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Ce vendredi à Anjouan, il a été démantelé un réseau de contrebande de boissons alcoolisées en provenance de Madagascar. Après plusieurs jours de surveillance, notamment grâce à des images satellites, un bateau battant pavillon comorien a été interpellé au port de Mutsamudu, après avoir simulé une panne au large de Domoni dans la nuit et remorqué jusqu’au port en étroite surveillance. 
Selon le responsable de communication à la présidence, c’est le receveur du centre de Mutsamudu qui a mené l’enquête depuis plus d’une semaine avec un service de renseignements efficace à Madagascar mais aussi en mer et l’aide des services de l’ordre et du Parquet de la République. 

Après avoir nié farouchement tout trafic, au bout d’une journée d’interrogatoire, le propriétaire du bateau, un grand commerçant de la place est passé aux aveux. Plus de 575 cartons cachés dans une double coque ont effectivement étaient retrouvés et l’opération a duré une dizaine d’heures.

L'opérateur historique Comores Telecom a décidé de baisser ses tarifs pour s'aligner petit à petit à ceux de son concurrent Telma.

Il y'a quelques jours le régulateur des TIC aux Comores avait forcer l'opérateur au couleur jaune d'augmenter ses tarifs pour Mayotte et le reste du monde.

Des pressions qui ont ont vu la démission du DG de Telma même si d'autres raisons ont été évoquées.

Aujourd'hui nous apprenons que Comores Telecom a décidé de revoir à la baisse dès demain ses tarifs de Communication internationaux. Une réduction de 65% pour les appels vers Mayotte, 20 à 30% vers l'île française de La Réunion et quelques pays de la région. À suivre ...

HabarizaComores.com (Habari Za Comores)| أخبار من جزر القمر

Abou s'en est allé, sans crier garde, comme il a vécu, dans l'humilité et la sobriété. La dernière fois qu’on s'est vus, c’était à Paris en décembre 2014, à Montrouge dans son modeste appartement. On a parlé pendant des heures, de tout et de rien, et j’étais étonné de savoir qu’il a su garder, malgré la distance et ses soucis de santé, des liens fusionnels avec son pays, les Comores, dont il était au courant des moindres soubresauts. Abou se portait bien, comme un charme, même s’il se savait malade, diminué. Il savait garder toujours le sourire. 
Il discutait aussi avec entrain et bonhomie, les yeux brillants derrière ses lunettes transparentes qu’il ne quittait presque jamais, le regard pétillant d’intelligence et de sagesse. Je l’écoutais attentivement, subjugué, fasciné, (con)vaincu par la pertinence de ses idées, et la profondeur de ses analyses.

Je buvais ses paroles. Abou était d’une fascination magnétique, et m’a toujours impressionné, à chaque rencontre, que ça soit à l’Alliance française de Moroni, ou au Centre d’alphabétisation et d’enseignement à distance (CAED), à l’IFERE, ou simplement dans la rue où on pouvait s’accorder quelques brefs échanges de paroles. Il n’était pas avare en conseils. 

Abou Cheick était d’un abord à la fois jovial et froid, altier et humble, expansif et réservé. Cela me parait raisonnable : on est tous, foncièrement, d’une personnalité aux multiples facettes! Celles d’Abou faisaient l’unanimité. Il savait recadrer les gens sans acrimonie. Il aimait son travail, par-dessus tout, qu’il accomplissait dans la passion et le dévouement. Abou n’est plus. La mort, notre lot commun, l’a attrapé. Abou est parti, très tôt, sans crier garde. Il nous manque déjà, cruellement, et il ne sera pas facile de composer avec son absence, même si nous avons dû nous habituer ces derniers temps à son silence.

Un sage meurt dans le calme et la sérénité. Un sage n’abdique pas devant la mort, il l’accepte, l’affronte, avec le sourire et la confiance, pour mieux l’apprivoiser et la rendre plus digne. Il l’attend de pied ferme. Un sage accepte de partir, sans rechigner, parce qu’il sait que sa courte existence, investie d’une mission humaine, altruiste, aura servi à quelque chose. Abou est, intrinsèquement, dans ce registre là. 

Je rejoins Jean de la Fontaine: " La mort ne surprend point le sage : il est toujours prêt à partir ". L’ancien animateur vedette de "Questions pour un champion" nous a quittés, la conscience tranquille, avec certainement le sentiment du devoir accompli. 

