Saïd Ali Kamal-eddinne, un intègre dans un marigot de corrompus

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Saïd Ali Kamal-eddinne, un intègre dans un marigot de corrompus La nation comorienne vient de perdre un de ses enfants dévoués. Saïd ...

Saïd Ali Kamal-eddinne, un intègre dans un marigot de corrompus

La nation comorienne vient de perdre un de ses enfants dévoués. Saïd Ali Kemal, fondateur du parti Chuma, est mort ce matin à Moroni.

Premier ambassadeur des Comores en France


Journaliste de formation et de profession, le prince Saïd Ali Kamal-eddinne a débuté sa carrière à l'Ortf avant de devenir le premier ambassadeur des Comores en France après le coup d'État du 13 mai 1978. À ce titre, il est chargé de la mise en place d'une structure diplomatique en France et surtout de l'achat de l'immeuble qui abritera cette maison jusqu'en 1986. L'ambassadeur des Comores en France a acheté un hôtel particulier appartenant au célèbre comédien Louis de Funès dans le 13 ème arrondissement. De cette transaction, certains ont voulu l'accuser de détournement de biens. Homme de principe et de conviction, il s'est montré disponible et prêt à défendre son honneur et justifier cet acte de vente devant la justice comorienne.

Retour aux Comores en 1990 et troisième aux présidentielles


Après la mort du président Abdallah, Saïd Ali Kamal-eddinne rentre au pays et de porte candidat aux élections présidentielles de mars 1990. Fédérateur de l'opposition et des doléances de l'opposition face au régime sortant de l'Udzima, il sera crédit de 14% devançant de quelques voix Abbas Djoussouf.
Au second tour, à la surprise générale, il s'est rallié au candidat du pouvoir Saïd Mohamed Djohar. Ce ralliement sera l'un des leviers de la victoire du candidat du changement dans la continuité.

Ministre d'État de l'économie, baisse de denrées de première nécessité


Dans le premier gouvernement Djohar, il est nommé Ministre d'État, ministre de l'économie et numéro deux du gouvernement.il restera une année avant de démissionner à la suite d'une dissension entre le parti Chuma et les autres membres du gouvernement. Cette dissension est née d'une déclaration du ministre de l'intérieur Chuma de l'époque, Ibrahim Halidi, refusant d'accréditer la présence d'un mercenaire aux Comores en la personne de Max Vieillard. Cette déclaration du ministre de l'intérieur contrevenant à la déclaration du gouvernement qui avait annoncé la présence de ce mercenaire qui sera abattu tout près de Domoni à Anjouan. 

Djohar a exigé la démission de Ibrahim Halidi, Saïd Ali Kamal-eddinne refusa cette idée. Il choisit de quitter cette alliance par une lettre incendiaire et historique accusant Djohar d'être incapable de respecter ses engagements.

Durant un an et demi à la tête de ce ministère, le fondateur du parti Chuma a mis en œuvre un de ses engagements, la baisse de denrées de première nécessité, ainsi les prix du riz, du pétrole lampant, de la farine...ont baissé moins de 30% en moyenne.

Impliqué dans la chute de Djohar


Le 26 septembre 1995, Djohar a été destitué par les mercenaires de Bob Denard prenant en otage le président et conduisant le chef d'État major de l'époque, le Colonel Azali à déserter ses troupes et se réfugier à l'ambassade de France aux Comores.
Le 28 septembre 1995, il fût nommé co-présidents avec Mohamed Taki Abdoulkarim.
Durant le procès de Bob Denard, le mercenaire français a indiqué que ce coup a été préparé en lien avec les fils Abdallah et le soutien actif de Saïd Ali Kemal.

Aux élections présidentielles de mars 1996, il est candidat. Battu au premier tour, il soutient Mohamed Taki au second tour.

Victime du premier hold up électoral d'Azali 1


Saïd Ali Kemal a pris position, comme certains d'entre nous, contre la nouvelle constitution de 2001. Candidat aux présidentielles, il est qualifié au second face au président sortant et Mahmoud Mradabi. Devant la mascarade électorale qui s'annonçait, il a exigé des élections sécurisées et la junte a refusé. Malgré une non élection, selon les conclusions de l'observatoire comorien des élections, Azali a été déclaré élu à la suite d'une intervention des juristes de la Francophonie pour valider cette farce électorale.

Dernier acte en 2016


Fatigué et usé, il s'est porté candidat en 2016. Ayant perdu toute sa force électorale, il soutient Azali qui représente l'opposition comorienne. Après son élection, Ila été désigné conseiller du nouveau président.

Saïd Ali Kemal s'est retiré depuis peu sur la scène politique. Son parti politique Chuma est en voix d'extinction. La relève sera un défi pour ses dirigeants notamment d'être audible auprès des Comoriens.

Paix à son âme inchallah Amine.
Nakidine Mattoir, Historien

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