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LES RATES DE LA COMMUNICATION GOUVERNEMENTALE (EPISODE 1) :

« CE NE SONT PLUS DES ÉMERGENTS, MAIS DE DÉVELOPPEURS, MAIS DE QUOI ?»

Dans une interview exclusive donnée à Financial Afrik, parue dans Habarizacomores de ce jour, Azaly déclare :

« Quand on parle d’émergence, les gens voient la Chine, l’Inde et pensent que je suis prétentieux de vouloir me comparer à ces pays-là. Mais en réalité le concept d’émergence sous-entend pour un Etat le passage d’un niveau de sous-développement à un autre, économiquement supérieur. Je ne dis pas que nous allons atteindre le niveau de la Chine, mais nous pouvons sortir du niveau où nous sommes actuellement et passer à un niveau supérieur. Il suffit de regarder autour de nous des pays comme l’Ile Maurice, les Seychelles, le Kenya, l’Ethiopie ».
Photo d'archives

Nul ne sait combien a coûté au contribuable comorien cette page de publication dans une revue spécialisée pour parler d’émergence des Comores ? Pour un effet incontestablement nul ! Sans doute le message de cette explication hasardeuse est usage interne; Azaly répond ici aux critiques et remarques des émergensceptiques ou tout simplement aux non cireurs de bottes qui posent des questions pertinentes sur le faux produit de l’émergence à tout va que le régime en place tente de vendre.

Cette mise au point, loin d’être l’occasion de défendre le concept magique de l’émergence des Comores érigé en dogme sacro-saint, trahit une sensibilité aux critiques adressées à propos de celle-ci. Azaly n’est plus dans l’euphorie de l’émergence comme ces élites politiques qui lui font la drague; il doute et manque d’assurance et tente maladroitement un infléchissement de la définition de l’émergence. Il précise : « en réalité le concept d’émergence sous-entend pour un Etat le passage d’un niveau de sous-développement à un autre, économiquement supérieur ».

L’émergence répond à des critères précis ! Loin d’un passage flou d’un niveau de sous-développement à un autre, économiquement supérieur. Que signifie « UN AUTRE » économiquement supérieur ? Quelle mesure et quel impact dans l’amélioration de la qualité de vie des Comoriens ? RIEN ! Va-t-on confondre groupe électrogène avec la fin de la crise de l’énergie ? Va-t-on confondre l’inauguration d’un centre hospitalier qui ne fonctionne pas avec une offre de soins meilleure ? Va-t-on confondre la construction d’un hôpital 7 étages avec une offre de soins meilleure quand on n’est pas en mesure de revitaliser et faire fonctionner les structures de moindre coût existant ? Va-t-on considérer que quelques kilomètres de bicouche suffisent à dire que nous avons réglé les problèmes de route quand on sait que ce sont des équipements à renouveler en permanence ?

Azaly vient de se rendre compte que l’emploi du terme « émergence » est excessif et totalement inadapté pour les Comores et par cet infléchissement du sens opéré, il fait l’aveu d’un abus de langage. Pour parler « Du passage d’un niveau de sous-développement à un autre, économiquement supérieur », le concept adéquat et réaliste est celui du décollage économique.

Ce n’est pas l’émergence chinoise, ce n’est pas l’émergence indienne ! Reconnaît Azaly ! Il n’y a pas d’émergence comorienne ! La communication gouvernementale est désormais privée de l’usage du mot pour être honnête avec les comoriens. Azaly se rabat alors sur l’Ethiopie, l’île Maurice et les Seychelles pour tenter des références osées, mais ces pays n’étant ni dans la rhétorique ni dans la posture, ayant réalisé le passage d’un niveau de sous-développement au à autre économiquement supérieur, ne se sont jamais autorisés le terme pompeux d’émergence.
Au total, Azaly a été mal inspiré dans cette démarche d’explication de l’émergence dans Finacial Afrik. Il vient de ruiner définitivement un fond de commerce politique qui avait déjà du mal à prendre. Désormais les émergents ne peuvent plus s’affubler de ce titre ; ce seront au mieux des développeurs, néologisme qui ne manquera pas de plaire à Larifou ! En attendant, trouvez le prochain raté et pensez à l’argent du contribuable comorien dépensé inutilement dans cette foireuse opération de communication.

AHMED Bourhane
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