Je garde personnellement le souvenir d'un homme courageux, rigoureux, exigeant, à outrance parfois. 
Abou ne savait pas faire les choses à moitié. Il était d’un professionnalisme irréprochable. Les Comores perdent un professionnel chevronné des médias. Mes condoléances les plus sincères à toute sa famille, et à ses enfants que j'ai connus dans le cadre scolaire, à l’Alliance française de Moroni. 

Repose en paix, frère ! Que la terre, ta dernière demeure, te soit légère et douillette! 

Abderemane Ali

Sa vieille maison en pierres était derrière le foyer CASM. C'était là-bas où, avec son ami Abdulkader Hamisi tué lâchement à l'époque des mercenaires, Abou nous invitait à nous réfugier pendant que l'armée nous pourchassait sans relâche. Il faisait du riz à manger avec des conserves pendant que nous écrivions les tracts à diffuser et les affiches à coller, tout en fredonnant des chants de combat. En véritable homme de terrain, il nous guidait au rythme d'une guérilla urbaine jusqu'à ce que, au réveil, les murs de Moroni soient revêtus de graffitis, des affiches et tracts collés pour que l'on murmure les lendemains de la liberté.

Quand les mapitsi réussissaient à nous dénoncer, on nous envoyait en prison où nous apprenions à mûrir par l'épreuve des tortues et des privations. Abou se débrouillait généreusement pour nous ravitailler en nourriture et en conscience. Avec son calme et son rire grave, il jouait admirablement le rôle d'objecteur de conscience et nous l'aimions beaucoup pour ce qu'il était, si gentil et si modeste.

Nous étions deux tendances révolutionnaires dans la lutte, les soilihistes et les msomo wa nyumeni, tantôt rapprochés par la répression, tantôt déchirés par les positions idéologiques. Abou savait jouer la médiation pour cultiver beaucoup plus en nous, ce que nous avions en commun, la volonté farouche de libérer notre pays en combattant les mercenaires, le moment où la plupart de nos aînés avaient abdiqué. 

Le pays s'était rendu compte de quoi il était capable lorsque, pendant la révolution et tout jeune, il mit en place le Djumba la Utamaduni, qui deviendra le parent du CNDRS. En homme fidèle de ses convictions patriotiques, Abou nous invitait, quelques années plus tard, à nous exprimer à la Radio Éducative qu'il animait où beaucoup d'entre nous ont appris à s'exprimer. 

Comme un vieux paysan attaché à ses terres, Abou a consacré sa vie à la culture parce qu'il avait l'intime conviction qu'il s'agit sûrement de l'âme du pays et ainsi... ton pays t'est reconnaissant, camarade, ce joli nom que tu aimais nous donner! ©Dini NASSUR

Les Comores accueillent ce week-end des députés et experts d’Afrique, de l’Océan indien et du Monde arabe dans le cadre d’un séminaire axé sur les pratiques parlementaires destiné à aider les élus comoriens (députés, conseillers et maires) à rehausser leur niveau d’expérience dans l’action parlementaire.

La cérémonie officielle a été ouverte ce samedi 29 avril par le président de l’Assemblée nationale, Abdou Ousseni, en présence du chef de l’Etat, Azali Assoumani. Le thème principal retenu est «la pratique parlementaire au service de la bonne gouvernance». 
Le chef de l’Etat comorien (milieu), ici au palais du peuple, samedi soir
Des délégués de l’Association des parlements francophones (APF), de l’Association des parlements arabes (APM) et de l’Océan indien participent à cette rencontre d’échanges et de partage d’expériences. L’idée est d’aider les élus comoriens à mieux acquérir des nouvelles compétences dans la cadre de leurs missions de représentants du peuple.

«Le monde change, il y a, par exemple, des nouveaux outils de contrôle de l’action gouvernementale, nous voulons améliorer les compétences de nos élus dans divers domaine de la vie parlementaire», explique le secrétaire général de l’Assemblée des Comores, Said Mohamed Ali Said. «Tous les aspects seront étudiés au profit des parlementaires », explique-t-il.

Parmi les sujets retenus à ce séminaire, il y a, entre autres, le contrôle de l’action gouvernementale, le contrôle budgétaire et les relations entre majorité et minorité. Les Comores ont une expérience limitée en matière de démocratie parlementaire. La plupart des députés brillent par «des insuffisances criantes» pour jouer leur rôle de contre-pouvoir. 
Le pays a été noyé, depuis 1975, par des multiples crises politico-institutionnelles qui n’ont pas permis d’assoir des rapports de force solides entre le parlement et l’exécutif. Le système instauré en 2001 a institué un régime présidentiel et un parlement bicaméral imparfait. Les Comores sont loin de disposer d’une tradition parlementaire rodée en la matière.

