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Cela fait 9 mois que le peuple comorien, à la recherche d'un souffle nouveau, a sanctionné le régime d'Ikililou-Mamadou « croyant » opter l'alternance. En plaçant Azali à la tête de l’Etat, un peu plus du tiers de la population wakomori se nourrissaient de l’espoir d’en finir avec les pratiques mafieuses et de corruption. Mais cette lueur d'espérance s’est vite éteinte.

En effet, au bout de 9 mois un enfant conçu voit naturellement le jour. Tandis que l’accouchement de l’Etat comorien auquel assistent les citoyens est catastrophique.

Effectivement, au bout de 9 mois du pouvoir du président Azali, les comoriens sont témoins de :
- scandales liés aux détournements d'argents publics,- fermeture d'un hôpital sous prétexte qu'il soit financé par l'Iran , - octroie de marchés publics sans appel d'offres, - licenciements abusifs de près de 6000 jeunes en quête d'avenir, (9 mois avant, le discours de campagne était « un jeune un emploi »)- arrestations arbitraires des journalistes insoumis, - mise en application d'une loi anticonstitutionnelle et liberticide, tel que la loisur les partis politique comoriens,- violence policière à l'égard des jeunes lycéens défendant leurs droits,- ponction des salaires des agents de la fonction publique en vue de financer des projets, au mépris de concertation avec les partenaires sociaux.
Cette volonté politique du gouvernement de détruire les plus vulnérables montre la détermination du pouvoir à étouffer le peuple comorien.

Aucun citoyen ne pourrait être contre l'annonce du retour de l'électricité dans l'ensemble du territoire, mais force est de constater qu'encore une fois on a vendu du rêve à la population. Les autorités ont abusé de l’attente pressante de la population. Jusqu'à présent, plus de 70% de la population n'a pas accès à la lumière.

Cette succession d’actions antisociales poussent les partis politiques qui se respectent et les organisations de la société civile à se poser des questions quant à l'avenir des Comores.

Nous, parti Ulezi :
- condamnons encore une fois et avec la plus grande fermeté toute les formes de violences que subissent nos concitoyens,
- exigeons l’arrêt immédiat de ces mesures d’austérités qui mettent en danger la paix sociale
- appelons les autorités à faire preuve de responsabilité et donner intérêt aux débats démocratiques pour faire avancer le pays.

Natuk MOHAMED MOUZAOIRE
1er Secrétaire du Parti ULEZI


Le vice-président président Djaffar a ramené deux hommes à Beit-Salam présentés comme une délégation d'Airbus (constructeur Aéronautique européen) pour dit-on la "construction d’un centre de contrôle et de surveillance de l’espace maritime, de l’optimisation de la pêche".



L'attention s'est donc portée sur les membres de ladite délégation d'Airbus qui proposent de travailler sur le maritime. 
J'ai été intrigué par un certain Jean-François Tardy
Selon un portait de 20Minutes, daté de 2014, Tardy est un ancien commando du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). 

"Le 26 décembre 1994, il est l’un des membres du commando qui mène l’assaut sur le vol 8969 d’Air France, détourné par un commando de terroristes algériens, le GIA, sur le tarmac de l’aéroport de Marseille. En troisième position, il pénètre dans l’appareil par la porte arrière gauche. «C’était une mission délicate, hyper-médiatisée, décrit-il. L’exercice n’était pas simple a priori.» relate 20Minutes. Et Depuis 2010, il est chargé du déploiement des secours du Rallye Paris-Dakar. 


En réalité, Tardy n'a jamais travaillé chez Airbus. Ce "connaisseur des réseaux politiques africains" a créé sa propre société #SAFETECH et propose des services. Cette société est en cours de liquidation.
Par Toyb Ahmed

Nous devons dire au Président de la République de l’Union des Comores, au Gouvernement de l’Union des Comores, aux honorables Députés de l’Union des Comores, aux Forces de l’ordre, à l’Armée, à la population de l’Union des Comores, notre désarroi de nous voir de coopérant et de loyaliste fervents, devenir désaffectionné, intransigeant, devant ces terribles journées où une jeunesse, qui comme nous tous à leur âge,a voulu montrer qu’elle existait et l’affreuse réalité « on a tiré sur des enfants ! »

Cette façon de traiter votre peuple est inadmissible. Voler la liberté de s’exprimer d’un Peuple, nous oblige à mener une agitation verbale vigoureuse, l’horreur de cette scène à elle-même explique que les forces de l’ordre ont perdu leur sang-froid et tout l’espoir que nous avons nourri lors de l’élection de ce nouveau gouvernement s’effondre, la promesse du nouveau Président, de remettre la Liberté au Peuple, de l’écouter et lui laisser la parole, n’a pas été tenue et bien au contraire le sang à coulé.

