Les plus récents

Fontaines contrôlables par iPhone, cinéma, aquarium géant... Le Château Louis XIV, mini-réplique de Versailles, est désormais la propriété de Mohammed ben Salmane.

Mohammed ben Salmane s'est offert un pied-à-terre près de Paris. Selon le New York Times, le nouvel homme fort de l'Arabie saoudite est le mystérieux acquéreur du Château Louis XIV, situé près de Paris. Il s'agit de la demeure privée la plus chère au monde, cédée pour la coquette somme de 275 millions d'euros. La luxueuse propriété a été vendue en septembre 2015 par la société française spécialisée dans l'immobilier de luxe Daniel Féau, membre du réseau Christie's. Rien n'avait à l'époque filtré sur le nom du nouveau propriétaire, si ce n'est qu'il était originaire « du Moyen-Orient ».

La propriété, construite en 2011 sur la commune de Louveciennes, à l'ouest de la capitale, a été baptisée Château Louis XIV en référence au flamboyant Roi-Soleil qui a régné sur la France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Se voulant une mini-réplique du fabuleux château de Versailles tout proche, elle allie architecture du XVIIe et technologie moderne, avec des fontaines contrôlables par iPhone, une salle de cinéma, un aquarium géant... D'une surface habitable de 5 000 mètres carrés, elle promet « les fastes de Versailles sous la révolution high-tech », selon le site internet de son promoteur Cogemad.

Une demeure fastueuse achetée par le chantre de l'austérité

Le New York Times (NYT) affirme que le propriétaire actuel est « MBS », le jeune prince héritier Mohammed ben Salmane, qui, pourtant, se fait fort de lutter contre la corruption tout en prônant l'austérité. Le site français d'information Mediapart avait dès juillet révélé le prince comme l'acquéreur. Selon le NYT, les sociétés françaises détenant Château Louis XIV sont gérées par une firme luxembourgeoise, Prestigestate SARL, à son tour contrôlée par Eight Investment. Thamer Nassief, qui se présente sur le site LinkedIn comme le « président des affaires privées du prince héritier », est un des directeurs à la fois d'Eight Investment et de Prestigestate, ajoute leNYT sur son site internet.

Selon des documents consultés par ce journal de référence aux États-Unis, Eight Investment est « la propriété de membres de la famille royale saoudienne ». La firme est également derrière le rachat d'un yacht d'une valeur de 500 millions de dollars en 2015 ainsi que du tableau de Léonard de Vinci Salvator mundi (Sauveur du monde), récemment vendu aux enchères pour 450 millions de dollars, rappelle le NYT.

« MBS » mène depuis moins de deux ans une politique de réformes drastiques sur le plan économique, social et sociétal qui bouleverse les habitudes du royaume saoudien ultra-conservateur et vise notamment à le rendre moins dépendant de la manne du pétrole. Plus de 200 personnalités influentes ont été arrêtées dans le cadre d'une opération anticorruption, dont des ministres et ex-ministres. La plupart ont été remis en liberté en échange du remboursement des sommes considérées comme mal acquises. AFP
HabarizaComores.com (Habari Za Comores)| أخبار من جزر القمر

Erdogan, qui veut reconnaître Jérusalem comme la capitale d'un État palestinien, a fustigé la décision de Trump de déménager son ambassade dans la ville sainte.

La tension est croissante entre le président turc et Donald Trump depuis que le président américain a reconnu Jérusalem comme la capitale d'Israël. Recep Tayyip Erdogan a espéré dimanche que la Turquie ouvrirait bientôt une ambassade à Jérusalem-Est en tant que capitale d'un État palestinien. Le chef de l'État turc est l'un des plus véhéments critiques de la décision annoncée le 6 décembre par le locataire de la Maison-Blanche. Jérusalem-Est a été conquise par Israël lors de la guerre des Six Jours en 1967, puis annexée, ce qui n'a jamais été reconnu par la communauté internationale. Les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme la capitale de l'État auquel ils aspirent.

