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GRAND MARIAGE: LA DETTE DES POUPONS
En suivant les traces d’illustres responsables comoriens ayant pris position en faveur d’une réforme du « Anda » - notamment le grand imam El-Maarouf, les présidents Said Mohamed Cheikh et Ali Soilih-, le Vice-président Djaffar Ahmed Said Hassani ne rate pas une occasion de s’interroger sur la pratique de cette coutume. Dans des discours prononcés notamment à Iconi, à Mdé et devant les femmes entrepreneurs au Rétaj Hôtel, il a mis en évidence l’inadéquation des dépenses occasionnées à propos avec les exigences de la vie moderne et a surtout soutenu l’urgence de s’y pencher. Pour le Vice-président chargé de l’économie, le Grand-mariage ne rime pas avec le développement économique. C’est dans ce contexte que votre magazine publie ici un dossier sur le Grand-mariage, un système dont on sait qu’il « ruine les personnes et les familles ».

C’est une évidence acceptée de tous à Ngazidja : les enfants viennent au monde avec une dette. Une dette incessible qu’ils devront régler coûte que coûte à leur communauté. Ainsi, tout au long de la vie, tout Grand-comorien devra-t-il s’organiser pour trouver les moyens financiers de réaliser son grand-mariage, celui de ses sœurs puis de ses enfants. Sous peine de passer à la postérité pour un homme sans envergure, sans honneur. Voire pour un raté !

Aucun ménage n’y échappe. A chacun sa combine pour tenter de rassembler le pactole nécessaire dans un contexte caractérisé par la grande pauvreté résultant du chô- mage, des bas salaires (pour ceux qui ont un travail). D’où des méthodes parfois illicites (détournements de deniers publics, détournements des ressources associatives, vente de drogue à la périphérie de certaines villes françaises, faux monnayeurs, etc.)

On raconte souvent le cas d’une famille en France qui avait fait 30 000€ d’économie grâce aux primes d’allocations familiales des enfants. L’argent a été débloqué quelques jours avant le voyage aux Comores pour un grand mariage. Révoltée, l’une des filles de la famille l’a subtilisé, s’est rendue à la police pour dénoncer ses parents entrainant ainsi une série de catastrophes. Le mariage fut annulé, la famille s’est retrouvée face à de graves problèmes administratifs.

Ceux qui le peuvent, c'est-à-dire une infime partie de la population, n’hésitent pas à emprunter auprès des institutions financières. Les banques de la place ont même créé des produits d’appel relatifs au grand-mariage, encourageant ainsi le surendettement des impétrants ! D’autres ont recours à des usuriers qui exploitent le filon sans pitié. Rien ne paraît plus normal que s’engouffrer dans un tel cycle infernal pour financer ces mariages de l’honneur. «On n’est jamais totalement quitte avec le anda. Il y a toujours un parent qui n’a pas encore fait ceci ou cela pour siphonner vos économies. C’est sans fin. C’est cela le drame », peste un chef de famille à bout.
D’un autre côté, les rares audacieux qui osent remettre cette obligation en cause subissent la violence épistémique sociale au sens foucaldien du terme, en l’occurrence l’humiliation, les insultes, voire leur exclusion de la vie commune : eux et par extension l’ensemble de leurs familles. Ce n’est pas sans raison qu’un père inquiet attirait l’attention de son fils rebelle en ces termes : «sache jeune homme qu’il est plus facile de faire le anda que de le rejeter.» Cette vérité, le premier grand chirurgien du pays l’apprendra à ses dépens. Lorsque l’on le menaça de boycotter le mariage de sa fille unique aussi longtemps qu’il resterait un « homme inaccompli ». Acculé, le Dr Said Bacar Tourqui a fini par céder aux injonctions de la communauté. En 2016, le père du sociologue Mistoihi ABDILLAHI a été banni par la communauté pour des propos quasi attentatoires tenus par son fils, qui a qualifié le Grand-mariage de cancer contraire aux recommandations de l’Islam : « faire [le Anda], c’est désobéir à Allah », assénait-il alors.

Le Grand-mariage ruine des familles

Car vivre sans accomplir le Anda constitue un handicap insurmontable dans une société qui fonctionne sur la base des identités familiales et claniques. Il faut pour cela être capable de renoncer à la notion même de fierté et au droit à la dignité humaine qui ne peut se concevoir en dehors de cette coutume dans cette société. Un journaliste a comparé cette situation à un « apartheid » qui ne dit pas son nom. Il n’existe qu’une seule alternative : se conformer à cette institution séculaire ou assumer sa marginalisation de fait.

Mais, Il est surprenant qu’une coutume essentiellement populaire donnant lieu à des fêtes et des rassemblements joyeux se soit progressivement muée à ce point en une sorte de chape de plomb qui écrase des milliers de personnes soumises à un profond stress quotidien.

Mais que gagne-t-on concrètement à faire le grand mariage ? « En contrepartie de l’argent dépensé, tout ce que j’ai gagné c’est de pouvoir porter les habits de grand-marié. Or franchement, je n’ai pas l’impression que cela m’apporte quelque chose dans la société. D’ailleurs, tous les jours, je vois dans les Madjliss des personnes non grand-mariés occuper de meilleurs places que moi », fait observer un jeune notable. Il n’empêche que la coutume continue d’exercer une telle emprise sur les individus que beaucoup y mettent parfois toutes les économies d’une vie. « Il est évident aujourd’hui, que le grand-mariage ruine des familles entières », affirme l’économiste Kamal Abdallah, qui a réalisé lui-même le sien. «C’est une réalité indiscutable que l’exécution de cette coutume peut avoir de graves conséquences économiques sur les familles. On a vu des personnes tomber dans la mendicité au cours des dernières années de leur vie pour n’avoir rien pu économiser», poursuit-il.

Quand on sait que dans le reste du monde, les gens épargnent en vue de pouvoir faire face aux accidents de la vie ou en prévision des vieux jours et qu’ici on thésaurise juste pour tout flamber dans une fête, on s’interroge.

En tout état de cause, la problématique de l’épargne ne peut pas être dissociée de celle du Anda tant il est vrai que les deux sont entremêlés dans la vie de tous les jours. Toute idée de reforme éventuelle de la coutume devrait donc en tenir compte.