Une grande partie de ces jeunes sont issues de familles honorables et patriotes mais pauvres, en tout cas, nous sommes certains que les responsables, s’il y a un Dieu au-dessus de nous auront à répondre devant lui de ce crime envers l’humanité et envers l’histoire comme d’ailleurs nos policiers vengeurs à Epinay sur seine. Car quand on regarde les raisons de ce petit mouvement d’humeur, c’est que cette jeunesse aime leur Pays et fait marquant aime ses professeurs ! 

Voyez-vous Excellences, honorables députés, si un Comorien fait connaître son désaccord pour une Loi ou une décision, il doit être libre d'exprimer sa désaffection dans toute sa force, du moment qu'on n'a pas l'intention de se montrer violent ou d'inciter à la violence. Cet incident grave nous incite à croire que le seul fait d'exprimer de la désaffection est un crime. Nous considérons comme un privilège précieux la liberté de s’exprimer ; c’est la base de toute action pour développer économiquement, socialement un Pays.

A notre humble avis, la non-coopération avec le mal est un devoir tout autant que la coopération avec le bien., il faut savoir que le mal se maintient que dans la violence, il faut absolument que cette méthode de réprimer les manifestations se fasse sans violence, car la violence provoque chez l’homme des conflits et des rivalités redoutables car les hommes n’ont pas les limites et le frein instinctif des animaux.

Le droit à la résistance à l'oppression est un des droits fondamentaux de l'homme et du citoyen. Naturellement, il faut sanctionner, mais il faut tout autant comprendre comment le système se pérennise. C'est une évidence mondiale que toute société autosuffisante est beaucoup plus résistante à la violence, bien que ce qui se passe en ce moment dans les Grands Pays démontre que cette Vérité commence aussi à péricliter

Excellences, notre Pays la France est à la veille d’avoir un nouveau Président de la République, notre choix envers Emmanuel MACRON est dû à un point qui pour nous est essentiel, revoir la Coopération France Afrique avec comme thème essentiel GAGNANT/GAGNANT pour tous.

Philippe DIVAY

Kamardine Soulé, journaliste est actuellement rédacteur en chef adjoint du quotidien « Al-watwan » et responsable du Magazine économique « Watwan’ Eco ».

Il est le fondateur de « Comores 4.0 ». Une initiative qui promeut la production et la publication des reportages d’enquêtes sur les abus de pouvoir aux Comores dans l’objectif de stimuler des reformes. En 2015, il sera élu personnalité du mois par la Fédération comorienne des consommateurs pour la qualité de ses articles sur l’économie et l’entreprise, pour son engagement de journaliste d’investigation, et la diffusion de son travail par le biais des médias sociaux. 

Il fait partie de la promotion 2016 du programme « La Richesse des Nations » de la Fondation Thomson Reuters qui soutient les enquêtes sur les flux financiers Illicites et l’évasion fiscale menés par des journalistes africains à travers tout le Continent.

Kamardine Soulé est aussi membre fondateur de l’Observatoire des journalistes africains sur la pêche et l’économie bleue.

Interview

Kamardine Soulé bonjour, vous êtes journaliste au quotidien Al-watwan, vous vous distinguez en traitant exclusivement des questions économiques, pouvez-vous nous expliquer le sens de votre démarche – assez singulière- dans le paysage médiatique comorien?

J’apporte, il est vrai, un intérêt particulier aux questions économiques. Je dois préciser d’emblée que la démarche n’a rien de personnel. C’est en tant que chef de la rubrique économie, finance et nouvelles technologies au quotidien « Al-watwan » que j’étais amené à beaucoup écrire sur des sujets économiques. Aujourd’hui, on m’a donné l’opportunité de diriger « Watwan’Eco », un supplément hebdomadaire de notre journal, dédié aux questions économiques.

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Je dirais que ma touche personnelle aura été de m’intéresser particulièrement aux contrats publics signés avec des sociétés locales et étrangères, aux grands projets d’infrastructures, à la vie des entreprises publiques et privées. Et par la suite, de diffuser mes articles dans diverses plateformes en ligne. C’est ce qui a créé, je pense, cette interaction et visibilité. Ma démarche s’inscrit aussi dans une vision un peu plus globale de journalisme transfrontalier. C’est pourquoi aujourd’hui, j’aborde des sujets comme l’évasion fiscale des multinationales. C’est ainsi que j’ai pris part, suite à une sélection par la Fondation Thomson Reuters, au programme «La richesse des nations» sur les flux financiers illicites en Afrique.

