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La blogosphère comorienne s'agite sur la prochaine candidature de Mohamed Ali Soilihi à la Présidence de l'Union des Comores. Certains déversent sur lui des tonnes d'insulte, d'autres le parent de toutes les qualités. Le Vice-Président chargé du Ministère des Finances, de l’Economie, du Budget de l’Investissement et du Commerce Extérieur chargé des privatisations à la n'est ni ange ni diable. Il a des défauts et des qualités. Comme tout le monde. Ingénieur agronome de formation, Mohamed Ali Soilihi a commencé sa carrière en 1980 comme Directeur Général du CEFADER (Centre Fédéral d'Appui au Développement Rural). Je me permets donc d'éclairer les Comoriens notamment les jeunes sur le bilan de celui que le Docteur Abdou Ali Mdahoma présente comme "indéboulonnable et indétrônable".

Il convient d'abord de préciser que le système CEFADER/CADER (Centre d'Appui au Développement Rural) est la concrétisation d'un projet conjoint du PNUD et de la FAO qui avait eu comme objectif de :"développer la production agricole en vue d’une autosuffisance alimentaire, en promouvant un développement rural intégré ». 

Je laisse les Comoriens apprécier l'analyse faite par Mme Raphaëlle HERON, stagiaire du FIDA (Fonds International de Développement Agricole) au PNDHD (Programme National de Développement Humain Durable) Comores sur la base d'un rapport d'évaluation du PNUD daté de mai 1986 " Les faiblesses structurelles ou fonctionnelles en gestion de l’organisation (en communication interne, gestion du personnel, gestion financière et comptable), sont telles que le système est profondément remis en question par l’institution qui l’a pourtant mis sur pied". 

Raphaëlle HERON poursuit "Les cultures vivrières, pour une large majorité, n’ont pas connu d’amélioration quantitative suffisantes, surtout lorsque mises en parallèle au phénomène de croissance démographique de 3.3% en 1980. Il est au contraire important de souligner une chute de production du riz paddy (3050 à 2 080 tonnes), et les avancées des nouvelles introductions : maïs et produits maraichers (tomates, petsaï, oignons, carottes, de 400 à 1 050 tonnes). Ces chiffres ne sont pas jugés satisfaisants, comparés aux montants dépensés (40 millions de dollars américains!) La conclusion du rapport d’évaluation est sans appel : Le CEFADER n’est pas en mesure d’établir une politique et des stratégies de développement, les CADERS ne sont pas les catalyseurs du développement rural et ne servent qu’au rayonnement (minime) d’institutions étrangères, loin des préoccupations des populations."Voilà le bilan de "l'indéboulonnable et indétrônable" Mohamed Ali Soilihi, Directeur Général du CEFADER de 1980 à 1985. 

Voilà le bilan de celui "qui s'illustra à merveille au CEFADER" à en croire au billet publié le 4 septembre 2015 par le Docteur Ali Abdou Mdahoma sur le blog Le Mohélien. Comme aux Comores le meilleur moyen de gravir les échelons est d'échouer à son premier poste de responsabilité, Mohamed Ali Soilihi a poursuivi son ascension : Ministre de la Production, Ministre des Finances à plusieurs reprises et Vice-Président chargé des Finances et de l'Economie . Son bilan dans ce département ministériel n'est pas aussi glorieux que veulent nous faire croire les laudateurs atteints de maman lassurancite aigu : budget de guerre sous Taki, 3 mois d'arriérés de salaires, services publics délabrés en raison de l'absence de crédits, chute vertigineuse des recettes de l'Etat suite aux passe-droits accordés aux amis du pouvoir et explosion de la pauvreté sous Ikililou.

Je vais maintenant parler des qualités de Mohamed Ali Soilihi : Il a réussi à faire annuler une partie de la dette à laquelle il beaucoup contribué grâce à ses amis du FMI. Pourquoi certains de nos partenaires étrangers s'entêtent à soutenir la carrière d'un homme qui n'est pas si compétent que ça ? Que ceux qui s'inquiètent sur le pouvoir occulte des amis de Mamadou se rassurent. Ce sont les Comoriens et non ses amis qui choisiront leur Président en 2016. La dernière marche est trop haute pour le Vice-Président.

Hadji Anouar, Montélimar

Kiki de la république a-t-il renoncé à 2016? C'est une question qui mérite d'être posée, vu le parcours de cet homme. On l'appelait le seigneur des billets à l'effigie de Said Mohamed Cheik à la couleur rose, celui qui assouvissait tous ses fantasmes à coup de baguette magique. Mohamed Daoud Alias Kiki de la Mairie de Moroni, est devenu l'homme en perpétuelle rédemption.

Ce milliardaire en francs comoriens qui faisait la pluie et le beau temps dans notre pays, est devenu un citoyen simple mais suffisamment revanchard.


Depuis qu'il a été roulé dans la farine par ses compagnons de lutte, il dit qu'il a appris, compris et il consacre son temps désormais à des ouvres philanthropiques ainsi qu'à la la mairie de la capitale, extirpée dans la douleur.

On le voit partout, muni d'un balai, entrain de nettoyer les rues de Moroni contre l'insalubrité et les dépotoirs sauvages qui ternissent l'image d'une ville sans électricité ni eau potable. C'est une tache noble qui mérite d'être mise en avant.


L'homme fort du Parti orange, un des partis de l'opposition en Union des Comores voit ses ambitions d'accéder à la magistrature suprême s'effondrer faute d'avoir eu les bons conseillers et de l'imagination. Vouloir mettre ses amis sur le devant de la scène, on risque normalement de se retrouver très loin derrière. Sa générosité et son mauvais calcul politique sont ses principaux péchés mignons qui font qu'aujourd'hui son parti qu'il a créé s'est vidé de tous les ténors.

Mouigni Baraka Said l'a trahi, le profiteur Djae Ahamada, ancien vice-président de l'assemblée nationale, loge â la même enseigne. Sans oublier les autres poids lourds qui ont quitté le parti après avoir profité des biens de banques.

Par mégarde, son caractère est devenu philanthropique. Il passe son temps à méditer et à faire des bons discours devant les gens de Moroni afin s'asseoir son autorité, laquelle il a perdue.

C'est l'histoire d'un milliardaire trahi par ses frères, ressuscité par l'envie de se venger. Son nom faisait trembler dans tout le pays, il y a quelques années, aujourd'hui, l'homme peine à s'imposer, estimant avoir été trahi, banni voire humilié.

Heureusement, sa victoire étriquée à Mairie de Moroni lui a sauvé et il est peut être aujourd'hui à même de se lancer lui aussi dans la course présidentielle à condition de ne pas reproduire les mêmes erreurs.

Par Ahamada Nasra


Sidi n’est pas content d’Alfajr et d’Albilad. La raison : ces journaux ont écrit sur l’éventualité de la candidature de M. Bourhane Hamidou à l’élection présidentielle de 2016. Et au lieu de s’en prendre à ces journaux, il s’attaque à la CRC (ce parti politique qui l’a fait élire député en 2004). Pour un professeur de français comme lui, c’est bien ce qu’on appelle du hors sujet.

Sidi essaie de régler ses comptes avec la CRC car il n’a jamais avalé qu’il soit exclu de cette formation politique. Pourtant, il n’y avait pas sa place. Il a d’abord été suspendu de la CRC pour faute grave. Il a usurpé le perchoir pour faire passer la loi sur la citoyenneté économique. La séance ayant été levée par le président de l’Assemblée, M. Dhoifir Bounou, le député Sidi a eu le culot d’organiser son scrutin à lui avec des députés au service Sambi pour voter cette loi de trop dans notre pays. Une loi qui ne fait que détruire au jour le jour l’image de de notre pays.

Faut-il le rappeler ? Aux Emirats, tous ceux qui sont impliqués dans les crimes organisés sont des Comoriens fictifs, détenteurs de passeports comoriens. Leurs seuls parents comoriens sont la citoyenneté économique. Sidi s’est battu pour que cette loi passe. Et pourquoi ? Tout simplement parce que les initiateurs du projet lui ont payé une visite à Dubaï où on lui a offert un 4*4 tout terrain, un ordinateur portable, trois flacons de parfum et dix mille dollars américains…

Mais même en étant hors sujet dans son article, il tire à hue et à dia. Il délire, il rumine, il insulte, il soupçonne, il ment et il accuse. Son texte n’a ni tête ni queue. Et pour cause, il ne lit plus ou ne sait plus lire, en tout cas certainement pas la constitution comorienne. Il devrait par exemple savoir que Sambi ne peut pas être candidat en 2016 ; et que le mieux placé dans leur équipe pour cette élection n’est autre que l’ancien ministre de l’Intérieur, plusieurs fois député et ancien président de l’Assemblée. Mais cette information n’arrange pas Sidi et ses copains de grillade. Et pour camoufler sa déception, il verse toute sa haine sur la CRC.