« Parce que (la ville) est sous occupation, nous ne pouvons pas juste y aller et ouvrir une ambassade », a déclaré Recep Tayyip Erdoganpendant un discours à Karaman (sud de la Turquie). « Mais, si Dieu le veut, ce jour est proche et (...) nous ouvrirons officiellement notre ambassade là-bas. » La Turquie, qui entretient des relations diplomatiques avec Israël, dispose d'une ambassade à Tel-Aviv et d'un consulat à Jérusalem.

Le président turc a de nouveau fustigé la décision de son homologue américain de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël et d'y déménager son ambassade, résultat, selon lui, d'une « logique et façon de penser sionistes et évangélistes ». L'État hébreu n'a pas le droit de « s'approprier » Jérusalem, qui est la « capitale des musulmans », a-t-il ajouté. SOURCE AFP 

Fin de la réunion du Haut Conseil Paritaire France-Comores. Mayotte participe pour la première fois au sixième comité mixte Comores-France.

Ambiance apaisée et fraternelle à la 6e commission mixte France - Comores, qui se termine ce samedi à Moroni. Le sénateur de Mayotte Hassani Abdallah et le chef de la délégation comorienne Mahamoud Soilihi sont au micro de Mayotte 1ère.

Notre droit nous permet-il de répudier nos Nationaux?

Au-delà du contentieux territorial entre les Comores et la France, nous avons un panneau, devenu stèle, mentionnant: " Mayotte est comorienne et le restera à jamais".

La diplomatie Gwadanaises, soit-elle molle, ses dernières décennies, a entamé une discussion, avec la fameuse Commission mixte Franco-comorienne. La présence du parlementaire de Mayotte, Mansour Kamardine dans cette commission, a fait couler d'encre. Ceux qui connaissent les extrêmes déclarations du député, condamnent sa présence à Moroni.

D'où, mes interrogations: 
Est-ce que nous réclamons seulement le territoire de l'île de Mayotte, ou nous considérons, aussi, que les Maorais et Maoraises, sont nos frères et soeurs? Pourquoi devrions-nous exclure, un de notre dans le dialogue, malgré ses déclarations et ses positions? Nous pouvons avoir des différents familiaux, un frère peut se permettre de vouloir vendre la copropriété familiale, mais je ne crois pas, qu'on devait l'exclure dans le dialogue du règlement de différent

En 1998-1999, des nationaux comoriens se sont permis de déclarer le rattachement d'Anjouan à la France, ils ont même hissé le drapeau tricolore. Et pourtant, nous ne les avons pas répudiés. Nous pouvons déplorer les actions de notre diplomatie dans ce différent, mais je crois que la présence du député dans cette rencontre, est une occasion, de lui rappeler, d'où il vient, en l'invitant à se ressaisir. Par Mohamed Hadji

Alors que la campagne pour les assises nationales bat son plein aux Comores, le parti orange de la région île de France a convié ce dimanche la diaspora comorienne de la dite région à une réunion de sensibilisation. Cette réunion s'inscrit dans le cadre de l'engagement du Parti Orange de soutenir activement les initiatives de son Excellence AZALI ASSOUMANI. Au cours de cette réunion les animateurs ont su démontrer les facteurs qui font de ces assises nationales un préalable à la conception et la mise en oeuvre de la politique d'émergence prônée par le Président de la République.
Selon Nassuf Hassani Ben Ben oumour, un des animateurs de la réunion, les assises nationales constituent non seulement un cadre de réflexion et d'échange au cours duquel tous les comoriens vont s'exprimer sur le bilan de nos 42 ans d'indépendance. Mais également une occasion de réfléchir sur des politiques socio-économiques répondant pertinemment aux aspirations du peuple comorien. 

Pour Mr Ali Ahamada, actuel Secrétaire Général du Parti Orange dans la région Île de France, ces assises doivent aboutir à la suppression du système de la Présidence tournante. Car système a déjà montré ses limites en matières de consolidation de l'unité du pays et de la gouvernance économique.