Les consommateurs de « news » comoriens sont obnubilés par la chose politique, la vie des partis, la valse des nominations et assez peu de sujets économiques….
 On ne peut rien y faire, la politique c’est l’opium du comorien ou qu’on redistribue aux comoriens pour qu’ils se désintéressent de l’essentiel. Je suis de ceux qui croient que le débat d’opinion doit se faire sur la base de faits sur le présent ou sur le passé. Et c’est là où nous journalistes entrons en jeu en  exposant des faits pour en créer de l’information incontestable.
Aujourd’hui, je veux bien croire que les choses commencent à changer. Les comoriens sont de plus en plus connectés, et la démocratisation de l’information a fait que beaucoup de comoriens sont sensibles à tout ce qui se passe dans le pays. Gageons que cet intérêt se porte particulièrement sur les questions relatives à la gouvernance et à la gestion de la chose publique. Nous avons vu, par exemple, la mobilisation des comoriens d’ici au niveau local et de la diaspora lors de l’affaire dite de «Handuli». Ce contrat, signé dans des conditions obscures, qui donnait à une multinationale l’autorisation d’exporter des agrégats de carrière des Comores vers l’étranger.


Watwan’Eco c’est combien de ventes en moyenne?Quelle évolution depuis son lancement?
Comme je l’ai dit, Watwan’Eco est un supplément hebdomadaire du quotidien Al-watwan. En fait  c’est un gratuit qui apparait tous les vendredis. Et on peut l’avoir en achetant le quotidien. Aujourd’hui, le quotidien al-watwan, c’est environ mille exemplaires par jour. En 2015, c’est en moyenne 10.000 ventes au numéro  et un peu plus de 75.000 ventes par abonnement par an.
Par rapport à son évolution. Watwan’Eco a pour perspective de devenir un des produits phare de la maison Al-watwan Presse Edition. Ceci devra se traduire dans le long terme par une augmentation de sa pagination et la formation d’une équipe à part entière dédiée à sa conception. Il faut savoir que  Watwan’Eco prend en quelque sorte le relais du mensuel «Al-watwan Magazine». Ce dernier fut lancé en juillet 2010. Il avait en son temps consacré des nombreux dossiers sur l’énergie, les finances publiques, les contrats publics ou la problématique du chômage des jeunes diplômés. L’impact de ses articles reste toujours d’actualité. Cette belle aventure éditoriale s’arrêta fin 2014 suite à des soucis financiers.
Comme ce fut le cas pour le mensuel Al-watwan magazine, l’hebdo Watwan’Eco est né d’un constat : le traitement au quotidien de l’information, à travers le quotidien Al-watwan, ne permet pas d’explorer les sujets de fond, ni de donner aux lecteurs les éléments d’appréciation et d’analyse de l’actualité.

A part le support écrit existe-t-il des émissions radiophoniques ou télévisuelles spécialisées sur les questions économiques au pays?
Si elles existent, elles sont peu nombreuses. Nous avions essayé avec la Radio « Hayba Fm » de programmer des émissions  économiques avec des acteurs du secteur public et privé ou associatif. Nous avons pu produire deux à trois émissions ; dont un très long entretien au sujet de la lutte contre la corruption avec  Mohamed Halifa, à l’époque, président de la Commission nationale de prévention et de lutte contre la corruption. Nous comptons relancer l’initiative mais dans un cadre plus formel entre Hayba Fm et Al-watwan.


Ces émissions de « Hayba FM » auxquelles vous avez collaboré , Y a-t-il un e-lien qui permette de les réécouter ?
Oui, la radio a un site internet haybafm.webcomores.com où l’on peut écouter  des émissions. 

En tant qu’observateur privilégié de la chose économique depuis près de dix ans, quelles sont les lignes de forces qui se dégagent du paysage économique national?


Il y a eu ces dix dernières années un renforcement progressif du cadre législatif et réglementaire aux Comores.


Par exemple, la loi relative à la transparence des activités publiques, économiques, financières et sociales, le Code des marchés publics, ou la loi sur la concurrence. Ce qui nous avait permis de faire des bons scores dans différents classements mondiaux. Que ça soit l’indice de perception de la corruption de l’Ong transparency international ou le classement Doing Business sur l’environnement des affaires de la Banque mondiale. Mais la situation s’est vite retournée, car dans les faits la mise en œuvre de ce dispositif réglementaire s’avère difficile. Nous n’avons eu de cesse de voir ces textes foulés au pied par ceux même qui les ont élaborés.