Pourtant, la CRC est un parti politique national qui dispose d’un programme et d’une feuille de route et qui a un bilan honorable à défendre.

Aujourd’hui, tous les partis se mobilisent pour les élections générales de 2016. Ainsi, il est temps qu’on nous parle de programmes et de bilans. Si Sidi ne se reconnait pas dans la CRC d’aujourd’hui, en tout cas, il a fait partie de la CRC/MDS qui a gouverné le pays de 1999 à 2006 et il est, lui aussi, responsable de tout ce qu’il reproche aujourd’hui à ce même parti. N’est-ce pas ? Alors qu’il se calme !

En 2016 les partis, notamment Juwa et CRC doivent défendre leurs bilans. Si Sidi est responsable du bilan des cinq ans de la gouvernance de Sambi, qu’il le dise ! Où en est-on avec le projet Habitat et où sont passés les 5 millions de dollars d’Arabie Saoudite octroyés dans le cadre dudit projet ? Qu’a-t-il fait du complexe hôtelier Galawa ? Veut-il revenir pour exécuter les projets hôteliers des Koweitiens aux alentours du lac salé, ceux des Libyens dans le Bambao ou ceux des Emiratis sur l’ancien site de Galawa ? Où est passé le Fonds Walid Bin Talal pour l’Energie ? Où est passé réellement l’argent de la citoyenneté économique ? Pourquoi s’est-il engagé à chiitiser les Comores à outrance ? Sidi comme Ahmed Barwane ne seront jamais investis candidats à quoi que ce soit car ils ont brillé par leur traîtrise et leur lâcheté. Et qui trahit une fois trahit toujours. N’est-ce pas ? M.Sidi a trahi Moustapha Said Cheikh, en adhérant au MDS comme il a trahi Abdou Soefou en se faisant le porte-panier du président Sambi dans le Juwa qui brule !



Farouk Said
Militant CRC

Cet article est un résumé de la conférence-débat organisé à Mbeni le 02 septembre 2015 à la mémoire des fusillés du 02 septembre 1975 par l’armée conduite par le Délégué de la Défense et de la Justice le fameux Ali Soilihi Mtsashiwa. Cet article est aussi le fruit des recherches et d’enquêtes que nous avons menés durant le mois d’Août pour la préparation de cette conférence. Une partie importante des témoins oculaires, notables, des jeunes, des femmes et des responsables villageois comme le maire du Nyuma msiru (Hamahame) Mohamed Karidji étaient ci-présents.

Cette conférence-débat tenue à 20h00 du soir à la place de Chine de Mbeni, n’avait pas comme objectif de réveiller les sentiments de haines des uns et des autres, mais plutôt d’alimenter un esprit de tolérance, de paix et défendre les valeurs humaines de nos sociétés contemporaines.

Cette commémoration était menée par ABDOU NOUHOU Badroudine, doctorant d’Histoire politique à l’Université d’Antananarivo-Ankatso et HAMZA Assoumani, témoin oculaire.

- Le 02 septembre 1975 : entre Histoire et mémoire

Après le coup d’Etat du 03 août 1975 fomenté par Ali Soilihi et le front National Uni (FNU) qui destitua le président Ahmed Abdallah, certains membres du gouvernement déchu se sont enfuis avec les voitures de l’Etat (trois voitures pour les uns, quatre pour les autres) dans la région de Hamahame plus particulièrement à Mbeni. Mohamed Taki se réfugie dans cette localité qui constitue sa fief et mène une résistance contre les putschistes (mapiduzi), pendant qu’Omar Tamou tire les ficèles d’opposition dans la région de Mbadjini et Ahmed Abdallah dans l’île d’Anjouan.

Après plusieurs sommations et demandes du ministre chargé de la Justice et de la Défense, aux villageois de Mbeni afin d’envoyer les voitures de l’Etat à Moroni, Ali Soilihi a décidé avec son armée le 02 septembre 1975 d’intervenir militairement à Mbeni pour les récupérer. Les villageois ont résisté en refusant de les livrer aux putschistes, d’où l’assassinat de cinq civils : MANSOIBOU Said Hamadi (1956-1975), MBAE Issa (1952-1975), MAWULIDA Mdahoma alias Lava (1907-1975), SOULE Ibrahim (1940-1975), de Vuuni Bambao de sa mère et de Mbeni de son père, et enfin un enfant de 5 ans atteint par les grenades lancées par l’avion militaire. Et une dizaine de blessés gravement : YOUSSOUF Ali Wazir dit Mboina (1941-2004), MAHAMDU Abdallah Hamadi, MBAE Assoumani et HADJI Mohamed Moegni, etc.

Selon certains intervenants de la conférence, des témoins de cette période, Ali Soilihi a utilisé un sous prétexte qu’il était blessé au bras par un caillou, ce qui lui a permis selon lui, de fusiller des civiles démunis de tous moyens de défenses. Pour d’autres, Ali Soilihi était blessé mais l’ordre de tirer de sang-froid de balles réelles contre des civiles est dû surtout à une tire d’arme en l’air par le camp des résistants. Nos enquêtes montrent que les jeunes villageois se sont préparés pour s’en prendre aux putschistes malgré qu’ils fussent démunis de tout moyen de défense mesurable à celui des mapiduzi.

Transportés dans les voitures des militaires soilihistes pour être amenés à l’hôpital, les blessés ont été mal traités et injuriés : Les militaires les ont faits circuler et défiler dans les villes de Mitsamihuli et Moroni. Ce retard de traiter les blessés a précipité la mort à pleine route de trois personnes et a fait perdre beaucoup de sang de plusieurs victimes avant leur arrivée à l’hôpital El-maarouf de Moroni. Une fois dans cet hôpital, le chirurgien Said Bacar, partisan d’Ali Soilihi, s’est retenu de soigner les victimes. Toutefois, l’infirmier-assistant Said Abdou de Mnungu-Hamahame a tenté avec courage de soigner et sauver les blesser.

Le 08 septembre 1975, son armée ainsi que les mercenaires étrangers sont revenus à Mbeni récupérer les biens publics, dans le calme et sans aucune résistance. Le 21 septembre 1975, 120 révolutionnaires et mercenaires débarquent à Anjouan : bilan 04 morts dont un du côté de mapiduzi.


- Le 02 septembre 1975 : Une résistance ou une rébellion ?

L’acte du 02 septembre 1975 est une résistance active dans la mesure où les mbeniens et les Hamahametans ont osé dire non au premier coup d’Etat de notre jeune Etat, non à la déstabilisation politique du pays, non à l’occupation des Comores par des mercenaires étrangers. Une résistance qui lutte pour les libertés, la démocratie et le respect de la souveraineté nationale. Donc, nous saluons aujourd’hui ce geste de bravoure, de patriotisme et de courage. La célébration de 02 septembre n’est pas seulement pour les mbeniens et les Hamahametans mais pour tout un peuple de commémorer leur héros, leur épopées et leur martyrs.

En janvier 1976, Ali Soilihi à l’occasion d’une élection au sein du Conseil National de la Révolution (CNR), est élu chef de l’Etat. Le 18 mars 1978, la ville d’iconi est attaquée à son tour par ceque nous qualifions d’un soulèvement (et non plus une résistance) contre le Gouvernement en place, faisant 12 morts et plusieurs blessés.

- Le sort des martyrs

Les martyrs du 02 septembre n’ont jamais bénéficié d’aucune reconnaissance officielle ou d’une commémoration quoi que ce soit de la part des gouvernements : celui d’Ahmed Abdallah (1978-1989) et celui de Mohamed Taki Abdoulkarim (1996-1998). Aucune enquête judiciaire n’est jamais réclamée par les familles des victimes : c’est regrettable puisqu’on ignore encore le statut de ces « fusillés » pendant qu’il fait déjà 40 ans d’indépendance le fameux Ali Soilihi est reconnu officiellement en tant que Président de la République des Comores !


ABDOU NOUHOU Badroudine, doctorant d’Histoire politique, Université d’Antananarivo-Ankatso et enseignant à l’Université de Toamasina (Madagascar)

Moroni, le 01 mars 2009

Peuple comorien,


Il est temps que tous les comoriens, hommes et femmes, assument leurs responsabilités de défendre l'Etat comorien, leurs institutions, notre unité nationale et nos libertés fondamentales.

