Les plus récents

Les étudiants qui ont grandi dans la mixité dès les premiers pas de leur scolarité développent une convivialité toute naturelle, d'abord innocente, entre les filles et les garçons, mais une telle complicité favorise progressivement le déclenchement accéléré des pulsions et tendances sexuelles et agressives, qui, si elles sont atténuées donnent naissance à des relations amoureuses et libertines, et si elles sont violentes elles produisent dans la société le type de criminalité et d'agressivité que les pays laïques font quotidiennement face.
Photo d'archives: Université des Comores ©Toufé Maecha
Ce n'est pas dans les bancs de l'école où les dérives de l'enseignement mixte sont censées se réaliser, elles s'expriment dans la rue, dans les maisons du proxénète, ou même dans les foyers. Et même si cela prend du temps à se révéler, la tolérance de la licence et la prostitution, le concubinage et le mépris du mariage légal, tout ceci puise son origine dans la promiscuité des liens créés par les contacts quasi permanents des filles et des garçons, des liens qui aboutissent à des relations dites de découvertes ou mariages d'essai. 
L'origine de la corruption des moeurs aux Comores tient en la laïcité et la mixité dans notre éducation nationale. Allons-nous penser à notre postérité? Est-ce la séparation des genres est une discrimination? Si les garçons apprennent à part, et filles d'un autre côté, qui des deux groupes est discriminé? Nous sommes les héritiers d'une éducation en contradiction avec nos valeurs, et aujourd'hui, nous sommes incapables de conduire notre nation la bonne gouvernance et la dignité. Chaque croyance ou religion a ses propres valeurs, vivre en contradiction avec les siennes c'est creuser les voies de son propre abyme.

Dieu nous appelle à prendre son Prophète Muhammad pour modèle et à lui obéir, pourtant ils nous préviennent des calamités qui résultent de la mixité, que soit à l'école ou au travail. Est-ce une injustice si les femmes qui travaillent hors de leurs foyers exerçaient entre elles? Une injustice contre qui si chaque genre travaillait à part?

Chaque fois qu'on parlera d'égalité entre l'homme et la femme dans la mixité, on légitimera les harcèlements et on renforcera toutes les formes de victimisation de la condition de femme; Quand l'Islam préconise que la femme qui travaille hors de sa maison comme la femme médecin la professeur, ou la dame entrepreneur, doivent exercer dans un monde de femmes et les hommes dans un monde fait d'hommes, on crie aux discriminations, ce qui est contraire à réalité. 

Mais apparemment les hommes pervers ont du mal à travailler et évoluer dans un milieu peuplé exclusivement de mâles, ils mettent en chantier tout le charme de l'éloquence et du discours pour d'attirer dans son sillage afin d'abuser de sa douceur et de sa gentillesse, c'est-à-dire, de sa féminité; et la femme pour s'affirmer dans ce monde si injuste elle doit se durcir ou se prostituer, c'est-à-dire, se dénaturer. 
Allons-nous rejeter la mixité et la laïcité de notre système d'enseignement pour le compte nos générations futures? À Dieu toute la puissance. 

Muhammad Soidrouddyne Hassane

Oser qualifier de patriotisme le fait qu'un noir traite son semblable de descendant d'esclave et lui même esclave par sa lignée ne saurait être autre qu'une fadaise élevée au plus haut sommet dans la hiérarchie de la bêtise.
De G à D: Robby Judes, Azali Assoumani et Abdou Ossein

Notre inimitié, mépris, antipathie...(appelez ça comme vous voulez) vis à vis du "MZUNGU" ne vient pas de ce qu'il est mais de son comportement condescendant érigé en norme par ses ancêtres à notre égard. S'il vient à être constater que ce même comportement insoutenable est aujourd'hui l'oeuvre d'un des nôtres, condamnons le sans resserve. L'objectivité doit primer sur nos sentiments et considérations personnels.