C’était sous quelle présidence ?
La situation s’est retournée dès la période Sambi, Ikililou et ça continue avec le nouveau régime en place du Colonel Azali. On vote des lois le matin  pour les violer le soir. En signant des contrats dans l’opacité, en octroyant  des marchés publics  sans appel d’offres etc… Ce sont des mauvaises habitudes que nos gouvernants ont malheureusement du mal à abandonner.

Pouvez-vous être plus précis quand vous dites que ceux qui énoncent ces règles les piétinent par la suite ?

La loi sur les marchés publics et délégation des services publics, la loi sur concurrence, pour ne citer que ces deux là, sont des textes qui ont été proposés par l’Exécutif. Et c’est aussi toujours, les gouvernements successifs  qui n’ont pas respecté lesdites règles. Pour favoriser certains amis pour ne pas dire autre chose.
On observe aussi, une  volonté systématique d’affaiblir les organes de régulation. Cela fait déjà un an que l’Autorité de régulation des marchés publics, par exemple, interpelle en vain les autorités contractantes à présenter leurs plans de passation de marchés. Malheureusement rien ne nous dit qu’on va vers un respect strict des textes. Les contrats et décisions continuent à être signés au mépris des règles.
La dissolution de la commission anti-corruption, dans un tel contexte n’est pas pour apaiser les craintes des observateurs…

En effet! En  septembre dernier, le président Azali Assoumani signait un décret (n°16-228/Pr) abrogeant certaines dispositions de la loi n 08-13 du 25 juillet 2008 relative à la transparence des activités publiques, économiques, financières et sociales, notamment dans le volet concernant la création de la commission de la lutte contre la corruption.
Un peu plus d’un mois après, la Cour constitutionnelle a annulé ledit décret pour inconstitutionnalité et illégalité. Mais en réaction à la publication de l’arrêt de la cour, la Présidence de la République a fait savoir que le gouvernement ne nommera personne à la commission anti-corruption. Nous voulons bien  qu’on nous  construise des routes, des centrales électriques,  des hôpitaux, etc.,  mais pas au prix d’une violation de notre législation. A quoi bon, d’une main faire les  infrastructures du pays, et d’une autre défaire ses lois.

En décrivant, des Comores peu reluisantes sur le plan de la bonne gouvernance, à visage découvert et en habitant aux Comores, ne courrez-vous pas certains risques ? L’actualité récente a été émaillée de quelques coups de pression envers les journalistes…
J’aurais aimé brosser un tableau plutôt positif, croyez-moi. Pour ce qui est des risques, il est toujours permanent. Mais je n’ai rien à craindre du moment que  ce que j’avance ici, nous l’avons déjà écrit et documenté dans les règles de l’art de notre métier de journaliste. En vérifiant nos informations, en les recoupant. Par exemple, la gestion opaque des marchés publics par l’administration publique ou les sociétés publiques, hier comme aujourd’hui,  ce n’est un secret pour personne.  Ce sont des sommes  énormes qui sont en jeu.
Selon le rapport Doing Business 2017 de la Banque mondiale, dans l’ensemble, les marchés publics représentent en moyenne de 10 à 25 pour cent du Pib, ce qui fait des achats publics une pépinière exceptionnelle d’opportunités d’affaires pour le secteur privé.

Autre sujet à fantasmes pour les Comoriens, les investissements étrangers. Sur un temps long que peut-on en dire?
Il est temps que nos gouvernants nous ramènent des vrais investisseurs. Car il faut souligner la naïveté abyssale  de nos dirigeants. Combien de fois, ils se sont laissé rouler  dans la farine et combien de fois ils ont été prêts à répéter les mêmes bêtises. Nous avons connu Rowland Ashley avec l’affaire Air Comores au temps du président Djohar. BasharKiwan avec  son holding Cgh et son programme de vente des passeports comoriens  à des étrangers. Cela n’a pas servi de leçons, on est allé s’enticher d’un autre soit disant homme d’affaire, un certain Esam AlFahim, avec son holding Hss, celui-ci fut présenté par le président Sambi comme un expert en affaires maritimes. Sous la présidence d’Ikililou, un homme nommé TaalatHejazi était venu lui aussi tenter sa chance de se faire de l’argent aux Comores. Ce ne sont que des exemples parmi les plus connus.

Il est sain de rappeler que cet amateurisme a traversé toutes les époques pour ceux qui auraient la mémoire courte…


Tout à fait. Il faut lire le livre « Comores. Les nouveaux mercenaires » écrits en 1994 par l’ancien journaliste Pascal Perri, et « Citoyennetés à Vendre. Enquête sur le marché international des passeports», celui-ci a été écrit récemment par la journaliste Atossa Araxia Abrahamian, pour se rendre compte. Nos dirigeants se repassent la médiocrité comme un bijou de famille.
Pendant ce temps, des projets dormaient dans des cartons au Commissariat général au plan. Je veux parler des projets issus de la Conférence de Doha de mars 2010. Une conférence au cours de laquelle beaucoup d’investisseurs avaient montré leur volonté de venir investir, de façon sérieuse, aux Comores. 