Il est temps d'assumer mon devoir à mon nom personnel et au nom de notre mouvement « l'Alliance Nationale pour le Développement et la Réforme ».

Les îles des Comores traversent une crise constitutionnelle sans précédant. Le Président Sambi a décidé de démolir l'Etat Comorien, de diviser notre peuple et de semer la haine et les conflits religions et ethniques dans notre pays. Il est à notre devoir de crier à Sambi et ses compagnons : Assez et Ça suffit !

En 2006, j'étais parmi les comorienne qui ont averti notre peuple le danger qui encourt l'Etat Comorien en cas d'élection de l'Ayatoullâh Ahmed Abdallah Sambi au poste du Président de la République.

C'est la 10ème déclaration dont j'écris sur Sambi. 7 déclarations que j'avais publiées en 2006 lors des élections présidentielles de l'Union des Comores. La 8ème déclaration est une « Lettre de félicitation » (en langue arabe) que j'avais adressée au Président Sambi après son élection comme Président de la République Comorienne mais je ne l'avais jamais publiée, et 3 déclarations dont j'avais publiée en 2007.

Permettez-moi, chers compatriotes, de vous exposer ladite « Lettre de Félicitation » pour comprendre pourquoi je tiens à parler, aujourd'hui, comme tous les patriotes comoriens.

RÉPUBLIQUE DES COMORES
Unité - Justice – progrès
Le 05 juin 2006
LETTRE DE FÉLICITATION ; 

À notre frère le professeur Ahmed Abdallâh SAMBI, Président de l'Union de l'Etat Comorien
Son excellence Monsieur le Président de l'Union de l'Etat Comorien,

A l'occasion d'être élu Président de l'Union de l'Etat Comorien, J'ai l'honneur de vous adresser ce courrier à mon propre nom et au nom de tous mes frères afin de vous féliciter pour la confiance manifestée à votre excellence par le peuple comorien qui s'est mobilisé, homme et femme, à Mwali, Ndzouwani et Ngazidja pour votre élection.

Ce succès extraordinaire sans précédant vous a mis devant une grande responsabilité.

A travers cette mobilisation, le peuple comorien a voulu vous adresser cinq messages :

1- Sa volonté affichée pour sanctionner le Colonel Athouman AZALI et de s'en débarrasser de lui et de son régime corrompu une foi pour toute ;

2- Exprimer aux frères séparatistes de l'île de Ndzouwani leurs sentiments de la fraternité et de la solidarité et leur donner une leçon de moralité et de fraternité ;

3- Exprimer la confiance du peuple comorien en leur savants en Islam, leur respect, leur amour en eux et leur espoir de voir un changement espéré depuis trente ans d'indépendance ;

4- Exprimer leur espoir et leur espérance pour un dirigeant qui peut, un jour, effacer leurs larmes de misère, de pauvreté et de l'ignorance, versées depuis plus de trente ans d'indépendance ; une espérance qui sera traduite par des programmes de développement économique, social, éducatif et politique pour une vie prospère des comoriens ;

5- Exprimer leur espoir de voir la fin du mouvement séparatiste de Ndzouwani qui a bouleversé et déstabilisé notre pays depuis neuf ans et le retour de l'île de Ndzouwani au sein de l'Unité nationale du peuple comorien.

Nous sommes derrière vous, Monsieur le Président de l'Union de l'Etat Comorien, et vous avez notre confiance tant que vous assumez votre devoir du président de l'Union de l'Etat Comorien et du président de tous les comoriens.

Dans le cas contraire, nous assumerons, avec courage, respect et sincérité, la responsabilité de vous rappeler ce que vous auriez oublié.

Veuillez agréer, Cher frère professeur Président, nos salutations fraternelles.

Vive l'Unité Nationale du peuple Comorien ! Vive l'Intégrité territoriale de l'archipel des Comores (Maoré * Mwali * Ndzouwani * Ngazidja).

MOHAMED EL KABIR Abdoulaziz

Président de la Ligue Amicale
Moroni, le 01 mars 2009


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Dans ce contexte, j'assume, aujourd'hui, ma responsabilité nationale de rappeler mon frère, notre frère Président de l'Union des Comores Ayatoullâh Ahmed Abdallah SAMBI comme je l'avais promis.

I- Sambi Citoyen :

Rentré au pays après ses études, il est connu par les comoriens sous le nom d'Ayatoullâh, en raison de son appartenance à l'école supérieur de la Ville de Qom, d'Iran et son vestimentaire des Oulémas chiites.

Ayatoullâh Ahmed Abdallah SAMBI est connu par quatre critères :

- Ses discours islamiques enflammés ;
- Ses critiques audace à la politique d'horreur et d'injustice pratiquée par l'ancien Président des Comores Ahmed Abdallah Abderemane, d'origine Anjouanaise comme Sambi. Une position qui lui a coûté cher car il a été incarcéré plusieurs mois.
- Ses mouvements commerciaux jusqu'à ce qu'il devient parmi les personnes plus riche des Comores.
- Ses multiples voyages à l'étranger.

En raison de ses discours islamiques et ses positions politiques, Sambi a gagné la confiance de beaucoup des comoriens. Mais les comoriens n'avaient jamais imaginé qu'un jour le Professeur, Ayatoullâh SAMBI, trahirait leur confiance.

Au moment du déclenchement du mouvement séparatiste d'Anjouan, Sambi a pris position proche de ce mouvement et surtout après le débarquement militaire organisé par l'ancien Président des Comores Mohamed Taki Aboulkarim. L'Ayatoullâh Sambi, député à l'époque, a manifesté en sillonnant tout seul à Moroni, capitale des Comores, contre ce débarquement.

Les séparatistes de l'île d'Anjouan déstabilisent et paralysent l'Etat Comorien depuis 1997 :

En 1997, deux mouvements séparatistes se sont déclenchés successivement dans l'île de Ndzouwani et dans l'île de Mwali. Un apaisement a été retrouvé dans cette dernière.

« Le mouvement séparatiste de l'île de Ndzouwani a pris une grande ampleur par la déclaration du rattachement de cette île à la France en arborant le drapeau français sur tous les lieus publics et les maisons ; ensuite, par la déclaration de l'indépendance de l'île d'Anjouan le 03 août 1997.

Le 3-5 septembre 1997, Le Président de la République Fédérale Islamique des Comores Mohamed TAKI ABDOULKARIM a ordonné l'armée fédérale de rétablir l'ordre à l'île d'Anjouan.

L'armée fédérale débarque à Anjouan et l'intervention militaire échoue devant la résistance des séparatistes : un militaire tué selon le gouvernement, une quarantaine selon les séparatistes et plus de 80 personnes de l'armée fédérale sont faits prisonniers par les séparatistes ».

Le Professeur, député à l'époque, Ayatoullâh Ahmed Abdallah SAMBI à manifesté tout seul à Moroni, capitale des Comores pour s'opposer à ce débarquement.

Pourquoi le Professeur, député, Ahmed Abdallah SAMBI s'est opposé au débarquement à Anjouan à l'époque de TAKI ?

Parce qu'il était, peut-être, sympathisant ou alors faisait parti du mouvement séparatiste d'Anjouan. Il savait bien qu'un débarquement précoce allait avorter ses objectifs de court terme et ceux de long terme.

Après ce débarquement, et sa prise de position en faveur des séparatistes, l'Ayatoullâh Ahmed Abdallah SAMBI est harcelé et refoulé par la population de l'île de Ngazidja dans les rues à l'île de Ngazidja ainsi que dans les mosquées. Depuis, Il a quitté les îles des Comores et il n'y est retourné qu'après la mort du Président Mohamed TAKI.

UNE CONSTITUTION SUR MESURE POUR CHAQUE PRESIDENT :

Depuis son indépendance, et avant Sambi, l'Etat comorien a connu cinq constitutions au nombre des Présidents qui avaient gouverné cet Etat : Ali SOILIHI, Ahmed ABDALLAH, Saïd Mohamed JOHAR, Mohamed TAKI et Le Colonel Athouman AZALI. Chaque Président a instauré une constitution sur mesure pour son régime. Pourquoi pas Sambi ?

C'est le Président Ahmed Abdallâh Adbereman qui avait mis en place en 1978, pour la première fois, une Constitution d'un Etat Fédéral (La République Fédérale Islamique des Comores) doté d'un pouvoir central avec :

- Président de la République ;
- Une Assemblée Fédérale de Député ;
- Un pouvoir régional dans chaque île dirigé par un Gouverneur qui dirait être élu au suffrage universel de chaque île ;
- Des Conseillers régionaux dans chaque île.

