[ads-post]

© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)-
Les habitants de Mayotte, soumis depuis plusieurs mois à des restrictions d'eau draconiennes, espèrent voir leur situation s'améliorer après de fortes pluies ce week-end et avec la mise en oeuvre d'un plan d'urgence destiné à mettre un terme à une pénurie récurrente.

La sécheresse sévit depuis mi-décembre dans le sud et le centre en raison du retard de la saison des pluies. Un problème récurrent pou l'ile, très dépendant des précipitations, et où la pression démographique est forte.
Un enfant remplit un seau d'eau potable à
Tsararano sur l'île de Mayotte le 27 décembre 2016
-AFP/Ornella LAMBERTI

Après plus de deux mois d'alimentation en eau rationnée, avec des coupures d'eau deux jours sur trois pour faire face à la pénurie, la ministre française des Outre-mer a annoncé lundi un assouplissement des restrictions, avec une distribution un jour sur deux, suite à des pluies salvatrices durant le week-end.

L'essentiel (79%) de l'alimentation en eau potable du département provient de deux retenues collinaires, l'une située à Dzoumogné (nord, 2 millions de m3 d'eau) et l'autre à Combani (centre, 1 million de m3). Généralement, la saison des pluies permet de remplir les deux retenues, mais fin décembre, faute de précipitations, les deux retenues n'étaient plus remplies qu'à 28% et 13%.

C'est "une crise", a reconnu la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts, qui a signé lundi un plan d'urgence "eau" avec le Syndicat intercommunal d'eau et d'assainissement de Mayotte (Siaem), l'Agence française de développement (AFD) et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), qui prévoit des mesures à court, moyen et long terme.
Une rotation de tankers depuis la Réunion apportera dès la mi-2017 jusqu'à 500.000 m3 d'eau destinés à approvisionner les retenues collinaires. Quelle que soit la quantité de pluie qui pourrait tomber prochainement, "les retenues collinaires ne pourront pas être remplies d'ici la prochaine saison sèche, prévue dès le mois de juin", a expliqué la ministre, qui se rendra sur place à la mi-mars.

Parmi les mesures fortes, huit forages seront réhabilités, dont quatre seront opérationnels dès août 2017 pour un gain espéré de 2.000 m3 d'eau par jour.

- "Souffrance de la population" -

Une usine de désalinisation sera aussi construite dans un délai maximal de 18 mois, pour un coût de 12 M EUR.

Afficher la suite...


Enfin, une troisième retenue collinaire, attendue depuis de nombreuses années, devrait voir le jour fin 2020 à Ourovéni (centre), pour un coût de 25 M EUR.

Au total, le ministère mobilise 5,5 M EUR du Fonds exceptionnel d'investissement. Le plan sera aussi financé par des crédits du Contrat de plan État-Région, des crédits européens (14 M EUR), et un emprunt de 46 M contractualisé avec la Caisse des Dépôts et consignations.

"L'approvisionnement en eau est une compétence locale", a rappelé la ministre, mais "l’État prend sa part dans la gestion de la situation d'urgence" et au delà, "dans l'accompagnement des collectivités", pour que "l'année prochaine, il n'y ait plus de problèmes à gérer".

Ce plan est "une exigence", a insisté le député Ibrahim Aboubacar, dénonçant la "souffrance de la population depuis plus de deux mois". "Mayotte vit des moments très difficiles, c'est un vrai engagement de l'État", a souligné Moussa Mouhamadi, président du syndicat intercommunal de l'eau.

A cause des restrictions d'eau, la rentrée scolaire de janvier avait été retardée dans certaines communes et des enfants ne se rendaient à l’école que deux heures de cours par jour, faute de sanitaires. Début février, le ministère des Outre-mer avait déjà débloqué en urgence 500.000 euros pour l'achat de bouteilles et de citernes d'eau dans les écoles.

L’État financera également l'installation de points d'eau potable collectifs supplémentaires pour la population. Les jours de distribution d'eau, les habitants tentent de faire le maximum de réserves dans des bidons, bassines, baignoires, etc., pour tenir les jours suivants.

Certains d'entre eux ont manifesté début février à Mamoudzou (chef-lieu), contre cette situation, qui pénalise aussi les secteurs du BTP, de la restauration et du tourisme. AFP
© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)
ARTICLES LES PLUS RÉCENTS :
Si vous souhaitez publier un article sur Habarizacomores.com
CLIQUEZ ICI SVP!
HabarizaComores.com est un site d’échanges. Les commentaires doivent être conformes aux règles relatives à la publication de commentaires. En tout cas, on se réserve le droit de supprimer (voire bloquer le compte) tout commentaire qui ne répondrait pas à la charte du site.Merci de votre compréhension !
Charte d'utilisation
Catégorie (s) & Auteur :

Administrateur

{picture#https://lh6.googleusercontent.com/-tt-fPQLpGls/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAA-kU/_QmMDncltFE/s120-c/photo.jpg} Administrateur et gestionnaire du site www.habarizacomores.com. {facebook#https://www.facebook.com/hakim.ahamedzoubeiri} {twitter#https://twitter.com/HabarizaComores} {google#https://plus.google.com/+HakimAHAMEDZOUBEIRI} {pinterest#YOUR_SOCIAL_PROFILE_URL} {youtube#https://www.youtube.com/user/mikah01} {instagram#http://www.linkedin.com/pub/hakim-ahamed-zoubeiri/3b/5b3/a32}

Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Fourni par Blogger.