Le régime Azali a franchi toutes les barrières. Quelle est l’autorité qui a pris cette décision ? Quelles sont les motivations d’un acte aussi incongr
En empêchant par la force, la population de pénétrer dans une mosquée pour prier pour la santé de Sambi, le pouvoir Azali a franchi toutes les barrières.
Quelle est l’autorité qui a pris cette décision ? Quelles sont les motivations d’un acte aussi incongrue ? Si le pouvoir voulait éviter des manifestations, il pouvait laisser les gens prier et les disperser à la sortie de la mosquée.
Tout ceci montre bien que la dimension politique de l’emprisonnement de Sambi est décisive. Son emprisonnement suite à une décision administrative du ministre de l’intérieur de l’époque, Kiki, puis son jugement par une Cour de Sureté de l’Etat illégal puisque non prévue par la loi, le laisser penser. Mais tout de même, aller jusqu’à empêcher une prière, un large et profond gouffre est franchi tant au niveau de la question de Sambi que, surtout, au niveau des pratiques répressives du pouvoir.
Ce qui ressort, au premier chef, c’est qu’Azali et les siens agissent comme bon leur semble sans aucune considération des lois, ni des mœurs et coutumes. Si quelque chose leur déplait, ils recourent à la force. Les arrestations arbitraires sont légion. Aucune manifestation n’est tolérée. Des fois c’est l’armée qui est déployée et on déplore des morts sans aucune suite juridique.
Azali prône la paix tout en pratiquant la violence ? Une contradiction insoutenable. S’il dit vrai qu’il libère Sambi ou tout au moins le laisse aller se soigner à l’extérieur du pays. Tout le monde sait que la décision viendra de lui et de lui seul, aucun subterfuge judiciaire ne peut jouer.
En tout cas le pays ne peut pas se laisser gouverner par une violence débridée qui ne respecte rien. D’autant que le pouvoir Azali ne se donne aucune limite.
Idriss Mohamed Chanfi

COMMENTAIRES