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COMMUNIQUÉ DU RÉSEAU DES ÉLUS FRANCO-COMORIENS SUITE À LA RENCONTRE AVEC LE PRÉSIDENT COMORIEN MONSIEUR AZALI ASSOUMANI, DU MERCREDI 5 OCTOBRE 2016, À NEUILLY-SUR-SEINE

Le Président de l’Union des Comores, Monsieur Azali Assoumani, a rencontré, à sa demande, une vingtaine d'élus et anciens élus franco-comoriens, le 5 octobre 2016, dans le cadre de « sa volonté d’associer les différents acteurs, issus de la diaspora comorienne, au développement des Comores », en présence du Ministre des affaires étrangères, de la coopération, chargé des comoriens de l’étranger et de l’Ambassadeur des Comores en France.

A l’occasion de cette rencontre, qui était transmise simultanément sur de nombreuses radios comoriennes et de la diaspora, le président comorien a tenu à féliciter les élus et anciens élus franco-comoriens pour leur implication politique et citoyenne. Il a salué cet engagement, qui traduit une réelle capacité des ressortissants binationaux à concilier intégration dans le pays d’accueil et attachement à leur pays d’origine, et a encouragé les comoriens de France à soutenir cette dynamique.

Les échanges se sont déroulés dans un climat de respect mutuel qui a permis aux élus franco-comoriens et au président comorien d’aborder, de manière franche et constructive, un certain nombre de questions touchant l’ensemble de la diaspora.

- Création d’un cadre de concertation entre l’État comorien et sa diaspora.

L’absence d’un cadre formalisé de concertation entre l’État et sa diaspora handicape très fortement leurs relations et rend inefficace l’action de l’un envers l’autre. De nombreuses tentatives de structuration ont marqué les vingt dernières années à l’initiative des gouvernements successifs, mais aucune n’est parvenue à la mise en place de cet espace de concertation indispensable et tant attendu.

Pour les élus franco-comoriens, l’État comorien doit poser les bases d’un cadre de concertation pérenne en accompagnant la relance du processus de structuration de la diaspora de France, engagé par l’ancien gouvernement.

Les élus franco-comoriens, sont disposés à s’impliquer aux côtés des autres composantes de la diaspora, dans ce processus.

Le président dit partager ce constat et prêt à relancer le processus de structuration.
- Renforcement des liens institutionnels « traditionnels» entre l’État comorien et la diaspora.
En France, la représentation diplomatique et consulaire des Comores demeure un canal privilégié, mais semble malheureusement pâtir de nombreuses difficultés qui ne lui permettent pas de jouer pleinement son rôle. Les élus ont plaidé en faveur d’une Ambassade redynamisée et renforcée, tant en ressources humaines qu’en moyens matériels. Ils ont demandé, notamment que le traditionnel poste de Conseiller, chargé de la coopération et de la diaspora, soit redynamisé autour d’une personne capable de gérer l’action de coopération décentralisée, en lien avec les gouverneurs. Cette mission devra également permettre la mise en synergie des actions de codéveloppement portées par les structures issues de la diaspora.

Aux Comores, le rattachement de la question de la diaspora au seul ministère des relations extérieures semble restrictif et cache d’autres réalités qu’il convient de prendre en compte, dans une nouvelle stratégie de penser les rapports entre l’État comorien et sa diaspora. Ses relations ne peuvent pas, en effet, être réduites à une simple affaire de relations « extérieures » ou « étrangères ».

Les élus franco-comoriens considèrent que la diaspora doit être vue dans sa dimension multisectorielle, comme un acteur intéressant l’ensemble des ministères (Éducation, Transport, Économie et finances, Décentralisation, Justice, culture, jeunesse, etc.)

La création d’une mission interministérielle aux relations avec la diaspora, rattachée directement à la présidence de l’Union des Comores, leur parait donc nécessaire. Cela représenterait à la fois un acte symbolique fort et une stratégie nouvelle, gage d’efficacité dans les relations entre la diaspora et le gouvernement comorien, dans son ensemble. Le Ministère des affaires étrangères y jouerait, certes, un rôle prépondérant mais non exclusif.

L’idée de ce rattachement à la présidence de la question de la diaspora parait pertinente pour le président comorien qui préconise que cela puisse se mettre en place, naturellement en lien avec le Ministère des affaires étrangères.
- La création d’un Consulat général à Marseille.
L’importance de la communauté comorienne de Marseille et sa région lui confère une place prépondérante au sein de la diaspora.

Dans un souci d’amélioration des services consulaires rendus à cette population, les élus franco-comoriens soutiennent la demande de leurs collègues marseillais sur la nécessité de l’ouverture d’un service consulaire général à Marseille.

Selon eux, la présence d’une représentation consulaire, à Marseille, constituerait, par ailleurs, un moyen de promouvoir le rayonnement de l’Union des Comores à travers le monde, à partir de la deuxième ville de France.

