Les plus récents

En conférence de presse ce matin, l'association Swauti monte au créneau et déplore la confiscation du matériel de la station la Baraka Fm. Une fermeture « illégal » et une décision « dangereuse » prise en toute contradiction du code de l'information et de la charte de Hamramba garantisant la liberté d'informer. L'association swauti à voulu à travers cette conférence de presse faire la différence entre le jugement du tribunal de Moroni sur le cas d'Abdallah Agwa qu'elle n'a pas voulu commenter et la fermeture de la station la baraka fm.

Agwa est-il ou n'est-il pas journaliste professionnel ? Il est, aux yeux du code de l'information et selon l'article 60. « Est journaliste professionnel toute personne physique quia pour occupation principal, régulière et rétribuée, l'exercice de sa profession dans un ou plusieurs entreprises de presse (écrite ou audiovisuelle) et qui en tire au moins 60% de son revenu ».



La baraka fm remplie-t-elle les conditions nécessaires ? 

Elle a rempli au moment où elle a répondu aux exigences de l'article 36 et 40 dudit code notamment l'autorisation délivrée par l'Anertic et le dépôt de la ligne éditorialiste auprès du Cnpa. La Baraka fm a-t-elle modifié substantiellement les données au vu desquelles l'autorisation avait été délivrée ? On ne le pense pas. Parce que c'est ce qui peut conduire au retrait de l'autorisation et la mise en demeure de la radio. A qui la faute si notre code de l'information souffre d’insuffisance. Quand tout le monde peut devenir subitement journaliste professionnel du moment où l'on consacre une partie de sa journée dans un journal ou une station radio et télévision. La réponse revient aux autorités.


La charte de Hamramba garantie également la liberté du journaliste à prendre position sur n'importe qu'elle question à condition de séparer les faits du commentaire. Certes nous reconnaissons qu'il y a un nombre de dérapage. La responsabilité échoit aux autorités qui devront assurer en permanence des formations à ces jeunes dont la plus part d'entre eux travaillent dans la précarité. Tout ces raisons, nous incitent à solliciter le ministère de l'information à ré-autoriser la Baraka fm à émettre. Swauti a d'ores et déjà entamé une démarche de rencontrer le commandant de la gendarmerie, le procureur de la République, le Cnpa et le ministère de l'intérieur pour trouver un terrain d'entente permettant à la baraka fm à reprendre ses diffusions. ©Maoulida Mbae

L'enterrement d'Oustadh Ahmed Mzémbaba a eu lieu aujourd'hui à Bangoi-Kouni, sa ville natale. Plusieurs personnes et personnalités venues de tout le pays ont pris part aux funérailles. 

Bangoi-Kouni en deuil

Ce matin, ont eu lieu à Bangoi-Kouni, les obsèques de Oustadh Ahmed Mzémbaba, Fundi chéri pour les intimes, et nous ses élèves et amis, tenons à remercier tous ceux qui ont fait le déplacement pour l’accompagner dans sa dernière demeure. 

C’était un homme de réconciliation, on a eu à partager avec lui de moments de bonheur même dans nos divergences, il a été toujours capable de comprendre tout le monde et de trouver un terrain d’entente. Au-delà de son statut de Oustadh, mais, il a milité dans la politique et nous a encouragé d’aller sur ce terrain pour nous forger.

Oui, on n’a pas été du même bord politique mais sa sagesse nous a beaucoup appris car il a toujours su réconcilier tout le monde et partager les mêmes valeurs. Nous pleurons aujourd’hui, un grand frère qui nous a beaucoup appris dans la vie. C’est un vide total qui vient de se creuser dans nos cœurs. Il ne nous reste qu’à prier Allah pour qu’il lui accorde une place de choix au paradis. Et nous appelons les Fundi qu’il a laissés derrière lui à être conciliant, suivre ses pas et enterrer la haine et la vengeance inutile.
Photos et commentaire ©Halidi Zaki
©habarizacomores.com

Plusieurs députés dénoncent un projet de loi de ratification d’accords entre la France et l’île Maurice, présenté mercredi 18 janvier 2017 à l’Assemblée.

