Comores : usurpation et maintien du pouvoir à tout prix...En 1999, le despote Azali a pris le pouvoir par la force militaire en renversant un préside
Comores : usurpation et maintien du pouvoir à tout prix...
En énonçant chronologiquement les événements qui ont conduit le despote sanguinaire Azali, soutenu par une clique de complices, à s’agripper au pouvoir de l’Union des Comores pour piller les maigres ressources de notre archipel tel un prédateur affamé dévorant sa proie sans relâche, nous pouvons comprendre comment cet individu cruel et dénué d’humanisme, ainsi que ses acolytes et ses maîtres étrangers, continuent de persécuter et de martyriser nos peuples. Ils méprisent profondément les droits et les aspirations de ces derniers, sans se soucier de leur sort.
En 1999, le despote Azali a pris le pouvoir par la force militaire en renversant un président anjouanais. À l’époque, il était chef d’état-major des armées. Pour justifier son putsch, il s’est appuyé sur des actes xénophobes, suprémacistes et ethnocides, qu’il avait lui-même fomentés et orchestrés, visant les Anjouanais vivant dans son île Ngazidja-Comore. Il prétendait ainsi pacifier la situation, mais en réalité, il était le principal instigateur de ces violences. On peut donc le qualifier de « pompier pyromane ».
En 2002, sous la pression internationale, le candidat Azali s’est présenté aux élections présidentielles conformément à la Constitution originelle issue de l’accord de réconciliation de 2001 à Fomboni, qui prévoyait une alternance présidentielle entre les îles. Cependant, bien que le processus électoral du premier tour, qui ne se déroulait que dans son île, semblait être correct, le second tour, qui se déroulait sur l’ensemble des trois îles, a été marqué par l’utilisation de tous les subterfuges imaginables par le candidat Azali pour gagner, avec une mainmise sur l’armée et son État insulaire, poussant ainsi ses deux concurrents, qui étaient également originaires de son île, à abandonner.
En 2016, il est parvenu au pouvoir grâce à la manipulation et à l’inversion présumées des résultats électoraux, sous l’influence de forces occultes étrangères, et à l’utilisation de la corruption, avec le soutien d’un groupe d’Anjouanais considérés comme aliénés et inféodés au système centraliste des Comores. Dès son arrivée au pouvoir, Azali a commencé à réprimer violemment les commerçants anjouanais avec des méthodes barbares telles que des bastonnades, des tortures, des séquestrations arbitraires, que ce soit à Volo-Volo ou dans les rues de Moroni. Ces persécutions se sont poursuivies et se poursuivent ça-et-là à Anjouan, dans ses localités ou préfectures sans exception.
En 2018, le despote Azali a tripatouillé la constitution pour la vider de sa substance démocratique et mettre fin à la large autonomie prévue pour les îles, les érigeant en États sans utiliser le terme « État », bien qu’elle ait été déjà réduite en 2009 par un de ses prédécesseurs. Ce tripatouillage constitue un coup d’État anticonstitutionnel et un crime aux yeux du droit. En outre, il a mis fin au principe de la Tournante présidentielle et a supprimé la Cour Constitutionnelle. Pour justifier son forfait, il a organisé une mascarade de référendum le 30 juillet 2018, soutenue par l’élite politique de Ngazidja-Comores.
En 2019, il a pris le contrôle absolu du pouvoir suprême de l’Union des Comores lors d’une élection présidentielle frauduleuse et qui n’avait pas lieu d’être, soutenu par des forces occultes étrangères. Même l’élite politique de Ngazidja-Comore avait candidaté à cette élection illégale et injuste, tandis que quelques Anjouanais corrompus, lobotomisés et décérébrés, voire même asservis mentalement par Ngazidja-Comore, avaient soutenu ce simulacre d’élection présidentielle organisé par Azali le 24 mars 2019, exacerbant ainsi le sentiment d’injustice et de trahison ressenti par le peuple anjouanais.
Au vu de ce qui précède, il est plus que justifié de s’interroger sur la reconnaissance d’Azali en tant que président légitime des Comores par l’Union Africaine, une organisation qui a pour mission de défendre les droits et l’émancipation des peuples africains, et pire encore d’être nommé président de celle-ci.
En dépit du cynisme, de l’antihumanisme et du suprémacisme ethnocentrique manifestes et avérés de cet individu horrible, il est difficile de comprendre comment il peut être accepté au sein de l’UA, malgré ses nombreuses violations des droits de l’homme, ses emprisonnements et assassinats d’opposants, ainsi que son mépris des institutions originelles légales et démocratiques instituées par référendum populaire le 23 décembre 2001 à l’issue de l’accord de réconciliation du 17 février 2001 à Fomboni.
Face aux violations des droits humains, y compris les crimes en tous genres tels que les crimes de corruptions, de détournements de fonds publics, les séquestrations illégales, tortures et assassinats, ainsi que le non-respect de la constitution originelle issue de l’accord de réconciliation de 2001 par ce despote sanguinaire, il est pressant de nous mobiliser ensemble pour le combattre.
Il est impératif que nous prenions conscience du péril que représente ce despote sanguinaire. D’autant plus que sa prétendue légitimité en tant que président de l’Union des Comores est contestée par l’ensemble de nos peuples : Comoriens, Mohéliens et Anjouanais.
Il est temps que les Comoriens, les Mohéliens et les Anjouanais s’organisent intelligemment ensemble pour s’opposer au maintien de cet individu au pouvoir en exigeant son départ immédiat de cette position qu’il usurpe depuis 2019, afin de prévenir des conséquences encore plus désastreuses et périlleuses. Si rien n’est fait, ce monstre risque de s’agripper au pouvoir ad vitam aeternam !
Puisque ce régime est illégitime, illégal, tyrannique et sanguinaire, il est justifié d’utiliser tous les moyens nécessaires pour le renverser.
À bas l’Union maléfique des Comores !
Vive l’État souverain d’Anjouan !
Anli Yachourtu JAFFAR
26 mars 2023
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