Source : APOI

CONFEDERATION DES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS DES COMORES (CTC)

COMMUNIQUE A L’OCCASION DU 1ER MAI 2017

Les régimes se succèdent mais le progrès social escompté est loin de devenir une réalité tangible. Aucun changement notable ne pointe à l’horizon. La reconduction des mêmes revendications syndicales et sociales depuis plusieurs décennies est la preuve que les gouvernants sont sourds et imperméables aux attentes des travailleurs comoriens.
Photo d'archives. 1er mai 2015

On demande toujours et toujours à ceux qui vivent les mêmes situations précaires, sans leur donner des gages de lendemains meilleurs, de consentir les mêmes sacrifices. Pendant ce temps, l’impunité ambiante encourage la corruption. Aussi, la cupidité de ceux qui sont passés maîtres dans l’art de se tailler la part du lion s’accroît. Azali a augmenté les salaires déjà mirobolants de ses ministres, Hassani Hamadi demande à des fonctionnaires pauvres de se saigner à blanc pour… faire fonctionner l’île. Cela ne s’appelle pas émergence. C’est de la gouvernance « aime l’argent » alors que beaucoup de fonctionnaires attendent toujours la généralisation des nouveaux indices du décret signé par Sambi en 2008. 

Cette année, le 1er mai aux Comores sera fêté dans un contexte marqué par des licenciements massifs (près de 8000 licenciements et ce n’est pas fini), le non respect des textes régissant le travail en Union des Comores et des accords signés entre les syndicats et les employeurs. 

Et alors que partout la tendance est à la formalisation de l’économie informelle, chez nous c’est une branche de l’économie totalement à l’abandon. Aussi, tout le monde a remarqué que les salaires ne sont plus versés régulièrement, surtout à Anjouan où rien qu’au port on comptabilise 9 mois d’impayés. De même, d’aucuns savent que le MODEC bloque depuis plusieurs années l’instauration d’un SMIG dans le pays. A cela s’ajoute l’espoir, malheureusement vite éteint, d’une hausse du pouvoir d’achat. Et pour cause ? La baisse des prix n’est qu’un leurre. La montagne a accouché d’une souris.

Les travailleurs comoriens subissent par ailleurs les affres d’une protection sociale au rabais. Les textes qui régissent la Caisse de retraite des Comores sont obsolètes et sont responsables des inégalités entre hommes et femmes en matière de retraite. En plus, on impose à ceux qui sont sur le point de partir à la retraite une formule de rachat des cotisations alors qu’il suffirait d’appliquer la note issue d’un Conseil des Ministres en 2012, stipulant qu’avant son départ à la retraite, l’agent doit bénéficier de tous ses droits. L’injustice ne serait pas pour autant effacée, elle serait du moins atténuée. Hélas, c’est le statut quo.

La CTC veut l’émergence du travail décent : bonne gouvernance de l’emploi, meilleure employabilité des jeunes, protection sociale pour tous et respect des normes internationales du travail. Le Programme Comores pour la promotion du travail décent, c’est notre cheval de bataille. Notre horizon c’est 2019, pas 2030.

Domoni - Culture

1ère édition du Festival Massiwa Domoni : le Gouverneur Dr SALAMI met l’accent sur la cohésion sociale à travers les domaines de la Jeunesse et de la Culture
Ce jeudi 27 avril 2017, le Gouverneur par intérim : le Commissaire aux Finances Dr Mohamed Soilihy, a procédé à l’ouverture officielle de la 1ère édition du FESMADOM (Festival Massiwa de Domoni), une initiative de Radio Domoni Inter.

Outre l’intérimaire, la cérémonie a été honorée de la présence de plusieurs personnalités politiques et militaires parmi lesquelles le Commissaire à l’Education Mansour Baidhoine, le Président du Conseil d’Administration de la Banque Centrale des Comores : Salim Ahmed Abdallah, la Responsable Radios Partenaires de Radio France Internationale madame Anne Roger ainsi que des cadres de la cité.
Des allocutions, entrecoupées par des danses traditionnelles des associations culturelles de la place et des îles voisines telles que le groupe Choc-Choc de Chikoni – Mayotte ont été prononcées en la circonstance.