L’emprise du Anda sur toutes les sphères

Une volonté affichée de la réadapter revient de manière cyclique au devant de la scène. Et cela, depuis le grand imam Maarouf, qui a vécu au 19ème siècle jusqu'à l’actuel Vice-président Djaffar Ahmed Said Hassani en passant par les propositions du président Said Mohamed Cheikh ayant inspiré la chanson célèbre de Kolé Moindzé. Cependant, même la tentative radicale et spectaculaire d’Ali Soilih d’éradiquer les aberrations économiques et sociales relatives à cette coutume est restée sans effet après la mort du Mongozi.

Faut-il rappeler que les récentes mises en garde du Vice-président Djaffar, contre les dérapages de la coutume, intervenaient juste après une polémique insolite survenue suite au port par le chef de l’Etat, Azali Assoumani, d’un habillement réservé aux grands-mariés alors qu’il fait partie des rares personnes de son rang à n’avoir pas fait le anda ? D’un côté les tenants de l’orthodoxie, les Conservateurs, qui lui en tenaient rigueur, et de l’autre, des Progressistes en quelque sorte, qui soutenaient qu’il avait parfaitement le droit, de par sa fonction même qui le place de facto au-dessus de tout, de porter n’importe quel vêtement d’apparat traditionnel de son choix, fût-il réservé à une classe spé- cifique. Cette polémique en rappelait une autre : des notables n’avaient pas hésité à prononcer la proscription d’un président de la république, le Dr Ikililou, pour un fait mineur mais qui contrevenait aux prescriptions protocolaires fixées par la coutume : il a dû alors faire amende honorable en s’acquittant de la fameuse « mawu », cette peine pé- cuniaire traditionnelle. C’est dire l’emprise réelle du Anda sur toutes les sphères de la société.

Fait social total

Un sociologue comorien expatrié tente d’analyser sa force : «A côté de l’islam (qui est une institution et un système de valeurs importées), le anda est le principal fait social total dans notre société comorienne. «Fait social total » dans le sens durkheimien du terme car il impacte tous les domaines, toutes les strates de la société… »

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«Le Anda est une institution structurante. Il structure les classes et les catégories sociales, il constitue un levier économique pour chaque individu, chaque famille en ceci qu’il engendre épargne, consommation des biens et des denrées. Sur le plan national, il génère des importations et, depuis peu, il commence à être soumis à l’impôt local», ajoute le chercheur.

Est-ce pour autant qu’on soit fondé de laisser cette coutume capter toutes les ressources au détriment par exemple de l’Education et de la Santé des enfants ? Réponse du même chercheur : « vous avez à priori raison. C’est injuste. Mais à priori seulement. Car rien ne prouve que sans le anda l’enfant comorien mangerait à sa faim comme rien ne prouve ni ne garantit que l’enfant comorien irait dans les meilleures écoles du pays ou de l’exté- rieur. Sinon l’enfant malgache ou somalien ou tchadien seraient mieux lotis ».

Peut-être ! Mais vu différemment, l’on peut dire que les exigences et les contraintes codifiant cette pratique démontrent une chose : ceux qui s’y livrent ciblent prioritairement un objectif contraire à toute rationalité et logique économiques. Ils s’achètent ainsi une place d’honneur et une reconnaissance dans la pyramide sociale. Une reconnaissance qui se monnaye au prix fort, celui des économies de toute une vie dilapidée en une semaine, le temps de quelques festivités et réjouissances populaires. Et le poids du sacrifice est tel qu’il impacte forcément sur le présent mais aussi sur l’avenir des générations futures. Mais le surendettement, voire la ruine des prétendants ne sont rien, tant, pour eux, l’accomplissement de la coutume permet de gagner cette position effective ou fictive qui permet, par moment, de compenser des frustrations et des pauvretés réelles lors, par exemple, de prise de grandes décisions engageant la communauté.

Mais d’un autre côté, force est de constater que le développement de plusieurs villages comoriens est favorisé aujourd’hui grâce à l’argent du anda duquel l’on prélève des taxes forfaitaires qui contribuent soit à la construction d’une école ou d’une mosquée, soit à la réfection de fontaines d’eau ou de routes, etc. Là où l’Etat n’assume plus ses missions régaliennes, les villageois, par ces prélèvements, assurent le maintien de certains services primordiaux. Cependant ces réalisations communautaires ne doivent pas masquer une réalité économique et sociale implacables : la pauvreté, l’absence de véritables projets d’investissement d’envergure et prospectifs. Des projets de développement économique sérieux s’en trouvent donc plombés par cette obsession collective qui menace, à terme, la cohésion sociale.

On peut alors penser que cette folie dé- pensière est révélatrice d’une forme de schizophrénie caractéristique d’une société comorienne consciente du gouffre économique dans lequel elle s’enfonce mais qui ne veut pas non plus entamer les réformes nécessaires pour en limiter et circonscrire les travers dispendieux. Car, l’interaction entre la supposée position sociale acquise grâce au anda et la gestion quasi politique, voire économique, du village, confiée le plus souvent aux « hommes accomplis » renforce la conviction que l’accomplissement du anda révèle d’une nécessité impérieuse, quasi existentielle. Certains avancent même la thèse selon laquelle le anda constituerait pour beaucoup, les plus démunis surtout, une forme de retraite qui accompagne les vieux jours, donc économiquement rentable. En effet, pendant la période des grandes affluences des « Je viens », des notables, grâce aux sollicitations et invitations diverses, peuvent empocher en une journée des sommes assez intéressantes pouvant atteindre les 50 000 fc, voire plus, ce qui d’un autre côté fait tourner l’économie du pays, même de façon informelle.

Mais au fond, le nœud du problème est celui-ci : pendant que l’on sacrifie et dilapide toute une fortune individuelle et familiale, que l’on sacrifie des dizaines de milliers d’euros pour acquérir cette position dans cette pyramide, l’on néglige de se projeter dans l’avenir : l’esprit d’entreprendre est anesthésié, négligé voire annihilé. Combien d’entreprises auraient pu être créées dans ce pays avec l’argent du anda ? Combien de jeunes auraient pu être sortis de la misère et du désespoir engendré par le chômage.

En définitive, il y a donc ce terrible poids économique pesant sur des individus déjà DOSSIERS LE MENSUEL DE L’ECONOMIE 39 en situation de précarité malgré la solidarité supposée qui se manifeste quelquefois par des contributions financières avancées sous forme de prêt, connues sous le nom de « tontines », notamment.

