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Le Sambiste Fahmi Said Ibrahim a quitté les Comores pour sa destination fétiche, le Maghreb. Cela fait déjà une semaine que le ministre de la justice a quitté le pays sans ordre de mission mais pour des raisons personnelles.
Photo d'archives: Fahmi en région parisienne

Récemment, il était parti en mission pour 5 jours et il est revenu que deux semaines plus tard en percevant en toute illégalité des perdîemes. Son ministère est à l'abandon au point que le président Azali a dû transférer le Hadj qui faisait partie de ses prérogatives à la présidence sous la supervision du directeur de cabinet attaché à la défense.

Ayant connaissance du remaniement qui s'approche, il s'oppose avec un mois de retard à la position prise par son maître à penser, le mollah, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Des rumeurs font état même que plusieurs sambistes s'apprêtent à prendre la poudre d'escampette.

Certains veulent faire croire au mollah de la nécessité de jouer aux espions à l'intérieur et d'autres veulent carrément rendre leurs cartes et suivre l'émergence. Néanmoins, ce qui est malheureux, c'est l'absence du ministre chargé des affaires islamiques, le jour de l'Eid. C'est un mépris à l'égard des musulmans comoriens et sans aucun doute un véritable scandale.
Youssouf Said Hamadi

La création récente d'une commission parlementaire aux Comores est en effet un point positif mais les cinq députés qui la composent vont avoir devant eux des obstacles difficiles à surmonter. Les sommes en jeu, on ne le dira jamais assez sont colossales, on évoque des chiffres qui porteraient sur pas moins de 364 millions de dollars, de 6 à 7 fois le budget des Comores!
Photo d'archives. L'ancien président Sambi

Ces sommes ont été versées sous les régimes Sambi et Ikililou et à cet égard une observation générale s'impose: "Comment un responsable politique, forcément conscient de l'énormité des sommes en jeu pouvait il accepter la non transparence dans la gestion de celles ci sinon parce qu'il allait "se servir" au détriment du peuple. C'est clair, il n'y a pas d'autre motif.

Ceci étant exposé il est clair également que le respect de la justice impose l'impartialité, la règle vaut pour tous; Récemment en France un ministre était supposé d'emplois fictifs, pour se défendre il a démissionné et les membres de son parti ont fait de même. C'est le seul moyen d'éviter toute interférence avec les faits. C'est un point de droit élémentaire. Mais pour l'appliquer il faut avoir une véritable conscience de sa mission, et sans doute aussi une conscience.

Or le cas comorien est à cet égard inquiétant. En effet la Commission d'enquête parlementaire ne peut pas fonctionner sans le support technique du Ministre de la Justice. C'est clair là aussi. Or Fahmi Saïd Ibrahim, actuel ministre de la Justice est membre du Part Juwa et à ce tître c'est donc un affidé de Sambi. A l'évidence il y a là un conflit d'intérêt inacceptable.

Et ce n'est pas tout, il est encore évident que la commission parlementaire devra procéder à l'interrogatoire du signataire des accords, or cet homme lige n'est autre que M. Dossar, actuel ministre des affaires étrangères et c'est lui qui fut le signataire des deux contrats entre les Emirats, le Koweit et les Comores!

On imagine les dialogues avec un malaise évident. Les deux ministres auraient dû résigner leurs fonctions sans attendre. Il s'agit de la dignité des Comores, de la dignité de la Justice, les visages de Fahmi et de Dossar offrent la caricature d'une mascarade ourdie par Sambi!!

Ce n'est pas acceptable et ce déni de démocratie et de justice est d'un tel enjeu que la présence de ces deux hommes au gouvernement n'est plus supportable, ils doivent présenter leur démission.
Faut il rappeler que la corruption est un crime dont tous les comoriens et notre jeunesse sont les premières victimes et cette corruption réduit toute perspective de développement.

Le monde a changé, tout se sait et chacun nous regarde. L'affaire des passeports a fait couler beaucoup d'encre, certains documents comoriens se sont retrouvés entre les mains de terroristes présumés, jetant l'opprobre sur de nombreux citoyens de la diaspora. C'est assez il faut désormais que la justice passe et que la Commission Parlementaire puisse faire son travail sereinement, pour cela il n'y a pas d’échappatoire. Les hommes de Sambi doivent quitter leurs fonctions et ce sera un premier pas. D'autres suivront et la vérité sera douloureuse pour beaucoup car n'oublions pas que les 364 millions de dollars ont bien atterri quelque part et il est probable que Sambi et Dossar auront à ce titre des comptes à rendre.

