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ADIEU DRAMSI

Firozaly Dramsi qui vient de nous quitter était, à mes yeux, un homme de synthèse. Sa capacité à être de toutes les générations m'a toujours étonné et agréablement surpris. Elle lui assurait ce don de pouvoir dialoguer avec tout le monde sans se rabaisser ou regarder les gens de très haut comme d'autres de la classe des gens aisés savent le faire. 

Lors d'une première rencontre à l'hôtel Les Arcades, avec une nostalgie non feinte, il me disait son admiration et sa totale adhésion à la politique d'Ali Soilihi Mtsachioi qui était, pour lui, la voie du salut pour les Comores. 

"Notre pays - je cite de mémoire - a perdu en lui, un patriote, un homme de conviction et un combattant pour son bien-être". En perdant Dramsi, aujourd'hui, ce même pays a perdu l'un de ses grands patriotes, l'un de ces rares hommes qui cherchent à servir plutôt que de se servir. 

L'interview pour laquelle j'ai été le voir pour Alwatwan n'eût, finalement, pas lieu. Rendez-vous fut pris donc pour plus tard. J'ai été émerveillé d'écouter cet homme qui a bien connu Ali Soilihi dont il parlait sans extravagance ni admiration excessive mais avec beaucoup d'estime et de respect. Il était loin des clichés de ceux qui se disaient soilihistes à 104% pour user d'une expression en vogue chez certains depuis la dernière présidentielle. Dramsi fut soilihiste. Il ne le simulait pas comme on le rencontre chez certains des siens qui l'ont vite oublié dès la dernière pelée de terre jetée sur sa tombe. Il était soilihiste dans l'âme. 

Note seconde rencontre sera l'occasion de commencer à mieux connaître l'homme. Il était un peu amer de voir les hommes d'origine indienne peu pris intégrés dans la société. "Ce pays est le nôtre à nous tous, quelle que soit l'origine des parents et grands parents", disait-il, comme un peu fâché. 
Dramsi a fait son grand mariage à Moroni, lui et ses enfants ont étudié avec les moyens des Comores. Il ne comprenait pas alors ce refus du "retour sur investissement". Il comprenait peu qu'aucun dirigeant comorien, Mongozi excepté, n'ait voulu prendre en compte la communauté dont il est issu.

C'est après avoir fait sa connaissance au début des années 2000, qu'il me suggéra pour Alwatwan, l'usage de l'appareil photo numérique qu'il nous a vendu à prix cassé. Pour l'anecdote, les photographes du journal, à l'époque, s'étaient unis contre la nouveauté, habitués à la bonne vieille pellicule. Mais le temps est passé par là et a fait son oeuvre. 
Dramsi, tu n'es pas mort, tu as choisi le repos après tout ce que tu as fait pour nous. Repose en pays, cher et vieil ami. Mohamed Hassani
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