Une vaste arnaque

L’économiste K. Abdallah explique que ces tontines ne seraient en réalité qu’une vaste arnaque, un piège. Lorsqu’un proche se marie en 2012 et que vous lui apportez une contribution de 50 000fc dans le cadre d’une tontine, vous l’aidez en effet. Mais lorsque ce même proche vous reverse la même somme dix ans après lors de votre mariage, votre argent, vos supposées économies auront perdu beaucoup de leur valeur sous l’effet de l’inflation. C’est là un premier goulot d’étranglement.

Se pose ensuite le problème des montants engagés (20 000 à 30 000 euros) qui repré- sentent une autre source d’appauvrissement. Paradoxalement, plus on est pauvre plus on dépense pour le Anda. Un comportement qu’on peut facilement observer surtout auprès des cols-bleus comoriens de la Diaspora. A l’évidence, ces derniers ont contribué à faire monter le coût du grand mariage de manière exponentielle.

Pourtant, on aurait pu s’attendre à ce que des personnes résidant en Europe soient plus sensibilisées à la crise économique et à la valeur de l’argent gagné à la sueur du front, y introduisent un peu de rationalité. Au contraire, elles en multiplient les dé- penses au risque de se créer des difficultés insurmontables à leur retour en Europe (loyers impayés, difficultés avec les enfants …)

Rares sont ceux qui résistent à la tentation de donner à voir « leur réussite supposée » par la distribution de sommes de plus en plus élevées. Un Comorien de France explique cette attitude : C’est «le m’as-tu vu ? Cette attitude a toujours accompagné chaque action coutumière. Je ne connais personne qui peut concevoir et réaliser un acte coutumier dans la discrétion et la sobriété mais toujours dans l’ostentation».

Cette coutume pousserait à privilégier toujours le spectacle, voire la caricature au dé- triment de la réalité des êtres, elle conduit les gens à jouer juste des rôles. « L’homme de Grande-Comore est fier et arrogant. Relégué au simple rôle de travailleur anonyme et invisible en Europe, il ne supporte pas cette situation. Il vient corriger cette injustice inacceptable à coups de milliers d’euros au village », relève l’économiste cité.

Malgré le séjour à l’étranger, l’ADN social ne change pas. Le corollaire indirect de ce comportement est que 8 adolescents sur 10 à Ngazidja n’ont d’autre projet de vie que de se rendre en France par tous les moyens et par tous les passeurs possibles pour y collecter ce qui apparait, à leurs yeux, comme de l’argent facile.

La manne de la diaspora va tarir

C’est ainsi que, telle une bulle qui s’enfle tous les jours, le Anda évolue en dehors de tout contrôle. Sans emprise légale ni administrative. Tout se passe comme si ce phénomène est déconnecté des exigences de la vie économique moderne et de la ré- alité des choses. Pourtant, on n’a pas besoin d’être un grand clerc pour comprendre qu’au rythme actuel, il n’est pas soutenable en tant que coutume populaire et démocratique dans le sens où chacun peut avoir l’honneur de le réaliser dans la joie comme ce fut toujours le cas depuis des siècles.
Le risque existe qu’il devienne une affaire exclusivement réservée à une sorte d’élite économique d’autant que d’ici à quelques années, la manne de la diaspora risque de tarir. Comme on sait, la deuxième et la troisième génération ne se sentent pas tenues d’honorer des obligations coutumières de leurs ascendants, « au bled ». La fierté de porter l’écharpe deviendrait alors un objectif inatteignable pour beaucoup de familles. Rien que pour cela, la réadaptation de la coutume dans le sens de réduire les montants exigés et de le mettre en adéquation avec les ressources effectives des individus, devient un impératif.
Il y a donc urgence pour une réflexion participative sur cette coutume et de coordonnées les idées éparses exprimées ici et là.

Que faire, alors ?

La réforme à mener pourrait être à la fois fiscale, économique et culturelle.

On pourrait imaginer la création par l’Etat d’une fiscalité adaptée au Anda dans la loi des finances de chaque année. Pajaya, Djossa Mindu, Yipa mkono seraient taxés par rapport à leurs valeurs réelles. L’argent versé dans les différentes activités publiques (Twarab, Ukumbi, Biskuti, Majiliss, Sigreti) pourrait être imposé à hauteur des sommes recueillies. En outre, pourquoi ne taxerait-on pas les grandes maisons construites spécialement pour le grand mariage ? Le anda deviendrait ainsi une source consé- quente du budget de l’Etat en même temps qu’on en limiterait la surenchère.

Par ailleurs, il n’est pas impossible de se servir de la force du anda pour développer des entreprises locales qui favoriseraient la formation professionnelle pour éviter la sortie de devise vers Dubaï ou la Chine: atelier de menuiserie, petite usine de fabrication des matériaux de construction (tuiles pour les toitures, carrelage ) ; bijouteries pour ré- aliser sur places les parures nécessaires….. On pourrait imaginer un système qui ferait du Anda une sorte de produit de tourisme culturel, qui attirerait plusieurs étrangers souhaitant découvrir notre art de vivre.

Mais tout cela ne se ferait pas automatiquement. Pour que ces idées deviennent réalité, il faudrait une volonté politique. En d’autres termes, l’avenir du anda dépendra de la vision des autorités publiques. Elles devraient avoir le courage de questionner cette coutume, de tenter de la dompter et courir le risque de heurter quelques notables désireux de maintenir le statu quo

Par Said Ahmed - Article publié dans le mensuel de l'Economie de mai 2017

Monsieur le Président,
Sais-tu que les présidents comoriens seront interrogés par Dieu au sujet du pèlerinage de chaque candidat comorien au pèlerinage, tant que le gouvernement s'occupera de son organisation?

Monsieur le Président,
Es-tu au courant qu'il existe des comoriens qui vont à la Mecque et qui n'accomplissent pas le pèlerinage parce que la plupart des agences agréées et les commissions accréditées abandonnent les prétendants, qui se trouvent livrées à eux-mêmes?

Monsieur le Président,
Sais-tu que certaines agences du hedj confisquent l'argent du sacrifice de l'immolation, rendant donc hypothétique le pèlerinage des malheureux prétendants?