Saïd HILALI
27 juin 2017

Comoressentiel vous publie ci-après deux communiqués signés, l’un par l’ancien ministre Djaanfar Salim Allaoui et l’autre par l’Association Cap Jeunesse Anjouan 2000. Ces deux réactions font suite à un article polémique et jugé « injurieux » à l’encontre de l’Ambassadeur de France aux Comores publié récemment dans le quotidien Al-Fajr sous la signature du journaliste Nakidine Hassane et relayé sur les blogs et les réseaux sociaux. 
Djaanfari Salim Allaoui, ancien ministre,
 secrétaire générale et porte parole du
Gnec Renové

Dans son article au vitriol le journaliste qui accuse l’Ambassadeur Robby Judes d’avoir fait campagne pour l’Ancien vice-Président Mamadou, lors des dernières présidentielles , évoque en effet, « des réunions plutôt louches » que le diplomate français aurait tenues « tard dans la nuit » avec des jeunes à l’hôtel Al-amal « aux côtés, entre autres, de l’ancien ministre de Mohamed Bacar, Sarkozy ». 

Les intéressés tiennent ainsi à donner leur versions des faits et porter la réplique au journaliste…

Communiqué de presse

« la médisance n’est pas du ressort du journalisme qui incite et je pèse mes mots, le journaliste incriminé à imaginer dans un coin de sa tête le contenu des échanges entre l’Association, Cap Jeunesse Anjouan 2000, avec l’Ambassadeur de France »∗

Le journalisme est un métier noble pour celles et ceux des serviteurs qui ont le privilège de l’exercer dans la vie d’une carrière professionnelle. Il est, par excellence, le quatrième pouvoir aux cotés des trois pouvoirs traditionnels connus de tout le monde, c’est dire l’impact dévastateur dans ses missions dégradantes mais aussi et heureusement d’ailleurs ses qualités surdimensionnées qu’il revêt pour orienter, encadrer et assurer une bonne éducation de masse de notre société.

Des deux axes de travail précédemment signalés à savoir celui du devoir d’exemplarité , de bonne moralité et celui de la perversion, Monsieur Nakidine Hassane, du Service de la Rédaction d’Al-fajr, quotidien de propagande a résolument fait le choix de la dépravation des mœurs journalistiques.

Le droit de réserve n’autorise, en principe aucun média ni aucun organe de presse écrite, à s’en prendre avec une virulence de mots telle, et un trait irrespectueux aux Chancelleries et Consulats étrangers amis établis, sur le sol national.
Monsieur Robby Judes est un honnête homme, respectueux des valeurs humaines, digne représentant d’un pays ami, la France, liée aux Comores par l’histoire et la culture qui, à ce titre, condamnent les deux pays que sont les Comores et la France, à vivre ensemble malgré les vicissitudes des relations bilatérales entre les deux pays.

De même que la médisance n’est pas du ressort du journalisme qui incite et je pèse mes mots, le journaliste incriminé à imaginer dans un coin de sa tête le contenu des échanges entre l’Association, Cap Jeunesse Anjouan 2000, avec l’Ambassadeur de France, comme si Monsieur Robby Judes n’a pas le droit de prêter l’oreille à la jeunesse comorienne en général et anjouanaise ou mohélienne en particulier, quand bien même l’on soit entre les deux tours d’une élection, à moins que Monsieur Nakidine Hassane veuille bien nous préciser le fond de sa pensée et les commanditaires potentiels de cette démarche loufoque d’une médiocrité absolue.

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Ces effets d’emballements médiatiques et d’instrumentalisation sont déplorables dans notre pays venant surtout des Hommes aux plumes supposées être irréprochables.

Mutsamudu le 27 Juin 2017
Monsieur Djaanfar Salim Allaoui
Ancien Vice-Premier Ministre des Comores (2002)
Ancien Ministre de L’Intérieur de L’Ile Autonome d’Anjouan (2002-2008)
Secrétaire Général et Porte-parole de G.N.E.C Rénové

Droit de réponse de l’Association Cap Jeunesse Anjouan 2000

« Nous sommes profondément navrés qu’un journaliste souhaitant faire sensation pour vendre son journal s’en prend à un diplomate d’un pays ami, proche dans les Actions de la Jeunesse et œuvrant pour la Promotion de la Culture comorienne» ∗

Nous avons été profondément indignés suite à l’article du journaliste du quotidien Al- fajr de nous mêler de politique et de participer à la propagande électorale suite à l’entretien qu’a bien voulu nous accorder son Excellence Robby Judes, Ambassadeur de France aux Comores, à l’hôtel Al- Amal lors d’une visite à Anjouan.