Ali Mhadji, député comorien et opposant au régime

Les Comores se préparent au lancement prochain des assises nationales. Un événement censé rassembler tous les bords politiques et la société civile afin de dresser un bilan objectif des quarante-deux années d'existence du pays pour aller de l'avant.

Mais certaines figures importantes du paysage politique se désolidarisent de cette action. C'est le cas d'Ali Mhadji, député élu sous la bannière du parti du président Azali et qui se définit pourtant comme un opposant au régime. Par Anziza M'Changama ©RFI
ECOUTEZ LE:

Les 15 et 16/12/2017 s’est tenue la commission mixte. Les observateurs avertis n’ont pas manqué de noter que la 5ème s’était tenue en 2005, sous présidence Azali. Il a fallu attendre le retour d’Azali au pouvoir pour une nouvelle réédition. Entre temps rien. Ils ont aussi noté qu’en 2005, les élus maorais avaient été interdits de participation sur demande comorienne alors qu’aujourd’hui, ils sont accueillis à bras ouverts par le Ministre comorien des relations extérieures.

Jusqu’en 2005, l’île comorienne de Mayotte était isolée dans la région. 

Aucun pays de la zone Océan Indien, malgré les pressions françaises n’était prêt à briser l’encerclement. La stratégie française se focalisait sur la participation maoraise aux jeux des îles de la Commission de l’Océan Indien (COI) pour venir à bout de cet enfermement. Azali céda à Chirac sans concession française connue et la 5ème commission brisa le blocus et consacra la capitulation comorienne. 

Des petits pas au départ : les sportifs maorais furent intégrés dans une délégation France de l’Océan Indien composée par la Réunion et Mayotte, puis la délégation de Mayotte obtint de participer de façon autonome sans pouvoir arborer le drapeau français ni chanter la marseillaise. Du chemin fut parcouru depuis. Mayotte fut intégrée dans toutes les institutions de la COI puis départementalisé puis intégré dans l’Union Européenne. 

Aujourd’hui l’île comorienne de Mayotte est bien intégrée dans la zone en tant que département français. Les pays de la zone ne peuvent pas être « plus royalistes que le roi ». La fameuse lettre du Ministère des affaires étrangères de l’époque, demandant le retrait définitif de la question de l’île comorienne de Mayotte de l’ordre du jour des AG annuels de l’ONU ; les louanges à la France, principale partenaire des Comores et autres niaiseries, les ont convaincus. Les dirigeants séparatistes maorais ont donc gagné en assurance et rivalisent d’arrogance envers les pauvres Comores qui envahissent l’île française. Aujourd’hui ils menacent de quitter les jeux de la COI si on leur refuse leur prétendu drapeau et hymne.

On est donc en droit de s’interroger sur ce que va accoucher cette 6ème commission

Le discours mielleux de l’actuel Ministre des Relations étrangères mettant Maore au même niveau que la Réunion, « Mayotte et la Réunion ne peuvent évoluer que dans leur environnement … », saluant les frères et sœurs maorais qui seraient venus aider les pauvres Comores, etc. sont de mauvais augure. 

A-t-on évoqué les dizaines de milliers de morts du visa Balladur ? Rien ne permet de l’affirmer. Au contraire. La feuille de route de septembre 2017 qui avait frauduleusement fait illusion et qui avait suscité le courroux des élus maorais, Mansour Kamardine en tête, serait discutée en coulisse. Elle serait en tout cas remise aux calendes grecques en attendant les assises françaises de l’outre-mer. Les dirigeants séparatistes maorais, avec l’appui français bien sûr, semblent avoir la main sur les échanges. Donc pas question d’aborder les questions de fond ! On s’acheminerait plus vers une validation du fait accompli français à Mayotte. Comme si « Mayotte pays ami » n’était pas un simple lapsus ! 