Mais le Président Ahmed Abdallâh n'avait pas respecté cette constitution. Il nommait les Gouverneurs des îles.

Une novelle Constitution Confédérale pour satisfaire les séparatistes :

« Le président Sambi dit avoir bien compris que la constitution actuelle a été taillée sur mesure par rapport au séparatisme anjouanais ». (Al-watwan).

Dans cette déclaration Sambi reconnait que l'Etat Comorien vie, depuis 1997, sous la terreur, les dictés et la volonté machiavélienne des séparatistes anjouanais.

Jusqu'à quand voulez-vous, Monsieur Sambi avec les séparatistes anjouanais, que les comoriens restent sous vos instructions et vos manipulations ? Quelle sera la prochaine étape pour que nous puissions nous prépare pour vous suivre chers ... ?

L'actuelle constitution prévoit une large autonomie des îles. Elle est voulue et imposée par la grande majorité des Anjouanais et des Mohéliens. Cette constitution donne aux Comoriens un Etat Fédéral avec une présidence « tournante » tous les quatre ans, à savoir :

- Un Président de l'Union avec son gouvernement ;
- Un pouvoir régional dans chaque île, dirigé par un Président avec son gouvernement ;
- Une assemblée Fédérale des Députés ;
- Une assemblée régionale des Députés dans chaque île.

Tous les Comoriens, sont convaincus que ce système est très compliqué et met en paralysie les institutions du pays.

Mais qu'elle est la réalité des choses est que l'actuel Président veut, comme l'avait fait son prédécesseur AZALI, accaparer tous les pouvoirs et veut que les pouvoirs régionaux restent seulement comme des portraits.

Avec 34 ans d'indépendance :

11 ans du régime de terreur et d'oppression d'Ahmed Abdallah Abderemane, avec ses mercenaires : des centaines des comoriens sont incarcérés, torturés, tués et d'autres enterrés vivants.

11 ans de troubles et d'instabilité, sociales, politique, institutionnelle et constitutionnelle crées par les séparatistes anjouanais : ils nous imposé le changement de tout pour qu'ils soient satisfaits : la dénomination de l'Etat comorien, le Drapeau de l'Etat, la Constitution.

Pour sauvegarder l'Unité nationale, la cohésion sociale et l'intégrité territoriale des trois îles indépendantes, nous avons cédé et accepté ces idées absurdes, mais en vain, ils ont continué à saccager le pays.

Croyez-vous Monsieur Sambi que la patience des comoriens n'aura pas un terme ?

Le peuple comorien rêve d'être gouverné, un jour, par des dirigeants qui assument leurs responsabilités avec honnêteté, patriotisme, sincérité et se procurer d'une vie normale prospère comme les autres peuples du monde basée sur : une vrai paix sociale, une vrai cohésion sociale, la sauvegarde de l'Unité nationale et enfin la préservation de la fraternité comorienne.

Les citoyens comoriens sont fatigués de tout manœuvre de ce genre et le moment d'un projet de référendum est mal choisi car :

La tournante, prévue par la constitution doit continuer son cours jusqu'au bout.

Mohéli doit prendre la présidence de la « tournante » en 2010.

Nous avons en ce moment un problème de départementalisation de l'île de Mayotte.

Monsieur Sambi en tant Président de la République, garant de l'unité territoriale des îles Comores, vous devez user tous vos efforts pour sauver l'unité nationale et l'intégrité territoriale en engageant des pourparlers avec la France afin de trouver un arrangement durable pour le retour de l'île de Mayotte au sein de l'Unité nationale et territoriale des îles Comores.

Au contraire, vous voulez camoufler les choses et détourner les regards et l'attention des comoriens vers un autre problème pour les faire oublier la cause nationale de l'île de Mayotte en organisant un référendum dans les îles Comores indépendantes en même temps que celui de la départementalisation de notre Ile de Mayotte, comme l'avait fait Le colonel Azali en 2002.

Oui, Monsieur le président, Les Comores ont besoin d'un changement de la constitution, mais pas n'importe quand et n'importe comment.

Proposition Pour le changement de cette Constitution :

Le changement de l'actuelle Constitution devrait avoir lieu après la mandature de la présidence « tournante » de l'Île de Mohéli.

Après les deux ans du mandat du Présidence Mohélienne, une période suffisante pour la stabilité du Président de la République ainsi que le pays, le Président demande à l'assemblée Nationale de l'Union des Comores, les deux assemblées des députés régionales, tous les partis politiques, les organisations de la société civile, les personnalités, les intellectuels comoriens... d'entamer une réflexion sur le changement de l'actuelle constitution, et de préparer, pendant une durée de 12 mois, au moins, une nouvelle Constitution Fédérale de l'Etat Comorien ; sans provoquer des divisions ou troubles au sein de notre société et de notre petit pays qui a longtemps souffert.

Voilà la sagesse, Monsieur le Président de la République, Ayatoullâh Ahmed Abdallah SAMBI.

Monsieur SAMBI, votre décision de changer la constitution actuelle aurait de graves conséquences. Etes-vous bien conscient ?

Le rôle d'un chef d'Etat, est de sauvegarder la cohésion et la stabilité sociale d'un peuple ainsi que la fraternité, mais il ne faut jamais provoquer la division et la haine.

II- Sambi Président :

Les promesses trompeuses d'Ayatoullâh Ahmed Abdallah SAMBI :

- Servir non se servir = Se servir avec ses proches et ses amis ;
- Compétences des pouvoirs régionaux bafoués ;
- Projet Habitat pour gagner les élections ;
- Projets d'investissement et Ville de Paradis Touristique pour s'enrichir ;
- Mayotte est pour Sambi, une histoire ancienne que doit être oubliée par les comoriens.

Les magouilles de SAMBI aux dernières élections des Présidents des îles, orchestrés par le changement du Président de la « Cour Constitutionnelle » et celles enregistrées lors des dernières élections d'Anjouan, ont bien dévoilé son visage.

La crise sans précédant du carburant en été 2008 nous donne une leçon des trafiquants.

En juillet dernier, le président Sambi a Signé des vrais-faux décrets : N° 08-138/PR, portant promulgation de la loi N°014/AU du 27 novembre à la citoyenneté économique inexistante.

SAMBI veut une nouvelle Constitution sur mesure.

III- Le changement de la Constitution actuelle et ses objectifs :

L'actuelle constitution, comme elle a été voulu et imposée aux comoriens, était favorable pour Ayatoullâh Sambi. Elle a déjà servie, efficacement, ses objectifs pour accéder au sommet du pouvoir de l'Etat Comorien. Après avoir arrivé au pouvoir, elle n'est plus favorable pour lui avec seulement un mandant de quatre ans ; il veut, donc, se procurer d'un mandant illimité.

Les quatre grands objectifs de Sambi :

1- La protection des séparatistes anjouanais : C'est projet l'avait déjà réalisé ;

2- L'enrichissement personnel : C'est ce qu'il est en train de réaliser depuis son arrivée au pouvoir ;

3- L'implantation du chiisme dans l'archipel des Comores : C'est qui est en cours ;

4- Rester au pouvoir le plus longtemps possible : C'est qu'il en train de manigancer maintenant!

Rappelez-vous, par exemple, la présence de l'armée comorienne, Tanzanie et Soudanaise pendant plus de Deux mois afin d'assurer la fuite du chef du mouvement séparatistes le colonel Mohamed Bacar et ses compagnons mais non pas pour ni les capturer les juger.

« Au mois d'août 2007, Le gouvernement comorien s'est apprêté à acquérir un terrain en Tanzanie dans la province de Mtwari pour implanter une usine de cimenterie. C'est la solution du Président Sambi pour régler la crise du ciment aux Comores. « Nous avons choisi la Tanzanie pour sa proximité avec les Comores. Cela nous permettra surtout d'éviter aux Comoriens une pollution de l'air avec toutes les maladies que cela pourrait entrainer », a déclaré Monsieur le Président Sambi.

« Alors que tous les pays du monde se battent contre les délocalisations, ce gouvernement choisit de procurer du travail aux tanzaniens, pendant que plus 50% de jeunes comoriens sont chômeurs. Cela servira également à enrichir l'état tanzanien par les droits de douane à l'exportation qu'il faudra bien lui payer.

Ainsi, cela permettra au Président Sambi d'échapper à toutes les règles de la transparence et d'échapper également aux critiques qui ont eu lieu pour l'usine du fameux projet habitat, toujours sans statut, sans conseil d'administration !

Ne rêvons pas, une fois ce terrain acheté, avec quels fonds Monsieur Sambi construira-il l'usine ! Jamais encore, aucun gouvernement n'était allé à ce point dans l'absurdité ».