En effet, notre association est apolitique, elle se nomme « Cap Jeunesse Anjouan 2000 » et mène des activités utiles pour notre pays dans le domaine de la Culture, de l’Alphabétisation et de l’Environnement.

Ce fût une heureuse occasion de rencontrer cette personnalité pour lui présenter nos projets et solliciter son concours. L’Ambassadeur n’a pas dit mot sur la politique comorienne ni nous demander de soutenir tel ou tel candidat .Il a apprécié le fait que des jeunes comoriens s’intéressent à des Actions de développement de leur pays.

Monsieur le journaliste, avant d’écrire votre article, vous auriez du vous renseigner sur les actions menées par notre Association au lieu de faire de fausses accusations à l’endroit de notre Association.

Nous sommes profondément navrés qu’un journaliste souhaitant faire sensation pour vendre son journal s’en prend à un diplomate d’un pays ami, proche dans les Actions de la Jeunesse et œuvrant pour la Promotion de la Culture comorienne.
Nous voulons saisir cette opportunité pour remercier son Excellence l’Ambassadeur auprès de l’Union des Comores, Monsieur Robby Judes pour son attachement aux actions au développement de notre pays et pour avoir prêté une oreille attentive à la présentation, de nos projets et nous avoir prodigué de très bons conseils.

Fait à Mutsamudu, le 27 juin 2017

Bureau de Cap Jeunesse Anjouan 2000
Président :Nabil Ahamadali
Secrétaire Général :Moukaram Massoundi(alias Trapèze)
Trésorière :Toirfati Attoumane
Contrôleur :Samir Lejani
Animatrice :Nasmia Toilha
Chargé du suivi des Projets :Karim Mohamed Ahmed vintien
∗ C’est nous qui soulignons ces passages.
©Comoressentiel

Gouverneur Dr SALAMI présente ses vœux de l’Aïd El Fitr

Ce mardi 27 juin 2017, le Gouverneur de l’Île Autonome de Ndzuwani, Son Excellence Dr Abdou Salami Abdou, a présenté à ses concitoyens les meilleurs vœux de l’Aïd El Fitr. 

La réception s’est tenue à Dar-Nadjah, devant un public nombreux venu des différentes localités de l’île. Les autorités politiques parmi lesquelles le Président du Conseil de l’Île, les membres de l’Exécutif insulaire, le Coordinateur de l’Union à Anjouan, autorités militaires, religieuses et municipales ont également honoré de leur présence la cérémonie de présentation des vœux de l’Aïd El Fitr

Deux allocutions ont été respectivement prononcées, respectivement par le porte-parole de la population : Oustadh Abdoul-Fattah de Mramani et par le Locataire de Dar-Nadjah Hakim Dr SALAMI.

Après la présentation des vœux à l’endroit du Gouverneur Dr SALAMI, à son Gouvernement et au Président de l’Union des Comores SE Imam Azali Assoumani, Oustadh Abdoul-Fattah a exprimé les inquiétudes de la population anjouanaise axées sur : la valorisation par le Gouvernement central de la vanille et non du girofle ; le degré des relations entre l’Exécutif insulaire et le Gouvernement de l’Union ; les rumeurs selon lesquels on veut tuer la Tournante ainsi que l’extension de la zone de couverture de la télévision nationale. 

Toutefois, Oustadh Abdoul-Fattah a prié Allah le Tout Puissant de guider les autorités du pays dans la bonne voie.
Avant de réagir par rapport aux soucis de ses concitoyens, suite à la mort tragique du Maire de Vouani : monsieur Nourdine Attoumane (Paix à son âme) et, à la demande du Gouverneur, l’assistance a imploré Allah le Tout Puissant, de lui accorder sa bénédiction.

Poursuivant, le Gouverneur a vivement remercié l’assistance pour sa participation massive à la cérémonie, il a présenté ses meilleurs vœux de l’Aïd et a souhaité que les prières effectuées durant le mois sacré de Ramadan soient exhaussées. Amine !

S’agissant des inquiétudes des uns et des autres relatives au développement harmonieux de l’île, le Chef de l’Exécutif a demandé à la solidarité des Anjouanaises et des Anjouanais. Puis prenant comme exemple le port international de Mutsamudu, qu’ « au cas où il serait hors d’usage c’est toute la population d’Anjouan qui serait perdant ». En conséquence, il appartient à tout un chacun d’apporter sa pierre pour relever les défis. « L’intérêt général doit primer sur l’intérêt personnel » a insisté le Gouverneur Dr Abdou Salami Abdou.