A son retour au pouvoir, le président Azali semblait plein de bonne volonté. Il avait noué une discussion franche et courageuse avec le Comité Maorais. Il promettait de se doter d’un Conseil spécial et de créer une structure gouvernementale dédiée à la question de l’île comorienne de Mayotte. Voir sa brochure bilan de la première année. Il s’était aussi engagé à mener une bataille pour l’inscription de la question de l’île comorienne de Mayotte dans l’ordre du jour définitif de l’AG de l’ONU de 2017, nous étions en 2016. Il avait décliné l’invitation de participer à la célébration du 12 novembre 2016 et avait promis que l’Etat organiserait désormais les célébrations du 12 novembre à partir de l’année 2017. De l’espoir était né, il fut de courte durée et voilà que les nuages s’amoncèlent faisant craindre un cyclone dévastateur.
La tendance serait de nous servir un dialogue constructif fondé sur un pragmatisme au ras des pâquerettes. De la poudre de perlimpinpin pour abuser un peuple suiviste ! Une réédition de l'ouverture à la jeunesse maoraise de 2005.

Le combat doit donc continuer de plus bel. La jeune et prometteuse direction du Comité Maore doit rapidement se hisser à la hauteur des enjeux, se montrer plus réactif. Il faudra aussi que les partis politiques s’en mêlent. Face aux manœuvres séparatistes de tout bord, les citoyens attachés à l’unité de leur pays doivent s’insurger !

Idriss (16/12/2017) - photo©hzk

Le journaliste Kamardine Soulé par AHMED ALI AMIR *
Kamardine Soulé

C’est un parcours exemplaire. Son sens des responsabilités dans la pratique de la profession fait de lui un journaliste qui inspire confiance. Il manifeste un souci permanent du respect des faits et de l’exactitude des événements produits. Il développe une attitude de restitution fidèle des sujets d’actualité qu’il couvre. Ses exemples de rigueur professionnelle sont autant de leçons de pratiques déontologiques pour ses pairs. Recruté sur la base d’un concours, il sait qu’il ne doit son emploi qu’à lui-même et à ses compétences. C’est donc sans complaisance qu’il s’y consacre.

Dès sa prise de fonction, il constate que la conférence de rédaction est prise dans le tourbillon de l’actualité politique et de l’événementiel. Timidement mais avec des arguments, il propose ses sujets. Il refuse de se contenter de relayer les événements de tous les jours, il se donne comme devoir de fabriquer l’information et non de la subir. Alors il a choisi le genre le plus compliqué, le plus exigeant et le plus périlleux : l’enquête.

Ses nombreux papiers sont des alertes. Le temps lui donne toujours raison d’avoir tiré la sonnette d’alarme sur bien de dossiers brûlants. Avec le recul, on comprend mieux que si les décideurs y avaient prêté attention, l’État comorien ne se trouverait pas emmêlé dans de nombreux procès dans le monde et le pays sommé de payer des réparations financières.

Dans Al-waMag (Al-watwanMag, mars 2013) il se distingue par une enquête très documentée sur les infrastructures routières dénonçant « l’épaisse couche de mystère sur la route ». Il prend le risque de dénoncer la multiplication des marchés de gré à gré, le versement de commissions et de retro-commissions, les surfacturations, les dessous-de-table,… Il démontre faits à l’appui que les appels d’offres donnent lieu à des tours de passe-passe entre entreprises et décideurs, révélant les violations manifestes des normes de transparence et d’équité.

Dans ce dossier, il dresse la liste des treize entreprises fictives inconnues du fisc mais qui interviennent sur les routes (06 février 2013). Il rapporte que les entreprises engagées dans les travaux de « cantonnage » des routes sont pour la plupart, pour ne pas dire toutes, fictives. Il reçoit ce jour là l’appel d’un juge qui tente de l’intimider. Premier choc du journaliste sur l’ampleur de la corruption.