Au cours de la traditionnelle réception de Beït-salâm (Palais Présidentiel) à l'occasion de la fête d'Ide Al-Fitr, le Président Sambi a déclaré : « Voyez-vous, je n'ai aucun frère, aucun cousin autour de moi, ni dans les ministères ou directions de l'Etat. Or, des cousins et des frères formés à l'extérieur sont capables d'occuper ces postes, j'en ai à la pelle. Mais, je me suis gardé de le faire». (Al-watwan)

Croyez-vous chers compatriotes ce qu'il vous dit ?

Dans un petit pays comme le notre qui a besoin d'une justice sociale et un équilibre régional, nous n'avons jamais vu deux Ambassadeurs appartenant de la même ville ou de la même région. Or Sambi l'avait fait sans hésitation :

Le ministre comorien des affaires étranger est issu de sa famille ;

Quatre Ambassadeurs des Comores : l'ambassadeur des Comores à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis), l'ambassadeur des Comores à Riyad (Arabie Saoudite), l'ambassadeur des Comores à Paris (France) ainsi que l'ambassadeur des Comores en Téhéran (Iran) sont tous de Mutsamudu, issus de la famille que Sambi!

Pourtant, il vous dit qu'il n'a aucun frère, aucun cousin autour de lui, ni dans le gouvernement ni dans l'administration de l'Etat !

IV- L'implantation du chiisme dans l'archipel des Comores :

La fin de la paix sociale aux îles Comores qui marque Le début d'une guerre religieuse et ethnique :

Malgré la misère, la pauvreté, les maladies, les souffrances, l'injustice et l'oppression qui frappent les comoriens depuis longtemps, le pays avaient vécu une jouissance d'une paix sociale remarquable : les îles Comores n'ont jamais connu ni la guerre religieuse ni la guerre ethnique.

Avec l'arrivée des immigrés chiites, 27 milles familles prévues, la guerre religieuse et celle d'ethnique sont au bord des îles Comores. Ce qui ce passe actuellement en Iraq, une guerre organisée par les chiite contre les sunnites ainsi que les guerres ethniques en Afrique et dans plusieurs pays du monde doivent nous servir de leçon.

Rappelez-vous qu'Ayatoullâh Ahmed Abdallah Sambi a fait preuve, depuis son arrivée au pouvoir, de son message de propagation du chiisme aux Comores par tous les moyens.

Il est vrai que la misère, la pauvreté, l'ignorance, la maladie sont des vecteurs qui poussent les gens à chercher de l'aide n'importe où, mais pas à n'importe quel prix.

Depuis l'instauration des centres sociaux, culturels, médicaux des Iraniens dans notre petit pays, des déclarations douloureuses et des manifestations honteuses contre les Compagnons, les femmes du Prophète et les oulémas venant des fidèles desdits centre font peur aux comoriens. De tels actes ont, à court et à long terme, des lourdes conséquences au sein de notre pays qui n'avait jamais connu ni troubles sociaux ni conflits religieux.

Nous pouvons citer par exemple :

- Centre (Markaz Al-Thakalaïne à Moroni (Zilimadjou) ;
- Centre d'études Islamique Iranien à Moroni (Hadoudja) ;
- La Fondation « Imdadat Imam Khoumeiny » (à Bandamadji Itsandra) ;
- Croissant Rouge Iranien (au quartier de Palais du Peuple) ;
- Faculté des Etudes Islamiques (chiite) à Moroni, c'est pour former des cadres chiites ouverte le 07 janvier 2009 ;
- L'envoie des élèves et des étudiants dans différentes écoles chiites partout dans le monde ;
- La vente de la nationalité comorienne aux inconnus ne vise qu'à l'installation d'une forte communauté chiite aux îles des Comores. Le nombre cité est de vingt sept mille (27 000) familles chiites qui vont s'installés aux quatre coins de notre pays.

La fin de la paix sociale aux îles Comores a commencé avec l'implantation de ces 27 milles familles chiites dans notre pays.

A Moroni, Capitale des Comores, plusieurs habitants demeurant dans plusieurs quartiers ont vu leurs maisons détruites en faveur de la construction des quartiers chics de ces fameuses familles chiites qui ont déjà commencé leur envahissement dans notre pays.

Rappelez-vous, chers compatriotes de ce qui se passe aujourd'hui en Palestine, c'est à la suite de la vente des terres palestiniennes aux juifs venant de tous les coins du monde qu'ils étaient plus riches que les palestiniens. Ils ont construits des colonies partout.

Quel est le résultat ?

Les palestiniens ont perdu leurs terres et sont devenus des mendiants et des orphelins dans leur propre pays.

C'est le sort qui attend les comoriens en cas du changement de l'actuelle constitution et la mise en application de la constitution Sambi. Que Dieu ne le permette pas !

Ne soyons pas naïfs en acceptant de vendre notre dignité, notre paix sociale et notre pays pour quelques dollars empoisonnés !

La tromperie de Sambi aux comoriens en prétendant que ces gens-là font faire les îles des Comores un Paradis sur terre représente un grand mensonge à notre nation.

Dans tous les pays du monde, la Nationalité d'un pays est la valeur la plus chère. Elle n'a jamais été vendue pour l'argent ou pour quelques dollars.

La Nationalité d'un pays est un pacte de confiance faite par le pays d'accueil à des personnes immigrées après avoir passé plusieurs années dans le pays d'accueil ; et que le pays d'accueil s'assure que la personne immigrée ne représente aucun danger pour la sécurité et la stabilité de leur pays.

Comment osez-vous, Monsieur Ayatoullâh Ahmed Abdallah Sambi, Président de la République des Comores, mettre la sécurité et la stabilité de notre pays en péril en offrant la Nationalité de notre pays à des inconnus ?

Est-ce que ces gens-là font partie d'un club des biznessmans avec vous que vous vous permettez de vendre notre pays ? Où bien parce qu'ils partagent avec vous la même tendance religieuse « chiite » dont à chaque fois qu'on vous pose la question si vous êtes « chiite » ou non ; Vous répondez toujours que vous êtes « sunnite chafiite ».

Ou bien parce que le mensonge : « Attaqiyat » est un principe fondamental dans le « Chiisme », que vous a permis de manigancer contre votre peuple, Monsieur le Président Ayatoullâh Sambi ?

(« Attaqiyat » : est un principe chiite fondamental qui rend le « mensonge » licite, au terme religieux, pour arriver à ses fins sans être dévoilé par les autres).

V- La Nouvelle Constitution sur mesure du Président SAMBI :

Permettez-moi, chers compatriotes, de vous exposer les Articles les plus dangereux qui démolit l'Etat Comorien et toutes ses institutions et vont lui permettre de devenir un Président dictateur avec un pouvoir absolu :

1ère Observation : « ARTICLE 4 : L'alinéa 5 de l'article 7 de la Constitution qui stipule, « Les îles comprennent un Exécutif et une assemblée élus ainsi que des collectivités territoriales dotées d'un organe délibérant et d'un exécutif élus », est supprimé.

Commentaire :

Dans cet article, Sambi à supprimé, par sa propre décision et non pas par la volonté du peuple, toutes les institutions de l'Etat et les pouvoirs régionaux : Exécutifs, assemblées des députés régionaux, pour un seul objectif : créer un pouvoir absolu illimité pour lui seul sans partage et sans oppositions.

Si aujourd'hui, le Président Sambi se désintéresse des ces institutions, croyez-vous que demain après son referendum, il respecterait sa Constitution sur mesure ? Jamais !

Rappelez-vous, au moment des élections des présidents des îles, comment il avait manigancé la Cour Constitutionnelle en changeant son président ; ensuite, le destituant lors des élections du Président d'Anjouan pour installer, inconstitutionnellement, son homme de confiance.

La population en est consciente et doit se prépare face à des situations pareilles à l'égard d'un Président qui ne respecte rien.

2ème Observation : « Article 7-1 : Toute sécession ou tentative de sécession d'une ou plusieurs îles autonomes est interdite.

Et qualifié de sécession tout acte ou propos de nature à porter atteinte à l'intégrité territoriale et à l'Unité Nationale. Les auteurs de tels actes ou propos, qualifiés de crime contre la Nation, sont passibles de la peine criminelle maximale prévue par le code pénal ».

Commentaire :

Quand le Président Sambi dit dans son projet constitutionnel « Est qualifié de sécession tout acte ou propos de nature à porter atteinte à l'intégrité territoriale et à l'Unité Nationale. Les auteurs de tels actes ou propos, qualifiés de crime contre la Nation, sont passibles de la peine criminelle maximale prévue par le code pénal ».