Après le mot de bienvenue du Maire de Domoni, Nassuf Ahmed Abdallah Abderemane et l’intervention du notable, par ailleurs Directeur Régional du Tourisme : Badroudine Kassim, suit le discours du Gouverneur par intérim Dr Mohamed Soilihy.
Dans son allocution, Dr Mohamed Soilihy a rappelé que : « le Plan d’Action quinquennale du Chef de l’Exécutif de l’Île Son Excellence Dr Abdou Salami Abdou met l’accent sur la cohésion sociale à travers les domaines de la Jeunesse et de la Culture ». Ainsi, l’organisation du festival, a-t-il souligné, revêt un intérêt plus que particulier pour les autorités insulaires car : « avec la mondialisation et un monde culturel sans frontière, nos mœurs et coutumes, notre riche patrimoine culturel imprégné de la civilisation arabo-islamique, tend à être délaissée voire même abandonnée par la jeune génération ».
Poursuivant, le Gouverneur par intérim a, entre autres, exprimé sa « profonde reconnaissance » à l’endroit de toutes les associations qui ont participé au festival et il a placé une « mention particulière » à la ville de Domoni, aux organisateurs, à savoir Radio Domoni Inter, ainsi qu’à tous ceux qui ont sponsorisé l’évènement.

Il est à rappeler que cette première édition se tient jusqu’au dimanche 30 avril.
©Dar Nadjah

IMPLANTATION D'UN COMMISSARIAT DE POLICE À NTSUDJINI

Dès ce 29 avril, la ville de Ntsudjini dans le Itsandra a son Commissariat de Police. C'est le Commissaire Said Abdou qui est responsable de cette nouvelle institution. Des agents de la Police Nationale y sont affectés pour accompagner le Commissaire, Said Abdou dans ses missions. Pour la circonstance, une cérémonie a été organisée sous le haut patronage du Ministre de l'intérieur et du Directeur Général de la Police et la Sûreté Nationale. 
Étaient également présents, le Conseiller chargé des affaires sécuritaires auprès du Ministère de l'interieur, le Colonel Zarouk, le Secrétaire Général du Ministère, la notabilité de la région d' Itsandra et d'autres présences de marque. 

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Dans son allocution du jour, Mohamed DAOUDOU, Ministre de l’intérieur a précisé l'une des raisons de la multiplication des Postes de Police et des Commissariats dans les différentes régions. Il s'agit de renforcer la sécurité intérieure et de maintenir la paix et la stabilité au pays.

Photos de : Salim Mze Mbaba Dimeco ( Attaché de Presse )
©Ministère de l'intérieur

La cérémonie officielle du séminaire parlementaire régional est prévue ce soir au Palais du peuple à partir de 19h en présence du chef de l’Etat, Azali Assoumani, et du Président de l’Assemblée nationale, Abdou Ousseni. De nombreux experts nationaux et internationaux devraient prendre part à ce rendez-vous. Selon le comité d’organisation, plus de 300 personnalités politiques et de la société civile sont attendues à la grande salle du Palais de Hamramba.
«La pratique parlementaire au service de la bonne gouvernance », tel est le thème central de ce séminaire qui voit la participation de l’Association parlementaire arabe, de l’Association des parlements francophones (APF) et de l’Association des parlements des pays membres de la Commission de l’Océan indien (APCOI). 

Les députés comoriens et les experts nationaux et internationaux auront à échanger de nombreux aspects de la vie parlementaire. Les travaux d’aménagement des lieux se poursuivent comme nous montre cette photo prise à 14h 30 (ici à la grande salle). Restez en direct pour suivre l’actualité du séminaire avec Comores Infos, Habarizacomores.com et RCM 13.

SERVICE COMMUNICATION/SEMINAIRE

Le plus grand artiste comorien de tous les temps, Salim Ali Amir, sera en concert en banlieue parisienne, le samedi 29 avril 2017, à 21h, au Centre Culturel Sidney Bechet, 10 Place Henri Barbusse, à Grigny, 91350.
C’est une occasion de refaire un portrait de ce baobab de la musique comorienne. De ce fait, pour mieux cerner et appréhender le parcours de cet immense artiste, nous mettons l’accent sur sa genèse et son art au service des causes nobles.

Descendant des familles prestigieuses des Bobah et des Wadaane, Salim Ali Amir est né au centre de la médina de Moroni, dans le quartier Badjanani. Dès son jeune âge, son père, le Cheikh Amir Bobah lui initie, avec rigueur et affection, à l’apprentissage des fondamentaux de l’islam. A l’école coranique, l’adolescent découvre les Kasuda (chants arabes qui glorifient le Prophète Mouhammad) et le firimbi ou flûte. Enthousiaste et curieux, il s’approprie la flûte en la transformant en un instrument fétiche. Avec sa voix mélodieusement envoûtante, cet enfant de la balle épate et attire ses maîtres ainsi que son entourage familial. Et une de ses interprétations sera enregistrée et diffusée tous les matins sur les ondes de la Radio Comores.

