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Cour d'assises. Assani Amada Bacar a été reconnu coupable du meurtre de Jean René Tatel en octobre 2015 et écope de 18 ans de réclusion criminelle. Il lui avait assené plusieurs coups de barre de fer sur la tête au motif d'une voiture mal garée.

«J'ai donné des coups mais c'était pour me défendre. Je ne voulais pas tuer Monsieur Tatel», affirme, en début d'audience Assani Amada Bacar. Pourtant, les éléments du dossier démontrent le contraire. Notamment celui décrit par le légiste. «Il y a au moins deux lésions au niveau du crâne portées par un objet contondant. Ces traumatismes ont créé un hématome provoquant la mort cérébrale de la victime». Et concernant les blessures de l'accusé, «cela ne pas peut être le fait d'un objet contondant mais de coups de poing», indique le médecin qui l'a examiné lors de sa garde à vue.

Pour le médecin légiste, les agressions ont été portées avec une barre de fer avec une extrême violence qui peut être expliquée par l'alcoolémie de l'accusé, évaluée à plus de 2 grammes. Ce qui implique qu'au moment des faits, l'accusé devait être à presque 4 grammes. Ce qui expliquerait qu'il ne se souvienne plus de plus grand-chose. Arrogant, à la limite de l'agressivité, il dit tout et son contraire sans convaincre. Durant l'audience, le mauvais génie du racisme anti «comorien» plane au-dessus de ce dossier, pourtant vite balayé par la Cour. L'accusé vivait dans une case appartenant au frère de la victime, et se souciait peu de son voisinage. La victime, elle, supportait difficilement cette proximité. Cet homme qui vivait là tranquille, voulait le rester. Mais les passages incessants, les insultes et les provocations rendent ce voisinage invivable. Depuis 2012, les altercations réciproques se multiplient jusqu'au drame (voir par ailleurs).

«C'est bien l'accusé qui est responsable de la mort de Jean René. En analysant le dossier, on ne peut que constater sa culpabilité, plaide Laurent Payen pour la famille de Jean René Tatel. Toute cette famille attend que vous rendiez justice. Et la décision que vous allez prendre, leur permettra de se reconstruire ».

«Il n'y a pas de racisme dans ce dossier, mais simplement un problème de voisinage, souligne de son côté l'avocat général. Après l'altercation verbale, il entre dans une colère folle et prend la première chose qu'il a sous la main et frappe. En face, la victime est à mains nues. C'est facile de dire maintenant que l'on est désolé. Mais il fallait y penser avant. Au moment où il a frappé, que valait pour lui la vie de Jean René Tatel '», termine le représentant de la société en requérant une lourde peine.

«Qui porte les coups en premier, interroge Me Jean-Jacques Morel pour la défense. Mon client a été blessé et n'a fait que se défendre face à une agression. L'enquête manque de précision. On sait que la victime a déjà donné des coups de bois à certaines personnes. Il a pu en donner à Assani. Pourquoi ne pas le croire ' Les relations de voisinage sont exécrables depuis des années et c'est la victime qui provoque mon client. Il a eu certes des gestes qu'il n'aurait pas dû avoir mais ce n'est pas un meurtre, car il ne voulait pas tuer», conclut Me Morel en demandant la requalification en coups mortels aggravés et la clémence de la cour.

Assani Amada Bacar a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle.

Des relations de voisinage exécrables

Le samedi 3 octobre 2015, au 32 chemin Ricquebourg à la Plaine-Saint-Paul, René-Paul Tatel, un homme de 55 ans, se rend chez son voisin, Assani Amada Bacar, un homme de 28 ans, originaire de Mayotte. Celui-ci a garé son véhicule devant le portail du quinquagénaire, l'empêchant ainsi de sortir. René-Paul Tatel lui demande alors de bouger son véhicule. Mais depuis de nombreuses années, un conflit existe entre les deux voisins. 

Ivre, après avoir passé la nuit à boire avec des amis, l'accusé s'emporte, s'empare d'une barre de fer et assène plusieurs coups à René-Paul qui s'effondre devant sa femme. «Lorsque je suis revenue, il avait le visage en sang. Il s'est levé, est allé se laver dans l'évier de la cuisine. Puis, il a fait quelques pas et est tombé. Il ne bougeait plus. Il était dans le coma», explique sa compagne, en retenant ses larmes. Une mère de famille qui explique que les conflit entre son mari et l'accusé sont récurrents. 

Trois semaines auparavant, une altercation avait déjà eu lieu en pleine nuit, alors que l'accusé totalement ivre revenait avec des amis. «Ils nous ont réveillés. Mon mari est sorti pour leur demander de faire moins de bruit et Bacar s'est énervé. Il voulait tuer mon mari. Il le disait. Je l'ai entendu», soutient-elle. Des dires confirmés par plusieurs témoins, notamment ceux de l'accusé. Un lourd conflit qui a, malheureusement, trouvé son épilogue ce 3 octobre 2015. ©Clicanoo.re
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