Pour finir, y a-t-il une raison d’espérer avec la jeune garde qui monte au sein des Partis politiques, au sein de l’administration, dans la société civile et dans le monde de l’entreprenariat ? Y a-t-il une soif de pratiques plus saines, plus fair-play, plus légales au vu de l’arsenal législatif déjà existant mais qui n’est que trop rarement appliqué ?


Rien n’est encore perdu. En tout cas, je l’espère. Je suis quelqu’un d’optimiste, j’ai du mal à croire que tout est perdu. Des initiatives citoyennes commencent à voir le jour. A l’exemple de l’Initiative citoyenne pour la transparence budgétaire aux Comores. C’est un programme qui fédère des organisations de la société civile en partenariat avec le Ministère des finances et du budget. Ce consortium regroupe la Fédération comorienne des consommateurs (FCC), l’Association comorienne pour le bien-être de la famille, le Mouvement associatif pour l’éducation et l’égalité de chances et l’Organisation du développement communautaire. Le rôle de ce consortium est de collaborer et de dialoguer avec les élus comme avec le Ministre des finances et les autres parties impliquées dans la préparation du budget et de son exécution, afin que les citoyens soient toujours informés de ce qu’il advient de leur argent.
Affaire à suivre comme on dit, Kamardine Soulé, Merci infiniment et bonne continuation.
Retrouvez cet interview sur le blog de Oluren Fekre

Par spontanéité naturelle et de mon engagement d'être toujours aux cotés des élèves et de la jeunesse de mon pays, je hausse le ton pour condamner l’usage disproportionné des éléments de force de l’ordre, contre les lycéens de Said Mohamed Cheikh, le vendredi 20 février 2017.

Manifester est un droit constitutionnel et quelque soit la raison, les forces de l’ordre , n’ont pas le droit de tirer à balle réelle sur des élèves.

Il existe beaucoup des moyens pour dissuader des manifestations qui dégénèrent. Les sommations, les lacrymogènes, voir même le dialogue sont entre autres des éléments pouvant être exploitables pour disperser de telles manifestations.


Aussi, le caractère pacifique de cette manifestation , ne soulevait pas une menace directe aux policiers pour qu’ils mitraillent des jeunes dont la vocation de la république est de les enseigner dans les meilleurs conditions et sans brutalité.

La jeunesse comorienne surtout celle de nos lycées et universitaire , n’est pas là pour recevoir des balles perdues ou des bavures policières mais elle est là, pour recevoir l’éducation et ensuite d’emploi pour participer au développement du pays.

Si la République est aujourd’hui est incapable de répondre à ces exigences, elle n’a pas non plus le droit de réprimer dans la violence , les revendications légitimes de la jeunesse lycéenne de notre pays.

J’exhorte les autorités du pays de laisser d’humilier les jeunes de notre pays . Après les avoir licencier , chasser dans la fonction publique sous prétexte qu’ils étaient recrutés par des motivations politique , vraiment c’est assez voir trop , cette haine dirigée contre nos jeunes au point même de voir aujourd'hui, qu’on les poursuive jusqu’à nos lycées pour les faire du mal.

Franchement, je me demande ,pourquoi autant de mépris, d’insensibilité de la part de nos dirigeants à l’égard de nos élèves. Est-ce que ce je m’en foutisme s’explique en partie du fait que leurs propres enfants n’ont jamais connu les lycées publiques.

J’exprime ma pleine solidarité aux lycéens et j’en appelle les coopératives scolaires privées d’apporter leurs soutiens aux lycéens publiques. Une mobilisation pacifique pour revendiquer le respect de la jeunesse de notre pays serait une bonne chose .

Ibrahim Abdou Said, Ancien Vice-président de l’Union des Ecoles Privées des Comores

Moi, Daika Hamadi, je soutiens fermement et sans condition, le "mouvement de l'école buissonnière" des lycéens comoriens et j'appelle les autorités comoriennes à prendre ses responsabilités. 

Mes chers enfants, ayez le courage et la détermination qui manquent à vos parents ! Il y a eu violence avec utilisation d'armes à feu par des agents dépositaire de l'ordre et de la sécurité publique. Cela est très grave et ça relève du code pénal. 