Mais c’est à partir des années 80 qu’un tournant majeur va s’opérer dans sa carrière artistique. Il accompagne le maître Cheikh Izdini Ben Said Massound (originaire de Domoni d’Anjouan, il fut l’un des rares Comoriens à maîtriser l’instrument appelé gambusi) dans une tournée musicale en France et au Canada. 
En 1982, il participe, avec ses amis (Boul des Iles, Adina, Sef, Walker, Mohamed Ali Mohamed, etc.), à la création du groupe musical Ngaya. Entre temps, il milite politiquement dans le mouvement des jeunes révolutionnaires Front Démocratique. 

En 1985, il se présente, en tant qu’auditeur libre, à l’examen du bac. Le bac en poche, l’artiste en herbe part, en 1987, pour la France afin de faire des études en musicologie.

En France, il sort, avec l’aide de son ami Daniel Yvon (fils d’un député communiste, Daniel est un amoureux des Comores), son premier album appelé Mdjeweri (l’arrogant). Dans cet album, l’artiste manifeste davantage sa lutte contre le système corruptible et la défaillance de l’autorité politique. Ensuite, il enchaine les albums (ils sont onze à son actif) avec des morceaux très engagés, notamment «Wa pambe»(la situation des jeunes filles des jeunes qui étaient domestiquées dans les grandes villes), «Henye»(il dénonce les conditions pénibles des jeunes désœuvrés qui sont malmenés par les détenteurs du pouvoir), «Usiwu» (il passe au pilori ceux qui détournent les biens et prie pour que Dieu leur réserve un jument sévère le Jour de la Résurrection), "Siyasa Bodjo" (il met en lumière l’imposture des hommes et prédit l’arrivée des « barbus» au pouvoir, dix ans avant l’élection de Sambi), «Ripvirwa» (il démontre, avec un sentiment de déception et de mélancolie la faillite et le manque cruel d’imagination de la classe politique comorienne), "Visa" (il pointe du doigt l’ambigüité et la prosternation caractérisant les relations entre la France et les Comores, «sihura mzungu bahata mo hatru»), «Utsitsehe»(il tourne au ridicule ceux qui ont eu la destinée)et «Trawaadjali »(avec des métaphores, il montre l’immaturité d’un nain, «mna irasi »).

Le grand mbadzi est aussi un homme de grands rendez-vous pour des causes nobles. 

En 1988, il interprète, avec brio, «Convention», une chanson consacrée sur les droits des enfants. 

En juin 19990, comme un Baye Fall (une branche de la confrérie des Mourides qui est fondée au Sénégal par Cheikh Ibrahima Fall) qui erre dans les rues de Dakar en priant, Salim compose la fameuse chanson du Président Mitterrand en se promenant dans les ruelles de Moroni. Dans son œuvre, cet architecte de mots interpelle le président français sur la question de Mayotte en lui rappelant ses engagements lorsque ce dernier était dans l’opposition. Antérieurement, ce grand militant infatigable compose et interprété deux chants emblématiques rendant hommage à la personnalité de Mandela et à la cause palestinienne.

En été 1991, cette bête de scène organise un méga concert au stade mythique de Misiri (Mutsamudu, Anjouan) où il met le public en transe avec des rythmes endiablés. Au grand festival africain de Massa(1993), le mbandzi remporte son premier prix international devant jury, composé des grands artistes dont un certain Manu Dibango (saxophoniste et chanteur camerounais).

Enfin, ce kuhani waho upvandzi (l’astrologue de la composition des chants), fait un retour à ses sources culturelles et artistiques en adoptant le rythme du toirab (musique qui est importée de l’Égypte vers la côte swahilie, notamment Zanzibar). 
En 2014, il sort son dernier album, intitulé «Mka Ayetche » (celui qui reste seul). Cet album connait un succès car il fait chanter et danser un public intergénérationnel. Ces détracteurs qui prédisent sa fin artistique ignorent que le mbandzi a plusieurs cordes à son arc. Ils oublient aussi que le mbandzi est le premier Comorien qui a montré que la musique est un métier en créant, avec ses amis Abdallah Chihabidini, Abou Cheikh et Abou Oubeidi, le fameux Studio1 (fin des années 80) à Moroni.

Etablit par Ibrahim Barwane

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