des épreuves et de la misère que vivent nos compatriotes, ils ont transformé l'administration à des fins qu'elle serve d'abord leurs intérêts.

La palme de ces turpitudes revient aux deux derniers régimes qui ont agi pour polir à l'excès la maîtrise de la haute corruption, ils ont emmagasiné dans leurs comptes bancaires à l'étranger, des centaines de milliards de francs comoriens et ceci aux dépens du pauvre peuple des Comores.

Il est essentiel que notre pays récupère ces fonds détournés au mépris des besoins de la grande majorité du peuple et dont les Comores a un besoin urgent pour assurer un développement durable et équitable, la misère résonne dans ces conditions comme une injustice encore plus insupportable.

Mais ces actes de corruption ne sont pas les seuls dont notre pays a eu à souffrir. Il y a eu aussi des crimes de sang !

Je crois que l'heure de la Vérité a sonné, j'adresse un appel solennel au Président de la République, AZALI Assoumani, de créer une Commission d'enquête indépendante, elle devra être constituée de
personnalités irréprochables et qualifiées, (il y a certainement aux Comores des hommes de cette trempe), pour faire la lumière sur la disparition tragique de nos anciens Présidents. Nous devons nous assurer que de tels crimes horribles que ceux qui furent perpétrés ne se répéteront pas dans notre pays.

Voici maintenant 16 ans que j'avais publié un texte qui rappelait certains actes que j'avais posés au service de mon pays, je relatais alors mon expérience en tant qu'acteur modeste de notre Histoire, j'ai décidé de publier ce texte que chacun peut retrouver sur ma page Facebook car cette journée du 6 novembre, date anniversaire de la triste disparition du Président Mohamed Taki. Voici déjà vingt ans aujourd’hui qu’il nous quittait mystérieusement, victime de complots permanents qui l’avaient empêché de réaliser ses ambitions.

J’invite ainsi mes compatriotes à une réflexion exhaustive, la connaissance de son passé est indispensable aux hommes. Le Devoir de mémoire est un impératif pour tous. J'espère que ce texte servira l'Histoire de mon pays qui vécut des heures bien noires. Le changement est aujourd'hui un impératif dont chacun doit comprendre que nous ne pouvons plus attendre sinon les Comores cesseront d'exister en tant que nation unie et projetée vers l'avenir comme notre jeunesse a le droit de l'exiger.

Nairobi, le 6 novembre 2018

LETTRE À LA NATION

Les Comores ont droit à la Vérité

Par SAÏD HILALI

Alors que les Comores vont avoir l’occasion de choisir leur destin, il est essentiel de donner au passé l’éclairage de l’Histoire. Notre pays a connu trop d’épreuves depuis sa naissance et tous les Comoriens doivent connaître la vérité de leur passé.

Parce que je fus témoin et acteur d’événements majeurs, je dois apporter ce témoignage qui démontre que les Comores étaient présentes alors qu’elles retrouvaient l’honneur et la dignité à l’heure de leur libération.

Je dois confirmer que le référendum de 1974 qui devait aboutir à l’indépendance fut à l’origine de nos divisions. En évoquant l’existence de populations, la loi française proposait à Mayotte de voter contre l’indépendance. Les mésententes et les maladresses commises à la fois par le Front National Uni et le camp du Président Ahmed Abdallah Abdérémane ont conduit au refus d’une constitution fédérale et furent la cause de tous nos malheurs jusqu’à ce jour. Dès leur naissance, les Comores étaient donc divisées et affaiblies, l’autorité du Président Ahmed Abdallah était rapidement critiquée voire mise en pièce et la décision unilatérale de l’indépendance qui a immédiatement provoqué le rejet par Mayotte d’intégrer les Comores, allait susciter le coup d’État d’Ali SOILIHI.

Cette période de la révolution sociale et culturelle fut dure à vivre et le Président Ahmed Abdallah revint au pouvoir le 13 mai 1978, ce fut avec le concours des mercenaires de Bob DENARD. Ce régime ne fut jamais réellement apprécié de la communauté internationale, en raison notamment du soutien des mercenaires, il était en outre antidémocratique et marqué par l’affairisme.

Toutefois le Président Ahmed Abdallah prit conscience de la nécessité de se séparer des mercenaires et il me chargea personnellement en 1988 de négocier le départ de Bob Denard et de ses mercenaires des Comores. À cet effet j’entrepris donc des contacts avec la Présidence de la République Française et avec le Ministère des Affaires Étrangères d’Afrique du Sud.

