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De nos jours, certains pensent que le shiisme est un phénomène nouveau dans les îles Comores ; les plus jeunes peuvent croire, selon le discours populaire, que le shiisme est arrivé aux Comores après l'arrivée de l'Ayatollah Ahmed Abdallah Mohamed Sambi aux commandes du présidium des quatre Îles où le sunnisme chaféite est la doctrine officielle dans l'imaginaire collective. Sauf que, depuis l'époque médiévale, l'islam shiite est présent, instinctivement, dans les pratiques traditionnelles aux Comores et nous allons énumérer certaines d'entre elles, les plus importante avec l'histoire de chacune d'elles. 

Aujourd'hui, le pouvoir politique s'est levé pour dénoncer la présence iranienne aux Comores comme synonyme du développement des pratiques shiites dans le pays. Or, la plupart de celles-ci existent dès l'arrivée de l'islam aux Comores sous forme de folklore encore très vivace. L'islam des Comores comme le shiisme donne beaucoup d'importance à la famille prophétique (ahl al bayt), ce qui est d'ailleurs la cause sine qua non de la naissance du shiisme. En effet, immédiatement après la mort du dernier Prophète, Muhammad, les partisans de 'Alî – premier noyau de ce qui va devenir plus tard le shiisme – n'étaient pas d'accord avec l'élection d'Abû Bakr comme successeur du Prophète.

Ces 'Alides, c'est-à-dire, les partisans de 'Alî, qui étaient très minoritaire par rapport à l'autre groupe soutenant Abû Bakr, ont avancé que le Prophète aurait désigné son cousin 'Alî comme successeur. Très vite, la figure de 'Alî devint un personnage saint et sa famille entière devint ainsi une famille sainte dont les membres de celles-ci sont considérés alors comme des êtres théophaniques. Ce culte de la famille prophétique est bien respecté depuis de longue date aux Comores alors que c'est un culte qui s'est développé rapidement après la mort du Prophète et les querelles politiques de la succession. C'est pour cela qu'en 1427, on pouvait voir dans la mosquée du Vendredi de Moroni, une inscription requérant la protection d'Ali et de sa famille [Blanchy et Said, 1989]. Ce genre d'inscription était à l'époque médiéval propre au shiite comme une sorte de légitimité contre le pouvoir Omeyyade. 

Ensuite, après le décès d'une personne, la tradition comorienne respecte un certains nombres de rites : d'abord un deuil de trois jours qui prolonge ensuite jusqu'à quarante jours ce qu'on appel arbayîn, une corruption de l'arabe arbaʿīn qui veut dire tout simplement quarante. Pour comprendre l'origine de cette tradition, il faut remonter en 680, Yazid b. Mu'awiyya, alors calife de l'empire Umeyyade, ordonna le massacre d'al-Husayn, petit fils du Prophète, une bataille considérée par les shiites comme une guerre d'extermination de la famille prophétique dont la totalité de la famille du Prophète sera massacré durant cette guerre. 

D'ailleurs ce massacre est considérée par la plupart des historiens comme la véritable naissance d'un véritable doctrine du shiisme. Ainsi, du 9 au 10 Muharam, les shiites font un certains nombres de rites notamment l'auto-flagellation afin de demander pardonner à leur seigneur parce qu'ils n'ont pas pu venir sauver leur imâm Husayn. Durant tout le mois de Muharam et jusqu'à 40 jours, les shiites vont rester en deuil notamment avec un certains nombres de rites notamment les auto-flagellations en forme de défilé dans les rues. Cette tradition de 40 jours de deuil est arrivée au Comores depuis l'Afrique de l'Est où une très forte communauté shiite, notamment avec des commerçants persans qui étaient présent sur la côte africaine jusqu'à Mozambique.

Aujourd'hui, le shiisme est instrumentalisé, commence à faire peur mais en réalité il est déjà pratiqué dans le pays depuis de longues dates sous formes de traditions qui sont aujourd'hui encore très vivaces. Cela signifie qu'on pratique le shiisme sans pour autant s'en rendre compte. Il faudra se demander , en fermant écoles et hôpitaux iraniens, si c'est le shiisme qu'on dégage ou tout simplement les iraniens qui sont détesté depuis toujours par la Mecque.

MOHAMED CHANFIOU Moustakim
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