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À la suite de procédures judiciaires de la préfecture, Ahamada Hodari, 49 ans, est sommé de rejoindre dimanche les Comores, d’où il est originaire. Il vit en France depuis 2008.
Hier, face à Ahamada Hodari (de dos), Me Bertrand Salquain, avocat au barreau d'Angers, et Léopold Sebaux, élève avocat. | Nathalie Hamon. ©Ouest France

Dans un courrier, son patron le décrit comme un salarié « efficace », faisant preuve de « rigueur » et de « motivation ». Seulement, depuis le 28 avril, Ahamada Hodari ne travaille plus dans la société de nettoyage industriel qui l’a embauché en CDI, en mai 2016, à Saint-Sylvain-d’Anjou.
Son employeur a suspendu son contrat de travail lorsqu’il a été informé du refus de la préfecture de lui renouveler son titre de séjour. Une situation ubuesque. Ahamada Hodari n’est pas licencié… Pour l’instant. Mais son emploi reste suspendu à la condition qu’il puisse être régularisé, d’ici le 30 juin.

« Une attitude exemplaire »

Le 28 décembre dernier, la cour administrative d’appel de Nantes a annulé le jugement de première instance. Ce dernier retoquait un arrêté préfectoral du 9 novembre 2015, refusant de délivrer un titre de séjour à Ahamada Hodari et l’obligeant de quitter le territoire dans un délai de trente jours. Un retour à la case départ pour le Comorien de 49 ans, malgré « une attitude exemplaire » dans ses diverses démarches.

Comme nombre de ses compatriotes, il a quitté l’ancienne colonie française, en 2008, pour des raisons économiques. Après Paris, Marseille, Poitiers, il vient s’installer à Angers avec son amie, une Marocaine titulaire d’une carte de résidente, employée dans la restauration, en cours de naturalisation.

« Nous nous sommes rencontrés sur un site internet. Elle est venue me chercher à Poitiers, où vit l’un de mes frères. Une partie de sa famille vit ici dans la région d’Angers », raconte le quadragénaire, barbe de trois jours soigneusement taillée, une casquette blanche vissée sur le crâne.

Le couple s’est pacsé durant l’été 2015. Il vient même d’acquérir un appartement dans une rue entre les quartiers Monplaisir et Saint-Serge, à Angers. « Nous avons signé le 9 février », détaille le ressortissant comorien, avant d’insister : « On a un compte joint. On a l’intention de se marier. »

Cinq jours sur sept au commissariat

Des années, des mois d’efforts tombés à l’eau. Qui résonnent chez Ahamada Hodari comme une injustice. « Tout ce que j’ai gagné vient de mon travail. Maintenant, je n’ai plus un centime, je ne perçois plus de salaire et j’ai un crédit immobilier en cours. Je ne comprends pas comment on peut me renvoyer comme ça. Je n’ai pas l’intention de fuir, de me cacher, de laisser tout ce que j’ai construit. Ma vie est ici ! » Il pense à sa compagne… « Bouleversée », lance-t-il.
À défaut de pouvoir travailler, depuis le 13 mars, il est assigné à résidence. Et doit aller pointer au commissariat central de police, cinq jours sur sept, à 9 h. « Même une demande pour aller signer au poste de police de Monplaisir m’a été refusée… »

À Trélazé, Me Bertrand Salquain, avocat au barreau d’Angers, et Léopold Sebaux, élève avocat, suivent de près les mésaventures de l’Angevin. Deux lettres viennent d’être envoyées à la préfète du Maine-et-Loire et à la Direction de l’immigration, qui dépend du ministère de l’Intérieur, pour solliciter un « recours gracieux ».

Ahamada Hodari a renouvelé une demande de titre de séjour. Le 14 avril, nouveau refus. « Il a tous les critères pour l’obtenir mais se heurte à un mur », s’étonne Me Salquain. Pour lui, l’administration préfectorale fait preuve de « zèle ».

Dimanche, Ahamada Hodari sera censé prendre un avion pour les Comores, avec un billet payé par l’État. Partir et attendre à des milliers de kilomètres que l’État veuille bien lui accorder le précieux sésame. Sauf que, comme le souligne Léopold Sebaux, « on est en train de lui retirer toutes les conditions qui lui permettraient d’obtenir ce titre de séjour ».
Par Nathalie Hamon - Retrouvez cet article sur ouest-france.fr
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