En juillet 1989, j’organisais une rencontre entre le Président Ahmed Abdallah et Jean Christophe Mitterrand, le conseiller aux Affaires africaines de l’Élysée qui se tenait en ma présence au domicile d’un ami personnel. Le Président Ahmed Abdallah confirma alors sa volonté de se séparer de Bob Denard et il sollicita le soutien de la France.

C’est à cette occasion que mon destin s’est confondu pour la première fois avec l’Histoire de notre pays. La banalisation de la présence des mercenaires fut douloureuse et insupportable. En les chassant le Président Ahmed Abdallah voulait rétablir les Comores dan leur dignité.

C’est donc à sa demande que j’étais entré en contact avec Jean Christophe MITTERRAND qui assurait la direction de la cellule Afrique de l’Elysée. En qualité d’envoyé spécial, je rencontrai également le Ministre des Affaires Étrangères Pik BOTHA ainsi que Niel Van HEERDEN et Leo EVANS, le Directeur Général du même Ministère et son adjoint, afin de négocier le départ des mercenaires des Comores.

Notre objectif était simple, il s’agissait de remplacer la trop fameuse Garde Présidentielle par une Garde Républicaine formée par l’assistance militaire française. Les négociations tripartites ont exigé de multiples rencontres avec les plus hautes autorités françaises et sud-africaines. Le départ des mercenaires fut programmé pour le mois de décembre 1989.

Le 21 novembre, le Président Ahmed Abdallah, par l’envoi de son Ministre des Affaires Étrangères Saïd KAFÉ porteur d’un message destiné parallèlement au Président François MITTERRAND pour exprimer son désir de définir avec la France, sous l’égide de Perez de Cuellar, Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, un calendrier de négociations portant sur la réintégration de Mayotte dans l’ensemble comorien. [next]

Aussitôt, le Président Ahmed Abdallah m’invita à prendre contact avec l’Élysée pour prendre le pouls des réactions françaises. Le 26 novembre, il m’informait par voie téléphonique qu’il se sentait menacé par la Garde Présidentielle. Je lui avait alors proposé de prendre des dispositions et il m’avait alors répondu qu’il était entre les mains d’Allah.

Tandis-que les dirigeants sud-africains confirmaient que Bob Denard avait accepté dès octobre 1989 les conditions de son départ des Comores. Pour ce fait, une mission mixte civile et militaire dirigée par Niel Van Heerden fut dépêchée à Moroni afin de transmettre au Président Abdallah les informations sur ce départ.

C’est au cours de la nuit du 26 au 27 novembre que le Président Ahmed est assassiné par les mercenaires qui avaient alors pris le contrôle total du pays. La mort atroce du Président nous a bouleversée et c’est aussi la raison pour laquelle j’ai insisté tant auprès des autorités françaises que sud-africaines afin de réfuter les allégations des mercenaires l’imputant au Commandant AHMED Mohamed tout en exigeant le respect des engagements concernant le départ de Bob Denard des Comores. Cette vérité ne doit jamais être occultée.

Dès le 27 novembre, je me rendais à l’Élysée et le Président français avait déjà pris la décision de déployer les forces militaires pour chasser Denard et ses mercenaires des Comores. J’en informais le 29 novembre le Dr Mtara MAÉCHA dans une phrase codée qui restera certainement pour moi historique : « valizi ya bwana harusi wa shonga ihisa irwa hopvondze ».

Le 13 décembre, en accord avec l’Élysée, les dirigeants sud-africains sollicitaient ma participation comme caution comorienne afin de faciliter l’exécution de l’accord franco/sud-africain passé avec les mercenaires. Effectivement je me trouvais bien à Pretoria pour apporter cette caution comorienne aux opérations de libération et de dignité retrouvée lorsque Pik Botha annonça que le 15 décembre les mercenaires seraient expulsés hors du pays et que se sera la fin de l’occupation des Comores.

De retour à Moroni le 19 décembre, j’ai eu avec le Président Saïd Mohamed DJOHAR un entretien portant sur l ‘avenir des Comores. Je lui ai aussi offert mon soutien, ce choix était aussi dicté par la douleur qu’avait provoquée le comportement de certains hommes politiques durant l’occupation. Toutefois, je dois reconnaître le rôle particulier des responsables du Front Démocratique ainsi que cette jeunesse mais aussi les étudiants de Vouni comme les élèves du Lycée Saïd Mohamed Cheikh, en manifestant contre les mercenaires, ils avaient maintenu en veille la dignité des Comores.