Lorsque le ministre de l'intérieur et le responsable de la gendarmerie parlent de mesures disciplinaires pour traiter de cette affaire, cela est tout simplement une injure envers vous, une injure envers la République, une injure envers tous les comoriens. Mes chers enfants, votre sécurité et votre avenir sont en jeu et le passé ne vous laisse aucun espoir pour l'avenir. 

Il y a de ça un an, presque jour pour jour, une partie de la population comorienne a franchi une ligne rouge abominable sans qu'aucune autorité compétente ne se saisisse de l'affaire afin qu'une telle ignominie ne se reproduise pas dans notre pays. 

Cette même population qui s'est levé à l'unisson en mai dernier pour faire briller la jeune démocratie comorienne, prise de désespoir face à une justice injuste et partisane, cette population population a jugé, condamné et exécuté un assassin PRÉSUMÉ. un être humain a été lynché, assassiné, décapité et exhibé. Une abomination dans un pays qui se dit républicain. Une abomination dans une société musulmane. Et pourtant ils ont fermé les yeux avec tous les risques que cela implique pour votre avenir. 

Mes chers enfants, il y a de ça 6 mois à peine, une jeune femme d'à peine mon âge, une jeune femme qui aurait pu être votre soeur, votre mère, votre femme ou votre ami. Une jeune femme enceinte est arrivé à El Marouf avec un pronostic vital engagé. On dit que chaque médecin prête serment (le serment d'Hypocrate), jurant entre autre de sauver des vies et de ne pas fermer les yeux face à une vie en détresse. 

Et bien mes enfants, les médecins comoriens ont, semble-t-il, prêté un serment hypocrite devant les autorités comoriennes, leur demandant de ne pas bouger le petit doigt même si un être humain est à l'agonie tant que tout les frais - avec intérêts et dividendes - ne sont pas payé par celui qui est en train de rendre son âme. C'est ainsi qu'ils ont laissé cette jeune femme crever comme un animal, à même le sol sans essayer de la sauver ni elle ni son bébé. Là encore l'état a baissé les bras et rien n'a été fait pour qu'une telle chose ne se reproduise pas. 

Mes chers enfants, que restera-t-il ? Nous sommes maintenant arriver à un point où les autorités publiques, non content de nous regarder tomber dans la déchéance sans bouger le petit doigt, maintenant elles usent d'armes à feu contre des lycéens. Si ça n'est pas un génocide dites-moi ce que c'est ?! Car dans quel autre cas on s'en prend aux femmes enceintes et aux enfants ? 

Cette fois c'est trop et l'état doit prendre ses responsabilités. 

Et je vous accuse de lâcheté si vous baissez les yeux. Et vous serez indigne si vous fermez les yeux. Vous serez alors complice et en cela vous serez tout aussi coupable. 

Mes chers enfants, les comoriens on montré en mai dernier qu'ils sont capables de prendre leur destin en main. 

Ils se sont levé pour défendre la démocratie et par la même occasion et ces gens d'accéder au pouvoir en mettant tout leurs espoirs sur eux. Il est de votre devoir d'en faire une réussite. 

Mes chers enfants, les autorités comoriennes sont contre vous. Il est temps que ça change !
HabarizaComores.com (Habari Za Comores)| أخبار من جزر القمر

Association Comores. SOS écoliers en détresse

Des cours de soutien scolaire, gratuits : c'est ce que propose depuis quelques mois l'association culturelle de la communauté comorienne de Bretagne, dans ses locaux au rez-de-chaussée du 17, rue du Général Le Flô, à Morlaix. Dans son viseur, la lutte contre le décrochage scolaire.
Montage ©habarizacomores.com

Hier, à 14 h 30, au 17, rue du Général le Flô, dans les locaux de l'association culturelle de la communauté comorienne de Bretagne. L'ambiance oscille entre moments de rigolade et calme studieux. Après avoir revu les conversions entre centimètre, millimètre et hectomètre, on passe au rendu des notes de la dictée rédigée la veille. 17, 18, 19,5... « Je t'ai battue ! », jubile une collégienne à sa voisine. Ils sont une petite trentaine à se serrer dans la salle des « grands ». Ici, les âges vont de 6 à 14 ans. « On est en train d'aménager une troisième salle, pour pouvoir séparer les primaires des collégiens », explique Abdallah Mohamed Mansouri, président de l'association depuis 2015, et qui se glisse régulièrement dans la peau d'un professeur-encadrant.