Il ne s'agit pas bien évidemment de clouer au pilori l'auteur de cette maladresse, car il était malgré tout animé de bonnes intentions. L'idée est de le ramener à la raison pour qu'il reconnaisse son erreur comme dit l'adage, une faute avouée est à moitié pardonnée). Soyons lucides, notre frère a dans sa quête de vengeance contre le "Colon" merdé; l’applaudir serait synonyme de lui octroyer un blanc-seing dans tout et pour tout ce qui ne pourrait que lui conduire à sa perte.

Disait Dora dans Les justes d'Albert Camus: "Même dans la destruction il y'a un ordre, il y'a des limites".
En moi, par ce texte, certains ne verront que le petit nègre de maison qui se courbe l'échine devant son maître Mzungu pour quémander un visa puisque dans leur environnement aussi particulier, reconnaître une faute commise par un camarade est proscrit. C'est tout noir ou tout blanc, il n'y a pas de place dans la demi-mesure. Ainsi va la vie et c'est mon avis ...

Matoir Rakib

Philippe Chalmin, professeur d’histoire économique, a commenté lundi sur franceinfo l'envol du prix de la vanille, conséquence d'un "marché très peu transparent" et du cyclone qui a touché Madagascar. L'île concentre 80% de la production mondiale. 
Des collecteurs de vanille à Madagascar, le 25 mai 2016. (RIJASOLO / AFP)
Depuis 2004, le prix de la gousse de vanille a été multipliée par 20. Une hausse qui s'est accentuée ces derniers temps à la suite du passage du cyclone Enawo qui a détruit au mois de mars une des principales régions de production au nord-est du pays alors que l'île concentre 80% de la production mondiale.

"Une flambée des cours comme on en n'avait rarement connue" : Philippe Chalmin, professeur d’histoire économique à l’Université Paris-Dauphine et directeur de la publication du rapport Cyclope sur les matières premières, est revenu lundi 26 juin sur franceinfo sur l'augmentation des prix de la vanille de Madagascar. "On est passé de moins de 50 dollars le kilo à, dans certains cas, 500 à 600 dollars le kilo."
Plus que de la spéculation, le professeur a dénoncé "l'inorganisation du marché au niveau malgache" : "Pendant très longtemps, à l'époque où Madagascar était une république plus ou moins socialiste, il y avait un organisme d'État qui gérait la collecte et l'exportation de vanille. Depuis, tout a été privatisé. Malheureusement Madagascar est tombé de Charybde en Scylla en ce qui concerne sa gouvernance et cela a aussi affecté la vanille. Manifestement il y a eu localement de la rétention, des achats par des intermédiaires... La situation est allée véritablement de mal en pis." a-t-il expliqué. 
Un marché "très peu transparent"

En plus de ce marché "très peu transparent", la vanille de Madagascar a souffert du cyclone qui a frappé l'île, le 7 mars dernier : "toute la zone de production" a été "affectée". Conséquence : une baisse sur la collecte "de 25 à 30%".

Pour Philippe Chalmin, cette flambée des prix "est dangereuse", et "les premières victimes peuvent en être les producteurs". Une situation "dangereuse pour les producteurs malgaches : d'autres pays notamment l'Indonésie, la Papouasie-Nouvelle Guinée, l'Ouganda et l'Inde pourraient prendre le relais d'ici deux à trois ans. Et d'autres produits au goût vanillé, comme la fleur du giroflier, pourraient détrôner la vanille."

©franceinfo - Radio France

Le Président de la République a fait la prière de l’Ide El Fitr à Mitsoudjé, accompagné par des membres du Gouvernement et du Cabinet de la Présidence de la République. A l'issue de la Prière, il y a eu 3 allocutions. D'abord le notable Abdallah Halifa au nom de la ville de Mitsoudjé a remercié le Président de la République d'avoir fait de Mitsoudjé ce jour sacré la Capitale du pays en faisant la Ide officiellement à Mitsoudjé, d'autant que c'est un Président de tout le pays et il a la latitude de choisir à sa guise où il veut prier, sans aucune contrainte.
Ensuite il a insisté sur le fait que la population vient soutenir le bilan de l'année présenté le mois dernier à Anjouan. Il salue les efforts déjà fait, surtout qu'ils ont hérité de dossiers très lourds et de situations très compliquées. Le notable Abdallah Halifa dit comprendre l'impatience des comoriens pour leur bien-être. Mais ils doivent comprendre que ce qui a déjà était fait, laisse présager d'un avenir meilleur. « Et depuis que le Président a résolu le problème de l'énergie, il a apporté une partie essentielle de la solution de la lutte contre le chômage » a dit le notable. En effet depuis que la lumière est disponible les micro-entreprises et les initiatives privées se multiplient. L'émergence c'est l'éducation, c'est la santé, c'est l'emploi. Et nous sommes confiants. Nous devons tous nous mettre en ordre de bataille pour le développement économique de notre pays.

