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En partenariat avec le ministère de la justice, le conseil national des droits de l’homme et des libertés (CNDHL), a tenu un atelier de deux jours, qui a pris fin hier, de renforcement des capacités. Le but était de sensibiliser les différents acteurs pour que le pays puisse être au rendez-vous à l’examen périodique universel (EPU) au conseil de droit de l’homme à l’ONU, en 2018.

Au conseil de droit de l’homme de l’ONU, les Comores ont passé leur deuxième cycle en 2014, à l’issu duquel 123 recommandations ont été faites par ledit Conseil. Selon le président de la commission nationale des droits de l’homme et des libertés, Ahmed Mohamed Allaoui, « pas une des ces recommandation n’est mise en œuvre par le pays ». Autrement dit, en matière de droits de l’homme les Comores sont à la traine comme le reconnait M.Allaoui. 

Ce retard qu’accuse le pays serait la raison qui a poussé le ministère de la justice et la CNDHL à organiser cet atelier pour « sensibiliser les départements techniques ministériels et l’autorité gouvernementale par rapport au cycle 2018 », selon les explications du président de la Cndhl, à La Gazette des Comores hier avant la clôture dudit atelier au centre Imam Chafioun. Les 123 recommandations seront reconduites si elles ne sont pas mises en œuvre, toujours d’après Allaoui qui espère qu’à la fin de l’atelier « sera élaborée une feuille de route qui aboutira à la mise en place d’un comité de suivi et de mise en œuvre…jusqu’à l’élaboration et la soumission du rapport auprès du conseil de droit de l’homme ». 

A la question de savoir ce qui se passera en octobre 2018 si d’ici cette date les Comores ne bougent toujours pas le petit doigt, le président du CNDHL fait savoir que les 123 recommandations seront reconduites. Parmi ces fameuses recommandations, les Comores sont appelées à « prendre d'autres mesures pour accroître l'indépendance de l'Agence de lutte contre la corruption afin qu'elle puisse enquêter de manière approfondie sur des allégations crédibles de corruption et accroître le nombre de poursuites engagées dans le cadre du système judiciaire ». 

Au lieu d’accroitre son indépendance et son efficacité, le président de la république a pris le 8 septembre dernier la décision de dissoudre la commission nationale de lutte contre la corruption. Un décret annulé par la Cour Constitutionnel. 2018 arrive à pas de loup. A la manière dont va le pays, il y a des fortes chances que nous redoublions, à défaut de tomber à la case départ comme le Royaume Wahhabite, pays que les Comores s’inspirent dangereusement du mode de gouvernance. Notons qu’étaient présents dans l’atelier des officiers de l’armée et de la police. Des hauts gradés dont les institutions n’accordent aucun respect à la dignité humaine de la population carcérale.

Toufé Maecha, La Gazette des Comores
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