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C’est la quatrième semaine de grève générale à Mayotte. Les barrages sont toujours dressés dans l’île, rendant impossible toute circulation normale. C’est la situation à deux jours du premier tour d’une élection législative partielle. Manifestement, les conditions ne sont pas réunies pour un déroulement normal des opérations électorales.

Lundi et mardi, Annick Girardin, ministre des Outre-mer, est venue à Mayotte. Quelques heures avant son départ, elle avait obtenu un accord avec la délégation d’élus, de syndicalistes et de représentants du Collectif des citoyens inquiets.

Ne comportant aucun engagement écrit, cet accord a été refusé par les acteurs du mouvement. La grève a donc repris dès le lendemain, alors que la ministre était déjà à plusieurs milliers de kilomètres de là pour participer à la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

Le conflit s’enlise, sans que la France ne semble pour le moment en capacité d’y apporter une réponse. Or, si Mayotte est arrivée à une telle crise, la responsabilité exclusive en incombe au gouvernement qui se sont succédé depuis 1975, date à laquelle la France a refusé de respecter le résultat du référendum d’autodétermination qu’elle a organisé dans ce qui était alors le Territoire d’outre-mer des Comores.

Une des revendications des manifestants porte sur la lutte contre l’insécurité. Les Mahorais en ont assez de vivre dans l’angoisse quotidienne d’avoir peur d’être agressé pour être dépouillé de leurs biens. À ce sujet, il faut remarquer que dans les trois autres îles de l’archipel des Comores, il n’y a pas la violence qui existe à Mayotte. D’ailleurs, le ministre de l’Intérieur des Comores, Mohamed Daoudou, a rappelé mercredi que « les Comoriens qui vont à Mayotte ne sont pas des coupeurs de route ou des violeurs. Ils y vont pour du travail ou pour des soins », qu’il ne faut donc pas stigmatiser les Comoriens à Mayotte et que « de toutes les façons, ces Comoriens sont en situation régulière, ils sont chez eux ».

La France est bien au pied du mur pour régler un problème, les Comoriens ne doivent pas être traités comme des boucs-émissaires.

J.B. ©temoignages.re
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