Ensuite le Grand Cadi Mohamed Athoumani a pris la parole au nom de la Umma. Le Grand Cadi a commencé par cette opportunité offerte à Mitsoudjé d'être la Capitale du pays à l'occasion de la Ide El Fitr. Ensuite il a fait le vœu que les comoriens continuent à respecter les percepts de l'Islam et pas seulement durant le Ramadan. Il a ensuite fait le vœu qu'Allah donne la force au Président Azali de faciliter la vie quotidienne des comoriens. Le Grand Cadi demande au comorien de faire le djihad contre soi, au nom de l'intérêt général. Ce djihad contre soi est le Djihad le plus difficile dans la vie d'un musulman.
« Selon Le Prophète, deux personnes seulement ne sont jamais rassasiées, celle qui cherche les savoirs et celle qui cherche le « monde ». Et cela ne doit pas nous empêcher de rendre grâce à Allah sur ce qui nous arrive, notamment pour l'énergie et les routes » a rajouté le Cadi. Et sans doute que nous devons remercier le Président de la République pour les efforts déjà consentis.

Le Grand Cadi a remercié les efforts du Président Azali depuis son premier mandat, grâce auxquels il a le titre de Père de la Réconciliation Nationale. Il a aussi remercié tous les Président comoriens et les Pères de l'Indépendance qui nous ont laissés en héritage un pays et surtout la liberté. Le Grand Cadi a aussi mis en garde la jeunesse comorienne sur la perdition presque généralisée. La délinquance gangrène nos villes et villages. Le pays doit trouver des emplois pour la jeunesse, mais une jeunesse productive et prête à service le pays. Prions pour aider le Président et son gouvernement à aller au bout de leurs ambitions pour l'hôpital El Marouf, le chantier des routes et tous les autres projets.

« Notre économie n'est pas difficile, mais le principal problème est la fuite des devises pour acheter des bœufs, de l'or, des équipements. L'argent de la diaspora ne nous apporte rien économiquement. Des milliards qui ne rentrent pas dans le secteur productif. C'est de l'argent qu'on collecte et on met le feu tous les mois d'aout. Nous devons reformer en profondeur le Anda pour sauver notre économie. » a dit pour conclure le Grand Cadi. Le Cadi demande enfin aux autorités de faire preuve de sévérité contre ceux qui font tout pour le désordre dans ce pays et le dernier exemple en date ce sont des gens qui ont décidé de faire un Ramadan à eux, alors qu'Allah nous a envoyé une réponse claire hier avec une lune incontestablement de 29ème jour.

« Et enfin le Président de la République a pris la parole d'abord pour souhaiter à tous les comoriens de l'intérieur et de l'extérieur une bonne fête de la Ide El fitr, en priant qu'Allah Accepte nos prières et nos 29 jours de jeûne. »

« Le Grand Cadi a dit plusieurs choses qui nous interpellent en tant que responsables de ce pays. Mais j'en retiens la stabilité. C'est un acquis que nous devons absolument protéger car c'est une denrée rare aujourd'hui dans le monde et même dans notre région. C'est vrai que nous avons eu des oppositions dans la façon de penser l'avenir des Comores, en créant ainsi de l'instabilité notamment avec plusieurs coups d'Etat dans le passé. Mais notre principal problème d'instabilité fut le séparatisme et fort heureusement nous sommes arrivés à bout de ce fléau. Je rends Grace à Allah d'avoir été au cœur de cet acquis de notre pays. » a rajouté le Président de la République.