Monsieur le Président,
Sais-tu pourquoi que d'ordinaire les pèlerins comoriens vont directement à Anrafat le 9 ème jour pour arriver à Mina le 10ème jour sans passer le 8ème jour à Mina?
Parce que les tantes des comoriens sont vendues à d'autres nations? 
C'est pourquoi les jours suivants la commission nationale doit aménager pele-mele la première zone que leurs complices leur réservent.

Monsieur le Président,
Sais-tu pourquoi cette année encore nous, pèlerins comoriens avons eu un problème de transport alors qu'un grand nombre de bus portaient le drapeau comorien? Sais-tu que nous sommes partis de Anrafat minuit passé après que les autorités saoudiennes aient réquisitionné des bus pour nous ramener tardivement à Mina? 
Parce que nos bus ont été vendus aux somaliens avec qui nous étions censés partager la même zone et les mêmes véhicules de transport.

En m'adressant au président, j'ai rendu compte également aux prochains prétendants au pèlerinage, des fils et des filles qui confient leurs parents âgés aux agences pour le hedj.

Qu'ils sachent que:
Que les parents âgés sont souvent égarés et livrés à eux-mêmes car abandonnés par la plupart des agences,
que si on envoie un parent très âgé que son fils ou sa sa fille l'accompagne de préférence.

Monsieur le Président, 
Sais-tu que nous n'avons séjourné à Muzdalifa que durant quelques minutes? que le jour s'est levé alors que nous étions abord de véhicules entre Muzdalifa et Mina? Pourquoi? Demande des comptes aux agences et à la commission nationale.

Pour ce qui est des transports à Medine chacun payait de sa poche pour les visites pieuses parce que la plupart des agences n'en donnaient pas une considération.

À Makka, les premiers jours des bus transportaient les pèlerins vers la Mosquée Alharam et les derniers jours également, mais entre les deux les transports ont cessé mystérieusement et sans explications...

Ceux qui pensent qu'on mangeait bien à l'hôtel qu'ils sachent que:
deux tranches de pain ou une poignée de mets, un morceau de viande, de poisson ou de poulet et un oeuf, ajouté à une pomme, une banane, un orange, un jus ou un gâteau, multiplié par trois fois par jour cela ne dépasse pas 35 rials soit environ 3500fc par jour pour la personne qui aurait la plus gourmande qui aurait réuni dans son menu tous articles à la fois.
Ma question est, combien le pèlerin paie par jour pour manger à l'hotel?
Ce qui est observé c'est que beaucoup de pèlerins achetaient à manger en dehors de l'hotel; certains s'abstenaient du repas de l'hotel parce que soit ils jugeaient incommodant soit parce qu'ils jugeaient insuffisant.
Monsieur le Président,
Si tu veux vérifier mes dires, demande aux agences et la commission de te remettre les factures de leurs opérations.

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Monsieur le Président,
La fréquence des gens perdues cette année est due à l'empêchement des étudiants interdits de participer et aider les pèlerins, sous le faux prétexte qu'ils volent aux pèlerins;

Monsieur le Président,
le fait d'avoir un président du hedj qui n'est pas un administrateur et qui ne parle ni Arabe ni Anglais apporte une très grande honte à notre pays.
Interroge-lui ( le président du hedj ), il te dira lui-même que cette année il a été refusé l'accès aux zones où son accréditation lui permet, pourquoi?Parce qu'il n'est pas l'homme qu'il faut.message des saoudiens.

Monsieur le Président, 
Crains Dieu en prenant soin de choisir les agences et les hommes de la commission nationale qui s'occupera du hedj.

Ô mon Dieu ! C'est toi que nous adorons et c'est toi que nous implorons Lettre ouverte au Président de la République, le serviteur de Dieu Monsieur Azali Assoumani

Monsieur le Président,
Sais-tu que les présidents comoriens seront interrogés par Dieu au sujet du pèlerinage de chaque candidat comorien au pèlerinage, tant que le gouvernement s'occupera de son organisation?

Monsieur le Président,
Es-tu au courant qu'il existe des comoriens qui vont à la Mecque et qui n'accomplissent pas le pèlerinage parce que la plupart des agences agréées et les commissions accréditées abandonnent les prétendants, qui se trouvent livrées à eux-mêmes?

Monsieur le Président,
Sais-tu que certaines agences du hedj confisquent l'argent du sacrifice de l'immolation, rendant donc hypothétique le pèlerinage des malheureux prétendants?

Monsieur le Président,
Sais-tu pourquoi que d'ordinaire les pèlerins comoriens vont directement à Anrafat le 9 ème jour pour arriver à Mina le 10ème jour passer le 8ème jour à Mina?
Parce que les tantes des comoriens sont vendues à d'autres nations? 
C'est pourquoi les jours suivants la commission nationale doit aménager pele-mele la première zone que leurs complices leur réservent.

Monsieur le Président,
Sais-tu pourquoi cette année encore nous, pèlerins comoriens avons eu un problème de transport alors qu'un grand nombre de bus portaient le drapeau comorien? Sais-tu que nous sommes partis de Anrafat minuit passé après que les autorités saoudiennes aient réquisitionné des bus pour nous ramener tardivement à Mina? 
Parce que nos bus ont été vendus aux somaliens avec qui nous étions censés partager la même zone et les mêmes véhicules de transport.

En m'adressant au président, j'ai rendu compte également aux prochains prétendants au pèlerinage, des fils et des filles qui confient leurs parents âgés aux agences pour le hedj.

Qu'ils sachent que:
Que les parents âgés sont souvent égarés et livrés à eux-mêmes car abandonnés par la plupart des agences,
que si on envoie un parent très âgé que son fils ou sa sa fille l'accompagne de préférence.

Monsieur le Président, 
Sais-tu que nous n'avons séjourné à Muzdalifa que durant quelques minutes? que le jour s'est levé alors que nous étions abord de véhicules entre Muzdalifa et Mina? Pourquoi? Demande des comptes aux agences et à la commission nationale.

Pour ce qui est des transports à Medine chacun payait de sa poche pour les visites pieuses parce que la plupart des agences n'en donnaient pas une considération.

À Makka, les premiers jours des bus transportaient les pèlerins vers la Mosquée Alharam et les derniers jours également, mais entre les deux les transports ont cessé mystérieusement et sans explications...