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Par rapport aux relations entre l’Exécutif insulaire et le Gouvernement central, le Gouverneur a demandé à ses concitoyens d’implorer Allah le Tout Puissant d’améliorer ces relations et il reste persuadé que les choses iront dans le bon sens. Il a donc saisi cette opportunité pour remercier les médecins comoriens en général et d’Anjouan en particulier pour leur dévouement sur la mise en service de l’hôpital de Bambao-Mtsanga, puis il a formulé une mention particulière à l’endroit de l’administrateur Saïd Ahmed Hachim et au Dr Moursoid Massondi pour le fonctionnement du service de l’imagerie médicale (le scanner). 
A propos de la Tournante, le Gouverneur a rappelé que le Mouvement du 11 août s’est bataillé avant la fin du mandat du Président Dr Ikililou Dhoinine de dresser le bilan de la Tournante mais leurs efforts ont été vains. Et puis La Cour Constitutionnelle a publié un Arrêt permettant la Tournante de tourner. Alors la Tournante, qui demeure jusqu’à présent source de paix et de stabilité politique, doit suivre son cours jusqu’en 2026.

En ce qui concerne l’extension de la zone de couverture de l’ORTC, il a été noté que des efforts sont en cours.

Sur la question relative à la valorisation des produits de rente, le Gouverneur estime que le girofle mérite d’être considéré au même titre que la vanille, voire même plus. 

Enfin, s’adressant aux Forces de Sécurité, le 1er Magistrat de l’île pense qu’il faudra tracer une autre stratégie de lutte contre la délinquance juvénile. En conséquence les parents comme les autorités politiques doivent soutenir les mesures sécuritaires qui seront arrêtées. Et aux Ulémas de multiplier leurs émissions de sensibilisation.

Et c’est par un échange de poignet de main entre le Gouverneur Dr SALAMI et le public que se termina la fête. Texte et photo© Dar Nadjah

Le rappeur Sultan est en pleine préparation sa double-mixtape « Éternel Challenger – Part 1 » et dévoile aujourd'hui son single « On va leur faire » !
Après quelques semaines de préparation, Sultan dévoile enfin un nouveau single. Découvrez sans plus attendre le titre « On va leur faire » !

SULTAN, PETIT RETOUR SUR SA CARRIÈRE !

Originaire des Comores, Sultan rappe depuis l'âge de 10 ans. En 2005, il connait son premier succès d'estime avec le titre « 92 ». C'est une reprise du morceau « 94 » de Rohff. S'en suivent de nombreuses collaborations avec son compatriote Croma dont « Trahison ». C'est la réponse à Diam's qui engrange plusieurs millions de vues. 

Au fil des années, le rappeur de Bagneux et ses producteurs Dj Skorp et Mike continueront d'alimenter régulièrement le buzz à coup de mixtapes et aussi street albums. L'Éternel challenger signe finalement chez S-kal-records en 2011. Il y sort la mixtape « Ils Sont Pas Prêts ». Elle est rapidement suivie par son premier album « Des Jours Meilleurs ». On y retrouve notamment Rohff, La Fouine et aussi la Psy4DeLaRime. 

Sultan a ricoché, fort de sa notoriété. Il forme le célèbre groupe Team BS avec La Fouine, Fababy et Sindy et part à la conquête de la France. 

Aujourd'hui « Bosouloutoi » se focalise à nouveau sur sa carrière solo. Son deuxième opus « Condamné à Régner » sur lequel apparaît entre autres le titre Que D'La Peufra est dans les bacs. Et sa double-mixtape « Éternel Challenger – Part 1 » ne devrait pas tarder ! 

SULTAN LANCE SON NOUVEAU SINGLE « ON VA LEUR FAIRE » !

Après avoir balancé plusieurs inédits, Sultan est sur la préparation de sa double-mixtape « Éternel Challenger – Part 1 » qui arrive très bientôt !