Afficher la suite...


« Avant les colons et les impérialistes venaient dans notre pays imposer leur façon de voir, en matière de stabilité et de sécurité. Aujourd'hui, nous sommes les seuls responsables de la paix, la stabilité et la sécurité de notre pays. A dit le Chef de l'Etat. »

Le Président s'est aussi étonné de certains propos notamment ceci : « vanou ngawé Raissi mwéma sha yé sirkali ndé yi liyo mbi ». Je me permets de rappeler que nous ne sommes pas dans une monarchie. Je ne gouverne pas avec mes enfants. J'ai fait un gouvernement avec vos enfants. Et vous n'avez pas le courage de leur dire la vérité dans vos villages. Reconnaissez ce qu'ils font de bien et ayez le courage de leur dire ce qui ne marche pas.

Le Président s'est aussi moqué de ceux devenus spécialistes de nominations de gouvernements tous les matins dans les places publiques. Les postes de ministres ne sont pas des contrats à durée indéterminée. Ceux qui sont ministres seront changés tôt ou tard et ainsi va la vie républicaine, a dit le Président dans un ton d'humour.
Le Président s'est aussi attaqué à la délinquance et a dit son étonnement devant le laxisme de la notabilité sur le vivre ensemble dans nos villes et villages, alors qu'il n'y a pas longtemps, la notabilité jouait un rôle de régulation et de surveillance. La stabilité de ce pays est aussi une responsabilité des notables, tout comme c'est une responsabilité des Foundi. Ces foundi qui ont été formés dans le monde arabe et qui ont vu comment l'Etat est craint et respecté dans ces pays. Mais une fois rentré au pays, le foundi oublie ce respect de l'Etat, et se met à insulter l'Etat, les responsables et la république. Cela doit cesser; a conclut le Chef de l'Etat..Texte et photo©Beit Salam

Le Ministre de la Justice, Fahmi Said Ibrahim, était l'invité de l'Office de radio et télévision des Comores (ORTC) du vendredi dernier. C'était l'occasion pour le garde des Sceaux d'expliquer certains projets de lois qu'il a fait adopté à l'Assemblée Nationale ces derniers jours.

Concernant la loi sur la nationalité comorienne, Fahmi Said Ibrahim dit qu'il était urgent de se pencher sur cette question car la nationalité comorienne était facile à obtenir pour les étrangers mariés à des comoriennes.

Avec la nouvelle loi, pour obtenir la nationalité comorienne par le mariage, la personne étrangère doit justifier de 10 ans de vie commune ou 5 ans si le couple ont des enfants ensemble.
S'agissant de la décision du président Azali de rompre les relations diplomatiques avec le Qatar, Fahmi explique que le président a le pouvoir de prendre des décisions car on est dans un pays démocratique. " Si vous vous souvenez très bien, l'année dernière un président a été élu et on l'a soutenu pour être au pouvoir. La politique étrangère est réservée et le président peut décider de ce qu'il faut faire pour notre pays car la loi lui permet." "Moi en tant que ministre ainsi que les membres du gouvernement et le peuple devront accepter et rester derrière cette décision du président."
©La rédaction

Ce titre pourrait résumer l’état d’esprit et les positions qui existent au sein d’un même et unique peuple. D’un côté, Mohéliens, Anjouanais et Grand Comoriens veulent Mayotte sans avoir mis en place une démarche facile et réaliste pour rencontrer les Mahorais.

De l’autre, ces derniers sont tenaillés entre la réalité de leur appartenance à une entité géographique, politico-historique, religieuse, culturelle, linguistique… et leur volonté manifeste de s’en éloigner. Je n’aurai pas exagéré en disant que parfois on peut avoir l’impression, en analysant certains propos, que si certains Mahorais pouvaient pousser l’île, comme une voiture qui ne démarre pas, pour l’en éloigner du reste de l’archipel, ils l’auraient fait à tous prix.