En 1991, j’ai fermement soutenu l’effort de réconciliation nationale et je fus aussi à l’origine de la conception du Pacte de l’Entente Nationale qui fut scellé à la Mosquée du Vendredi de Moroni par la participation de 28 formations politiques. Son unique esprit était le respect de la démocratie, des droits de l’Homme, de la lutte contre la corruption et la condamnation de toute forme d’utilisation de mercenaires aux Comores. Ce fut une belle initiative politique majeure qui définissait la route de la première conférence nationale, qui examina la rédaction de la Constitution multipartite dans laquelle Ali MIRGHANE joua certainement un rôle louable.

Je fus toutefois relevé de mes fonctions par le Président Djohar en 1994, en raison de mon opposition catégorique aux pratiques de certains membres du gouvernement et d’autres chefs de parti.

Pourtant lorsqu’en 1995, Bob Denard revint aux Comores, renversa le gouvernement et prenant en otage le Président Djohar, je n’ai pas hésité une seconde à contacter le Dr Salim Ahmed Salim, Secrétaire Général de l’OUA alors à New York en le pressant d’agir pour organiser au plus vite le départ des mercenaires. Ce fut à l’occasion d’une réunion spéciale du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur l’Afrique qu’il fut à son tour informé de la décision française de recourir à la force pour expulser ces soldats de fortune. L’opportunité me fut offerte d’annoncer sur la chaine RFO, la formation d’un mouvement national de résistance pour chasser les mercenaires. J’en ai informé mes frères plus politiques, Abbas Djoussouf, Saïd Hassane Saïd Hachim, Saïd Ali Kemal et Mohamed Taki Abdoul’Karim afin qu’ils joignent leurs voix à cette condamnation en organisant une opposition nationale.

En décembre 1995, je pris l’initiative d’organiser à mes frais la Conférence de Paris qui aboutit à l’élection de Mohamed Taki et à cet effet je me suis aussi impliqué au rapprochement des Comores avec la France, ainsi j’organisais à l’occasion du Sommet de la francophonie à Ouagadougou de 1996, une rencontre toute spéciale entre Michel Dupuch, le conseiller du président Jacques CHIRAC et le président Mohamed Taki en présence de Saïd Hassane Saïd Hachim, Ambassadeur des Comores à Paris. La position de Paris était exprimée en terme très claire, il fallait que le Président Taki coupe toute relation avec les mercenaires et qu’il conclue avec les Institutions de Bretton Woods des accords qui devraient permettre à la France d’apporter son soutien financier et technique aux Comores. Ce fut aussi à cet occasion que le Président Taki informa Dupuch de son intention de nommer Ahmed Abdou au poste de Premier ministre.

En juillet 1998, lorsque le Président Mohamed Taki se sentit menacé par les mercenaires, il décida alors de changer son fidèle chef d’État Major et je lui avait alors suggéré de nommer un nouveau chef d’État Major en choisissant entre le Lt-Colonel SOILIHI Mohamed alias Campagnard ou le Commandant AZALI Assoumani et il retint ce dernier.

Ma contribution à l’Histoire de mon pays fut toujours dictée par les principes : le respect de l’État de droit et l’intérêt supérieur de l’État. C’est aussi par ces raisons que je me suis éloigné du pouvoir lorsque j’estimais que la hauteur de vue disparaissait dans les méandres de l’affairisme et que je ne pouvais pas cautionner le recours aux expédients ou à l’aventure.

En juillet 1997, l’île d’Anjouan tentait de se séparer de la Fédération des Comores. En septembre malgré mon opposition insistante contre la décision de débarquer des forces militaires à Anjouan, la décision fut prise par le chef de l’État et engagée sous l’influence de quelques proches collaborateurs civils comme militaires. L’OUA était pourtant opposée à cette forme d’intervention mais le Président Taki fut victime de cet entourage immédiat qui était loin de maitriser la situation. Ce fut un fiasco !
À ma grande désolation, le Premier ministre pourtant anjouanais n’était même pas informé tout comme la plupart des membres de son Gouvernement.
 