Ils accusent l’État d’abandon de souveraineté sur Tromelin, petite île de l’océan Indien.
L’île de Tromelin est un minuscule plateau de sable, ceint de récifs et balayé par les vents de l’océan Indien. / Richard Bouhet/AFP

Cet accord va selon eux créer un précédent qui menace l’extraordinaire domaine maritime de la France.

Parmi le collier d’îles que la France déroule autour du monde, Tromelin ne peut prétendre au rang des perles. Perdu dans l’océan Indien, à 500 kilomètres au nord de la Réunion, ce minuscule plateau de sable balayé par les alizés, ceint d’une barrière de récifs, n’est habité que par des bernard-l’ermite, quelques tortues et des oiseaux marins. Située à l’écart des routes de navigation, l’île n’est connue que pour une terrible histoire d’esclaves malgaches abandonnés par des marins français en 1761. Sur la soixantaine de malheureux, seuls huit furent sauvés, quinze ans plus tard !


L’avenir de cette terre inhospitalière provoque pourtant aujourd’hui un vif tohu-bohu au sein de la représentation nationale. En cause, un accord signé entre Paris et l’Île Maurice en 2011 pour établir une forme de cogestion administrative sur l’île et, surtout, sur les quelque 285 000 km2 de zone économique exclusive (ZEE) d’océan qui l’entourent.
Un « abandon de souveraineté »…

Une loi d’approbation de l’accord-cadre, déjà votée au sénat en 2012, doit être adoptée mercredi 18 janvier à l’Assemblée nationale. Une perspective à laquelle s’opposent des élus, qui y voient un abandon de souveraineté.


Les députés Philippe Folliot (UDI), Laurent Furst (LR) et Gilbert Le Bris (PS) ont lancé la semaine dernière une pétition (en ligne sur change.org) qui recueille des milliers de soutiens, dont ceux d’une cinquantaine de parlementaires. « Cet accord est scandaleux car à la différence d’un traité de pêche classique, il permet à un pays tiers de délivrer des permis dans notre zone exclusive, argumente Philippe Folliot. C’est du jamais vu et il n’y a en plus aucune contrepartie. »

Ce dossier empoisonne les relations entre les deux pays depuis quarante ans. La République de Maurice revendique sa souveraineté en se fondant sur une interprétation du traité de Paris de 1814 mettant fin aux guerres napoléoniennes, dans lequel la France cédait au Royaume-Uni l’île Maurice « et ses dépendances ». Une exégèse contestée par Paris, qui a continué de développer sur Tromelin des activités de relevés météorologiques et d’arraisonner les navires pêchant dans la ZEE sous licence mauricienne.

Jacques Chirac se laisse convaincre en 1999 de trouver une issue au contentieux. Nicolas Sarkozy accélère le processus en 2008, puis le Sénat vote la loi de ratification sous le mandat de François Hollande.

… ou un « arrangement pragmatique »

Dans le rapport présenté avec la proposition de loi à l’Assemblée en mars 2013, le député LR Hervé Gaymard assure que cet accord ne traite pas de la souveraineté, « sur laquelle il n’est pas possible de transiger », mais représente un simple « arrangement pragmatique ». La cogestion entre les deux pays « n’est pas étendue aux activités de surveillance et de contrôle de la pêche, dont le caractère régalien toucherait trop aux questions de souveraineté », insiste-t-il.

De fait, les autorités s’engagent à s’entendre sur l’évaluation des stocks de poissons et les conditions de délivrance des licences et aussi sur d’autres sujets, comme les fouilles archéologiques ou « une gestion responsable de l’environnement de l’île ».

En outre, le rapport Gaymard souligne qu’après vingt ans de négociations, cet accord, conclu pour une durée de cinq ans renouvelable, paraît raisonnable eu égard aux autres intérêts en jeu, « la France étant le premier partenaire économique de Maurice ».

Toutes ces garanties n’ont pas convaincu Philippe Folliot qui, au printemps 2013, découvre le projet et parvient, avec le ministre des outre-mer d’alors, Victorin Lurel, à le faire retirer de l’ordre du jour. « On avait, comme aujourd’hui, utilisé la procédure accélérée pour empêcher tout débat, tempête Philippe Folliot. Personne, pas même le rapporteur, ne connaît vraiment les conséquences de ces accords. »

HISTOIRE : La France et nous

Un encombrant symbole

Au-delà de Tromelin, le député du Tarn, qui nourrit une passion pour les territoires hérités de l’empire colonial, dénonce une atteinte à notre domaine maritime de 11 millions de kilomètres carrés – le deuxième après celui des États-Unis – sur trois océans.