Mais l’histoire des quatre îles des Comores ne débute pas en 1841 et encore moins en 1975. Elle est millénaire. Et bien que l’on cherche souvent à exploiter des différences de taille microscopique pour en faire les piliers de cette fracture, le patrimoine commun domine à 99% au sein de la population de cet archipel. Dès lors, Mahorais et autres Comoriens sont condamnés à vivre ensembles car, quel que soit la couleur du passeport qu’ils possèdent, ils ne peuvent s’éviter dans leurs espaces de vie. Œuvrer pour une cohabitation demeure la seule démarche pragmatique au-delà des considérations politiques.

Pour parler avec les Mahorais, il faut les rencontrer. Et aujourd’hui, les seuls espaces géographiques appropriés pour ce dialogue sont Mayotte, le reste des Comores et la France métropolitaine. Jusqu’à présent, les occasions de ces rencontres ont été plutôt chargées d’incidents émotionnels au lieu d’être conduites par la raison et la nécessité.
Il est donc légitime de s’interroger :
  • - jusqu’à quand Mahorais et autres Comoriens s’observeront en « chiens de faïence » ?
  • - existe-t-il d’autres domaines de convergence possibles en dehors des considérations politiques?
  • - Mahorais et autres Comoriens peuvent-ils se rencontrer sans que les uns soient imposés aux autres ?
Certains domaines peuvent apparaître comme des pistes de réflexion.
  1. 1) L’éducation : elle est un vecteur fondamental et une source d’échange et de partenariat
  2. 2) Les sports et les loisirs : ce sont deux secteurs qui touchent surtout la jeunesse
  3. 3) Les liens familiaux : n’est-il pas dit que deux Mahorais sur trois ont un parent originaire des autres îles ? Or, on sait que les déchirures familiales sont parmi les raisons qui ont poussé les Allemands à se retrouver. On peut aussi citer Macao et d’autres territoires. La force du lien de sang conduira-t-elle un jour Coréens, Comoriens et d’autres à envisager pacifiquement un avenir commun ?
  4. 4) Les pratiques religieuses : Mahorais et autres Comoriens ne partagent-ils pas les mêmes valeurs ? Pour mémoire, je me souviens de l’arrivée à l’aéroport de Hahaya, d’une délégation de pèlerins originaires de Mayotte. Comment expliquer que l’arrivée d’une aussi grande délégation ne soit pas l’occasion d’un grand accueil et d’une rencontre avec les responsables locaux ?
  5. 5) Les échanges à un niveau local : la structure urbaine des villes et villages mahorais ressemble beaucoup plus au reste des Comores que nulle part ailleurs dans le monde. Pourquoi ne pas partager des idées et de l’expérience sur la gestion d’un espace similaires avec des enjeux et des moyens différents?
Plusieurs solutions semblent possibles pour créer un dialogue constructif au sein de l’archipel des Comores. Et pour y parvenir, certains préalables demeurent entre Mahorais et le reste des Comores. Pour celles et ceux qui se retrouveront dans cette réflexion, une question s’impose : pour retrouver rapidement ses proches, faut-il prendre un chemin sous forme de triangle ou de segment ?

MOHAMED CHANFI

L'Arabie saoudite et ses alliés ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de "soutenir le terrorisme"
@ STR / TURKISH PRESIDENTIAL PRESS OFFICE / AFP

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé dimanche que l'ultimatum présenté par l'Arabie saoudite et ses alliés au Qatar, qu'ils accusent de "soutenir le terrorisme", était "contraire au droit international".

"Nous soutenons (la position du Qatar) parce que nous considérons que la liste de 13 demandes est contraire au droit international", a déclaré le chef de l'Etat turc, cité par l'agence pro gouvernementale Anadolu. Le Qatar a affirmé que ces demandes, parmi lesquelles la fermeture de la chaîne Al-Jazeera, n'étaient "pas raisonnables".
L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont accordé au Qatar un délai de 10 jours pour satisfaire à ces demandes, une requête jugée irréaliste par Doha. Erdogan a estimé que l'exigence d'un retrait des troupes turques du Qatar était une forme "d'irrespect pour la Turquie". La Turquie entretient des rapports privilégiés avec Doha. Le parlement turc a approuvé le 7 juin la mise en oeuvre d'un accord datant de 2014 permettant le déploiement de plusieurs milliers de soldats sur une base turque au Qatar.