Ceux qui pensent qu'on mangeait bien à l'hôtel qu'ils sachent que:
deux tranches de pain ou une poignée de mets, un morceau de viande, de poisson ou de poulet et un oeuf, ajouté à une pomme, une banane, un orange, un jus ou un gâteau, multiplié par trois fois par jour cela ne dépasse pas 35 rials soit environ 3500fc par jour pour la personne qui aurait la plus gourmande qui aurait réuni dans son menu tous articles à la fois.
Ma question est, combien le pèlerin paie par jour pour manger à l'hotel?
Ce qui est observé c'est que beaucoup de pèlerins achetaient à manger en dehors de l'hotel; certains s'abstenaient du repas de l'hotel parce que soit ils jugeaient incommodant soit parce qu'ils jugeaient insuffisant.

Monsieur le Président,
Si tu veux vérifier mes dires, demande aux agences et la commission de te remettre les factures de leurs opérations.

Monsieur le Président,
La fréquence des gens perdues cette année est due à l'empêchement des étudiants interdits de participer et aider les pèlerins, sous le faux prétexte qu'ils volent aux pèlerins;
Monsieur le Président,
le fait d'avoir un président du hedj qui n'est pas un administrateur et qui ne parle ni Arabe ni Anglais apporte une très grande honte à notre pays.
Interroge-lui ( le président du hedj ), il te dira lui-même que cette année il a été refusé l'accès aux zones où son accréditation lui permet, pourquoi?Parce qu'il n'est pas l'homme qu'il faut.message saoudien.

Accorde nos meilleures salutations au meilleur des créatures Muhammad le Messager, prières et saluts de Dieu sur lui.
Par Muhammad Soidrouddyne Hassane

Que faire pour que La Réunion devienne un acteur de premier plan au sein de la Commission de l’océan Indien (COI) ? Il convient d’emblée de rappeler que la COI est une organisation régionale de proximité : outre ses trois membres originaires (Madagascar, Maurice, Seychelles), elle ne comporte que deux membres admis (Comores, France). Au sein de la COI, le Conseil des ministres joue un rôle important. Réuni pour délibérer sur les dossiers préparés par le Comité des officiers permanents de liaison avec le concours du Secrétariat général, cet organe est compétent pour déterminer les « grandes orientations des activités à entreprendre » dans le cadre de la COI. Dans la mesure où la COI reconnaît le principe de l’égalité entre ses membres, conformément à l’Accord général de coopération signé à Victoria le 10 janvier 1984, chaque État dispose d’une voix au sein du Conseil des ministres.

Avant d’aller plus loin dans la réflexion, il faut préciser que le Président du Conseil des ministres de la COI anime et dirige les travaux de l’organisation régionale et la représente auprès des autres institutions internationales. Dans son article 4, l’Accord de Victoria précise que la présidence du Conseil des ministres est exercée à tour de rôle « pour une durée d’un an par le Ministre des Affaires étrangères ou un autre membre du Gouvernement de l’une des Parties contractantes ». L’application de ce texte a toutefois provoqué une difficulté due à la présence de la France au sein de la COI. Alors que tous les autres membres de la COI sont représentés au Conseil des ministres par des personnalités ayant rang de ministre, c’est le préfet de La Réunion qui, à l’origine, s’exprime seul au nom de la France dans cet organe décisionnel. Lors de la 4e session du Conseil des ministres qui a siégé à Port-Louis le 10 janvier 1986, la possibilité selon laquelle un membre du Gouvernement français pourrait assumer la Présidence du Conseil des ministres de la COI au nom de La Réunion avait même été écartée, Michel Blangy – préfet de La Réunion – ayant déclaré que son pays « ne voudrait pas donner l’impression de jouer au grand frère dans cette partie de l’océan Indien ». 

Ce nouvel élément de particularisme imputable à la France a été aussitôt contesté par les autres États membres. Après réflexions, le Conseil des ministres de la COI a adopté à Port-Louis, dès 1986, un gentleman’s agreement aux termes duquel La Réunion peut accueillir cet organe tout en spécifiant que celui-ci ne pourra jamais être présidé par le préfet. De fait, la délégation française au Conseil des ministres de la COI a toujours été conduite à Saint-Denis par une personnalité ayant rang de ministre. Ainsi, la 31e session ordinaire du Conseil des ministres qui a siégé à Saint-Denis le 26 février 2016 était présidée par André Vallini, Secrétaire d’État en charge du Développement et de la Francophonie. 

Il convient de revenir sur la première spécificité de la France au sein du Conseil des ministres de la COI. Certes, cet État y est représenté, à l’origine, par le préfet de La Réunion. Mais celui-ci est assisté par le Président du conseil régional depuis le renforcement de la décentralisation décidée par la loi du 2 août 1984, relative aux compétences des régions d’outre-mer (ROM), et le Président du conseil départemental depuis le vote de la loi d’orientation du 6 février 1992, relative à l’administration territoriale de la République. La France n’a pas pour autant une représentation tricéphale au sein du Conseil des ministres. Après avoir rappelé que « l’État conserve tous ses pouvoirs dans le domaine des relations internationales », le préfet de La Réunion – Jean Anciaux – a tenu à préciser le 8 septembre 1986 que, dans le cadre de la COI, « la France ne parle que d’une seule voix, celle de son chef de délégation : en l’occurrence le préfet de La Réunion ». Ainsi, le préfet de La Réunion a en charge la responsabilité de la coopération régionale dans le sud-ouest de l’océan Indien et, à travers lui, c’est le Gouvernement de Paris qui a toujours, au nom de la France, le dernier mot au sein de la COI. 

Ce constat mérite toutefois une série d’observations, accompagnées de suggestions prospectives. Certes, les préfets des DOM ont été incités à jouer un rôle accru en matière de coopération régionale. Une circulaire du 12 mai 1987 insiste sur la nécessité pour les représentants de l’État d’assurer « la cohérence entre les actions extérieures menées par l’État et les initiatives que les collectivités territoriales d’outre-mer peuvent prendre vis-à-vis de partenaires étrangers ». Mais si la voix de la France au sein du Conseil des ministres est en principe, au départ, celle du préfet de La Réunion, on peut observer que c’est Margie Sudre – Secrétaire d’État à la Francophonie et Présidente de la région de La Réunion – qui a été chef de la délégation française à Port-Louis les 17 et 18 avril 1996. Dès lors, de nouveaux progrès dans le domaine de la décentralisation ne devraient-ils pas aboutir à conférer au Président du conseil régional de La Réunion le leadership de la délégation française au sein du Conseil des ministres de la COI ? 