« Il y aura un effet domino, prédit le député. Alors que l’écologie, les nouvelles énergies et l’alimentation seront les enjeux majeurs du XXIe siècle, nous n’avons pas le droit de brader cette richesse. » Le sujet s’emballe depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, qui dénoncent une cession pure et simple de Tromelin. À quelque mois de la présidentielle, le sort de la petite île pourrait bien devenir un encombrant symbole.

––––––––––––-

Jocelyn Chan Low, historien mauricien : « Une souveraineté fragile »

« Cet accord est un moyen de calmer les revendications territoriales. Ni la France, ni l’île Maurice ne renoncent à leurs droits, mais elles ont décidé par cette cogestion d’avancer sur des questions concrètes, comme les fouilles archéologiques. Si cet accord n’aboutit pas, l’île Maurice va probablement réclamer un arbitrage à la Cour pénale de La Haye.

Tromelin était géré par les Anglais, les autorités françaises leur ont d’ailleurs demandé une autorisation pour y installer une station météorologique après-guerre. Lorsque le Royaume-Uni a accordé l’indépendance à l’île Maurice, en 1968, l’îlot aurait dû revenir dans le giron mauricien. La France est consciente que sa souveraineté est fragile, sinon elle n’aurait jamais accepté un tel accord. »
Bernard Gorce
Retrouvez cet article sur La-croix.com

Comme annoncé, l’Action Citoyenne pour la Justice et l’Etat de droit - ACJED a inauguré ce mardi 17 janvier, les opérations de terrain visant à faire respecter les droits humains dans le domaine routier. 

Les éléments retenus pour l’opération ont débuté de 10H à midi, par le tronçon Moroni Hadudja vers le palais du peuple en passant par la place de l’indépendance et la place Badjanani. Le constat est sans appel!

L’institution publique vient de refaire les trottoirs et la signalisation de la circulation routière par des panneaux, du marquage au sol et des mini-palissades dans les grands axes de Moroni. 

Dans un paysage très confus où chaque citoyen est incertain quant à l’acquisition de son droit et que d’autres transgressent sciemment ou par méconnaissance les règles, il se trouve que le passage piéton n’est ni connu, ni respecté par les usagers de la route. Cette méconnaissance pourrait transformer cet œuvre en source d’accidents de la circulation.

Nombreux sont les citoyens qui ne savent même pas à quoi servent ces lignes tracées sur le sol, sauf que le reflet fluorescent est beau à voir le soir. 

Pendant l’opération de sensibilisation, ces personnes étaient contentes de pouvoir traverser la route avec la fierté de faire ce qu’il fallait faire, bien qu’avec méfiance, sachant que l’automobiliste peut ne pas lui céder le passage. 

« Il faut juste attendre devant les traits et s’assurer que l’automobiliste t’a remarqué et qu’il a compris que tu veux passer avant de s’y engager » dira Nadhoimdine Hadji Saadi, le vice-président de l’ACJED retenu pour cette opération de terrain. « Ce n’est pas chose facile quand on voit que le taximen ne tient pas compte de ma priorité ni des mes droits » s’exclama un passant excédé comme il manquait de peu à être renversé par un taximan de véhicule Vitz au volant à droite.
Des policiers ont même étaient rencontrés sur le terrain, sensibilisés et suggérés de pérenniser des tels séances de rappel.

« Dans cette action notre objectif reste dans le fait de faire connaitre les différents codes, lois et règlements en vigueur aux usagers et ainsi demander au détenteur du pouvoir de les appliquer. Ici nous sommes dans le cas du code de la route et des priorités du piéton. Le détenteur du pouvoir est l’automobiliste. Et si le citoyen ne connait pas ses droits et que le détenteur du pouvoir néglige ses devoirs, rien n’est possible dans une société de droit ». Dira Said Mze Dafine, avant de poursuivre, « des opérations de la sorte seront répétées à souhait, jusqu’à atténuer les situations conflictuelles ».