Composé d'un CD obscure et un CD lumineux, ce projet symbolise la dualité qui existe en Sultan, artiste à part entière, parfois rappeur acerbe aux punchlines crues et tranchantes, parfois mélodie assumé capable de soulever les foules et de les transcender. « On va leur faire » est le premier extrait de celle-ci et s'annonce comme le tube de l'été !
©Mcetv
HabarizaComores.com (Habari Za Comores)| أخبار من جزر القمر

S’il est légitime de se défendre après une agression physique ou verbale, il n’est pas permis de manquer de respect aux gens ou de s’exprimer avec une haine raciale sous prétexte de répondre aux propos regrettables d’un politique d’un pays ami quel qu’il soit son grade.
Photo d'archives: Robby Judes avec l'ancien
président Ikililou Dhoinine

Il existe plusieurs façons d’exprimer son indignation sans porter atteinte à la dignité d’un homme qui ne fait que représenter son pays dans la loyauté. Comme ces attaques touchent directement le peuple de pays amis à travers des propos haineux de la part de certains individus, il est du devoir de tout un chacun de condamner ces pratiques qui risquent de nuire aux intérêts et à l’image de notre pays

Aussi, dans le respect des libertés d’expression, appartient-il aux politiques de ne pas occulter les dérives sur les réseaux sociaux, lesquelles risquent de nuire à l’unité nationale et à l’image de notre pays dans le monde. C’est pourquoi, je condamne sans équivoque les propos haineux et malsains de certains individus, contre les représentants diplomatiques de certains pays amis et plus particulièrement ceux distillés sur les réseaux sociaux par un prétendu journaliste.
Ainsi, je prends rendez-vous pour répondre sans relâche et à visage découvert à tous ceux qui constituent une menace pour les intérêts des Comores par leur propos irresponsables.

Ajao Najé…
Docteur Abdou Ada Musbahou 

Communiqué de presse suite à l’annulation de la tenue des Assises de la Coopération Décentralisée franco-comorienne.

L’Association des Maires de Mayotte (AMM) a appris ce mardi matin l’annulation pure et simple des rencontres prévues entre les collectivités territoriales françaises et comoriennes, les 28 et 29 juin à Moroni.

Ces « Assises de la Coopération décentralisée franco-comorienne » étaient prévues depuis de nombreux mois, coorganisées par l’Association Nationale des Maires des Comores et l’Ambassade de France en Union des Comores. 

Elles étaient l’occasion de resserrer les liens existants entre collectivités, de travailler à de nouveaux projets et de tisser de nouvelles relations. Une délégation mahoraise menée par le Président de l’AMM devait s’y rendre et partir ce jour. 

Pour rappel des faits, mercredi 21 juin, le Président de l’Union des Comores avait fait savoir son refus de voir la délégation officielle mahoraise fouler le sol comorien. À la suite d’un échange téléphonique avec le Président de la République Emmanuel Macron, il s’était ravisé pour approuver la participation de la délégation mahoraise à ces rencontres. 

Pour la première fois depuis plus de 40 ans, des élus mahorais allaient enfin pouvoir se rendre à Moroni pour travailler à la coopération régionale avec les Comores. 

Mais hier soir, vers 22H00, à la surprise générale, le Président de l’Union des Comores a fait volte-face et décidé d’annuler la tenue des Assises à Moroni. 

Dans cet épisode, la France a montré sa solidarité pour maintenir la participation de Mayotte à l’événement. Elle a malheureusement rencontré l’intransigeance de l’État fédéral comorien. Les conséquences en seront une fois encore supportées par l’ensemble des populations de notre Archipel. 

Ce gâchis nous est d’autant plus incompréhensible, qu’en octobre dernier, nous accueillions à Mayotte des élus locaux comoriens pour un congrès sur l’insularité. 
Au vu des récents événements, les conditions d’un rapprochement souhaitable et souhaité par de nombreux élus de Grande Comores, d’Anjouan, de Mohéli et de Mayotte doivent être réétudiées. 

Nous espérons que l’organisation d’un nouveau Haut Comité Paritaire (HCP), permettra le dialogue entre autorités comoriennes et françaises sur le dossier coopération franco-comorienne. Il apparaitra alors juste et légitime que des élus locaux mahorais y participent.

Ainsi, rien n’est encore terminé. De nouvelles actions pour favoriser le rapprochement entre nos peuples seront encore à mener. Pour celles-là aussi, l’AMM sera en première ligne.

L’irrésistible séduction de Mnamadi. Partie 8

Il était une fois Mnamadi, ce potentat venu de nulle part faire de la ruse, un précepte de gouvernance pour suborner la communauté. Ah ! Il est fort et aime qu’on le lui dise encore. Non content d’avoir usurpé le pouvoir pour se payer une consolation impériale, il en abuse aussi sciemment pour se faire encenser.