Le président comorien se dit attentif à cette demande qui, selon lui, se justifie parfaitement. Il l'examinera attentivement afin de réunir toutes les conditions de sa réussite, qui doivent passer par la mobilisation des moyens humains et matériels pour éviter à l’État comorien de dépendre d’une aide extérieure.
- Appui au développement de partenariats franco-comoriens, dans le cadre de la coopération décentralisée.
La coopération décentralisée, au sens français du terme, désigne l’ensemble des partenariats de coopération entre des collectivités territoriales françaises et leurs groupements, d’une part, et des entités territoriales étrangères, d’autre part. 

L'absence d’entités territoriales dans l’organisation administrative des Comores, jusqu'en 2015, a retardé la mise en place d'une coopération décentralisée entre la France et les Comores. Le processus de communalisation engagé, depuis une dizaine d’années, a permis l’établissement de quelques partenariats de coopération décentralisée, mais qui semblent « patiner » devant la fragilité institutionnelle et organisationnelle des entités territoriales comoriennes (gouvernorats et communes). Pour les élus franco-comoriens, sans un gouvernorat et une commune administrativement solides, toute démarche de coopération décentralisée est vouée à l’échec.

Les élus franco-comoriens et les nombreux cadres de l’administration, que regorge la diaspora, peuvent être mobilisés pour accompagner ce processus de décentralisation aussi bien dans le domaine des réformes législatives, nécessaires et l’appui technique, que dans la formation et la mobilisation de financements.

Sur ce sujet, le président comorien affirme que son gouvernement poursuivra le processus de décentralisation pour doter les communes des moyens nécessaires qui leur permettent d’être opérationnelles. Il partage l’avis des élus franco-comoriens sur la nécessité de mobiliser élus et cadres administratifs, issus de la diaspora, pour accompagner ce processus, dans le cadre d’un dispositif à construire.

S’agissant de la coopération décentralisée, le Président comorien appelle à une coordination de l’action internationale des gouvernorats et des communes, pour plus de cohérence dans le cadre de la stratégie nationale de développement du pays.

- Mettre un terme aux drames humains, liés à l’utilisation de moyens de transports illégaux entre Anjouan et Mayotte et trouver une solution pour améliorer les conditions de vie des familles originaires des autres îles vivant à Mayotte.

La question de Mayotte est multidimensionnelle et l’aborder sous tous ses angles mériterait une rencontre spécifique à laquelle les élus franco-comoriens sont prêts à participer.

En effet, la situation dramatique, vécue à Mayotte par les personnes originaires des trois autres îles, est intolérable. Les élus franco-comoriens n’ont pas manqué d’interpeller le gouvernement français, sous différentes formes, pour dénoncer l’insécurité qui règne à Mayotte et le sort inacceptable, réservé à la population comorienne des autres îles.

Les élus franco-comoriens, de par leur double appartenance, sont prêts à prendre part à la réflexion que peuvent engager l’Union des Comores et la France, dans la recherche d’une solution durable au contentieux sur l’île de Mayotte.

En attendant, ils appellent l’État comorien à des mesures urgentes sur la situation « humanitaire », en agissant activement, au nom de la garantie de sécurité qui lui incombe, contre l’usage de moyens de transports illégaux et sauvages, entre Anjouan et Mayotte.

Le président comorien affirme que la question de Mayotte a été au cœur des échanges avec le président français, qui a pris l’initiative de désigner deux émissaires pour animer le dialogue entre les deux états. Il s’agira, selon le président, de trouver une solution pragmatique à la question de Mayotte dans sa globalité.

Pour ce qui est des drames quotidiens l’État doit effectivement intervenir, selon lui, au nom de la préservation des vies de la population, même si le président reconnaît une complexité dans la résolution de cette question.

- Fixer le cadre pour la continuité et le suivi des relations entre l’État comorien et le réseau des élus et anciens élus franco-comoriens.

L’initiative prise par le président de l’Union des Comores d’associer les élus franco-comoriens dans la réflexion sur le développement des Comores est salutaire. Elle témoigne de la prise de conscience du rôle majeur qu’ils peuvent jouer dans le renforcement des relations entre la France et les Comores, aussi bien à l’échelle locale -lien avec la communauté- qu’au niveau national dans un rôle d’interpellation tant auprès de l’État français qu’auprès de l’État comorien, sur des sujets d’intérêt collectif.

C’est la raison pour laquelle, les élus franco-comoriens prennent avec beaucoup d’enthousiasme l’initiative du Président Azali Assoumani, mais restent très attentif à la suite qui sera réservée à la rencontre du 5 octobre 2016.

Les élus franco-comoriens demandent la désignation d’un interlocuteur spécial ainsi qu’un cadre de pérennisation et de suivi du lien entre leur réseau et le Président comorien. Ce dernier les rassure de sa volonté de consolider ce lien, et plus globalement celui du gouvernement, avec leur réseau. Le présidant a pris l’engagement qu’une feuille de route allait être établie et partagée, pour fixer le cadre de travail entre les deux parties.

Paris le 10 octobre 2016 
Le Réseaux des élus et anciens élus franco-comoriens
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