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Après mon premier écrit sur « La maîtrise du Shikomori », voici le deuxième qui, comme promis, a pour thème l’émergence. J’ai pris du temps pour le commencer, car pour être honnête, je ne voyais pas sous quel angle l’aborder, tellement ce sujet me tient à cœur, tellement il y a de choses à dire.
Une banderole à l’hôpital de Bambao Mtsanga le jour de l'inauguration du centre hospitalier 
C’est un sujet qui mérite que l’on s’y attarde de manière sérieuse et constructive, loin de la légèreté, des moqueries, de l’ironie, du sarcasme des pessimistes et des résignés. Pour ne pas être trop long, j’aborderai aujourd’hui la forme et reviendrai, inch’Allah, dans un deuxième temps, plus en profondeur, sur le fond. Permettez-moi tout d’abord de vous raconter une petite histoire : 

« Un jour, dit une légende amérindienne, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, fuyaient ou observaient impuissants le désastre. Seul un petit colibri s’activait, allant inlassablement chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : Tu n’imagines quand même pas que c’est avec tes quelques gouttes d’eau que tu vas éteindre ce feu ? Et le colibri lui répond: “Je sais, mais je fais ma part”. »
Cette histoire illustre bien ce que j’ai pu voir jusqu’à présent. Il y a comme un feu qui consume ce pays et la population semble être habituée à la vision des flammes et à l’odeur de la fumée. Ces animaux atterrés représentent la majorité, le colibri représente les vrais patriotes, agissant uniquement par devoir et non pour avoir. 

Pardonnez-moi si cet écrit venait à blesser ou à froisser les susceptibilités des uns et des autres mais l’honnêteté et la probité inhérente à tout musulman m’imposent la franchise. Cette précision est nécessaire étant donné qu’au royaume de la flagornerie, la franchise est insolence... Prenez donc ce texte comme le cri du cœur d’un enfant sincère adorant Dieu plus que tout et chérissant son pays, peut-être bien plus que sa personne. Un enfant qui, à l’image de ce colibri, souhaite faire sa part, apporter modestement sa contribution au décollage de notre nation toute entière, une et indivisible, contre vents et brasiers si nécessaire. Et des colibris, il y en a légion, bien plus que ce que l’on imagine. 

Je suis convaincu que notre nation possède les ressources permettant ce décollage. Conscient que la tâche sera loin d’être aisée, qu’elle sera parsemée d’embûches et demandera une patience et une persévérance alliée à un sens absolu du sacrifice, « Servir plutôt que de se servir ». Puisse tous les colibris agir de concert, avec l’aide de Dieu, afin que cette « Émergence » ne soit pas un énième slogan, un énième refrain, une énième incantation. 

Je ressens une volonté politique ferme et sincère de son excellence, le président de la République, Monsieur Azali Assoumani, à mettre les moyens permettant la réalisation de cette ambition. Cependant cette volonté ne pourra, selon moi, atteindre son but sans tout d’abord, une stabilité politique garante de tout investissement extérieur. Sans une véritable pédagogie ainsi qu’une communication rigoureuse, annonçant régulièrement à l’ensemble de la population et des investisseurs, les étapes et réalisations à venir, en cours ou déjà réalisées, sans une planification d’objectifs intermédiaires clairs et précis, sans que toute la population soit impliquée et responsabilisée avec des objectifs propres. 
Aucune émergence ne peut être possible sans le concours de la nation dans son ensemble, des corps constitués en passant par le quidam d’ici et de la diaspora. Tout cela en ayant l’impétueux souci qu’aucune île ou région ne soit privilégiée sur une autre car « Mieux faire un pas à cent que cent pas tout seul ». 

J’adresse très sincèrement mes vœux de réussites à notre président et à notre gouvernement , leur témoigne ma gratitude pour ce grand projet et leur adresse cette citation de Confucius en guise d’encouragement: 

« Lorsque tu fais quelque chose, saches que tu auras contre toi, trois types de personnes, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient faire le contraire, et l'immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire. »
Mounib Hassan Mohamed Djalim, Un colibri parmi tant d’autres
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