Un local obtenu en octobre

Depuis sa création en 2004, l'association a fait du chemin. Comptant aujourd'hui plus de 300 adhérents, c'est en octobre 2016 qu'elle obtient ce local, mis gracieusement à disposition par la mairie de Morlaix. « Tout est compris, l'électricité, l'eau, et le loyer », souligne Abdallah Mohamed Mansouri. Ce natif de Mayotte, arrivé en 2012 à Morlaix pour travailler à Tilly-Sabco, a décidé de mettre en place ces cours de soutien scolaire gratuits pour les enfants, du CP à la terminale. Trois jours par semaine pendant les vacances scolaires, et deux jours par semaine pendant le reste de l'année, animés par quatre bénévoles, chacun leur tour.

« Lutter contre le décrochage scolaire »

Une deuxième salle est consacrée aux plus petits, entre alphabet, chants et jeux. Entre ces murs, Abdallah Mohamed Mansouri est « tonton Mansour », et veille à conserver un lien de proximité avec les jeunes qu'il encadre. « Il y a pas mal d'enfants en difficulté. Mon voeu est de lutter contre le décrochage scolaire. Nous aidons les enfants sur leurs devoirs et les cours qu'ils étudient à l'école. L'important est aussi de leur apprendre à respecter les professeurs, les institutions, à les préparer à la meilleure vie possible », explique le président de l'association, qui dit avoir déjà reçu des retours très positifs de quelques écoles sur son action.

Aussi des cours d'alphabétisation

Et du côté des parents, les premiers résultats se font sentir. « Ma plus grande, Sihaame, a 13 ans, et depuis toute petite, elle n'a jamais été très concentrée. Je vois que ça s'améliore avec ce soutien », constate Soulemane Msa Mdjassiri, un Réunionnais arrivé en 2003 à Morlaix. « Mes quatre enfants participent à ces cours. Je travaille de nuit, donc je n'ai pas forcément la disponibilité pour les aider à faire leurs devoirs », rajoute l'adhérent. L'association a aussi pensé aux parents ne sachant ni lire ni écrire le français, en proposant des cours d'alphabétisation. « Nous aidons pour les dossiers administratifs, de logement, judiciaires... Être bien intégré, c'est évidemment mieux connaître la langue du pays où on arrive. Nous sommes un comité d'accueil, qui essaye de montrer le chemin ! », conclut Abdallah Mohamed Mansouri. Sans restriction, les cours sont ouverts à toutes les nationalités et origines.

Pratique 
Contact : tél. 07.77.67.53.41 L'adhésion annuelle à l'association est de 10 €. Cours de soutien scolaire les mercredis et samedis pendant les périodes scolaires, de 14 h à 17 h.
© Le Télégramme

Il existe un classement mondial dans lequel Les Comores ne sont pas en queue de peloton. C'est celui de Reporters Sans Frontières sur la liberté de la presse. Nous y occupons une honorable 50ème place, et devançons des grands pays du G8 tels que L'Italie et Le Japon. Numéro 1 de notre région, notre archipel endosse le rôle du bon élève et surpasse tous ses voisins de l'océan Indien et de l'Afrique de l'Est. 

Mais cette liberté dont jouit la presse comorienne est de plus en plus menacée par le gouvernement actuel.

Les autorités adoptent des postures inquiétantes à l'égard des médias. Nous assistons à ce qui s'apparente à des tentatives de museler la presse et faire taire toute voix dissonante, qui n'encense pas l'action gouvernementale. Les apparatchiks du pouvoir semblent allergiques à la critique.

Il y a quelques mois, Razida un membre de l'opposition, à écopé d'une peine de prison ferme pour « injures » du jamais vu aux Comores. Le directeur et un journaliste de la radio Hayba-FM étaient dans le viseur de la gendarmerie. Récemment, Les journalistes d'Al Watwan et La Gazette, Abdallah Mzembaba et Mohamed Youssouf ont été convoqués et mis en garde à vue, pour avoir osé écrire un article sur un contrat liant l'État à la société MONEO.

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Même les personnalités médiatiques les plus populaires ne sont pas épargnées par cette nouvelle censure qui ne dit pas son nom. Dernière victime en date, le célèbre Abdallah Agwa, l'équivalent de Jean-Jacques Bourdin à Ngazidja, vient de jeter l'éponge et fermer sa radio, lassé par le harcèlement répétitif dont il est victime de la part des autorités. 

La fragile démocratie comorienne est en péril. Il ne suffit pas d'organiser des élections tous les 5 ans pour se targuer d'être une démocratie. Le célèbre journaliste et intellectuel américain Fareed Zakaria a développé le concept de "démocratie illibérale" pour désigner ces pays dont les dirigeants sont élus démocratiquement mais refusent tout contre-pouvoir.

