Polémique autour du discours de raïs Azali à Koimbani : Une vérité qui dérange ?

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La réaction du parti Juwa, bien que compréhensible, semble donc relev.Polémique autour du discours de raïs Azali à Koimbani : Une vérité qui dérange ?

Polémique autour du discours présidentiel : le parti Juwa se sent visé


Polémique autour du discours de raïs Azali à Koimbani : Une vérité qui dérange ?

Un récent discours du président de l’Union des Comores, Son Excellence Al-Imam Azali Assoumani Boina Héeri, a suscité une vive réaction dans les rangs du parti Juwa. Certains de ses membres accusent le chef de l’État d’avoir publiquement dénigré leur formation politique, en affirmant, selon leur interprétation, que le parti Juwa "n’existe plus" ou serait en voie de disparition.

Cependant, selon des sources proches de la présidence, il est important de préciser que le président Azali Assoumani n’avait nullement l’intention de porter atteinte à l’image du parti. Son discours se voulait avant tout une analyse objective de l’évolution de la vie politique comorienne, et non une attaque dirigée.

Une interprétation polémique


Ce sont en réalité certains membres du parti Juwa qui, se sentant visés, ont relayé l’idée selon laquelle le président aurait voulu humilier ou minimiser leur influence. Ils estiment que les propos du chef de l’État ont été volontairement orientés pour faire croire aux Comoriens que leur parti est désormais marginalisé, voire inexistant.

D’après le discours en question, le président Azali a évoqué le désengagement progressif des militants et cadres du parti Juwa, particulièrement depuis la fin du mandat de leur leader, l’ancien président Abdallah Mohamed Sambi. Ce dernier purge actuellement une lourde peine pour haute trahison, un épisode qui a profondément fragilisé la structure et la crédibilité du parti.

Une stratégie de retrait critiquée


Depuis plusieurs années, le parti Juwa a adopté une stratégie de retrait en boycottant les grands rendez-vous électoraux de la nation : présidentielles, législatives, communales. Une position interprétée par certains comme une forme de protestation politique, mais que d'autres qualifient de « politique de la chaise vide », synonyme d’un repli face à l’absence d’un bilan politique concret à défendre devant les Comoriens.

Cette attitude a contribué à l’érosion de l’ancrage populaire du parti, autrefois incontournable sur l’échiquier national. Pour beaucoup d’observateurs, cette perte d'influence est une réalité politique que le président n’a fait que constater — sans animosité ni volonté d’humiliation.

Une vérité qui dérange ?


La réaction du parti Juwa, bien que compréhensible, semble donc relever davantage d’une sensibilité politique exacerbée que d’une attaque effective. Comme le dit l’adage, toute vérité n’est pas bonne à dire, mais il n’en demeure pas moins que certains constats s’imposent avec clarté sur la scène politique comorienne actuelle.

Fakihi Mradabi
Président du RDDC

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