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Les propos du vice-président Moustadrane qualifiant de coup d'État le débarquement du 25 mars 2008 ont été au centre d’une polémique à notre sens quelque peu démesurée quand on se réfère à la genèse, au pourquoi et au comment de ce débarquement, qui ne laissent guère de doute quant a son caractère putschiste.
Sambi élu président en mai 2006 ne rêvait que d'une chose, faire de l'archipel un État chiite aux ordres des mollahs, et pour ce faire il devait à tout prix enterrer l'accord de Fomboni et la constitution du 23 décembre 2001 pour s’octroyer de faite les pleins pouvoirs.
Son objectif était surtout de rester au pouvoir le plus longtemps possible pour espérer mener son diabolique projet à terme.

Néanmoins il y avait juste un petit problème à Anjouan qui devait servir de base arrière pour ensuite implanter l'idéologie fondamentaliste chiite dans les îles voisines.
L'île autonome d'Anjouan où le dirigeant n'était autre que le président Mohamed BACAR fervent défenseur de l’Etat républicain qui ne l'entendait pas du tout de cette oreille. 

Il fallait donc par tous les moyens écarter BACAR principal obstacle à la réalisation de ce projet par Sambiqui entre alors dans une logique putschiste qui s’inscrit en plusieurs épisodes :

1ère ÉPISODE 

Il dépose une requête auprès de la cour constitutionnelle pour demander que tout président souhaitant se représenter à sa propre succession aux présidentielles des iles qui s’annoncent doit démissionner au moins 3 mois avant l'ouverture de la campagne électorale : requête rejetée par la cour qui lui répond qu'on ne peut pas obliger un élu à démissionner avant la fin de son mandat. 

2ème ÉPISODE

Commence alors une phase d'une totale illégalité puisque Sambi au lieu de convoquer les élections à temps pour que le vainqueur puisse prêter serment le 14 avril 2007 attend jusqu'à dépassement de cette date pour déclarer qu'il y vacance de pouvoir.

Oui mais quand il y a vacance on se réfère à la constitution pour la gérer mais Sambi y passe outre et choisit la force au mépris de la loi à la manière du parfait putschiste.
Première tentative de coup d'État : il déclenche l'opération ''NASRALLAH '' qui devait aboutir à l'élimination du président BACAR et ses proches collaborateurs et la mainmise sur Anjouan. Cette tentative échoue grâce à l'intervention héroïque de la FGA le 2 mai 2007.

3ème ÉPISODE

Sambi est alors contraint d'organiser les élections les 10 et 17 juin 2007 sur les 3 îles mais arrivé au jeudi 7 juin ,devant l'évidence d'une victoire éclatante du candidat BACAR dès le premier tour qui s' annonce ,il interrompt à nouveau le fonctionnement régulier des institutions et reporte le scrutin uniquement à Anjouan en violation de l'article 88 du code électoral qui prévoit un scrutin le même jour sur les 3 îles pour se donner le temps et les moyens d'un passage en force : deuxième tentative de coup d'État. La commission électorale organise le scrutin qui est remporté haut la main par le candidat BACAR. 

4ème ÉPISODE

Sambi refuse de reconnaître l'élection et saisit la communauté internationale, la troïka de l'union africaine et les pays de la région effectuent une mission d'évaluation en 2 temps d'abord en se rendant aux Comores le 01 juillet 2007 puis en recevant les deux partis à Pretoria en Afrique du Sud en septembre 2007 et le verdict est sans appel :
les tords sont partagés dans cette crise pour ne pas dire que BACAR n'est pas fautif.

SAMBI comprend qu'il ne peut plus s’appuyer sur le seul litige électoral pour faire partir BACAR avec l’aide de la communauté internationale qu'il sait très sensible sur la question des droits de l’homme.

Il prend donc le temps pour se donner les moyens d'un passage en force, par une campagne de diabolisation du régime BACAR à grand renforts d'accusations mensongères les graves : meurtres, viols par dizaines, enlèvements, arrestations et tortures d’opposants par centaines.

Nous sommes ici sur le terrain de prédilection de Sambiqui consiste à distiller la haine et le mensonge en guise d'idéologie et d'armes politiques dans l'unique objectif de torpiller la Nation Comorienne à défaut de pouvoir la soumettre sous la bannière du fondamentalisme chiite.

Les grands de ce monde laissent faire et le passage en force se traduira par le débarquement du 25 mars 2008, qui revêt bel et bien tous les attributs d'un coup d'État. 

La coordination du RENIC.
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