Ses détracteurs affirment que le hâbleur n’arrive pas à se dégager du ressentiment d’avoir été délogé du pouvoir d’une allure vexante. Il met toute son énergie et toute son intelligence qu’on lui reconnaît en termes de ruse pour faire regretter, à coups de pièges, tous ceux qui avaient concouru à sa chute, il y a quelques années. Pour paraître en gentleman, il était allé les adjurer d’admettre son pardon et de bien vouloir reprendre service, avec, lui pour recouvrer le pouvoir. Ses anciens ennemis sont donc devenus, avec une affabilité impressionnante, ses nouveaux alliés et tout le monde le croit. Chapeau !
Ses adeptes jurent, avec conviction, que Mnamadi est de retour pour entrer dans l’histoire, en guidant sa communauté dans la voie de la félicité. N’a-t-il pas fait jaillir la lumière intermittente pour la beauté des yeux ? N’a-t-il pas fait débroussailler les voies pour les retourner au profit des coursiers ? N’a-t-il pas facilité l’accès aux prières dans les prestigieuses mosquées du monde ? N’a-t-il pas réalisé des grandes réjouissances pour faire régaler les faméliques ? N’a-t-il pas fait détruire les vieux édifices pour des bâtisses à venir ? N’a-t-il pas accru les prix des orchidées pendant que le marché était propice et que la communauté voisine a perdu toutes les cueillettes ? N’a-t-il pas baissé les prix des mets pendant quelques jours avant qu’ils ne redeviennent beaucoup plus chers ? Que veut le peuple ? 

En tout cas, bien installé dans son orgueil légendaire, Mnamadi se fout éperdument de ce qu’on dit sur son incapacité à voir les vrais problèmes compiler. Les enfants de la communauté ne vont pas au Shiwoni pace que les fundi ne reçoivent pas de yahowani. Les maisons de guérison sont des mouroirs assermentés parce que les guérisseurs n’ont plus d’herbes médicinales. Les paysans ne produisent pas grand-chose parce qu’ils n’ont ni semences ni outils. Les pécheurs rentrent bredouilles parce qu’ils sont pourchassés par des chalutiers barbares. Les greniers communautaires sont vides parce que braqués par leurs gardiens. Les beshewo n’ont plus de lait parce que les éleveurs n’amènent plus de mbiyo. Le hazabore fait rage dans les manufacture. Les sources d’eau tarissent et la sécheresse est fatale. Le pire, il n’y a plus d’espoir !

Notre maître de la ruse fait quand même avancer le grand projet qui vaille pour lui. Il a toujours rêvassé de jouer au monarque et tous ses courtisans sont à l’œuvre pour cela. Il a multiplié les visites de courtoisie dans les monarchies les plus nanties, avec des suites royales, pour apprendre à être grandissime. Ses conseillers l’encouragent à aller de l’avant car à force de côtoyer le parfumeur, on finit par sentir le parfum, « mka na mhuza malawo yo tsomnunka ». Il change sa garde-robe et s’habille des affublements imposants. Il nomme les membres de sa famille aux postes les plus prestigieux. Il affecte ses disciples dans les postes les plus juteux. Il organise des solennités de courbette et de culte de personnalité. Il fait faire des prières pour s’accréditer d’un droit divin. En fait, il a bien appris à jouer au monarque, rien à dire.

Mnamadi se croit si puissant qu’il ne se rend même pas compte que la communauté commence à le méjuger. On dit de lui qu’il est incapable de se remettre en cause. L’arrogance est irréversible. Il ne fait qu’à sa tête. De par son aveuglement du pouvoir absolu, il n’a besoin de personne si ce n’est pour lui lire des lettres de noblesse. Il transforme la communauté en Mdrenge wa itsoni pour ceux qui voudraient bénéficier de sa clémence. Il ne voit pas du tout d’où vient sa décrépitude qu’on croit incommensurable. Ses caudataires se sentent menacés. Ses alliés se croient délaissés. Ses opposants se disent dupés. La ruse connait déjà ses limites.
Puisque yifeli sha mdru djabali, Mnamadi veut multiplier les sorties pour se faire escorter partout, prendre de bain de foule, son hobby honorifique et éviter les hués, sa phobie fatidique. Il n’est pas au courant que des insoumis sont à pieds d’œuvre pour lui chanter, à tue-tête, avec une vigueur de balai ;
Ye mfa Mnamadi tsi yariwuwa
Hariwuwa sontsi bo nanyawe.
©Dini NASSUR

Tel qu’il est défini, un pays émergent, appelé aussi économie émergente ou marché émergent est un « … pays dont le PIB par habitant est inférieur à celui des pays développés mais qui connait une croissance économique rapide, et dont le niveau de vie ainsi que les structures économiques et sociales converge vers ceux des pays développés avec une ouverture économique au reste du monde, des transformations structurelles et institutionnelles de grande ampleur et un fort potentiel de croissance… » (Wikipédia).
Azali à la fête de la musique 2017©CHEHA

A ces débuts, ce concept est utilisé pour désigner les « marchés boursiers » en forte expansion dans les pays du Tiers Monde dès les années 80. Aujourd’hui, ce concept est beaucoup plus associé à la possibilité pour les pays du Sud d’amorcer un décollage économique, social et politique.