Il ne se contente pas de dénoncer, il mène simultanément un travail pédagogique profond pour démêler les méandres des accords signés, notamment l’Accord entre le gouvernement et Al-Sharif Group (Al-watwan N°1880 du jeudi 5 janvier 2012). Un accord de “partenariat stratégique” avec la compagnie nationale saoudienne pour assurer “la conception et la réhabilitation, l’exploitation et la gestion de tous les travaux touchant le secteur de l’énergie électrique aux Comores en vue d’atteindre les capacités de production de 100 mégawatt pour un coût de 750 millions de rials saoudiens”. Quand il tente de poser des questions sur l’ampleur du financement, on le traite « d’ennemi » du pays.

Plus récemment, il a couvert le sujet de la Centrale à fioul lourd de Ngazidja, dont le groupe Overseas Infrastructure Alliance a obtenu le marché. Il consiste en la construction d’une centrale thermique au fioul lourd, clé en main, d’une puissance de 18 mégawatts sur l’île de Ngazidja, financée à partir d’un crédit de 41 millions de dollars, soit 15 milliards de francs comoriens par Exim Bank Inde.
Il est devenu le spécialiste des questions pétrolières du journal. De nombreux papiers traitent du sujet, notamment, l’approbation des deux contrats de partage de production pétrolière signés par le gouvernement comorien avec les sociétés BahariResources Limited/Discover Exploration Comoros B.V d’une part, et les sociétés Safari Petroleum/Western Energy d’autre part.

Quand le processus de privatisation de Comores Télécom est lancé, il revient sur le plan social qui touche 570 agents qu’il estime sacrifiés au profit d’autres aspects financiers et techniques portés par le débat qui oppose partisans et adversaires de la privatisation de la société.

C’est dans le contrat Vocalpad qu’il s’est le mieux illustré dans son travail d’enquête. Dès que le décret présidentiel fut signé confiant Vocalpad à une société “chypriote fondée en en 2002”, la conception, le développement, l’installation et l’exploitation d’une passerelle internationale unique d’accès aux réseaux de télécommunications, Kamardine monte au créneau pour dénoncer la vente d’un pan de souveraineté. Le gouvernement donnait à Vocalpad le pouvoir de contrôler le trafic entrant et sortant des communications à destination ou en provenance des Comores et à lutter contre la fraude et le trafic illégal.

Il suivra aussi le dossier de la vente de la licence à Twama dès le départ et ce jusqu’au décret présidentiel et à la décision de l’Autorité Nationale de Régulation des Tic, mettant fin à un peu plus de cinq ans d’aventure Twama Télécom, la filiale du controversé Groupe Comoro Gulf Holding du franco-libanais BasharKiwan.

Parmi tant d’autres dossiers brûlants, Kamardine a aussi traité le sujet des revenus de la citoyenneté économique, dont près de 27 milliards de francs comoriens entre 2009 à 2012, ont été dépensés dans la plus grande discrétion en dehors du circuit budgétaire et du circuit de la dépense.

Ses articles ont permis de porter un éclairage édifiant sur les dossiers flous du pays, notamment sur l’argent de la fondation Fatima ou la gestion du Pavillon maritime. Il a aussi effectué des reportages de qualité sur la vie chère, les chômeurs diplômés et les finances publiques. Sur ce dernier, le dossier intitulé « Entre absence de vision, désordre, gabegie et… indécence », paru dans le magazine Al-watwanMag a provoqué une décision disproportionnée du conseil des ministres, qui a ordonné la censure du magazine et son retrait des kiosques.

Il a aussi couvert au nom d’Al-watwan la conférence pour le soutien au développement et à l’investissement aux Comores à Doha et a présenté aux lecteurs la pertinence des secteurs concernés par les 440 projets soumis à l’appréciation des bailleurs de fonds et institutions présents à la conférence dont 85 projets pour le secteur public, 117 pour le secteur civil et 254 projets pour le secteur privé.

Ce sont les sujets qui forment l’opinion, les sujets susceptibles de faire évoluer les mentalités, de provoquer le changement qui l’intéressent à priori. La manifestation contre la corruption et l’impunité organisée par les jeunes fera aussi l’objet d’un article.