En faveur d’une telle solution, il faut rappeler qu’en faisant voter les grandes lois de décentralisation dans la décennie « 80 », l’État a été conduit à élargir les compétences des collectivités territoriales ultramarines dans le domaine de l’action internationale. Des outils juridiques de plus en plus importants leur ont été accordés. Portant organisation des ROM, la loi du 31 décembre 1982 indique par exemple : « Les conseils régionaux de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique peuvent être saisis pour avis de tous projets d’accords concernant la coopération régionale en matière économique, sociale, technique, scientifique, culturelle, de sécurité civile ou d’environnement entre la République française et les États de la mer Caraïbe ou les États voisins de la Guyane. Le conseil régional de La Réunion peut être saisi dans les mêmes conditions des projets d’accords entre la République française et les États de l’océan Indien » (article 9). Plus encore, la loi du 2 août 1984 relative aux compétences des ROM prévoit la consultation pour avis du conseil régional de chacune de ces collectivités ultramarines sur « tout projet d’accord international portant sur l’exploration, l’exploitation, la conservation ou la gestion des ressources naturelles, biologiques et non biologiques, dans la zone économique exclusive de la République au large des côtes de la région concernée » (article 13). 

Par la suite, dans ses articles 42 et 43, la loi d’orientation pour l’outre-mer (LOOM) du 13 décembre 2000 indique que les présidents du conseil général et du conseil régional de La Réunion peuvent être habilités, dans les domaines de compétence de l’État, « pour négocier et signer des accords avec un ou plusieurs États… situés… dans la zone de l’océan Indien ». L’article 43 de la LOOM contient, de surcroît, une autre avancée majeure : « Dans les domaines de compétence de la région, les conseils régionaux de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de La Réunion peuvent, par délibération, demander aux autorités de la République d’autoriser leur président à négocier, dans le respect des engagements internationaux de la République, des accords avec un ou plusieurs États, territoires ou organismes régionaux » situés, selon le cas, dans le bassin de la Caraïbe, au voisinage de la Guyane ou dans l’océan Indien. 

Il faut enfin mentionner la loi du 5 décembre 2016 relative à l’action extérieure des collectivités territoriales et à la coopération des outre-mer dans leur environnement régional. Cette loi a encore élargi les pouvoirs des collectivités régies par l’article 73 de la Constitution (Guadeloupe, Guyane, La Réunion Martinique, Mayotte) dans leurs relations aves les États et territoires étrangers situés dans leur environnement géographique . La loi permet en effet à ces collectivités de négocier et de signer plus facilement des engagements internationaux avec un ou plusieurs États étrangers dans les matières relevant de leur compétence, dès lors que l’assemblée délibérante de chacune de ces collectivités a adopté un « programme-cadre de coopération régionale » validé par les autorités de la République. La loi prévoit également que les agents publics que ces collectivités peuvent désigner pour les représenter au sein des missions diplomatiques de la France pourront bénéficier des privilèges et immunités reconnus par la Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations diplomatiques. 

Sous un autre angle, faut-il souligner que la France n’était pas représentée par le préfet de La Réunion lors de la 29e session du Conseil des ministres de la COI qui a siégé à Moroni les 10 et 11 avril 2014 pour préparer le IVe Sommet des chefs d’État et de Gouvernement des États membres de la COI ? La voix de la France a été celle de Claudine Ledoux, ambassadrice déléguée à la coopération régionale dans l’océan Indien, représentant le ministre des Affaires étrangères. Claudine Ledoux était accompagnée par Philippe Jean-Pierre, représentant du Président du conseil régional de La Réunion, et par Nassimah Dindar, Présidente du conseil départemental de ce DOM. Claudine Ledoux a encore représenté la France à la 30e session du Conseil des ministres de la COI réunis à Antananarivo le 20 mai 2015. Voici des avancées qu’il convient de saluer. Mais on ne saurait, pour autant, en rester là. 

À la suite de l’attribution de nouvelles compétences aux collectivités relevant de l’article 73 de la Constitution dans le domaine des relations internationales, il apparaît logique que la responsabilité de la délégation française au sein du Conseil des ministres de la COI revienne, en droit, au Président du conseil régional de La Réunion et non plus à un ministre du Gouvernement ou à l’un de ses représentants ou, a fortiori, au préfet de La Réunion. De fait, un précédent existe : lors de la 28e session du Conseil des ministres, réunis à Victoria le 17 janvier 2013, la France était représentée par Didier Robert, Président du conseil régional de La Réunion, conformément à l’article 43 de la LOOM qui reconnaît au Président d’un conseil régional ultramarin la possibilité d’être habilité à représenter « les autorités de la République » au sein des organismes régionaux de coopération. 

Dès lors, ne serait-il pas logique de pérenniser une telle solution dans la mesure où la région de La Réunion – reconnue comme « chef de file » en matière de développement économique – entretient des relations privilégiées avec tous les États de l’océan Indien occidental, après avoir été désignée en 2015 comme autorité exclusive pour la gestion du Fonds européen de développement régional (FEDER) qui dote La Réunion d’une enveloppe de 1,13 milliard d’euros pour la période 2015-2020 ? 

Lors de la 31e session ministérielle de la COI réunie à Saint-Denis le 26 février 2016, le Président du conseil régional de La Réunion a tiré les leçons de cette évolution : « dans le cadre d’une décentralisation renforcée », il a plaidé pour « une réelle liberté de décider et d’agir au nom de la région Réunion » et la reconnaissance d’un droit d’intervention directe dans les relations internationales à des fins économiques, incluant la possibilité pour la région de La Réunion de signer des accords avec les États membres de la COI. Didier Robert devait ainsi conclure : « Nous sommes clairement passés en 30 ans, en matière de coopération au sein de la Commission de l’océan Indien, de l’impératif diplomatique de la France à l’impératif économique de La Réunion ». C’est bien aussi notre sentiment. 

C’est la raison pour laquelle la voix de la France au sein du Conseil des ministres de la COI devrait désormais être celle du président du conseil régional de La Réunion. Tel devrait être en tout cas le principe lorsque cet organe n’exerce pas de fonctions régaliennes appartenant aux États membres. 