Alors que nous pensons à un apaisement contrairement à ceux qui croient à l’enterrement de la question de (UKUTRUZI) d’Anjouan, un groupe de cadre intellectuels originaire d’Anjouan, notamment Kamal Elharif, Mohamed Dhoiffir Ousseni , Chamssidine Maanfou et les autres, ont lancé une campagne de conscientisation et cultive la haine entre anjouanais et grand comorien. Un véritable ultimatum imminent pour l’unité nationale que ces jeunes cadres tentent de dissuader tout en réclamant l’Independence d’Anjouan vis-à-vis à ce qu’ils qualifient comme colonisateur les Wangazidja. Des discours haineux, des rappels a des moments sombres, et des événements difficiles pour le vivre ensemble des nos iles sont mise à jour pour rappeler à l’opinion anjouanaise la dangerosité et la gravité de vivre ensemble entre un anjouanais et mgazidja. Des situations qu’on a l’habitude de voir une fois que le pouvoir central n’est pas aux mains des anjouanais.

 Je veux plus revenir sur le courant de l’histoire connu par tout le monde notamment la gestion de l’Etat et la gouvernance chaotique d’Ahmed Abdallah Abdermane, le premier « Mkutruzi », si on veut le dire car celui qui a déclaré l’indépendance unilatérale des Comores, origine de tous les maux qui rongent aujourd’hui notre jeune nation. Tout cela vient de s’ajouter à la liquidation de notre pays au mercenariat de Bob Denard par ce même Abdallah, ainsi aggravé par la vente de notre identité par Ahmed Abdallah Sambi tous originaires d’Anjouan. Lui aussi après avoir bafoué la constitution en prolongeant son mandat sans qu’une voix se hissait à Ngazidja, il a aussi tenté de déstabiliser le pays en voulant détruire le principe de la tournante en se présentant candidat à l’élection présidentielle de 2016. Tous ces manœuvres de déstabilisation des anjouanais, depuis Ahmed Abdallah Abderemane, à Mdjamawé, jusqu'à colonel Abed et Ahmed Bacar pour finir à Ahamed Abdallah Sambi, ne vient qu’une fois que le pouvoir est aux mains de Wangazidja. 
Afficher la suite...

Sans faire un procès, ni rappel à l’ordre, je sais que mes frères, Kamal Elharif, Mohamed Dhoiffir Ousseni , Chamssidine Maanfou et les autres, savent très bien de quel bain ils se baignent et connaissent également le but recherché dans cette histoire. Mais juste vous rappelez que l’état d’esprit qui vous anime, inspire également des jeunes cadres comme vous à Ngazidja comme à Mohéli. Pour vous dire que vous ne voyez qu’au bout de tunnel mais la sortie semble inconnue et a plain de surprises. Soyez sur que cette fois-ci, votre appel aura quelqu’un au bout du fil pour vous répondre. Haya hetsilo nalayelé !!!!

Nakidine Hassane

C’EST QUOI LA ROUSSETTE DE LIVINGSTONE ?

La Roussette de Livingstone, ou Pteropus livingstonii, est un mammifère volant endémique des Comores. Elle ne se rencontre que dans les îles d’Anjouan et de Mohéli. C’est l’une des espèces phares et emblématiques des Comores et surtout la plus menacée avec une population de seulement 1 200 individus restants. C’est la quatrième plus grande espèce de chauve-souris au monde avec une envergure pouvant atteindre 1,50 à 2 mètres. Elle est très sélective concernant son habitat ; en effet, elle préfère les zones montagneuses là où les pentes sont très raides et vit dans des arbres spécifiques et autochtones qui constituent son dortoir.

EN QUOI CONSISTE LE TRAVAIL DE DAHARI ?

L’équipe écologie composée de quatre personnes assure la recherche scientifique sur l’espèce et le suivi des effectifs de sa population, mais également sa conservation sur le long terme.

Comment ? Grâce aux études menées par l’équipe de Dahari et des chercheurs internationaux entre 2009 et 2012, l’espèce vient d’être classée par l’IUCN comme en danger critique d’extinction. C’est une évolution importante qui va aider les Comores à mobiliser davantage de ressources pour la conservation. L’étude a montré que certains dortoirs d’Anjouan ont disparu au cours de ces dix dernières années, et que la plupart des dortoirs restants sont menacés par des glissements de terrain, le déboisement (un des taux les plus élevés au monde), et par l’expansion des terres agricoles.

