Le parti JUWA, compte t-il ses dernières heures de sa vie du paysage politique du pays ?

Œil apprenti, craint fort. Le chronomètre commença depuis hier jeudi 02 août au bureau du procureur de la République, Mohamed Abdou, ...

Œil apprenti, craint fort.

Le chronomètre commença depuis hier jeudi 02 août au bureau du procureur de la République, Mohamed Abdou, lors de sa déclaration citant que les barbares qui ont coupé la main du sergent Ali Radjabou venaient du QG du parti Juwa. N’est ce pas la fin de la vie politique du Juwa qui s’annonce ?

Lors de son allocution à la nation le 31 juillet, le chef de l’Etat, SEM Azali Assoumani, a dénoncé que, je cite " une partie des dirigeants de l’opposition, au lieu d’appeler à voter en faveur du Oui ou du non à la question posée lors de ce référendum ou, tout simplement, comme chacune et chacun en a le droit, à s’abstenir, ont fait le choix délibéré, de mener une campagne sans précédent de dénigrement systématique de notre pays, de son peuple et de ses institutions, par des appels publics à la violence. "

"Leurs discours de haine et leurs appels à la violence ont été suivis des passages à l’acte, graves et inédits dans l’histoire politique de notre pays. Il y eut d’abord cette attaque armée, menée à Anjouan contre le Vice-président Moustadroine, pour attenter à sa vie. Il y a eu ensuite l’acte innommable, terroriste, qui a non seulement saccagé trois bureaux de vote mais mis en danger, la vie d’un gendarme qui assurait la sécurité dans le quartier San-Fil de Moroni, avec une atteinte à son intégrité physique, l’ayant mis dans un état critique."

"Toutefois et là aussi, nous devons rendre grâce à Allah car aucune autre victime n’est à déplorer. Que se serait-il advenu si la victime ou ses collègues avaient fait usage de leurs armes ? Je tiens ainsi à rendre hommage à l’action de nos forces de l’ordre et au sang froid dont ses éléments ont su faire preuve, lors de ce carnage et tout au long de ce processus référendaire, pour juguler la violence et faire respecter l’ordre et la Loi. Je joins ma prière à la vôtre et à celle de sa famille pour un bon et prompt rétablissement du Sergent Ali Radjabou, sauvagement [next] violenté par des assassins qui, j’en prends ici l’engagement seront recherchés, appréhendés, déferrés et poursuivis devant la Justice pour y subir le châtiment qu’ils méritent pour leur barbarie", fin de citation. 

Si un tel scénario Algérien de décembre 1991, quand le gouvernement annula immédiatement les élections législatives après les résultats du premier tour (un vote sanction), anticipant une victoire du Front islamique du salut (FIS), craignant de perdre le pouvoir. Après l'interdiction du FIS et l'arrestation de milliers de ses membres, différents groupes de guérilla islamiste émergèrent rapidement et commencèrent une lutte armée contre les civils et dont le but ultime était de les terroriser et punir en cas de soutien au gouvernement algérien.

Ce même scénario a poussé des regards curieux se concentrer sur l'Égypte. Le premier pays arabe dans lequel, une élection démocratique a eu lieu au suffrage universel et porté l'accession au pouvoir d'un frère musulman, avec comme héros principal, Mohamed Morsi. Le Maréchal, Abdelfatthah Sissi a procédé comme s'il s'agissait de rectifier un tir malheureux qui avait ouvert la voie du pouvoir au mouvement islamiste le plus organisé du monde arabe.

Sa démarche fut divisée en plusieurs phases. Il dépose en tout cas, Mohamed Morsi, il décapite le mouvement des frères musulmans après avoir emprisonné sa direction. Il emprisonne ses sympathisants par milliers. Il gèle ses avoirs et on démantèle ses structures avant de le placer sur la liste des organisations terroristes. Et pour bien transmettre le message de fermeté et d'éradication, il condamne massivement, par milliers à des peines de mort tous ceux qui sont susceptibles de nourrir l'esprit de contestation. Même le mouvement du 6 avril qui avait enchanté le Maydan Tahrir par son enthousiasme et la fraîcheur de sa jeunesse fut interdit.

Aujourd’hui, nous miroitons une similarité de cette situation avec un Juwa populiste accusé de chiisme dans le pays, devant des scrutins sacrés du présent régime, dont, le référendum controversé du 30 juillet, les prochaines échéances présidentielles, gouverneurs, législatives et communales annoncées, qui ne sont pas moindre en tenant compte de la sensibilité de la motivation des réformes constitutionnelles du 30 juillet dernières. 

En mettant en résidence surveillé, le leader charismatique de JUWA qui fut l’un des soutiens de poids au victoire des présidentielles de 2016 du [next] président Azali, ses lieutenants, l’exécutif du bureau Juwa, les autres décideurs des mouvements de l’Union de l’opposition, des citoyens " présomptions d’innocence" exige, accusé de groupe barbares étant la branche armée de l’opposition, pourrait suffire aux yeux de l’opinion publique et de la communauté Internationale, à justifier le démantèlement du parti JUWA, sous couvert de l’Union de l’opposition.

Si au regard du présent régime, les candidats qui pourraient constituer un obstacle des prochains rendez-vous électoraux, doivent être déposés dès à présent pour dégager la route de tel sorte que même, pré-fabriquer des jeunes de 35 ans candidats aux présidentielles pour crédibiliser un soit disant nouveauté de chance de la nouvelle constitution afin de maudire le Juwa et l’Union de l’opposition qui s’opposés à des réformes qui ont permis la chance aux jeune à briguer la magistrature suprême du pays et faire taire à ceux qui oseront hausser autrement le ton au présent régime. 

Que dire des conséquences à tirer si dans le cas échéant, la Communauté Internationale nous tourne le dos ? Sérions nous en mesure de tenir la pression de la Communauté Internationale au cas ou des sanctions quelconques pourraient nous être imposées dans un pays ou tout peut tomber en pénurie même des allumettes et du sel ? Si l’actuel régime nous rassure d’un plan B, alors ne nous contentons pas de lire l’exemple de Kourounziza de Burundi ou dire que c’est rien la réconciliation Ethiopie/Erythrée ou de dire tout simplement que la main tendue de Trump à l’Iran n’a aucun sens. Je crains en attendant le soutien de la communauté internationale car nous formons une mondialisation que les Comores font partie du jeu.
Par Fayssoile Moussa

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