Par  André ORAISON, Professeur de droit international public
HabarizaComores.com (Habari Za Comores)| أخبار من جزر القمر

L'ancien président de l'Olympique de Marseille, Bernard Tapie, 74 ans, est actuellement traité pour «un cancer de l'estomac» mais sa famille et lui-même sont «optimistes», a déclaré dimanche son épouse, Dominique.
Photo d’archives. L’OM et Tapie soulève la coupe de la
Ligue des Champions 

«Bernard souffre d'un cancer de l'estomac avec extension sur le bas de l'oesophage. Il est traité par le service d'oncologie de l'hôpital Saint-Louis (à Paris) par un programme de chimiothérapie adapté. On espère une intervention chirurgicale possible avant la fin de l'année», a expliqué Dominique Tapie. Bernard Tapie, hospitalisé en fin de semaine, a déclaré de son côté par téléphone qu'il allait «se battre comme il l'a toujours fait».

«Sa nature de battant et l'affection de sa famille, de ses proches mais aussi les formidables témoignages d'encouragement qu'il reçoit nous rendent optimistes», a ajouté Dominique Tapie. De nombreux supporters de l'OM, club qu'il a présidé de 1986 à 1994, lui ont manifesté un soutien appuyé. Les supporters de l'OM préparent des banderoles en hommage à leur ancien président, à l'occasion de la réception de Toulouse dimanche soir dans le cadre de la 7e journée de Ligue 1. 

L’Equipe Avec AFP

Ordures ménagères: La Mairie de Mutsamudu (Anjouan) cherche affolement une solution palliative

Ce dimanche 24 matin dans la cour de la mairie de Mutsamudu, l'on fabrique des poubelles pour fermer les dépotoirs sauvages qui asphyxient la capitale depuis des années. 

Des tonneaux de 200 litres transformés en poubelles et distingués par couleur pour sensibiliser à la population "d'un possible tri sélectif" dès la domicile. 

Une solution à court terme bien évidemment, car le lourd sujet reste celui du site de décharges. Photos et texte ©Nabil Jaffar, Comores Magazine

Après analyse de l'évolution lente mais dangereuse du système AZALI, je suis persuadé que la banalisation de ce que j'appelle le "phénomène Azali" conduira ce pays à une inéluctable catastrophe.

Son entêtement douteux à stopper la tournante et à décider tout seul de la suite (puisqu'il a mis à mort tous les pouvoirs contraignants, Parlement, Cour Constitutionnelle) traduit clairement son intention de nuire à la démocratie et la relative paix, résultat de la tournante. Je désigne le Mouvement du 11 de complicité active et les respectables personnes qui le composent doivent tirer la sonnette d'alarme. Non seulement l'idée première des assises a été trahie, mais en plus de cela, AZALI n'a besoin de personne pour réaliser ses desseins. L'émergence d'AZALI, le "Réhémani" de Taki, un toit décent pour chaque comorien de Sambi sont des rêves permis et les intentions comptent beaucoup. Cependant, en démocratie, rien ne s'impose par la force, pas même le bien.

ALI SOILIH, en lançant sa machine de répression aveugle avait peut être l'intention de bien faire, mais il a buté sur un peuple qui n'a rien compris de son idée. Il a régné en dictature et est mort, traîné, craché par le peuple.

Le 13 Mai 1978, le grand révolutionnaire des Comores, l'homme au plan quinquennal, serait simplement lynché et piétiné par le peuple. Aujourdhui, plus d'un comorien pleure sa disparition. Pourquoi AZALI ne tire pas les leçons et s'obstine à crier sa bonté, sa volonté à faire des Comores un pays émergent alors que le peuple n'est pas consentant, n'a rien compris et doute compte tenu du passé de l'homme.
J'appelle à une opposition franche, déterminée et constructive capable d'arrêter la machine infernale d'Azali. Comme le "NON aux Assises" de MCHINDRA ABDALLAH MCHINDRA, relayé par le Front Républicain et ses annexes, il faut une opposition forte à un régime qui se croit tout permis. BEN ALI

Le président Azali vient peut-être de se rendre l'évidence. Un budget d'un État dit souverain ne peut pas reposer à plus de 50% sur des promesses d'aides budgétaires extérieures et des dons.

Alors qu'une session ordinaire s'ouvrira en octobre, Azali convoque une session extraordinaire le 26 septembre de 7 jours pour dit-on, corriger son budget fantaisiste en toute discrétion.

Pour rappel, Azali avait promulgué "la loi n° 16-003/AU, adoptée le 29 décembre 2016, portant loi des finances exercice 2017." Le budget général a été estimé à plus 81 milliards de francs comoriens (KMF) soit une hausse de 30 milliards par rapport à 2016.

Depuis mars, l'exécutif se serait rendu compte qu'il était impossible de réaliser ces recettes sans un miracle. Où sont passés, d'ailleurs, nos amis saoudiens? Dos au mur à quelques semaines de l'arrivée d'une mission du FMI, Azali n'avait d'autre choix que de reconnaître le fiasco de ses services financiers. ©Toyb

On est Samedi 23 Septembre 2017, le chef de l'Etat comme tous les ans, cette date, il se trouve à New York avec ses compères pour le somment annuel, des Nations unies. Et le vendredi 22 Septembre 2017, il a prononcé son discours. 

En examinant ce décret je suis stupéfait de constater que le décret est signé à Moroni ce jour du 23 septembre par le président qui se trouve à New York.

Est-il possible légalement qu'Azali se trouve physiquement à aux USA alors qu'il a signé un document fait à Moroni ce même jour ?

Quelle valeur juridique d'un tel document qui porte un élément mensonger ?