Les Comoriens ne veulent pas d'une démocratie illibérale à la Erdogan. Nous nous sommes battu pour avoir un pays libre et démocratique. Pour cela nous avons besoin d'une presse indépendante qui fait la lumière sur les politiques menées par ceux qui nous gouvernement. Cet éclairage est vital à la survie de notre démocratie naissante, car comme le dit le slogan du Washington Post, « Democracy dies in darkness », (la démocratie meurt dans l'obscurité). 

En plus de s'attaquer la liberté d'expression, le gouvernement veut tuer également l'État de droit. Pour les théoriciens, on parle d'État de droit, que lorsque dans un pays, les pouvoirs publics acceptent de se soumettre aux règles de droit. C'est-à-dire que personne n'est au-dessus de la loi, pas même l'État.

Chaque jour nous vivons le contraire. Notre gouvernement se croit tout permis. Quasiment aucune administration ne se donne la peine de respecter le cadre légal de passation des marchés publics. Les ministères et les entreprises publiques signent des contrats en toute illégalité, au mépris des régulations en vigueur, sans que cela ne dérange personne. 

Chaque manifestation est réprimée de façon brutale, par des gendarmes coutumiers des bavures et de l'usage disproportionné de la force.

Où est l'État de droit, quand la justice autorise la radio Labaraka-fm à reprendre du service, et qu'un simple préfet refuse et ordonne la fermeture de la station ? Ou quand, à Mirontsi, le ministère de l'intérieur a violé le droit à la propriété privée en s'accaparant d'une mosquée Ahmadiyya sans aucune décision de justice . 

Quel signal le gouvernement pense-t-il envoyer aux investisseurs étrangers, en agissant en état-voyou?Est-ce rassurant de venir investir dans un pays dans lequel, l'État ne respecte ni ses propres lois, ni ses propres citoyens?

Pour devenir un État de droit et une démocratie véritable, les Comores ont besoin d'un état légal, d'une assemblée nationale exemplaire, d'une justice indépendante, d'une presse libre, de forces de l'ordre mieux formés, d'un secteur privé dynamique et d'une société civile consciente, active et engagée.

Par Comores Developpement 
HabarizaComores.com (Habari Za Comores)| أخبار من جزر القمر

Le Roi Mohammed VI est arrivé, le 23 février 2017, en République Guinée, en provenance de la République de Zambie, pour une visite de travail et d’amitié.

Cette 3ème étape de sa tournée africaine est chargée d’histoire, de symboles et de souvenirs encore vivaces dans le cœur des peuples guinéen et marocain.

En effet, les relations bilatérales solides d’amitié et de coopération entre les deux pays sont séculaires et sans cesse entretenues et vivifiées, favorisant les échanges entre les deux bords du Sahara.

Depuis le temps de nos glorieux ancêtres, les deux pays ont entretenu des relations d'amitié et de coopération à chaque fois renouvelées à travers de solides relations entre les Chefs d'Etat qui se sont succédé à la tête de leur pays qui ont favorisé les échanges entre les deux rives du Sahara.

La visite de travail et d’amitié du Souverain marocain en République de Guinée, la troisième après celle de mars 2014, constitue un geste d’amitié remarquable du Roi Maroc à l’endroit du Président Alpha Condé et du peuple guinée pour leur soutien sans faille au Maroc sur le dossier du Sahara marocain ; un soutien qui a vu le Maroc réintégrer sa famille institutionnelle, l’Union Africaine.

Aussi, dès son arrivée à l’aéroport international Gbessia de Conakry, le Roi Mohammed VI a t’il été accueilli par le Président Alpha Condé et de nombreuses personnalités civiles et militaires Guinéennes.

De plus, le Souverain marocain a été accueilli triomphalement à Conakry par des milliers de personnes guinéennes qui l'ont ovationné chaleureusement avec des chants et des danses exécutés par des troupes folkloriques, digne de sa stature internationale et à la hauteur de l’amitié séculaire qui lie les deux pays.

L’accueil chaleureux, s’est poursuivi tout au long du trajet séparant l’aéroport international Gbessia de Conakry de la résidence officielle du Roi Mohammed VI, où il a été constaté une forte mobilisation des Guinéennes, des Guinéens, des Marocaines et des Marocains venus souhaiter au Roi du Maroc la bienvenue en scandant « le Roi Mohammed VI est l’ami sûr de la Guinée et des Guinéens ».

La visite du Souverain marocain en République de Guinée contribuera, sans nul doute, à booster les liens historiques, économiques, religieux, culturels, politiques et de fraternité entre les deux pays avec la signature de nouveaux accords pour consolider une coopération plus féconde entre Conakry et Rabat. ©Farid Mnebhi

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