Assez de mépris : sauver l’école publique, pas la démanteler ! L’école publique est un pilier de la République. Qui touche à l’école touche à la démoc
Assez de mépris : sauver l’école publique, pas la démanteler !
Indignation. Voilà ce que nous inspire la dernière décision du ministre de l’Éducation nationale Bacar Mvoulana : supprimer des classes dans l’école publique, faute d’élèves. Comme si le problème venait des familles, et non de l’abandon organisé de notre système scolaire ! Je te renvoie aux solutions proposées à Anjouan le 3 août par Naribarikishe Yi Komori pour sauver l'éducation et l'école publique aux Comores.
Les élèves fuient vers le privé, et au lieu de se poser la vraie question, pourquoi ? Le ministre choisit la facilité : fermer. Il ne cherche pas à rendre l’école publique attractive, il ne la défend pas, il l’enterre. Tant qu’on y est, pourquoi ne pas fermer carrément l’école publique ? Ce serait plus honnête. Après tout, leurs propres enfants sont dans le privé, leurs soins sont à l’étranger, et les "autres", les "pauvres gens", n’ont qu’à se débrouiller.
Et pendant ce temps, on nous parle d’"assises de l’éducation"... pour en tirer comme première recommandation la fermeture de classes ! Hypocrisie totale. Gouverner, ce n’est pas faire des rapports creux, c’est prévoir, c’est investir, c’est défendre l’intérêt général.
Alors puisque ce gouvernement semble à court de ministres compétents, proposons de le fermer lui aussi. Le Premier ministre, le SGG et tout l’appareil : qu’ils partent "faute de résultats", comme ils aiment si bien le dire quand il s’agit des autres.
L’école publique est un pilier de la République. Qui touche à l’école touche à la démocratie. Il est temps de résister.
Mahafidh Eddine

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