En tout des informations le chef de l'Etat est à Paris le dimanche 24 septembre 2017. qui vivra verra.
Ortega Abdou Hassani
HabarizaComores.com (Habari Za Comores)| أخبار من جزر القمر

L'accord politique de Fomboni n'a pas inclus le chapitre sur le soutien financier après la période de crise par la communauté internationale. Notre partenaire, la France, doit comprendre les vraies raisons du déplacement des populations vers Mayotte. Les raisons sont pour la plupart sociales et économiques et nous observons les mêmes phénomènes dans la tragédie de la Méditerranée.
Cet article a été écrit en juin 2017.
IL FAUT ERADIQUER LES RACINES DU MAL QUI CONDUISENT LES COMORIENS A CHOISIR L'EMIGRATION-DEPLACEMENT " SUR DES EAUX DANGEREUSES
Des paroles maladroites certainement aussitôt regrettées ont jeté le projecteur sur le drame vécu au quotidien par trop d'Anjouanais qui, au péril de leur vie décident de rejoindre Mayotte à bord de ces frêles esquifs que sont les Kwassa Kwassa. Quand les eaux sont agitées, les esquifs chavirent, les morts sont nombreuses, évaluées à plus de10 000 victimes depuis 1995. Chaque année les drames se reproduisent à ce rythme effrayant et lancinant.

Les mots prononcés étaient d'une grande maladresse mais il ne faudrait pas qu'ils occultent le fond du problème, au contraire c'est là une occasion pour rendre hommage à ces milliers de victimes de dénoncer les causes qui ont conduit des hommes et des femmes à fuir une misère quotidienne, surtout celle de l'île d'Anjouan pour rejoindre ce qui apparaît à des yeux aveuglés par les souffrances comme un eldorado, Mayotte si proche et déjà si lointaine. Pour beaucoup ce ne sera pas seulement une chimère mais ce sera en plus un naufrage et la mort.
Les hommes pourtant le savent, les eaux sont dangereuses, les esquifs ne sont pas adaptés au transport d'êtres humains, ils savent le risque présent, mais l'absence de perspective, l'accumulation de soucis encouragent cet exil volontaire et cette prise de risque. Mais la crise que nous avons vécue ces derniers jours justifie amplement de situer les véritables responsabilités de ces morts insupportables et de tracer le chemin qui doit augurer d'un autre avenir.

IL FAUT TOUT D'ABORD RAPPELER que les responsabilités sont multiples.
Mayotte s'est bâtie en quelques années un destin différent avec des moyens considérables et à cet égard il est clair que la France et l'Union européenne ont leur part de responsabilité car la proximité avec Anjouan, Mohéli et Grande Comore rend le décalage de moyens tout bonnement insupportable. D'un côté Mayotte bénéficie d'un budget de 1.5 milliard d'euros, avec des fonds venus d'ailleurs qui traduisent un niveau de vie sans rapport avec leurs proches voisins, souvent également parents. Ce décalage agit comme une pompe aspirante car le budget comorien atteint tout juste 50 millions d'euros et les réalités s'estompent dans des brouillards d'illusion quand les cadres s'éloignent à ce point.

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Il est d'ailleurs permis de s'interroger sur les politiques mises en œuvre afin de promouvoir Mayotte, il est clair en effet qu'à un certain niveau promouvoir Mayotte trouvait une contrepartie naturelle dans l'affaiblissement ou encore la "complicité objective" (diraient les marxistes) qui conduit à fermer les yeux sur certaines pratiques malsaines qui longtemps ont marqué la vie de l'archipel.

Comment en effet expliquer la bienveillance dont ont bénéficié les mercenaires qui durant de longues années ont martyrisé notre pays?
Comment expliquer que l'on n'ait pas réagi avec rigueur aux actes de corruption généralisée qui ont confisqué l'avenir de notre population?

En d'autres termes il est clair que les responsabilités ignorent les frontières et nous devons le crier avec force; "Devant ces drames nous sommes tous coupables, la communauté internationale comme notre classe politique".

La France doit prendre conscience qu'il n'est pas "MORAL" qu'elle n'accorde aux Comores qu'une aide annuelle de 20 millions d'euros, sur laquelle seulement 30% aura une destination locale, alors que le rapatriement des anjouanais, qui s'étaient embarqués sur les fameux Kwassa Kwassa entraîne un coût de 70 millions d'euros chaque année!

Chaque année ce sont ainsi plusieurs dizaines de milliers de comoriens qui sont reconduits à Anjouan et cette statistique est pour la France "rassurante" les comoriens qui ont choisi de monter sur les kwassa kwassa sont facilement repérés et ces reconduites au pays nourrissent à bon compte des statistiques d'expulsion.

MAIS IL NE FAUT PAS PERDRE DE VUE que ces 70 millions d'euros s'ils avaient une destination de développement des potentiels d'Anjouan, de Grande Comore et de Mohéli se traduiraient par une modification formidable des perspectives pour ces hommes et ces femmes qui pourraient entrevoir un autre avenir et n'iraient plus alors risquer leur vie sur ces mers agitées.
IL FAUT DONC REVOIR LA PHILOSOPHIE DE RAPPORTS QUI DOIVENT RESOLUMMENT VISER UN AVENIR DE PROGRES ET NON UN AVENIR DE REJET ET DE REPRESSION.
L'avenir des îles est lié, les potentiels ne demandent qu'à prendre leur envol, il suffit de les activer par une volonté inflexible. Ces hommes qui meurent c'est le dynamisme et la richesse de demain qui disparaît et ces drames enfoncent encore plus le pays dans son malheur!!!

Mais bien sûr il conviendra également que les Comores soient intraitables sur la corruption qui gangrène les activités. Les Comores qui vivent des transferts de la Diaspora doivent les relayer par une chasse aux comportements malsains qui règnent en maître. Il est impossible de ne pas jeter l'anathème sur les hommes politiques anjouanais qui n'ont eu de cesse de se servir au lieu de servir. Il est insupportable de constater que l'ancien président Sambi a détourné des centaines de millions de dollars dans diverses affaires majeures de corruption et que la justice ne passe pas! Ce vol trouve aussi sa conclusion dans les morts des naufrages de Kwassa Kwassa !
Le monde de demain sera différent de ce que nous avons connu, pour en être les comoriens devront prendre conscience que la faiblesse devant le mal absolu que représente la corruption est un crime, l'un des plus graves pour un peuple qui doit offrir un avenir à sa jeunesse. Mais ce monde qui doit être un monde de responsabilité doit être aussi un monde de solidarité et nos partenaires doivent réévaluer leur action en y intégrant les valeurs exigeantes qui seules éviteront des drames qui ne peuvent pas éternellement demeurer des statistiques.

C'est à ce prix que le monde de demain trouvera l'équilibre que seules la solidarité et la prospérité partagées engendre.

Saïd HILALI

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