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Discours d’Ouverture par Son Excellence Djaffar AHMED SAID HASSANI, Vice-président de l’Union des Comores chargé du Ministère de l’Economie, de l’Energie, de l’Industrie, de l’Artisanat, du Tourisme, des Investissements, du Secteur Privé et des Affaires Foncières
Retaj, le 07 novembre 2017

-Monsieur l’Ambassadeur du Kenya, Président sortant de l’UNECA ;
-Membres du Gouvernement ;
- Messieurs les députés ;
-Monsieur le Directeur Exécutif de la Commission Economique des Nations-Unies pour l’Afrique Austral ;
-Monsieur le Directeur Exécutif de la Commission Economique des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Est ;
-Monsieur le Secrétaire Général de la COI ;
-Monsieur le Directeur Exécutif de l’IORA ;
-Monsieur le Coordonnateur du Système des Nations-Unies en Union des Comores ;
-Membres du corps diplomatique accrédités en Union des Comores ;
-Représentants du Secteur Privé ;
-Chers Experts ;
-Distingués invités ;
-Mesdames et Messieurs,
J’ai le plaisir de vous souhaiter, au nom de Son Excellence, Monsieur Azali Assoumani, Président de l’Union des Comores, de l’ensemble du Gouvernement et du peuple comorien, la cordiale bienvenue en terre comorienne. 

Je suis très heureux d’être ici aujourd’hui parmi vous, pour procéder à l’ouverture solennelle de la 21ème Session du Comité Intergouvernemental des Experts qui se tient ici durant trois jours sur le thème « Croissance et transformation en Afrique de l’Est : Accélérateurs et freins ». 
C’est un grand honneur que le Bureau Sous Régional de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique de l’Est fait à notre pays en organisant cette grande rencontre économique à Moroni. 
Je voudrais remercier au nom de tous et à mon nom propre le Directeur du Bureau Sous Régional pour cette marque d’attention et d’intérêt manifestés à l’égard de notre pays. 

Qu’il me soit aussi permis de saluer la présence du Ministre des Finances de l’Ouganda, du Directeur du Bureau Sous Régional de l’Afrique de l’Est de l’UNECA, du Directeur Exécutif de l’IORA, du Secrétaire Général de la COI, des institutions à l’écoute des acteurs du développement économique de l’Afrique toute entière.

En ma qualité de vice-président chargé du Ministère de l’Economie, je me réjouis que cette rencontre de haut niveau sur la croissance et la transformation se tienne dans mon pays dans un contexte d’accélération de la transformation structurelle des économies pour l’émergence et le développement socio économique. 

L’organisation de cette conférence souligne l’engagement du Bureau Sous Régional de la Commission Economique des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Est en faveur de la réalisation de l’objectif déclaré de l’Union africaine à savoir « l’Afrique que nous voulons ». Il s’agit « d’une Afrique intégrée, prospère et pacifique, conduite et gérée par ses propres citoyens ». 

Nous sommes rassemblés ici en tant que dirigeants, en tant que praticiens, en tant qu’experts et en tant qu’intervenants venus de toute l’Afrique de l’Est, et même au-delà, pour discuter des accélérateurs et des freins à la croissance et à la transformation. 
Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres en matière de développement économique. 

Cette conférence devrait nous permettre de construire et de consolider des partenariats durables et de renforcer la coopération entre pays de l’Afrique de l’Est, avec l’appui des institutions régionales. Tous les participants à cette conférence peuvent agir en partenaires afin que la vision à long terme de notre politique de développement, partagée par de nombreux pays africains, puisse se traduire dans des politiques et des initiatives spécifiques et devenir réalité.
L’Agenda 2063 adopté par l’Union africaine en 2014 trace la voie d’accès à l’émergence. Une trentaine de pays africains ont inscrit l’objectif d’accéder au statut de « pays émergent » au titre de leur stratégie de développement national. 