Quand les procédures de passation des marchés publics sont mises en places, accompagnées de la mise en place des trois principaux organes chargés, respectivement, de la passation, du contrôle et de la régulation en la matière, il y consacrera une série de papiers.
Kamardine est un journaliste comme on en trouve peu. Il ne se contente pas de publier. Il s’insurge quand un « s » est oublié, un verbe est atténué sans raison ou quand la direction de l’information ordonne la coupure d’une information qu’il juge capitale ou quand tout bonnement tombe comme un couperet la censure globale de son sujet. C’est un journaliste.

Ahmed Ali Amir
* Le journaliste Kamardine Soulé, est la Personnalité du Mois d’août 2015 de la FCC. Nous avons demandé à 4 journalistes d’écrire sur leur collègue ou de nous faire part de leur réaction sur ou à propos de ce choix. Nous commençons par la publication de cet article d’Ahmed Ali Amir, ancien rédacteur en chef et membre de la rédaction d’Alwatwan, correspondant de l’agence Reuters aux Comores. M. Amir est l’une des figures les plus respectées et les plus en vue de la presse comorienne. L’article est publié dans les médias sociaux de la FCC.
Mchangama

Nous apprenons que La CPAN recrute 15 consultants en 3 jours, pour faire job !

AU SECOURS !

Ça continue dans les dérives et la diversion avec ces Assises Nationales pilotées (essentiellement) par le gouvernement comorien.

C’est sidérant d’apprendre que ce gouvernement va recruter et s’appuyer sur des consultants nationaux pour adresser des questions de gouvernance politique, économique, financière, culturelle … N’est – ce pas là des questions fondamentales auxquelles tout gouvernement (démocratique) se doit d’avoir réfléchi en amont avant de prétendre conduire la destinée d’un pays ?

 Et surtout, s’agissant des Assises qui se veulent inclusives, est-ce là les domaines qui tiennent à cœur les citoyens comoriens lorsqu’ils veulent tourner le dos aux mauvais choix de gouvernement qui ont bloqué le développement du pays, depuis son indépendance formelle? En d’autres termes qu’en sera – t - il des stratégies du système sanitaire, du système éducatif ? Des modèles économiques, des choix de partenariat international …. ?

Au-delà des options attribuées au CPAN, force est de constater que le pilotage des ces Assises souffre d’un déficit de méthode rationnelle de travail. Ce qui, par ailleurs, a « permis » d’écarter des contributions potentielles de la société civile ! Cette dernière pourra – t elle se réapproprier la question pour se mettre au travail, avec et pour le Peuple comorien ? A suivre …
Coordination CDISCOM

La tournante est un système politique d'alternance qui dans peu de temps deviendra notre sauveur. Elle empêchera en effet aux Européens et leurs groupes mafieux pétroliers de venir ” Congoliser” notre pays. On appelle Congolisation d’un pays lorsque ce dernier dispose un sous sol très riche, mais exploité par des étrangers et peuplé par une population plus pauvre. Supprimer la tournante, c'est faciliter la France pour en effet venir demain exploiter notre richesse au détriment de notre peuple.
©Alwatwan

Il est évident pour certains, puisque le pays dépend économiquement des douanes, des dons Arabes, Chinois et Européens, que l'alternance politique garantit pourtant par la tournante, apparaît insignifiante et donc un coupable idéal pour justifier l'absence d'une perspective dans ce pays. On veut nous faire croire qu'une alternance politique tous les cinq ans ne laisse pas le temps suffisant pour mener à bien des projets de développement dans ce pays de 800K. Nous savons tous qu'un reforme de l'education nationale par exemple ne demande pas 5 ans. Mettre en place un systeme de developpement agricole, puis négocier avec des partenaires étrangers pour impulser ce secteur n'est pas un processus qui pourrait se réaliser sur 10 ans. La tournante est juste un coupable idéal qui permet à ces élites politiques de masquer leurs visions inadaptées aux besoins réels de ce pays. 

