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À l’heure où une partie de la jeunesse a fondé son aspiration au nouveau régime, en moins de 100 jours, leurs espoirs sont devenus comme de la beure au soleil. Victimes de frustrations au quotidien, après avoir été licencié par le nouveau régime, bon nombre des jeunes diplômés se retrouvent aujourd’hui sans emplois. Une situation qui passe sous le silence assourdissant de la classe politique malgré qu’elle soit consciente que ces jeunes peuvent à tout moment prendre la rue comme lieu d’expression de leur revendication.

C’est un adage connu de tous : « ventre affamé n’à point d’oreille » mais une jeunesse sans travail, sans argent, et sans espoir, est une bombe à retardement. Une jeunesse asphyxiée par une misère extrême, et est victime d’une mauvaise gouvernance depuis 40 ans. Face à une situation qui s’empire de jours en jours, le dernier événement des licenciements massif et collectifs des jeunes diplômés par le nouveau régime, a donné à avoir le ras le bol des jeunes mais comme disait l’autre « une hirondelle n’est fait pas un printemps ». 

Malgré que notre patrimoine immatériel « notre jeunesse » est touché mais aucune voie ne se lève pour dire non. Face à cette situation, comment pourrions-nous faire preuve du patriotisme alors que nous sommes en train de marginaliser l’avenir de notre pays. Il est impératif que nous prenions conscience de la gravité de la situation au-delà de la posture et des mots dans lesquels nous lançons. On ne peut pas être politicien et dire que le chômage est une priorité nationale et ne rien faire ou licencier une grande partie des jeunes diplômés une fois au pouvoir. Certes, la baguette magique n’existe pas et il est dangereux de faire croire que ce sujet dépend du gouvernement seul. Il est le problème de tous. Cependant, il faut que les partis politiques, partenaires sociaux en passant par le gouvernement, comprennent que leur responsabilité est engagée face à ce fléau.

Des jeunes sans jeunesse

Aux Comores, la plupart des jeunes diplômés sont des chômeurs. Ils viennent de gonfler les rangs des sans-emploi, avec leurs frères non scolarisés, a la suite des programmes du nouveau gouvernement de licencier plus de 2000 jeunes recrutés dans le période électorale. Le chômage concerne aujourd’hui, selon les chiffres officiels, deux jeunes actifs sur quatre. Les universitaires et les diplômés sont les plus touchés par ce phénomène. Le sort de tant de jeunes chômeurs après de brillantes études n’est pas un sujet de préoccupation majeure pour nos dirigeants. 

L’État comorien, plus grand recruteur du pays, n’embauche plus. Le secteur privé, très embryonnaire, est lui aussi en difficulté. Dans un pays où, près de 58 % des chômeurs sont à la recherche de leur premier emploi, tous les d’appel d’offre de recrutement sont accompagnées de la mention au moins 1, 2,3 voir 4 ans d’expérience. Pire encore, les rares jeunes qui sont insérés dans la fonction le sont grâce au canal d’un parent, d’une connaissance qui est quelque chose quelque part, ce qu’on appelle communément « Kotri ». Mais la connaissance ou la formation ne sont plus des facteurs d’embouche dans ce pays. Cette jeunesse fait aujourd’hui face au chômage et à la crise d’emploi, elle fait aussi face à l’absence de loisirs et au manque de perspectives. C’est une jeunesse très angoissée et sans repères précis. Ils restent, des jeunes sans jeunesse.

Une Génération hors système

Certes de nombreux programmes sont élaborés, mais les emplois concernés sont le plus souvent précaires et les jeunes ne sont plus associés. Les jeunes ne sont jamais considérés comme une richesse économique mais comme une affaire sociale, au même titre que les autres problèmes. Il n’y a pas de politique de l’emploi, mais seulement des mesures prises au gré des conjonctures pour que les jeunes ne débordent pas sur la sphère publique et la rue. Et comme ces jeunes ne sont pas des coquilles vides, et qu’ils ne veulent pas s’exprimer par la violence, ils se lancent dans l’émigration clandestine et perdent leur vie en mer, entre Anjouan et Mayotte et l’Egypte à l’Italie. Mais sans doute, un jour, il y aura une rupture totale entre Etat et la société, régime politique et peuple, élites et jeunesse. Cependant, croire que les jeunes comoriens sont timides et compréhensibles dans un monde ou le terrorisme islamique s’est pratiquement rependu à travers tous les pays, c’est une volte face politico-politicienne. Le printemps arabe a si bel est bien justifié l’adage qui disait que « méfiez- vous de l’eau qui dore ».

Nakidine Hassane
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