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Mes chers Présidents,

Je vous écris ma lettre pour vous rappeler le pacte tacite que nous avons signé ensemble, que vous faites semblant d'oublier mais que vous ignorez tout simplement en réalité puisque vous trouvez en moi un idiot qui ne réclame jamais ses droits alors que vous, de votre côté, ne laissez aucun franc vous passer entre les doigts.

Mes chers Présidents,
En vous portant à la tête de notre État, je conclus avec vous ce marché qui vous permet de jouir légalement de tous ces privilèges inhérents à votre fonction et qui, en même temps, vous oblige à tout mettre en oeuvre pour nous faciliter la vie quotidienne. Oui, nous, car vous ne serez pas Présidents à vie. Un jour, vous ne serez plus au pouvoir et au même titre que moi vous aurez besoin de tous ces services.

Mes chers Présidents,

En vous faisant l'honneur d'être le chef suprême de notre pays, j'attends en retour que vous m'éduquiez et me trouviez un emploi. Oui, j'ai besoin de travailler après mes études pour gagner ma vie. Après avoir travaillé, je veux être payé à la fin de chaque mois. Avec mon salaire, j'irai me chercher à manger. Si je mange et que, par accident, je deviens malade, je veux être soigné. Pour être soigné, il faut bien-entendu construire des hôpitaux. Mais pour arriver à ces hôpitaux, j'ai besoin d'un système de transport ainsi que des routes. Une fois à mon hôpital construit par mes chers Présidents que j'ai élus, il me faut de l'électricité pour le fonctionnement des différents appareils et de l'eau pour mes besoins naturels. Mais si mon cas s'avère grave et nécessite une évacuation, mes chers Présidents, n'aurai-je pas besoin de ports au pire ou d'aéroports au mieux ainsi que des sociétés maritimes ou des compagnies aériennes?

Mes chers Présidents,

Cela est exactement le contenu de notre pacte. Mais vous n'y attachez pas beaucoup d'importance car vous connaissez mon incapacité à crier contrairement à vous quand vous réclamez vos propres privilèges. Je reste tranquille et me résigne à ce qui, à mes yeux et selon mon interprétation, est l'expression de la volonté d'Allah.

Je ne fais pas de bruit car je suis un homme pacifique. Oui, je ne veux aucun mal à mon beau pays. Pourtant, je suis conscient que ce sont mes droits que je dois réclamer sans crainte aucune. Je sais aussi que ce sont vos droits à vous, mes chers Présidents, et que vous en aurez aussi besoin quand vous ne serez plus aux affaires.

Pourquoi donc, mes chers Présidents, ne vous efforcez-vous pas de nous accorder, vous et moi, tous ces droits inaliénables quand vous vous installez à Beit-salam? Pourquoi ne pensez-vous qu'à vos privilèges mais pas à mes droits?

Mes chers Présidents,

J'ai fait preuve de patriotisme des années durant. J'ai aimé mon pays. J'ai prié pour lui. Mais ce chômage qui m'avilit, cette faim qui me torture, cette maladie qui menace ma vie, ces routes qui me secouent et me dépriment, ces hôpitaux qui me font vomir plus que ma maladie, cette obscurité qui me fait perdre toute envie, ce manque d'eau qui me fait puer, cette arrogance qui me provoque et m'agace finiront tôt ou tard par faire de l'être pacifique que j'étais jadis une bombe, un terroriste, un bandit, un voleur, un kamikaze.

Mes chers Présidents,

Ayez pitié de moi. Ne laissez pas cet homme épris de paix devenir un malheur pour son pays, une honte pour sa Nation, un vaurien, un traître. Aidez-moi et éloignez-moi de toute forme de violence en respectant vos engagements, en honorant votre part du marché.

Mes chers Présidents,

Mettez-vous à ma place. Que feriez-vous si vous assuriez tous les services au profit de la population mais que vous ne voyiez pas la couleur de vos privilèges puisqu'au préalable je devais donner mon accord et que je ne le faisais pas? Que feriez-vous si malgré tous vos efforts je restais cet homme ingrat et arrogant? Que feriez-vous si vous voyiez que j'ai tout et que vous n'avez rien ou presque?
Ne seriez-vous pas en colère? Ne seriez-vous pas tentés de réagir? Conseil, mes chers Présidents, ne faites jamais à autrui ce que vous n'aimeriez pas subir.

Cordialement,
Babayou Houmadi
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