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Il y a dans la vie des moments que l’on n’est pas préparé à vivre et que l’on ne voudrait pas vivre. Celui-là en est un.

Depuis la mort d'Ali Soilihi, la jeunesse comorienne se confronte au vide, au néant. Nous, les gamins d'hier, d'aujourd'hui et demain, nous avons et nous aurons le même refrain, comme disait affectueusement Mdzaza Makotry. « Nous avons perdu notre ami, nous avons perdu un maître, nous avons perdu un fils ». Comment allons-nous faire maintenant ?

Mtsachiwa était honnête !

Cet homme, qui avait pris le pouvoir pacifiquement en 1975, mettant fin à 150 ans de colonisation, avait mis en place la plus jeune nation révolutionnaire au monde. La plus jeune politiquement car sa nouvelle constitution donnait le droit de vote à l'âge de 14 ans ou 16 ce qui ne s'était jamais vu nulle part ailleurs. Cette nation avait misé sur son potentiel le plus sûr celui de sa jeunesse. Une jeunesse pleine d'enthousiasme prête à s'engager à fond. Cet homme allait partout de ville en ville, d'île en île, pour expliquer la nouvelle constitution, les nouvelles réformes : sociale, administrative, scolaire, culturelle...

Cet homme qui donnait toute son énergie pour réaliser ce que nous appelions le point de non-retour. Cet homme qui exprimait souvent le rôle primordial de la jeunesse dans un état en construction. Cet homme qui relevait l’importance de la libération de la femme Comorienne. Cet homme qui luttait contre le racisme, l'abus de pouvoir, l'exploitation de l'ignorance, le charlatanisme, l'immobilisme et la mendicité d'un état souverain était un ennemi à combattre. Cet homme était le fruit de ses frères et ses sœurs comoriens. 
Cet homme a été sauvagement abattu avec la complicité de Milanantsy et de Mabeparé (bourgeoisie).

Mes souvenirs reviennent, je me remémore les larmes de ma grand-mère, les applaudissements du peuple Comorien et les chants de Louange à Bob Denard, la destruction des infrastructure comme la route (paré Charif) qui mène vers la corniche, le vol des matériaux de sociétés d’état : travaux publics, topo, P.A.M. (programme alimentaire mondial), locaux commando Mwoiss…

Ali Soilihi est mort et alors : ce petit peuple continu à vivre dans le rêve éternel. Ses enfants quittent le pays dans des bouées de sauvetage pour l’autre rive. Ce petit pays continu à vivre comme si de rien n’était.

Ali Soilihi était proche de la jeunesse. Il a toujours su rester jeune dans les faits. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles la jeunesse se sentait bien avec lui et la jeunesse lui était profondément attachée. La jeunesse lui avait toujours voué une grande admiration. Il incarnait naturellement pour la jeunesse la droiture, la sincérité, la franchise. Il était un honnête homme, au sens le plus noble du terme. La jeunesse a eu beaucoup de mal à accepter que lui, qui paraissait indestructible, puisse être sauvagement abattu par les mercenaires, surtout des inconnus. La vie est donc souvent injuste.

Aujourd'hui, cette jeunesse est orpheline. Et pas seulement la jeunesse, ses proches, son entourage politique mais aussi tous les membres de son autre famille, celle de la révolution qu’il a fondé il y a presque un demi-siècle avec quelques autres passionnés et dont il a été depuis l’emblématique Président.

Témoignage d’un révolutionnaire : « Il était bien sûr le plus ancien d’entre nous et pourtant, paradoxalement, sur bien des aspects, il était le plus jeune, le plus novateur, le plus entreprenant. Les idées nouvelles ne lui manquaient jamais. Et si souvent il était le maître d’œuvre, il lui arrivait aussi de mettre la main à la pâte. ».Que la paix et la bénédiction d allah soit avec lui . Paix à son âme.
Par Rafik Adili
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