En ce qui concerne mon pays, l’Union des Comores, nous avons engagé des réformes et des stratégies dans le but d’atteindre le statut de pays émergent à l’horizon 2030.
Cette réunion est venue alors au point nommé dans la mesure où elle nous permettra de partager cette stratégie avec nos frères et sœurs des 14 pays membres de l’Afrique de l’Est mais aussi avec les responsables des institutions régionales. 
Mesdames et messieurs,

Selon les projections de la Banque mondiale, la croissance moyenne des pays de l’Afrique de l’Est devrait s’établir à 6,8% en 2017, 7% en 2018 et 7,03% en 2019, après des croissances de l’ordre de 6,7% en 2016 et 5,6% en 2015 et 6% en 2014. Tout semble indiquer que la région devrait continuer à afficher d’excellentes performances au-delà de 2020. A voir ces projections, nous avons le droit d’y croire. 
Certes, certains pays trainent par rapport à d’autres, mais si au niveau régional la croissance est au rendez-vous, on peut espérer enterrer l’afro-pessimisme. 
Il n’est pas sans vous rappeler qu’en 1962, déjà, René Dumont a écrit « L’Afrique est mal partie », un ouvrage qui a dressé un constat peu encourageant de l’Afrique. 
Aujourd’hui, malgré que certains pays africains comme c’est le cas de la République du Rwanda ou celle de Maurice présentent des résultats très performants, beaucoup veulent continuer à cultiver l’afro pessimisme, comme si nous sommes condamnés à mourir pauvres ou sous-développés. 

Le moment est venu d’arrêter d’accuser le passé, y compris les gouvernants qui nous ont précédé pour justifier notre échec. 
Pire, certains continuent à accuser publiquement certaines grandes puissances d’être l’unique cause de notre blocage, comme s’il est de leur ressort de développer nos pays. 

Les pays qui s’en sortent bien aujourd’hui sont des pays qui ont eu des passés très douloureux mais que les peuples aient pris conscience que ce qui doit les importer c’est l’avenir de leur pays, à la limite le présent. 

Chers participants,
L’Afrique n’est pas seulement la terre ou l’espace. C’est surtout des hommes avec des manières de penser et de se comporter. On peut chercher à modifier la terre et l’espace en y construisant des buildings ou en y installant des usines à l’image des pays occidentaux, mais si nous voulons garder les mêmes mentalités, nous resterons sous-développés. 

Je suis convaincu que le changement de mentalité est une condition nécessaire pour le développement économique, bien qu’elle ne soit pas suffisante. Et la première étape dans ce processus de changement de mentalité consisterait à balayer des idées reçues sur les raisons du retard de l’Afrique. 
La deuxième étape serait d’imposer la puissance positive de la bonne gouvernance que sont la liberté, le libéralisme économique et la démocratie, mais aussi le principe du bien public et enfin le développement des infrastructures économiques (Electricité, Eau, Routes…). 
Mesdames et Messieurs,

Dans nos pays, nous nous servons souvent d’outils et instruments jugés réussis en Europe ou aux Etats-Unis. En d’autres termes, on nous invite à importer des bonnes pratiques de la part des pays jugés développés. Or, ce n’est ni moi, ni un de vous ici présents, qui a conclu que « vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ». C’est une pensée de Blaise Pascal. 
Nous avons une manière de penser, de nous comporter et de nous adapter différente des autres. Il appartient à nos Experts de nous aider à faire la part des choses. 

Avant de clore mon propos, permettez-moi de vous inviter à partager une citation du roi Guezo du Dahomey (actuel Bénin) : « La jarre trouée contient l’eau qui donnera au pays le bonheur. Si tous les enfants venaient, par leurs doigts assemblés boucher les trous de la jarre percée, le pays serait sauvé ». Aujourd’hui, c’est par l’intégration et par la solidarité entre pays de la région que nous boucherons les trous de la jarre percée. 

Au regard de la qualité des participants à cette conférence, et des thématiques prévues au programme, je suis persuadé que des recommandations pertinentes seront formulées pour permettre d’identifier avec clarté les Accélérateurs et les freins au niveau de la Croissance et la Transformation, gage du développement de notre continent. 
En souhaitant pleins succès à vos travaux, je déclare ouverte la conférence de haut niveau, qui est la 21ème Session du Comité Intergouvernemental des Experts sur le thème «Croissance et transformation en Afrique de l’Est : Accélérateurs et freins ».

Je vous remercie de votre aimable attention.
©Vice Présidence
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