Parlant des perspectif, je voudrais rappeler aux Comoriens quelque chose qui est apparu anodin et pourtant de grande voir très grande importance. En effet, en août 2015, lors du sommet des chefs d'etat et du gouvernement des pays de l'océan indien à Moroni, François Hollande, alors président de la puissance coloniale de la zone, déclarait devant l’assistance, souhaiter exploiter ensemble la richesse pétrolière et gazière que dispose le sous sol Comorien. La France souhaite exploiter notre richesse. Les naïfs penseront que les Comoriens bénéficieront des retombées de cette exploitation pour mettre en marche une réelle politique de développement. Ils avanceront, surtout par démagogie et arrière pensée ou pire par ignorance, que cette puissance coloniale dispose déjà une maturité industrielle profonde dans ce secteur. Sauf qu'il faut se poser la question suivante; qui est cette France? Pour repondre cette question, regardons tout d'abord nos cousins Africains du continent. 

Deux remarques me sautent aux yeux lorsque je pense à cette phrase de François Hollande. La première vient des mots de Charle Pasqua ancien ministre de l'intérieur Français. Il déclara en effet au début des années 90, que la France ne laissera jamais s'établir en Algérie, un gouvernement qui remettra en cause les acquis des sociétés Françaises sur l'exploitation du gaz et pétrole Algérien. Autrement dit, le gouvernement Français, préférera voir les Algeriens s'entre-tuer plutôt que laisser les membres du parti FIS, pourtant gagnant de l'élection, établir un gouvernement qui allait renégocier et même ouvrir ces contrats à d'autres groupes étrangers. Nous connaissons tous la suite sur la tragédie Algérienne. 

La deuxième remarque me vient de Michel Collon, cet activiste écrivain et journaliste anti mondialiste Belge, qui, depuis plus de 15 ans, n'arrête pas de demander aux sociétés Françaises AREVA, ELF, TOTAL, Gaz de France etc qui font des Milliards et centaines de Milliards de bénéfices en Afrique particulièrement au Congo, au Niger, en Algérie, Mali, Gabon des Bongo, de renégocier leurs contrats avec ces pays. Pour lui, ces exploitants doivent permettre ces peuples de bénéficier de leurs sous sols. Alors le mot contrat apparaît dans ces deux remarques comme étant l’engin principal. 

Ils nous montrent qu’Il ne suffit pas qu'un pays regorge dans son sous sole des réservoirs importants en matière première pour que son peuple sort de la pauvreté. Le Congo est le pays ayant un sous sol plus riche avec son peuple parmi les plus pauvres de la planète; un paradoxe. En zoomant davantage dans le fonctionnement de ces pays , apparaît un dénominateur commun qui doit être compris par nous Comorien: Le mode politique de ces pays. En Effet, tous ces pays baignent dans un système de dictature. La gestion de ces pays est aux mains d'une poignée d'individu depuis des dizaines d'années. Autrement dit, Ce sont des pays qui n'ont jamais connu une réelle alternance politique. Certains se demanderont, comment est il possible que la France, ce pays s'autoproclamant mère des droits de l'homme et modèle de démocratie, peut elle collaborer économiquement avec des dictatures? Il faut juste retenir qu’une dictature ou une guérilla ou une guerre civile n'empêche et n'empêchera jamais aux Français d'exploiter les matières premières des autres( au contraire). 

La France se caractérise par deux principes fondamentaux de fonctionnement; l'un théorique particulièrement Occidental demagogy, une sorte de vitrine morale pour les libertés et la démocratie, et puis l'autre beaucoup plus expérimenté en Afrique et basé sur un soutien aveugle des dictatures, des guérillas , des coup d’Etat pour s'assurer d'une exploitation sauvage permanente de la richesse des pays Africains. Au nom de l'exploitation des ressources des autres et au nom du besoin d’assurer des chiffres d'affaires en milliards à ces CAC40, cette France ne se gêne pas à soutenir des sanguinaires dictateurs barbares et parfois putschistes. 

