Les îles de l'océan Indien veulent leur place sur la carte touristique mondiale.Elles entendent faire bouger les lignes du transport ...
Les îles de l'océan Indien veulent leur place sur la carte touristique mondiale.Elles entendent faire bouger les lignes du transport aérien.
Les îles Vanille : sous cette odorante appellation, les îles de l'océan Indien (Madagascar, Maurice, Seychelles, La Réunion, Comores et Maldives) travaillent depuis trois ans à unir leurs efforts promotionnels. En additionnant leurs arguments, elles cherchent à proposer des circuits susceptibles de renouveler l'intérêt de la clientèle européenne, leur fonds de commerce, mais surtout de séduire les marchés émergents (Chine, Inde, pays du Golfe…).
Le groupement, présidé par le ministre seychellois du Tourisme, Alain Saint-Ange, vient de recevoir le soutien de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), qui organisait à La Réunion, mercredi et jeudi, une conférence en présence de son secrétaire général, Taleb Rifai. Le coup de projecteur a aussi révélé les obstacles à lever pour transformer la concurrence inter îles en coopération effective. Ils tiennent surtout à l'insuffisance et à la cherté des liaisons aériennes entre les îles Vanille. Une préoccupation partagée par la Commission de l'océan Indien, l'organisation régionale qui plaide pour une meilleure « connectivité aérienne ». Selon Marie-Joseph Malé, PDG d'Air Austral, « nos compagnies se sont développées de manière un peu isolée. Il faut aller plus loin dans la coopération et c'est ce que nous faisons ».
De sévères difficultés
Les quatre compagnies de la zone (Air Austral, Air Madagascar, Air Mauritius etAir Seychelles) ont traversé de sévères difficultés ces dernières années et voient grandir les appétits de leurs homologues du Golfe, qui aimeraient les relayer vers les destinations européennes. Etihad a ouvert la voie : après avoir racheté 40 % d'Air Seychelles en 2012, elle transporte désormais les passagers entre Mahé et Paris via Abu Dhabi.
« L'objectif des îles Vanille est de consolider les compagnies de l'océan Indien en leur apportant une clientèle supplémentaire », assure Alain Saint-Ange. Mais le groupement ne cache pas sa volonté d'attirer de nouvelles compagnies étrangères, malgré les réticences gouvernementales. Vijay Poonoosamy, un des dirigeants d'Etihad, a critiqué, lors de la conférence de l'OMT à La Réunion, « des Etats arc-boutés sur les privilèges de leur compagnie nationale ». Le débat entre intérêts touristiques et maîtrise du ciel ne fait que commencer dans l'océan Indien.
À noter
Emirates a déjà obtenu des droits de trafic sur l'île Maurice et y posera un Airbus A380 dès la fin de l'année.
Correspondant à La Réunion
Par BERNARD GROLLIEHabarizaComores.com | أخبار من جزر القمر.
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