FRONT PATRIOTIQUE SOILIHISTE Objectif: dégager les perspectives de développement socio – économique des COMORES On dit que le bonheur...
FRONT PATRIOTIQUE SOILIHISTE
Objectif: dégager les perspectives de développement socio – économique des COMORES
On dit que le bonheur est un rêve d’enfants que des adultes responsables peuvent réaliser.
Et pourtant, nombreux ont parcouru la terre entière, tout le long d’une vie à la recherche de cette idéale de vie sans jamais atteindre ce but ultime.
Pendant que d’autres se sont tout simplement créés et inventés un univers à leur image, persuadés d’avoir enfin atteint le grâle. Mais la plupart ont tout bonnement renoncé d’y croire, convaincu que ce n’est qu’une illusion, un rêve inaccessible.
En résumé chacun y va de son propre fantasme, ce sentiment noble est défini et interprété différemment souvent galvaudé. Les esprits les plus brillants ne sont jamais parvenus à s’accorder sur une définition universelle.
Pour les Comoriens le bonheur est tout simplement synonyme d’une vie aboutie, élaborée et apaisée.
Un objectif qui semble chaussé de semelles de plomb, alors que le Front Patriotique Soilihiste est convaincu, qu’il est accessible et réaliste, à condition de se donner les moyens.
Si les pays développés d’aujourd’hui via l’essor et la vitalité de leur système financier ont pu développer leur économie, les Pays En Développement (PED), pour des causes diverses, n’ont pas eu l’opportunité de s’émerger et comptent toujours sur l’extérieur et la bienveillance des riches pour stimuler leur économie.
Les différentes crises financières et d’endettements successifs des années 1980 et des années subséquentes, la fracture sociale, la persistance de la pauvreté sont encore des preuves tangibles de la fragilité financière de ces pays.
A priori, ce constat nous amène à dire que toutes les politiques de développement mises en œuvre depuis l’indépendance politique des PED principalement anciennes colonies ont été vouées à l’échec.
A qui incombe la responsabilité d’un tel échec ?
Aux Pays en Développement dans leur ensemble ?
Aux partenaires économiques et financiers de ces pays guidés chacun par leurs intérêts respectifs ?
A la population accusée souvent d’immobilisme populaire ?
La réponse à ces questions ne peut provenir que sur l’étude du degré d’autonomie financière du pays qui est une situation marquée par le rapport de force entre le financement intérieur et le financement extérieur tout en gardant la souveraineté monétaire, indice précurseur de la souveraineté nationale.
Le Plan Intérimaire du Président Ali Soilihi basé sur l’autosuffisance alimentaire, l’augmentation des recettes d’exportation et le plein emploi visait à atteindre cet équilibre entre le financement interne (financement par fonds propres) et le financement extérieur (emprunts, aides) sans pour autant écarter le concept de souveraineté monétaire.
Le programme du Mongozi reposait sur le corollaire que les produits de la terre et de la mer devraient suffire à nourrir la population et qu’un pays n’en était un que s’il parvenait à une indépendance économique totale sans avoir à tendre la main aux bailleurs de fonds pour fonctionner.
L’aide internationale restant bien canalisée vers des gros investissements publics.
Le Président de l’Union comme les Gouverneurs des Iles doivent se mettre à la tâche d’atteindre l’équilibre budgétaire sans avoir à mendier pour fonctionner et cela suppose une volonté de procéder à des coupes budgétaires dans toutes les dépenses ostentatoires de l’Etat dont :
Les niveaux de salaire du Président de l’Union, des Ministres, des Gouverneurs, des Commissaires, des Directeurs des Sociétés d’Etat et des
Hauts Cadres, ainsi que les avantages en nature dont la dotation de carburant, d’électricité, etc...
Les frais de déplacements des cadres et agents,
l’attribution de per diem,
la rémunération de la flopée de Conseillers inutiles.
Dans ce système de Présidence Tournante, l’Union qui ne devait que jouer le rôle de centralisation des Iles, est devenue une entité budgétivore dont le coût de fonctionnement représente 40% des frais totaux.
En affichant à tous les niveaux la volonté politique de changement, le pays retrouverait sa crédibilité vis à vis des bailleurs de fonds et deviendrait un pays attractif pour les investisseurs nationaux, régionaux ou internationaux, seuls pourvoyeurs de croissance et de création d’emplois, et parallèlement des actions urgentes doivent être programmées rapidement qui peuvent être financées par des ressources internes résultantes d’une bonne gouvernance ( hélas, le système de Tournante hérité des Institutions Internationales pour résorber la crise séparatiste n’a fait que favoriser l’enrichissement des gens au pouvoir et plonger le pays dans un chaos économique total ).
Ces ressources potentielles ont été détournées durant ces 10 dernières années représentant un manque à gagner pour le pays estimé à 150 milliards de francs.
L’Etat à lui seul ne peut pas résoudre tous les problèmes et il est indispensable que la Société Civile y compris la Diaspora s’implique davantage pour pallier aux carences de l’Etat, en apportant sa compétence et son savoir-faire.
Alors, unis pour le même combat de reconstruction du pays qui passe par l’acceptation de certains sacrifices, l’Etat et le Privé peuvent exploiter toutes les potentialités du pays au bénéfice de sa population.
« « Or nous restons persuadés que notre pays regorge de potentialité dans la bonne gestion de nos finances publiques (fonction publique, sociétés d’état, impôts, douanes, domaines,…), dans la mise en place de mesures d’accompagnement dans les filières de transformation de nos produits agricoles et de pêche, de nos produits pour l’autosuffisance alimentaire.
Nous ne manquerons pas de donner plus de détails dans les prochaines parutions , nous identifierons les postes de ressources et le financement des actions à mener. » »
Le secrétaire général du F.P.S
Mr. Firozali DRAMSI
Le vice – Président des relations internationales
Mr. Kamal ABDALLAH