Par Europe1.fr avec AFP

Housseine Said Abdallah, un homme de 68 ans, a disparu depuis le samedi 24 juin. Aux alentours de 14 heures, Il aurait pris le bus 302 à La Courneuve en région parisienne et depuis aucune nouvelle. Housseine Said mesure à peu près 1m60, natif de Koimbani Oichili en Grande-comore (Comores). 

Il est habillé en chapeau traditionnel( Kofia), pantalon pince ( vert foncé), chemise bleue, veste de costume (bleue foncée), lunettes de vue et équipée d'une canne marron clair. Son téléphone a sonné depuis hier jusqu'à cette matinée. La police est alertée, RATP, les principaux hôpitaux aussi, les morgues...

Merci de partager largement cette information...

Contact: 0617456647

A la veille des assises prévues à Moroni entre les Comores et la France de l'Océan Indien sur la Coopération régionale, nous tenons à faire la déclaration suivante :

1- Loin d'être usurpée, nous croyons que la place de délégués en provenance de Mayotte dans cette réunion est tout à fait légitime : c'est la tentation du pouvoir de leur interdire la participation qui pose question.

En effet, de quoi peuvent s'enorgueillir les pouvoirs de Moroni, après une faillite de 42 ans d'indépendance et de vacuité crasse dans l'effort de favoriser l'unité et le vivre ensemble ?
Combien de temps allons-nous encore continuer à revendiquer l'île de Mayotte, en ignorant les Maore eux-mêmes et leurs aspirations ?

Mayotte appartient avant tout aux Maore et le vivre ensemble ne peut provenir que d'un désir consenti et partagé.

Il est grand temps d'arrêter la politique des ukazes, des indexations, des embargos, et des fatwas de l'esprit « grand-comorien », pour mettre en place des vraies politiques intelligentes de rapprochement des peuples de l'ensemble de nos îles.

2- Le thème de ces échanges, portant sur la coopération régionale, il est clair que c'est la question de l’immigration vers Mayotte et des drames en mer qui sera au centre de ces discussions.

Alors pourquoi Anjouan qui paie le plus lourd tribut dans cette tragédie n'est-elle pas invitée ? Pourquoi la société civile anjouanaise à défaut d'organisations politiques ne fait-elle pas partie des participants ?

Par sa proximité avec Mayotte, mais surtout à cause du marasme économique qui sévit dans cette île, Anjouan est la plus concernée par la mise en place des solutions adéquates de coopération régionale pour donner de l'espoir à la population et la stabiliser chez elle. Encore une fois, on ne peut que déplorer l'unilatéralisme grand-comorien dont fait preuve le pouvoir d'Azali...

Tenant compte de la situation des Anjouanais et de leurs souffrances, nous préconisons les mesures suivantes :

1- Abroger le visa Balladur, qui reste une mesure purement politique, inefficace et très coûteuse : les immigrés expulsés à grands frais de Mayotte remettent leur vie en péril pour revenir, le lendemain. A la place, peut être mis en place un dispositif de responsabilisation de l'accueillant qui se porterait garant de la durée du séjour de la personne qu'il reçoit.

Afficher la suite...


2- Favoriser les échanges commerciaux entre Anjouan et Mayotte, en particulier pour les produits agricoles et maraîchers, ce qui boostera la production à Anjouan et créera des revenus pour les familles qui pourront rester sur place.

3- Mettre en place un dispositif sérieux d'évacuations sanitaires pour empêcher les départs désespérés.

4- Permettre aux patients pris en charge pour une longue durée à Mayotte de pouvoir rentrer à Anjouan pour vivre avec leur famille et revenir selon la nécessité des visites et du suivi médical.

5- Mettre en place une politique de coopération régionale en matière d'éducation, pour les échanges pédagogiques, d'échange d'enseignants coopérants et pédagogues, de prise en charge et d'échanges d'étudiants, de jumelage de municipalités et d'écoles...

Voilà quelques mesures indispensables qui pourraient à coup sûr ralentir et plus tard assécher l'exode désespéré vers Mayotte, en permettant aux Anjouanais de retrouver des conditions dignes de vie chez eux.