L’article scientifique avec toutes les analyses vient d’ailleurs d’être publié dans le journal académique Oryx ici.
Afficher la suite...

L’équipe de Dahari mène en parallèle des études d’évaluation de leur habitat (les dortoirs) et un suivi biannuel (en saison sèche et saison de pluies) de la population dans les 16 dortoirs présents à Anjouan. Nous comptons élargir ce travail à Mohéli à partir de 2017. Pour assurer la protection et la conservation des sites-dortoirs nous avons besoin de collaborer avec les propriétaires de terrain et les communautés riveraines. Un système de paiement pour services écosystémiques (PSE) a été mis en place de manière à garantir aux communautés locales qu’elles ne seront pas lésées par les mesures de conservation prises, et qu’elles pourront même en tirer parti.

L’objectif du système est de couvrir les éventuels coûts dus à l’adoption de pratiques agricoles compatibles avec la conservation des sites dortoirs et également de récompenser les propriétaires souhaitant régénérer la forêt naturelle dans la zone.

Actuellement, ce système a été mis en place dans deux dortoirs pilotes. Avec les financements du Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF), nous comptons élargir cette initiative sur cinq autres dortoirs en 2017, permettant ainsi de garantir la survie à long-terme d’environ un tiers de la population de cette espèce magnifique, emblème pour la conservation aux Comores.

Amelaid Houmadi, Chef d'équipe écologie

"Il vaut mieux subir l'injustice que de la commettre." Ainsi parlait le philosophe Socrate. Et comme par un hasard, c'en est pas un, Abdoulbastoi Moudjahidi Aka Socrate, a subi pendant une très longue année sinon même plus, une injustice. Une injustice au palais de justice de Moroni, par une coordination de certains de ses pairs, collègues et confrères. Il dérangeait et, à mon humble avis, continuera à déranger car il a osé donner des coups dans la fourmilière. Encore et encore. Il a osé tout simplement. Et cela ne plait pas à tout le monde, dans un pays où, la loi et l'ordre sont une option, sinon ont une tout autre signification. Ce jeune homme a tout simplement voulu exercer son métier d'avocat. Une vocation qu'il s'est investi et qu'il a réussi.

Mais maître Abdoulbastoi Moudjahidi fait parti de ses jeunes qui croient profondément que les choses ne sont pas immuables, que la situation et les événements ne sont pas figées. Il aura compris que "Quand l'ordre est injustice, le désordre est déjà un commencement de justice." Comprenez par désordre, un refus d'entrer dans l'omerta et "l'ordre" de l'establishment.

Maître Abdoulbastoi Moudjahidi s'est battu pour son droit et il est sorti vainqueur. C'est tout à son honneur mais cette victoire est plurielle et multiforme. D'abord, elle brise une tradition pas nette qui veut qu'on se taise, qu'on ferme son clapet. Suivre le mouv' et la cadence, entrer dans la danse et avancer. Lui a voulu avancer avec conscience, liberté d'action et possibilité de réaction. Tout ça dans la légalité.

J'ai retenu beaucoup de leçons dans ce combat et je note ici les 3 qui me semblent importantes:
Afficher la suite...

- En se battant avec courage, maître Abdoulbastoi Moudjahidi a montré la voie à la jeunesse qu'il y a encore des combats qui se gagnent s'ils sont menés, qu'il ne faut pas abandonner;
- En s'engageant dans ce combat, il a trouvé une jeunesse consciente et prête à se battre avec solidité et solidarité. Une mobilisation importante sur Moroni et dans les réseaux sociaux. Une mobilisation d'une jeunesse consciente et responsable;
- Notre système judiciaire est moribond certes, mais cela sous entend qu'il n'est pas mort. Ce système peut fonctionner, il peut livrer quelques agréables surprises.

Deux choses pour finir, continuons de lutter pour nos droits avec conviction et moyens, cela peut marcher tant qu'il y a des hommes et des femmes, des Moudjahidi qui livrent des djihad louables.

Bon vent maître Socrate.

BADROUDINE Mohamed Badoro

LANCEMENT DE LA CAMPAGNE NATIONALE DE MISE EN PLACE DES CELLULES SOMA

Monsieur Anissi Chamsidine, Président du Parti SOMA, a lancé ce Dimanche 15 Janvier 2017 dans le Nioumakélé - Anjouan la campagne nationale de mise en place des Cellules du Parti.