Dans une rubrique intitulée «actualités et analyses économiques » et publiée sur le «portail des études économiques » de BNP PARIBAS, on trouve une longue liste de pays (Brésil, Inde, Chine, Argentine, Colombie, Tunisie, Ghana, Sénégal…) que nous pouvons qualifier des pays émergents.

Aux Comores, le président de la République Azali Assoumani, vient de lancer un défi légitime de faire des Comores « un pays émergent » d’ici treize ans.
Pour qu’un tel objectif soit atteignable, il convient d’établir certains préalables :

  • - à l’exemple de la liste des pays cités ci-dessus, quel est le modèle de développement que nous voulons ?
  • - combien de temps certains pays « comparables » aux Comores (Maurice, Seychelles, Dominique, Maldives…) ont mis pour atteindre un niveau dit « d’émergence » ?
  • - quels sont les facteurs endogènes et exogènes positifs pour l’émergence comorienne et quels sont les facteurs devant être éliminés ou améliorés pour ne pas rester des freins à notre émergence?
  • - à l’image des pays d’Asie du sud, appelés dragons, tigres, bébés tigres…, ne faut-il pas nous dire que le développement peut être « contagieux » ? Car ces pays ont bénéficié d’une dynamique régionale pour émerger.
Dès lors, il est objectif de donner une définition propre à l’émergence des Comores. Autrement dit, il faut prendre en compte la réalité du pays pour élaborer un modèle de développement approprié. Ainsi, peut-on parler d’une émergence comorienne et pas uniquement d’émergence ?

Il serait prétentieux pour nous de vouloir proposer des solutions à un problème qui exige une expérience, une volonté et une légitimité politiques que nous n’avons pas. Mais conscient que la réflexion intellectuelle peut souvent être une piste pour trouver des solutions à des besoins concrets, nous nous hasardons ici à décliner quelques pistes.

  1. 1) L’émergence comorienne demande la création d’outils de mesures et de paramètres d’analyse. Exemple, à partir de combien d’emplois créés et dans combien de temps ? Quel pourcentage de progression du niveau de vie ou de la qualité de la santé, de l’éducation… ?
  2. 2) Elle nécessite la définition d’échelle ou niveaux de progression. Seront nous un pays émergent à partir de quel niveau de cette échelle ?
  3. 3) Elle suppose un choix ou une priorisation des secteurs et des domaines d’activité. L’ampleur du sous-développement comorien empêchera une progression ou un développement linéaire de tous les secteurs d’activité. Donc, il est fondamental d’opérer un choix de secteurs à développer et que ce soit d’abord les secteurs qui répondent aux besoins élémentaires de la population ;
  4. 4) La précision, la clarification et la limitation des objectifs à atteindre constitueront des repères faciles pour tout Comorien et contribueront à renforcer la crédibilité de ce projet honorable.
Comme on le dit en communication, « trop de pub tue la pub ». En lisant sur les réseaux sociaux et en écoutant plusieurs déclarations, on a l’impression que « l’émergence » est devenue la formule magique ou l’ingrédient à mettre à toutes les sauces. Un usage immodéré de ce terme risque de vider le concept de son sens et de le détourner des objectifs que les Comores se seront fixées. N’oublions pas un projet qui a eu une adhésion internationale et des moyens colossaux (la santé pour tous en l’an 2000), mais qui pour beaucoup est vécu comme un échec.

Enfin, la réussite des Comores n’est pas qu’une affaire du pouvoir, elle est un impératif commun. A moins qu’aux Comores chacun garde ses bonnes idées jusqu’au jour où il arrive au pouvoir et, dans ce cas, nous resterons les champions de l’éternel recommencement.

