L'Europe face au désastre qui s'installe en Libye

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Elle est en proie au règne des milices. La Libye est en « quasi-explosion », disait cette semaine le premier ministre italien, Enrico Letta. Quelque 200 000 hommes en armes, répartis en différentes milices régionales ou tribales, ont installé dans le pays un climat d’insécurité de plus en plus inquiétant.
Elles rançonnent, enlèvent, organisent le trafic de drogue et d’armes, coupent l’eau ou l’électricité dans la capitale, pour faire pression sur telle ou telle administration, et multiplient les attaques contre les missions diplomatiques. Elles ont fait fuir les investisseurs étrangers et, plus grave, tari les exportations de pétrole, unique ressource du pays. Le Financial Times pointait cette semaine cette aberration : la Libye, qui dispose des plus grandes réserves de pétrole en Afrique, est devenue importatrice d’hydrocarbures !


Deux jours avant son enlèvement, le premier ministre avait vu ses bureaux occupés et saccagés par une milice qui réclamait de l’argent public. On attribue volontiers le dernier épisode de ses mésaventures au mécontentement d’une autre milice, de tendance islamiste celle-là.
Elle aurait reproché à Ali Zeidan d’avoir donné un feu vert tacite aux services américains pour la capture, à Tripoli, le 5 octobre, d’Abou Anas Al-Libi. Ce dernier, membre présumé d’Al-Qaida, était recherché par les Etats-Unis, qui le soupçonnent d’avoir participé en 1998 aux attentats contre leurs ambassades au Kenya et en Tanzanie. Il a été transféré à New York.

IMMIGRATION ILLÉGALE

Mais ce que ces derniers événements soulignent à coup sûr, c’est l’absence d’autorité centrale en Libye, pays d’à peine 6 millions d’habitants, où aucun pouvoir n’a jamais supplanté la force des régionalismes. Du temps de l’atroce dictature de Kadhafi (1969-2011), une seule milice, sa soldatesque, une seule tribu, la sienne, « gouvernaient » alors le pays au gré de ses caprices sanguinaires.

José Manuel Barroso arrive à Lampedusa le 9 octobre. Il est accueilli par une manifestation de protestation des habitants.
Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, qui n’ont pas peu contribué à la chute de Kadhafi, peuvent-ils se désintéresser de la Libye ? La réponse est « non ». Intervenir militairement dans un pays suppose de prendre une part de responsabilité dans ce qui se passe « après ».
Les Européens sont les plus concernés. L’un des trafics qui s’épanouit en Libye est celui de l’immigration illégale. Des milices protègent les réseaux de passeurs, qui entassent sur des embarcations de fortune les candidats à l’exil venus d’Afrique subsaharienne. L’Union européenne commence à s’organiser, en Libye même, pour lutter contre ce fléau. L’Europe ne peut se permettre de voir s’installer une sorte de Somalie à ses marches maghrébines.
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