La délégation du Parti SOMA, conduite par le Président Anissi Chamsidine, a été composée du Secrétaire National, Dr. Housni MOHAMED ABDOU, du Vice-président, Dr. Zaidou Youssouf, du Conseiller Politique, Mr. Abdoulhamid Afraitane, du Conseiller Technique, Mr. Attoumane Dhoiffir et du Secrétaire National Adjoint, Mr. Taamlime Bourhane.

Trois rencontres ont été organisées pour l’installation officielle de ces trois Cellules SOMA dans les Communes de Mrémani et Mramani dans les villes de Niamboimro, Mrijou et Dagi. 
A cette occasion le Président du Parti SOMA a remis les premières cartes d’adhésion aux premiers membres des cellules des villes respectives.

Monsieur Anissi Chamsidine conduira une mission spéciale à Mohéli et à Ngazidja la semaine prochaine pour le lancement de cette activité dans ces îles respectives.

Directeur de cabinet du préfet du Lot-et-Garonne depuis 2015, Dominique Fossat a été nommé sous-préfet chargé de mission auprès du préfet de Mayotte, secrétaire général adjoint de la préfecture, délégué à la cohésion sociale et à la jeunesse. Il remplace Guy Fitzer, qui a occupé ces fonctions en 2015-2016 et qui est secrétaire général de la préfecture du Gers depuis novembre dernier.

Délégué du préfet à Futuna, administrateur supérieur des îles Wallis et Futuna, chef des circonscriptions administratives de Futuna de 2013 à 2015, Dominique Fossat était directeur de la réglementation et des collectivités, puis directeur des libertés publiques, des collectivités et des affaires juridiques de la préfecture de l’Ariège entre 2007 et 2013.

Ancien élève de l’Institut régional d’administration (IRA) de Lille, Dominique Fossat a débuté sa carrière comme analyste, puis responsable, du service informatique de la préfecture de la Haute-Garonne (1989-1993). Adjoint au commissaire délégué de la République pour la province des îles Loyauté, en Nouvelle-Calédonie, de 1993 à 1997, il avait ensuite fait son retour à la préfecture de la Haute-Garonne aux fonctions de responsable du contrôle budgétaire, jusqu’en 1999.

À cette date, Dominique Fossat est nommé secrétaire général de la sous-préfecture de Pamiers, dans l’Ariège (1999-2004), puis il rejoint la préfecture de Mayotte, où il évolue entre 2004 et 2007, pour exercer au poste de directeur des relations avec les collectivités locales, puis comme directeur du développement et des collectivités.
PAR WASSINIA ZIRAR - acteurspublics.com

Un petit rappel historique pour expliquer les difficultés rencontrées de nos jours par les maires pour asseoir leur autorité. Les Comoriens ont élu le 22 février 2015, pour la première fois depuis l’accession de leur pays à l’indépendance, leurs conseillers communaux qui ont par la suite élu les maires avec l’aide des chefs de quartier et de village qui ont les véritables « faiseurs de maire ». Les conseillers communaux ont été élus au scrutin de liste à un tour avec des dépôts des listes. Il a été attribué à la liste qui a recueillie la majorité absolue des suffrages exprimés un nombre égal à la moitié du nombre des sièges à pourvoir, arrondi le cas échéant à l’entier supérieur, lorsqu’il y a plus de quatre sièges à pourvoir et à l’entier inférieure lorsqu’ il y a moins de quatre sièges à pourvoir. C’est la méthode Jefferson qui a été retenue par le Ministère de l’intérieur pour le calcul des suffrages. Ainsi la répartition des sièges dans les conseils communaux s’est faite sur la base du quotient électoral qui s’obtient en divisant le nombre des suffrages exprimés par le nombre des sièges à pouvoir.