CHANFI MOHAMED

La deuxième édition du Vincennes Images Festival (VIF) vient de récompenser Olivier Zolger du premier prix avec Course de Pneu, une série prise à Mayotte. La thématique du concours était « En mouvement ». Rencontre avec le photographe amoureux du noir et blanc.
Photo : Olivier Zolger
MDLP : Qui êtes-vous ? 
Olivier Zolger : Je suis autodidacte. J’ai commencé la photo à quinze ans en rejoignant un club photo à Colmar, la ville dans laquelle je vis. J’ai été pendant de longues années adepte de photographie argentique. Je prenais beaucoup de plaisir à développer moi-même mes négatifs et à réaliser des tirages. Depuis 2005, j’utilise le numérique. Je suis aussi professeur d’histoire-géographie.

MDLP : Quels sont vos thèmes de prédilection ? 
Olivier Zolger : Ce qui m’intéresse, avant tout, c’est l’humain. Je ne travaille qu’avec des personnes que ce soit pour mes reportages ou pour des sujets en studio. Je ne fais jamais de photo de paysage, de macro ou d’animaux. 
Quel que soit le sujet, je n’utilise que du noir et blanc, car je suis plus sensible aux contrastes qu’à l’harmonie des couleurs. Les jeux de lumière me parlent beaucoup plus.

MDLP : Vous venez de remporter le prix du VIF avec Course de pneu autour de la thématique « En mouvement ». Quelle est la genèse de cette série prise à Mayotte ?

Olivier Zolger : Je travaillais à Mayotte en tant que professeur. Comme un peu partout en Afrique, les enfants jouent avec des pneus. La particularité à Mayotte cependant, c’est qu’il y a vingt-cinq ans, un professeur de sport a décidé de créer la première course de pneus. Depuis, c’est devenu une institution dans l’île. Tous les gamins rêvent d’y participer. Les images visibles au VIF ont été prises sur quatre ans. J’ai à chaque fois essayé de prendre des points de vue différents pour retracer toutes les ambiances de la course, du départ, à l’arrivée.

MDLP : Comment ces courses de pneus se déroulent-elles ? 
Olivier Zolger : Elles se déroulent tous les ans le premier samedi du mois de juillet. C’est vraiment une grande fête. Les enfants s’inscrivent. En général, c’est limité à huit cents participants. Il n’y a pas de limite d’âge, mais ils doivent mesurer moins de 1 mètre 35. Il y a deux catégories : une pour les filles et une pour les garçons. En dehors de ça, il n’y a pas tellement de règles et de conditions. C’est ce qui fait la beauté de l’évènement. Tout au long du tracé, il y a vraiment beaucoup de monde, un peu comme pour le Tour de France. Quand j’y étais, le gagnant remportait un voyage vers la métropole avec un parent. Ils reçoivent aussi d’autres lots comme des t-shirts.

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MDLP : La plupart des images de la série mettent en scène des enfants durant la course. Comment avez-vous géré les différentes autorisations ?

Olivier Zolger : Étant donné qu’il s’agissait d’un évènement public, je n’ai pas fait de demandes spécifiques. Lors de la prise de la prise de vue, j’ai dû cependant faire accepter mon appareil car au départ il y avait une certaine réticence. Que ce soit pour cette série ou pour les autres images prises à Mayotte, j’y suis allé par palier en créant un lien avant de prendre les photos. Ça s’est donc très bien passé. Pour la course, je ne connaissais pas les gens mais en général lorsque je faisais un reportage, j’essayais de repasser quelques semaines après avec quelques tirages à donner aux personnes que je retrouvais.

MDLP : Que pouvez-vous nous dire sur le matériel utilisé pour l’occasion ? 
Olivier Zolger : Cette série a été prise avec deux appareils photo. Durant les deux premières éditions j’avais un Canon 400D, pour les deux suivantes un 5D Mark II. Concernant les objectifs, la plupart des photos sont prises avec un 24-70 mm f/2,8. Je l’utilise beaucoup pour les reportages, il est polyvalent. Toutes les images ont été photographiées à main levée, je devais être rapide et me déplacer facilement. De plus, j’aime bien les photos prises sur le vif.

MDLP : Quels sont vos projets ? 
Olivier Zolger : J’aimerais bien retourner à Mayotte pour la course mais ce n’est pas prévu pour le moment. Je travaille actuellement sur une série sur la danse classique en deux parties. La première est prise en studio et la seconde dans des lieux improbables tels que des champs ou des sites urbex. Je n’ai pas prévu de participer à d’autres concours ou de monter une exposition pour l’instant.

Propos recueillis par Sandrine Dippa ©lemondedelaphoto
Crédit image d’accueil : Course de pneu, Olivier Zolger

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