Nous avons le droit, si nous étions dans une démocratie, de lui poser la question suivante :

Quelle est la peine criminelle ou le jugement ou le verdict de condamnation, pris par votre justice, prononcés contre Mohamed BACAR, Kaabi Alyachroutu, Mdjamawe et les autres séparatistes ? Vous vous moquez des comoriens ?

3ème Observation : « Article 7-2 : Dans les îles autonomes les fonctions, exécutives et délibératives sont exercées par des organes distincts :

La Fonction exécutive est exercée par un Gouverneur assisté de Commissaires.

Le Gouverneur est élu au suffrage universel direct à un tour, pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois.

Le Gouverneur est le Chef de l'île autonome.

Il exerce par voie d'Arrêté les compétences qui lui sont attribuées par la Constitution de l'Union et la loi statutaire de l'île autonome.

Il est le Chef de l'Administration relevant de l'île autonome.

Le Gouverneur nomme les Commissaires dont le nombre ne saurait dépasser 6, et met fin à leurs fonctions... (Voire l'intégralité du document initial).

Le mandat de Conseiller de l'île est gratuit. Toutefois des indemnités de déplacement et de présence pourront lui être attribuées par arrêté du Gouverneur dans la limite fixé par la loi statutaire.

Commentaire :

Dans cet article, le Président Sambi nous parle d'un gouverneur qui est le chef de l'île autonome, il est assisté par des 6 commissaires, et un conseil de l'île, à la place des députés. Les membres de ce conseil vont exercer leur fonction gratuitement. Ce qui veut dire qu'ils ne vont pas travailler, car aucune personne qui accepterait d'exercer une fonction dans une administration à titre gratuit au moment où les autres exercent la même fonction et reçoivent des salaires mensuels et des indemnités.

4ème Observation : « Article 7-4 : L'Union est représentée auprès des îles autonomes par un haut fonctionnaire dénommé Délégué Général de l'Union nommé par le Président de l'Union, après consultation du Gouverneur de l'île autonome concernée.

Le Délégué Général, dépositaire dans l'île autonome de l'autorité de l'Union, veille à l'exécution des lois et des règlements de l'Union.

Il est délégué et représentant direct de chacun des Ministres et autres membres du Gouvernement de l'Union. Sous l'autorité des Ministres et autres membres du Gouvernement, il anime et coordonne les services administratifs déconcentrés de l'Union et assure la direction générale de l'activité des fonctionnaires et agents de ces services.

Il est en outre chargé de veiller au respect, par les autorités de l'île autonome, de la répartition des compétences entre l'Union et l'île ainsi que toutes dispositions législatives et réglementaires ; à cet effet, au nom et pour le compte de l'Etat, il défère aux juridictions compétentes les textes législatifs et réglementaires ainsi que tous actes des organes de l'île de son ressort qu'il estime contraire à la légalité. »

Commentaire :

Dans cet article, nous devons comprendre deux choses : Le gouverneur de l'île, dans la constitution Sambi n'aura aucune valeur, car le « Délégué Général de l'Union » qui sera nommé par le Président (Sambi lui-même) sera le vrai chef exécutif de l'île : « Le Délégué Général, dépositaire dans l'île autonome de l'autorité de l'Union, veille à l'exécution des lois et des règlements de l'Union ».

Ne soyez pas trompés par le mot (élections de gouverneur), car il sera élu pour qu'il devienne un portrait devant la population, mais les pouvoirs exécutifs de l'île seront dans les mains de Sambi représenté par son « Délégué Général », comme l'avait précisé dans ce paragraphe.

Saviez-vous, chers compatriotes, que le système du « Délégué Général » qui représente le Président, est une importation totale du système iranien aux Comores ?

La Constitution iranienne précise que « l'Imam Khomeiny, Guide de la Révolution iranienne » est représenté partout par un « Délégué Général de l'Imam ». Après la mort de l'Imam Khomeiny, son successeur « Le Guide Suprême de la Révolution », s'appel aussi : « Le Guide Suprême de la République Islamique d'Iran ». Le « Guide Suprême de la Révolution » ou « Le Guide Suprême de la République » nomme des Délégués généraux pour lui représenter partout dans toute l'administration iranienne et dans tous les secteurs de la vie.

Il y a un Représentent de l'Imam (Guide suprême) dans chaque ministère, au parlement, dans chaque mosquée, dans chaque société, dans chaque association, dans chaque organisation, dans chaque ville ou village, dans chaque ambassade, dans chaque consulat, pour que rien ne lui échappe.

Voilà, chers compatriotes, ce que Sambi ne vous a pas dévoilé dans son projet constitutionnel ; (« vous allez voir des choses dont vous en n'avez jamais vu », déclaré-il Sambi lors de la compagne aux présidentielles).

Voila ce que vous allez voir avec L'Ayatoullâh Ahmed Abdallah Sambi. Il va nommer des représentants partout : dans chaque île, comme l'avait précisé, dans chaque ministère, dans chaque société, dans chaque direction administrative, dans l'Université, dans chaque faculté, dans chaque école et institut, dans chaque ville et village, dans chaque mosquée, dans l'armée, dans la gendarmerie, dans la police, dans chaque syndicat, dans chaque parti politique, peut-être aussi dans chaque marché... pour qu'il puisse contrôler tout seul l'Etat et la société, et que rien ne peut lui échapper, et pour qu'il n'existe plus d'opposition à ses projets.

Voilà, chers compatriotes, la face cachée du projet constitutionnel d'Ayatoullâh Ahmed Abdallah Sambi, Guide de la République Comorienne » afin qu'il puisse contrôler tout seul l'Etat, et que rien ne lui échappe. Voilà la démocratie de Sambi !

5ème Observation : « Article 33 : L'Assemblée de l'Union met en cause la responsabilité d'un ou plusieurs Ministres, d'autres membres du Gouvernement par l'adresse au président de l'Union d'une pétition. Une telle pétition n'est recevable que si elle est signée par un tiers au moins des membres de l'Assemblée de l'Union.

Le vote ne peut avoir lieu que quarante huit heures après son dépôt. Seuls sont recensés les votes favorables à la pétition, qui ne peut être adoptée qu'à la majorité de deux tiers des membres composant l'Assemblée de l'Union.

L'Assemblée de l'Union ne peut voter plus de deux pétitions par an et aucune pétition ne peut être déposée au cours d'une session extraordinaire.

Le Président est tenu de mettre fin aux fonctions du ou plusieurs ministres, autres membres du Gouvernement visés par la pétition. Il ne peut de le/les nommer, à nouveau des fonctions ministérielles, dans les six mois suivant la date de leur limogeage. ».

Commentaire :

Dans la République da Sambi, il ignore toute sorte d'opposition. Tout ce que Sambi propose doit passer.

Dans l'ensemble du pays, il n'y aura aucune opposition, ni à l'assemblée de députés de l'Union ni dans la rue. Il n'y aura que le « oui ». Oui, L'Ayatoullâh Ahmed Abdallah Sambi. Le « non » et le « pourquoi » n'auront plus de place.

Il n'y aura qu'une seule tendance, celle du Guide suprême et père de la nation.

Dans cet article, les députés n'auront pas le droit d'interroger un ministre douteux. Si cela peut être permis, alors, il ne serait permis que deux plaintes contre deux fautes par an. Ensuite il faut que la plainte soit adoptée par les deux tiers 2/3 de l'ensemble des députés de l'Union. Voilà la nouvelle démocratie.

6ème Observation : « Article 12-3 : Lorsque les institutions constitutionnelles, l'indépendance de la nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des institutions constitutionnelles est interrompu, le Président de l'Union, après consultation officielle du Conseil des Ministres, du Président de l'Assemblée de l'Union et de la Cour Suprême prend les mesures exceptionnelles exigées par les circonstances ».

Commentaire :

L'objectif de cet article est de mettre la population sous la terreur de l'état d'Urgence en cas d'opposition aux projets de Sambi : soit le projet de citoyenneté des chiites ou bien d'autres projets que Sambi sait bien que les comoriens ne seront pas d'accord. Alors, l'état d'Urgence est prêt pour faire peur et faire plier la population aux choix du Président de la République.

Voilà ce qu'on appelle : « La dictature constitutionnalisée ».

Croyez-vous, M. Sambi, que l'indépendance de la nation et l'intégrité territoriale des Comores ne sont pas aujourd'hui menacées par le referendum de départementalisation de notre île de Mayotte ?

VI- Soyons ensembles pour faire échouer les magouilles de Sambi :

Ayatoullâh Ahmed Abdallah SAMBI a commencé la démolition de l'Etat Comorien, en semant la division au sein de la population comorienne et en utilisant la politique coloniale : « Diviser pour mieux régner ».