Photo d'archives - Le président Azali reçoit les maires à Beit Salam
Cependant, ces méthodes de calcul risquent n’ont rien servi, en raison de la présence dans le conseil municipal de personnes non élues qui ont les mêmes droits et obligations que les conseillers élus. En effet, selon l’article 24 de la loi du 9 avril 2011 portant organisation du scrutin communal, le chef du village désigné conformément à la tradition de son village, est membre de plein droit du conseil municipal de la commune dont dépend le village concerné. Cette disposition est reprise par le nouveau code électoral qui dispose dans son article 194 « les Chefs de quartiers et de villages désignés conformément à la tradition de leur village sont de droit membres du Conseil communal de la commune dont relève leur village. Leurs sièges s’ajoutent au nombre de siège impaire établi par la loi ».Ainsi ce sont les chefs de quartier de village, qui ont désignés par le Ministre de l’intérieur a la veille de l’élection des maires qui ont pesé sur ces scrutins. Une aberration dénoncée dans ce blog qui mine le fonctionnement des communes et met en cause la légitimité de plusieurs maires.
Afficher la suite...

Ce sont des listes minoritaires à l’instar de Moroni, appuyées par les chefs de village, sur instruction direction du Ministère de l’intérieur qui ont raflé les mairies du pays lors des élections organisées parfois avec l’aide des forces de l’ordre. En effet, le Ministère de l’intérieur et la Commission Nationale Electorale Indépendance (CENI) ont organisé l’élection des maires en dehors de la période légale fixée par le code électoral. Ce code dispose que les élections des maires et de leurs adjoints doivent avoir lieu au plus tard dans les quinze jours qui suivent l’annonce des résultats définitifs de l’élection communale. Après la proclamation des résultats définitifs du scrutin des conseillers communaux par la Cour Constitutionnelle, la CENI n’a pas respecté ce délai. Elle a fixé un calendrier d’élection des maires qui a violé le code électoral et a fait appliquer des dispositions législatives relatives à la participation des chefs de village et de quartier qui étaient "inapplicables".

Le décret N°15-030 /PR relatif aux Chefs des villages et Chefs des quartiers du 4 mars 2015 a renforcé la confusion en octroyant le pouvoir de nomination de ces chefs des villages et Chefs des quartiers au Ministre de l’intérieur, une compétence qui relève selon la constitution aux iles autonomes. A quoi sert une autonomie d’une île, si le chef de village est nommé par le Ministre de l’Union. L’article 1er de ce décret stipule qu’il y a dans chaque village et ville de l’Union des Comores, un chef de village ou des chefs des quartiers. Ces villes et villages ne sont pas reconnus comme entité territoriale, par la loi portant organisation du territoire du 2 mai 2011 qui dispose dans son article 1er que l’organisation territoriale de l’Union des Comores est assurée parles communes,les iles autonomes etles services déconcentrés de l’Etat. Ces services déconcentrés de l’Etat sont selon cette loi, les circonscriptions insulaires et les circonscriptions préfectorales.

L’article 2 du décret du 4 mars 2015 dispose que les quartiers sont créés par délibération motivée du conseil communal auquel dépend le village ou la ville concerné. Et pourtant le Ministre de l’intérieur a nommé des chefs de quartier avant même l’installation des conseils communaux. Le pays ne dispose d’aucun texte qui définit les conditions de taille et de population pour qu’un village puisse se subdiviser en quartier encore moins de texte qui détermine les subdivisions des villages et villes en quartiers. A Moroni, aucun texte ne définit ni ne délimite les quartiers de la ville. Pratiquement aucun village ou quartier ne s’est jamais réuni pour désigner leurs chefs de quartiers et encore moins leur chef de village. Les chefs nommés par l’autorité administrative n’avaient aucune légitimité ni populaire ni coutumière. Et pourtant, ils étaient les véritables « faiseurs de maire ». 
Par ComoresDroit

Administrateur

{picture#https://lh6.googleusercontent.com/-tt-fPQLpGls/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAA-kU/_QmMDncltFE/s120-c/photo.jpg} Administrateur et gestionnaire du site www.habarizacomores.com. {facebook#https://www.facebook.com/hakim.ahamedzoubeiri} {twitter#https://twitter.com/HabarizaComores} {google#https://plus.google.com/+HakimAHAMEDZOUBEIRI} {pinterest#YOUR_SOCIAL_PROFILE_URL} {youtube#https://www.youtube.com/user/mikah01} {instagram#http://www.linkedin.com/pub/hakim-ahamed-zoubeiri/3b/5b3/a32}

Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Fourni par Blogger.