Bon il est temps maintenant de baisser les armes et de regarder, avec lucidité, l'avenir. S'il m'est permis de donner mon...
Bon il est temps maintenant de baisser les armes et de regarder, avec lucidité, l'avenir.
S'il m'est permis de donner mon avis, je pense qu'il est désormais de la responsabilité du chef de l'état d'apaiser les esprits et de favoriser l'unité nationale.
Pour arriver à cela, il est nécessaire de faire brainstorming des différentes revendications et motivations pour améliorer notre système de gouvernance.
Si on revient sur ces 2 dernières années, que retenons ? Qu'est ce que le gouvernement (Et le président de la république particulièrement) doit prendre en compte ?
1. On parle de liberté d'expression, de liberté de la presse. D'une part, on suspecte le gouvernement comorien de vouloir contrôler la presse et d'étouffer la liberté de la presse. Mais d'autre part on confond liberté de presse et liberté d'expression (la première s'appliquant à une profession et la seconde s'appliquant à un individu). Certains individus s'expriment en journaliste et certains journalistes confondent leurs opinions et la neutralité de leur profession. Au nom de la liberté on se permet tout. Ceux qui ont le pouvoir sont gonflés d'arrogance pensant avoir atteint le nirvana et les autres nourrissent la haine pensant être des martyrs et qu'en cela, tout leur est permis.
2. On parle de coup d'État institutionnel, de totalitarisme, de hold-up... n'étant pas esprit de loi, je ne vais pas non plus débattre dessus, je laisse cela aux experts. C'est pourtant là aussi un sujet qui doit être abordé sans tabou pour aller vers cette unité nationale. Qu'est ce qu'un hold-up ? Permettrons un arrêt sur images. D'une part, le président fait un hold-up en organisant des assises nationales puis un référendum (Je veux bien concevoir que ce sont là des manières farfelues)...et d'autre part ? Nous avons des individus animées de bonnes intentions qui défendent leur liberté certes mais en usant, eux aussi du même hold-up. Ainsi nul ne peut exprimer une opinion qui ne va pas dans le sens de ces démocrates sans devenir une cible de nos défenseurs [next] des libertés. Et si on ouvre la porte de l'honnêteté un peu plus, voici (entre autre) ce que l'on y trouve :
- Un vice président dont les fonctions menacées par la nouvelle constitution et qui accuse son gouvernement de dictature
- une intellectuelle recrutée pour animer les groupes de réflexion des assises nationales et dont le contrat n'a pas été renouvelé et qui saisi la presse pour crier au scandale en s'autoproclamant (pour la circonstance) porte parole de la société civile
- des figures de la coalition présidentielle scandalisés par le revirement politique du président
Et parmi ce beau monde défenseur des liberté et de la dignité nationale, plusieurs expatriés, persuadé d'avoir d'avoir délogé le dictateur et par ricochet, persuadé d'avoir enfin leur tour du pouvoir, ont plié bagage pour aller régner à leur tour dans "gouvernement de transition" tant espéré. À l'heure où j'écris ces lignes, certains sont en train de faire demi-tour avant d'être arrivé et d'autres défont leurs garages en modissant leurs ballets qui partent en fumée.
Oui je me perd, je n'arrive pas à trouver l'équilibre entre les mots et les actions des uns et des autres.
3. Pour certains, le principal problème vient du présent Azali Assoumani lui-même. Il serait un putschiste, un dictateur...
Personnellement, je ne vais pas m'aventurer sur cette question qui me dépasse. Je trouve en effet que le président Azali Assoumani est un putschiste, un dictateur bien singulier. Il faut dire qu'il est parmi les rares dictateurs de ce monde élus deux fois DEMOCRATIQUEMENT et même à l'issue d'une élection présidentielle à 3 tours (mais ce n'est là qu'un petit détail). Le seul dictateur de ce monde a avoir convié le peuple à des assises nationales pour faire un bilan des acquis et des axes d'amélioration de l'Etat et ce, à seulement 18 mois de son mandat. Le seul dictateur de ce monde a convier le peuple dans les urnes pour une consultation référendaire en prenant le risque de devoir remettre son mandat en jeu, à seulement 2 ans de son mandat...
Oui tout ça me dépasse... est-ce le peuple comorien qui est masochiste ou bien sommes nous victimes de machination ?
Il est tant enfin de respirer et de penser tous ensemble aux Comores au-delà des petits sentiments personnels.
Bonne journée les amis
Par Daika Hamadi
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