Chers compatriotes !

C'est le moment ou jamais où nous devons tous, hommes et femmes, prendre notre responsabilité pour défendre notre pays, notre indépendance, notre République, notre Constitution, notre Union Nationale, nos libertés fondamentales, notre économie et les institutions de la République.

Ne croyez jamais, peuple comorien, que l'Ayatollâh Ahmed Abdallah SAMBI Président de l'Union des Comores peut un jour vous dire la vérité comme vous l'aviez constaté depuis son arrivée au pouvoir (car cacher la vérité est un principe fondamental du chiisme).

Dans le cas actuel des choses, aucune proposition d'une nouvelle constitution ne sera faite avant la fin du mandant de la présidence « tournante » de l'Île de Mwali.

C'est pour cela que Nous exigeons tout d'abord le retrait purement et simplement de ce projet anticonstitutionnel.

Aujourd'hui, les îles Comores ont besoin d'une mobilisation générale qui se traduira par la suite à une grève générale puis une paralysie totale du pays pour une durée illimitée jusqu'au retrait définitif de ce texte.

Nous allons tous, défendre la cause mohélienne jusqu'au bout en mettant barrage contre cette nouvelle tentative de déstabilisation.

Partout, nous devons être à l'initiative pour expliquer les conséquences de telles manœuvres qui visent à casser l'unité nationale.

Notre mouvement s'oppose fermement à la tenue de ce référendum qui constitue pour nous tous, une humiliation du peuple Mohélien.

Vous êtes capables, chers compatriotes, d'affronter Sambi et de le faire échouer.

Avez-vous oublié votre sympathie, votre engouement et votre entière mobilisation à l'élection de Mr Ahmed Abdallah Sambi ?

Parce que vous avez cru qu'il était le meilleur candidat qui pourrait sauver la Nation grâce à ses discours islamiques enflammés et ses positions politiques réclamant la justice. Malheureusement, il nous a trompé et trahi notre confiance.

Nous vous demandons, donc, Monsieur le Président Sambi, de venir sur vos pas et penser à l'avenir de ce pays, si longtemps souffert.

Soyons ensembles pour faire échouer les magouilles et les manipulations de Sambi.

Chers compatriotes !

Nous lançons un appel solennel à toutes les forces vives de notre pays sans exception : étudiants, professeurs, parents, hommes, femmes, fonctionnaires, notables, tous secteurs confondus, agriculteurs, commerçants, secteurs privés, taximans, toutes les couches sociales,... de se serrer les coudes, main dans la main pour une mobilisation générale sans précédente qui se traduira par une pression sociale qui provoquera l'abandon purement et simplement du nouveau projet de référendum.

Chers compatriotes, Le destin de notre pays est, désormais, est dans nos mains.

Vive l'Unité Nationale du peuple Comorien ! Vive l'Intégrité territoriale de l'archipel des Comores !
(Maoré, Mwali, Ndzouwani, Ngazidja), vive la République des Comores !
Qu’Allah nous vient en aide et qu'Il protège les îles Comores !

MOHAMED EL KABIR Abdoulaziz

« Alliance Nationale pour le Développement et la Réforme ».

L'actualité peut être tragique et cruelle, elle nous ramène toujours à notre conscience. La photo du jeune Aylan Kurdi retrouvé mort sur une plage turque, semble avoir réveillé la conscience d'une majorité d'européens. Ce drame horrible et insupportable pour toute personne emprunte d'un minimum d'humanité n'est malheureusement pas une exception. Plusieurs autres exemples existent dans des mers séparant deux ou plusieurs pays.

Il est inutile de les répertorier pour mesurer la monstruosité de ces drames qui concernent des adultes mais aussi des milliers d'enfants qui n'ont pas choisi l'exil. Ces derniers suivent la plupart du temps la décision de leurs parents qui sont contraints d'émigrer pour offrir un meilleur avenir à leurs enfants et peut-être à eux-mêmes. Quels parents ne rêvent pas au bien-être et à l'épanouissement de ses enfants?

Dans le canal de Mozambique, entre Madagascar et la côte Est de l'Afrique, des milliers d'enfants sont morts comme Aylan, et d'autres continuent à mourir, suite à une décision de leurs parents anjouanais (Anjouan est l'une des îles indépendantes des Comores) de les expédier à Mayotte (101ème département de France selon la loi française), et visiblement il y a peu de réactions. C'est vrai qu'il manque la photo de l'enfant anjouanais mort sur une plage de l'océan indien. Les polémiques se succèdent depuis quarante ans sur le conflit entre La France et Les Comores quant à l'appartenance de Mayotte à l'un ou l'autre état. Chaque camp développe ses arguments et des êtres humains dont des enfants continuent à mourir dans l'indifférence.

Où veux-je en venir ? De tout temps, des hommes et des femmes ont émigré pour un avenir meilleur, l'actualité nous le prouve encore tous les jours. Je voudrais émettre un rêve et placer l'humain au-dessus de toute autre considération de race, de nationalité et d'intérêts individuels, stratégiques ou étatiques …................. On peut ajouter d'autres adjectifs, il suffit pour cela de relire les discours de politiciens de tous les pays. 
Quatre adultes et 2 enfants meurent dans le naufrage d'une barque au large de Mayotte - 11/01/2015 ©Emmanuel Tusevo


Il semble évident que la seule solution pour éviter ces drames humains soit le développement et donc la paix dans les pays d'où partent ceux qui émigrent, malheureusement la seule solution pérenne et raisonnable est restée une promesse des politiciens de tout bord. Et pourtant, il suffirait de se demander pourquoi un américain du nord ne prend-il pas un bateau de fortune (un kwassa entre Anjouan et Mayotte) pour se rendre en Europe et l'idée d'un développement des pays pauvres apparaîtrait comme une évidence pour que les hommes et les femmes vivent harmonieusement sur cette terre.

Mais, peut-être que les dirigeants de certains pays souhaitent que la guerre et l'instabilité perdurent afin de vendre leurs machines à tuer qui entretiennent et font fonctionner leur économie ? L'occasion est belle et je me permets d'émettre un rêve, celui de changer de logiciel et qu'une vraie solidarité internationale amène les dirigeants de tous les pays à collaborer afin d'éradiquer la pauvreté sur toute la terre et ainsi de stabiliser les hommes et les femmes dans leur pays respectifs. Le but final étant d'annuler toutes les frontières pour que les hommes et les femmes de cette terre ne se déplacent que pour le tourisme, la culture et l'échange fraternel.

Mohamed Soidriddine

La Jeunesse Comorienne a sa place au sein du mouvement du Général Salimou. Désormais, Ils (les Jeunes) battent campagne partout aux Comores. Leur place dans ce mouvement est presque incontournable. Ils prennent de responsabilités, s’impliquent massivement et ils sont bien intégrés. Alors que depuis longtemps dans les autres mouvements politiques, les jeunes sont ignorés, réduits aux pancartes, aux installations des salles de meetings et aux applaudissements de leurs leaders.

Le Mouvement du Général Salimou ouvre un nouveau chapitre dans cette campagne, celui de la visibilité, de la responsabilisation de la jeunesse de notre pays.

Les visages de notre jeunesse prennent un nouveau sens aujourd’hui dans la vie politique et prendra un rôle important dans la gouvernance future du pays.

Les Jeunes d’aujourd’hui sont majoritaires dans le pays, sont les responsables de demain, leur voix compte, leur intégration dans la vie politique est incontournable.

Ayant compris ce message, Abou Ali Saïd, l’enfant d’Oussivo dans Itsandra Hamanvou, fait partie de ces jeunes dynamiques de la diaspora qui boostent ce mouvement luttant pour la visibilité de la jeunesse comorienne au sein du comité du général Salimou.

En se rendant au pays, le 5 septembre, c’est aussi pour aller mobiliser, sensibiliser ses frères jeunes patriotes comoriens les valeurs et les idées du mouvement de la candidature du Général Salimou en 2016.

Et en effet, il effectuera dès son arrivée à Moroni, d’entretiens avec le Général Salimou, pis encore, avec les jeunes comoriens résidants et de la diaspora se trouvant dans le pays. La visibilité et l’implication de la jeunesse comorienne au sein de ce mouvement est une première dans le pays en tout cas, depuis la mort du Président d’Ali Soilihi. Bientôt, cette idée heureusement sera imitée, vous la verrez par les autres partis politiques.

Les Jeunes avec le Général Salimou souhaitent un bon voyage à leur émissaire et une excellente retrouvaille avec sa famille.