Mais cette nouvelle politique de coopération régionale ne serait possible que si le gouvernement d'Azali était vraiment résolu à trouver des véritables solutions pour alléger le fardeau des Anjouanais et réduire leur calvaire.

Mais cela est une autre paire de manche dans un système politique fortement entaché de chauvinisme grand-comorien.

La voix des Anjouanais en colère
Anli Yachourtu JAFFAR

Les Comores est le deuxième pays africain et arabe après l'Égypte ayant annoncé le 07 juin dernier la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar à la demande du Royaume de l'Arabie Saoudite.

La décision prise par les autorités comoriennes a été diffusée à plusieurs reprises dans les différentes chaînes arabes, et aussi publiée dans les journaux de pays qui ont imposé l'embargo contre le Qatar, accusé de soutenir le terrorisme.
Partant en Arabie Saoudite pour sa seconde visite depuis son élection, et à son arrivée à Jedah le mardi 20 juin dernier, le président a reçu un accueil inconcevable, il a été accueilli par le gouverneur et le secrétaire de la province de Jedah. 

Mais le gouvernement saoudien n'a même pas essayé de réserver un accueil chaleureux, que mérite ce président d'un pays soit disant frère, un président comme Azali, qui n'a pas hésité à sacrifier le développement de son pays mené par le Qatar il y a presque dix ans, pour gagner la confiance du royaume frère. 

Nous attendions un accueil chaleureux réservé à un président d'un pays républicain, comme celui que le gouvernement de Qatar a réservé à l'ancien président de la République Islamique des Comores Mohamed Taki Abdoulkarim, lors de sa visite à Doha en 1997.

Certains ne cessent de crier que l'Arabie Saoudite a soutenu les Comores depuis des décennies, mais, j'ose dire franchement que nous n'avons jamais aucun haute responsable saoudien de haute niveau venir visiter notre archipel. Seulement des directeurs des universités ou des responsables des sociétés de charité, c'est eux que nous avons toujours l'habitude de leur accueillir dans la salle VIP à l'aéroport du prince Said Ibrahim. 

Malgré tout, les leaders des vraies pays frères et amis n'ont pas hésité à faire atterrir leurs Boeing sur le sol de l'aéroport de prince SAID IBRAHIM, pour prouver leurs vrais intentions vers un processus de développement durable en faveur de la nation comorienne. 

La visite d'un leader arabe était celle de sa majesté Émir de Qatar, Hamad Ben Khalifa Al-thany en avril 2010, le père de l'actuel Émir Tamim Hamad Ben Khalifa Al-thany, je n'oublie effectivement pas la visite du président de l'autorité et de l'organisation de la libération palestinienne Yasser Arafat. 

La seconde visite est celle du président de la République Islamique Iranienne, Mahmoud Ahmadinejad en février 2009, les deux pays ont inauguré plusieurs projets géants aux Comores, dont des hôpitaux, centres de formation professionnelle etc (...). 

Les deux régimes Ikililou-Azali, successeurs du président SAMBI se sont malheureusement soumis sans hésitation à la volonté saoudienne, qui ne souhaite pas voir un autre pays frère concurrent dans l'archipel que son existence inefficace.
Par Soifouane ABDALLAH HabarizaComores.com (Habari Za Comores)| أخبار من جزر القمر

Administrateur

{picture#https://lh6.googleusercontent.com/-tt-fPQLpGls/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAA-kU/_QmMDncltFE/s120-c/photo.jpg} Administrateur et gestionnaire du site www.habarizacomores.com. {facebook#https://www.facebook.com/hakim.ahamedzoubeiri} {twitter#https://twitter.com/HabarizaComores} {google#https://plus.google.com/+HakimAHAMEDZOUBEIRI} {pinterest#YOUR_SOCIAL_PROFILE_URL} {youtube#https://www.youtube.com/user/mikah01} {instagram#http://www.linkedin.com/pub/hakim-ahamed-zoubeiri/3b/5b3/a32}

Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Fourni par Blogger.