La déclaration de François Hollande n'est pas du vent et ne doit pas passer inaperçu. Puis, si on se réfère aux séries des résultats des phases déjà finies sur l'exploration, la présence des hydrocarbures et autres ressources se précisent. La France qui perd des pieds en Afrique continental grâce au formidable prise de conscience de plus en plus de la jeunesse Africaine, cherche à se poser quelque part. 

Il est important de comprendre que ceux qui ont proposé ce système de présidence tournante n'ont pas pris en compte, l'option selon laquelle, il était tout à fait possible qu'un jour les Comores sortent de la dépendance de l'étranger. Si demain les Comores entre dans une phase d'exploitation de ses ressources, la tournante, ce système politique d alternance deviendra un cauchemar pour la puissance coloniale et ses cylindres pétroliers. Nous devons comprendre ce fait. En effet avec une alternance quasi sur tous les 5 ans, les prédateurs pétroliers auront du mal à s'assurer d'une licence d'exploitation dans la durée sans rendre comptes comme cela se fasse au Niger, au Congo et au Gabon. Le fait qu’un nouveau régime aura la possibilité de tout remettre en cause, sera pour nous une sorte d'asservissement pour corriger des éventuels imperfections sur nos intérêts. 

La France a donc imposé au président Azali et son CRC la suppression de ce système tournant. Elle est derrière ces assises, elle les finance et elle les encadre. Son but ultime, faire Azali un président qui peut rester au pouvoir au moins jusqu'en 2030, d'où sa chanson d'émergence bla bla. Avec un type comme Azali qui est limité intellectuellement, qui ne maîtrise aucune langue, donc aucune possibilité de réussir une négociation en dehors de la planète des bleus blancs rouges, il est l'idéal pour cette France qui a toujours l'habitude de préférer avoir des interlocuteurs complètement obsolètes.

Ainsi la tournante qui semble inefficace aujourd'hui vu l'expérience des 15 dernières années, pourrait certainement être notre sauveur demain. J'appelle à ceux qui oeuvrent pour supprimer ce mode fonctionnement, de penser à l'avenir de ce pays. De ne pas se laisser berner par ces européens comme ça toujours été le cas depuis plus d'un siècle. La Bic a offert gracieusement sa tête à Sagaf président du conseil des pilotages de ces assises. Les idiots utiles de la France Afrique sont tous mobilisés; on y trouve le fameux Ridja lobotomisée sur deux rays qu'il me semble qu’il ignore l'aboutissement.. Avec ces élites complètement obsolètes ne maitrisant pas grande chose sur le global market, supprimer la tournante reviendra à aider la France et ses pétroliers et leur offrir nos ressources à notre dépend. 
C’est aussi faire les Comores dans un future proche, un pays riche peuplé par des pauvres. Pensons à l'intérêt général, pensez à la jeunesse Comorienne qui , contrairement à nos aînés, nous sommes beaucoup plus ouverts, parlons des langues , étudions et travaillons surtout dans des secteurs et dans des centres de pointe à travers le monde, qui demain réussirons à faire les 40 prochaines années différents des 40 dernières années d'indépendance. Ne laissez pas la France vous rouler dans la farine, pour faire ce pays un cimetière! 

Abdou-Alhakim Mohamed Toihir (Abdou Mohamed on Facebook)

Administrateur

{picture#https://lh6.googleusercontent.com/-tt-fPQLpGls/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAA-kU/_QmMDncltFE/s120-c/photo.jpg} Administrateur et gestionnaire du site www.habarizacomores.com. {facebook#https://www.facebook.com/hakim.ahamedzoubeiri} {twitter#https://twitter.com/HabarizaComores} {google#https://plus.google.com/+HakimAHAMEDZOUBEIRI} {pinterest#YOUR_SOCIAL_PROFILE_URL} {youtube#https://www.youtube.com/user/mikah01} {instagram#http://www.linkedin.com/pub/hakim-ahamed-zoubeiri/3b/5b3/a32}

Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Fourni par Blogger.