Les Jeunes Avec le Général Salimou.

Azali Assoumani traqué par son passé. L'ex-président Sambi a tout fait pour ignorer la continuité de l’État en y puisant de temps en temps pour son image et sa popularité. Après dix ans, en 2005, la loi sur le vote a fini par être extirpé du placard ou elle était soigneusement rangée par Sambi et ses proches. Un élément nuisible est cet homme qui, non seulement, n'a pas tenu compte de la loi sur le vote de la diaspora, mais il a tout fait pour ignorer les 150 millions de dollars acquis de la conférence des bailleurs de fond de Maurice . 

La conférence des bailleurs de fond de Doha et le goudron de Lybie, il s'est débrouillé pour s'en approprier afin de faire croire à la population comorienne que c’était son œuvre. L’hôtel de cinq étoiles qu'il n'a pas hésité à déplacer du lieu prévu à cet effet est loin d’être une réalisation de Sambi . Lorsque vous faites du bien , il faut le crier à qui veut vous entendre aux Comores, sinon, vous finirez aux oubliettes. Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Voilà pourquoi en dehors du document publié sur facebook sur le bilan d'Azali, il sera inlassablement rappelé aux comoriens que tout ce que vous croyez que Sambi a fait , vous vous êtes laissés trompés.
©habarizacomores


Le téléphone portable, les cabines téléphoniques, l'université, le nouvel aéroport prince Said Ibrahim , le riz que Sambi a vendu à 150 f le kilo après avoir coulé l'ONICOR, 34000 tonnes de goudron, Le stade internationale de Mitsamiouli, la banque postale des Comores , la banque koweïtienne appelée Banque Fédérale des Comores, Exim-Bank, les 6 moteurs de la Mamwe ( il faut que vous sachiez chers amis que, si, aujourd'hui, il y a un problème de courant et d'eau hérité de l’époque de Sambi, et bien à l'époque d'Azali, ce n’était pas le cas. Malgré la lourde situation du séparatisme, il a su, par la grâce de dieu, apporter la paix aux Comores en s'occupant du développement des Comores. 

La France a donné son accord pour l'organisation des votes sur son sol et elle se chargera de la sécurisation des opérations électorales. Les autorités françaises de Marseille ont ajouté le nombre de comorien votant de 40 000 personnes parce que les autorités comoriennes s’étaient limitées à quelques cent mille votants. 

Pour gagner du temps et économiser de l'argent, il faut solliciter le concours de la France afin qu'elle mette à notre disposition les donnés liés aux comoriens français et aux séjournants. L'institution qui doit superviser les élections sur le territoire français ne peut qu’être l'ambassade des Comores à Paris, et il faut évoluer vers la proposition de madame Maliza Said sur la création d'un consulat général à Marseille . 

Par Ahmad Houmad Mze

Indignation mondiale après la mort d'un jeune réfugiés syrien entre la Turquie et l'Europe.

Les images insoutenables d'un enfant syrien noyé parce qu'il a voulu entrer clandestinement en Europe ont soulevé l'indignation du monde. Entre Anjouan et Mayotte, le visa imposé par les autorités françaises est à l'origine de mêmes drames.

« Vêtu d'un tee-shirt rouge et d'un short bleu, il gît inanimé, face contre terre, sur une plage de Bodrum (Turquie). Les photos de cet enfant ont indigné le monde.
Selon les médias turcs, cités par l'agence Reuters, ce petit garçon s'appelait Aylan Kurdi. Il faisait partie avec son frère de 5 ans des 12 Syriens morts noyés mercredi non loin des côtes turques », c'est ainsi que France Télévisions a présenté la mort d'un jeune réfugié qui a soulevé l'indignation du monde.

« Cela fait pourtant des années que la Méditerranée est devenue le vaste charnier d'une Europe forteresse en plein naufrage, étrange eldorado où l'on construit des murs, où l'on inscrit des numéros sur les mains des migrants… Alors la compassion ne suffit plus. Les larmes de crocodile des dirigeants européens masquent mal leur responsabilité dans ce qui s'annonce être le plus grand drame humain de ce début de siècle », rappelle l'Humanité dans son éditorial à paraître aujourd'hui.
Ce drame considérable montre les dégâts que peuvent créer le refus de laisser circuler librement les êtres humains.

À La Réunion, ces images insoutenables renvoient à une réalité beaucoup plus proche et toute aussi meurtrière : l'instauration d'un visa pour aller à Mayotte lorsque l'on habite dans une des trois autres îles de l'archipel des Comores. Comme ce document est très difficile à obtenir, des milliers de Comoriens tentent chaque année une périlleuse traversée entre Anjouan et Mayotte. Depuis plus de 20 ans, des milliers de personnes sont mortes, dont malheureusement beaucoup d'enfants.

Cimetière marin dans l'océan Indien



Mais cette catastrophe ne change pas la politique des autorités françaises dans ce domaine. Cette semaine encore, une information a fuité selon laquelle une cinquantaine de membre de la délégation de l'Union des Comores aux Jeux des îles seraient maintenant en situation irrégulière à La Réunion, car leur visa aurait expiré. Voilà ce qui est servi aux Réunionnais...

Alors que le monde entier s'indigne parce que les dirigeants européens ferment les portes aux réfugiés, à La Réunion le problème de la migration est présenté d'une toute autre manière. Aujourd'hui les dirigeants européens sont fustigés à la suite de la publication d'un enfant noyé sur une plage parce qu'il avait voulu entrer clandestinement en Europe. Dans l'océan Indien, les autorités françaises appliquent cette politique de fermeture des frontières qui est à l'origine des mêmes drames. La tragédie de Bodrum en Turquie amènera-t-elle enfin la prise de conscience nécessaire pour que La Réunion et Mayotte ne soient plus des terres isolées dans leur région ?

Par Manuel Marchal - temoignages.re
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Boléro est de retour à la défense, la collaboration avec les États-Unis d'Amérique en matière de lutte contre le terrorisme a repris. Pour rappel, sous Azali Assoumani, les Comores collaboraient avec les États-Unis, mais cette collaboration avait pris fin lorsque Boléro a démissionné du gouvernement en 2004. Selon le Marocain Abderrahmane M'Zali, Docteur en Science politique cette collaboration avait pris fin faute d'interlocuteur sérieux et crédible aux Comores.

« C'est dans les chancelleries et dans les milieux des connaisseurs qu'on sait le mieux apprécier son talent, sa compétence et son expertise »

Après « Le Boléro que je connais » D'Ali Amir Ahmed Journaliste ; Le « Boléro s'impose par son talent politique inouï, son intelligence personnelle et par sa ferme et inébranlable volonté de réussir » du Docteur Saïd-Abdillah Saïd-Ahmed, Président du Parti Comores Alternatives (PCA) et candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2016, vient « l'éternel premier de la classe » du Docteur ARM. Un autre Docteur Marocain nous parle de Hamada Madi Boléro dans son livre. Oui, le Colonel Abderrahmane M'Zali des Forces Royales Air du Maroc, ancien Conseiller de Défense à l'Ambassade du Maroc à Londres et Docteur en Science politique a parlé de Hamada Madi Boléro dans son livre en disant je cite : 


«Les Comores, sous Azali Assoumani (1999-2006), collaboraient avec les États-Unis en matière de "lutte contre le terrorisme". Mais, quand le ministre de la Défense, Hamada Madi Boléro, leur interlocuteur privilégié, démissionna du gouvernement en 2005, ils arrêtèrent le programme, faute d'interlocuteur sérieux et crédible. Hamada Madi Boléro connaît mieux que quiconque aux Comores les enjeux de la "lutte contre le terrorisme"»: Abderrahmane


M'Zali: La coopération franco-africaine en matière de Défense, L'Harmattan, Collection «Études africaines», Paris, 2012, p. 416. Nul n'est Prophète en son pays.

En tout cas ce jeudi 3 septembre 2015, dans le but de lutter contre le terrorisme international, un « Mémorandum d'Intention » entre les Comores et les Etats-Unis a été signé par le Ministre de l'intérieur Houmed Msaidie en présence du Directeur du Cabinet chargé de la défense, de la délégation américaine composée de cinq diplomates et du cabinet du Ministère de l'Intérieur.

La coopération entre les Comores et les Etats Unis d'Amérique est de retour. Cet accord de partenariat prévoit entre autres "l'équipement d'un système de contrôle dans les aéroports et ports comoriens, un système d'identification et de contrôle des mouvements des voyageurs dans les aéroports et ports du pays, et une formation d'un personnel comorien spécialisé à ces techniques de détection des voyageurs".

Par Mrimdu
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