Hommage citoyen à l'ancien président de la Fédération de Football des Comores. Il a porté haut les aspirations de notre peuple, convaincu que le sport
Hommage citoyen à l'ancien président de la Fédération de Football des Comores
En simple citoyen respectueux de la mémoire de mon peuple, je rends hommage à un homme qui a tant donné à notre nation. Cet hommage est modeste, à l’image de son auteur, mais il aurait dû être porté par la voix des plus hautes autorités de l’État. Puisque ce devoir n’a pas été accompli, je m’en acquitte avec sincérité et solennité.
Pendant un quart de siècle, le président Tourqui Salim a consacré sa vie au football. Il a doté notre pays d’infrastructures modernes, sillonné l’archipel pour y semer l’amour du ballon rond, rapproché la diaspora et la population locale. Il a su faire du sport un trait d’union, une fierté collective, un symbole de cohésion. Grâce à lui, le drapeau comorien s’est élevé dans les arènes internationales, de Séoul à Marrakech, jusqu’à l’adhésion officielle des Comores à la FIFA.
Il a porté haut les aspirations de notre peuple, convaincu que le sport était un instrument de dignité et de progrès.
Et pourtant, lors de ses adieux, il n’y eut aucune manifestation d’humanité officielle. L’État a manqué à son devoir de reconnaissance. Mais le peuple, lui, ne l’oubliera pas. « On va de l’avant », disait-il sans relâche. Oui, il est allé de l’avant, tandis que nous reculons encore.
Le meilleur sadaka, la plus noble offrande à sa mémoire, c’est de faire du sport aux Comores un véritable combat : un combat pour l’épanouissement de notre jeunesse, et pour le rayonnement de notre cher pays.
Mngu namrehemu
Dini Nassur

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