J’étais encore convaincu que la médiation suggérée par le Président Jacques Chirac, pourtant acceptée par le Président Mohamed Taki et déployée par l’OUA était la meilleure des solutions, hélas !

En novembre 1998, le Président Mohamed Taki partait pour une visite improvisée en Turquie, il se rendait accompagné de sa délégation en Espagne par un vol spécial affrété par son Cabinet et sur invitation de supposés investisseurs étrangers. Il décéda mystérieusement dès son retour de ce voyage rocambolesque, aux Comores dans la nuit du 5 au 6 novembre. Sa disparition est encore entourée de mystères. Il est d’une évidence, qu’il a été victime de haute trahison par certains de ses proches collaborateurs.

Ce témoignage qui vise à apporter un éclairage sur ma modeste contribution à l’Histoire de mon pays, les Comores, serait incomplet si je ne précisais pas mes convictions sur les prochaines échéances électorales. Nous devons rester attentifs à toute dérive constitutionnelle et antidémocratique, que les Comoriens ne pardonneraient pas et que la Communauté Internationale ne nous comprendraient pas. L’heure des coups d’État, est par nature condamnable quels qu’ils soient est définitivement révolue.

Notre pays qui vient de se doter d’une nouvelle Constitution, propose de fonctionner sous la forme d’une structure fédérale. J’estime que cette organisation peut et doit être féconde pour les Comores, à condition qu’elle s’accompagne d’une grande rigueur et de choix politiques stratégiques.

En ce nouveau millénaire, les fondements du développement sont d’abord le fruit de l’effort intérieur mais cet effort n’exerce un effet multiplicateur que lorsqu’il entraîne la participation de la Communauté Internationale dont il n’est pas possible de s’en être écarté.

Il est donc plus que jamais nécessaire de respecter les principes de bonne gouvernance, des droits de l’Homme et de la démocratie. C’est uniquement par le respect de ces principes que suscitera l’aide internationale et la coopération au développement qui au delà des valeurs qu’ils véhiculent, sont des facteurs de bien-être pour la population comorienne.

Pour toutes ces raisons et parce que le rôle de la France dans cette région du monde est essentiel, parce qu’il y a plus de 200 000 Comoriens sur le territoire français dont les transferts réguliers alimentent l’économie nationale, nos relations avec Paris doivent lever toute forme d’ambiguïté. La diaspora aussi est en droit d’exiger la transparence des dépenses de l’État. Le développement intégré et durable de l’archipel dépend la participation de chacune des îles, dont les relations et les résultats économiques sont interdépendants. L’agriculture, la pêche comme le tourisme ne peuvent rencontrer le développement que dans le cadre d’une coordination économique des quatre îles de l’archipel. Mayotte avec Anjouan, Mohéli et la grande Comore ont des intérêts et un destin commun. Notre ouverture au monde et à la modernité fait aussi partie de notre vocation.

Les infrastructures de base, les liaisons maritimes et aériennes sont aussi capitales pour le développement que les hôpitaux, les centres de santé que d’éducation, la bonne gouvernance l’exprime et la démocratie le confirme.

Dans un système fédéral, le respect du droit est aussi celui des valeurs de la décentralisation afin que le développement s’incruste dans les zones les plus reculées des îles. La liberté ne signifie pas que tout est permis, la loi et le droit imposent ses limites. De même que s’impose la bonne gouvernance et la tolérance zéro en matière de corruption, toute dérive même off shore doit être combattue. Nous n’avons pas le droit de laisser nos richesses disparaître au profit de seulement quelques uns et notre patrimoine se dilapider dans des accumulations indécentes.

Toutes ces valeurs s’intègrent dans la morale d’un Islam tolérant, d’une religion forte qui doit rester à l’écart de la chose publique mais très attentive aux excès. La participation de la femme dans la vie nationale est parallèlement un devoir sur lequel nous ne devons pas transiger.

Notre société doit évoluer vers une plus grande modernité, l’heure n’est plus aux clans, ni aux luttes intestines mais à l’union de tous pour un futur qui n’a plus de temps à perdre car nos enfants ne peuvent plus attendre.

Je n’ai jamais agi que dans le respect des grands principes et de la morale, afin d’assurer la dignité comorienne. La dignité exige l’effort et le développement en résulte, c’est un devoir d’État d’éteindre le paupérisme. 
C’est plus que jamais la voie de l’avenir.

Saïd HILALI
Fait le 6 février 2002

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