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Comment apprend-on le français langue seconde aux Comores? Quelles démarches et stratégies investies pour apprendre à mettre en œuvre le processus d’enseignement/apprentissage des langues ? 

La primauté accordée à ce parti pris de l’enseignement est intéressante de l’étudier. En effet, on accordera en amont une grande importance aux différentes approches didactiques et pédagogiques qui nous permettront d’explorer les stratégies mises en œuvre pour apprendre à lire et à écrire en Français Langue Seconde (FLS). Notre champ d’étude s’investit en aval dans une réflexion centrée sur la manière dont l’acte d’enseigner, de la lecture et de l’écriture entrent en corrélation dans l’espace-classe. Car il nous semble judicieux que les trois notions sous-jacentes sont étroitement liées.

A première vue, notre analyse ne sera pas à vocation descriptive mais elle se situe à mettre en évidence les pratiques d’enseignement pouvant permettre de dispenser le savoir-savant et communicatif à des élèves dont le français n’est pas leur langue maternelle. Il est à même de définir de manière minimale le concept fondamental de FLS afin de dissiper rapidement les confusions qui existent avec le Français Langue Etrangère (FLE). Le FLS est axé essentiellement sur trois critères élémentaires ou volets que l’on pourrait les sérier comme suit : 
  • - critère politique : le FLS est une langue qui a dans le pays un statut particulier que n’aurait pas une langue d’enseignement ; il est par exemple langue officielle dans la plupart des anciennes colonies françaises, Comores, Sénégal, Mali, etc. 
  • - critère sociolinguistique : il accomplit des fonctions importantes, langue utilisée souvent dans l’administration, les médias, etc. 
  • - critère pédagogique : il est souvent la langue de l’école, de la scolarisation, et sert de médium à d’autres apprentissages, ce que ne fait pas une LE, qui est objet d’apprentissage 
Conséquence : son apprentissage peut s’appuyer sur ces contextes sociaux qui sont dans l’environnement des élèves, ce qui n’est pas le cas pour une LE. 

Mais, du point de vue de l’apprenant, cette langue n’est pas sa langue première, il en possède une autre, et son apprentissage est à faire souvent dans l’école. 

Ensuite, pour éviter de procéder à de verbiages langagiers, il nous semble urgent de revenir sur les stratégies d’apprentissage des langues. Il existe de multiplicités des méthodes qui contribuent à la consolidation des acquisitions des langues maternelles et apprentissages des langues étrangères à travers la maîtrise de déchiffrement et de décodage de lettres en syllabe, de syllabes en mots, des mots en phrases et des phrases en texte. Il peut s’agir bien sûr d’investir ces mécanismes en prenant appui sur la méthode syllabique ou globale qui aboutira à une prise de conscience graphophonologique et de combinatoire syllabique. Cette méthode doit être appliquée en cycle 2 et 3 à travers la mémorisation de codage alphabétique. 

Il est à noter que les approches de l’apprentissage sont variées et doivent être diversifiés en classe. Chemin faisant, la liste est exhaustive mais l’on peut dégager l’approche de béhaviorisme de SKINNER qui repose sur une conception mécaniste du langage et de la subjectivité : le langage n’est qu’une somme de réflexes/habitude linguistiques automatisés lors de l’acquisition. L’acquisition du langage chez l’enfant est conçue comme une « chaîne de stimuli réponses », les stimuli sont proposés par l’entourage, les réponses sont basées sur l’imitation de modèles fournis par ce même entourage. Cela dit que l’apprentissage se fait par renforcement, répétition de l’énoncé par l’enseignant, imitation, modélisation, élaboration c’est-à dire reformulation, enrichissement, gérance, incitation, guidage, soutien, aide, tutorat etc. 

Par contre, CHOMSKY fait l’hypothèse que tout être humain dispose d’un dispositif d’acquisition linguistique inné. L’émergence de « structures linguistiques » est en quelque sorte biologiquement programmée, ce « dispositif » permet à chacun de se construire une « grammaire interne » à partir des données qui lui sont fournies par l’environnement. Cette hypothèse va servir de base aux « approches cognitives » qui vont considérer la « compréhension » des données, le « traitement » de l’information comme un processus central dans l’acquisition.

Constat : dans les interactions/communication, les locuteurs ne sont pas attentifs à la forme des énoncés qu’ils produisent. Ils sont attentifs au sens de ce qui est dit, de ce qui est échangé. Ils sont soucieux de comprendre et d’être compris, et c’est sur la base de cette « compréhension active » qu’ils intériorisent à leur insu des fonctionnements et des règles de la langue, et une intuition/un sentiment de ce qui est correct/grammatical (conforme au système) et de ce qui ne l’est pas. 

Il est bon de savoir que le constructivisme de PIAGET démontre que le développement cognitif (intelligence) et langagier de l’enfant (où les fonctions de représentation et de traitement de l’information sont privilégiées) ne repose pas sur une capacité innée (un dispositif d’acquisition) mais sur l’activité « organisatrice » du sujet. L’enfant est auteur de son développement, ce développement procède de « constructions » ou « d’organisations » successives, il est constitué des « réactions » de l’enfant aux sollicitations du monde extérieur et de son environnement, théorie des différents stades de l’intelligence). 

En résumé, il importe de garder à l’esprit que l’apprentissage se fait de manière efficace si on prendra en compte les différents paramètres suivants : Réalité des apprentissages, variabilité, sexes, statut, âge complexe singulière vs Dimension subjective de l'apprentissage : personnalité, attitude, motivation, affect. Apprentissage de langue : expérience affective, corporelle, relationnelle. Il faut définir les besoins des apprenants et il serait mieux de se référer à l’approche communicative : centration sur l'apprenant, besoins langagiers et communicatifs, objectifs linguistiques, pragmatiques, communicatifs, apprenant générique et apprenant sérialisant. 

La liste est sûrement longue et exhaustive mais on cernera en profondeur les stratégies d’enseignement/apprentissage mises en avant et les modalités d’évaluation si on aurait bien sûr l’occasion. 

BACAR Azihar Abdou 
Didacticien de FLE/FLS 
MARSEILLE 
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