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Monsieur IMAM Abdillah, vous êtes un référent incontournable de la région de l’océan indien. Vous êtes aussi le Point focal national de l’Organisation internationale IORA depuis notre adhésion jusqu’aujourd’hui, pouvez-vous nous dire de quoi il s’agit exactement ?

- L’IORA ou Indian Ocean Rim Association, est une Organisation internationale à vocation régionale regroupant 21 pays de l’océan Indien : Comores, Madagascar, Maurice, Seychelles, Afrique du Sud, Mozambique, Tanzanie, Kenya, Somalie, Oman, Emirats arabes Unis, Iran, Inde, Sri Lanka, Bangladesh, Singapour, Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Yémen et Australie. Elle a été créée en 1997 et les Comores sont membres depuis 2012.

Mais comment une Organisation de 21 Etats peut-elle être inconnue, alors que la COI est plus visible ?

- Je comprends votre étonnement. D’ailleurs, la rendre visible et lisible, vulgariser sa valeur ajoutée est une de mes priorités. Je me suis lancé le défi de faire d’elle, une Organisation proche du peuple comorien et connue de tous. A partir du mois d’août prochain, la machine sera lancée en amont d’un grand rendez-vous régional au mois de septembre de cette année. Pour revenir à votre question, il faut savoir que la COI a de gros bailleurs, au premier rang duquel l’Union européenne, qui financent des projets sur le terrain. L’IORA, en revanche n’a que des partenaires au dialogue. La Coopération au sein de l’IORA s’inspire du nouveau concept de coopération Sud-sud, basée sur le partage et les échanges dans le respect de la souveraineté des Etats et de leur intégrité territoriale. Les fonds proviennent des Etats eux-mêmes, et un peu souvent de certains Partenaires, notamment la Chine qui participe activement au programme de développement durable, une sorte de fonds spécial pour le soutien aux pays en voie de développement.

Quels sont ses domaines d’intervention ?

- Globalement, les secteurs prioritaires de l’IORA sont la Pêche et l’aquaculture, la facilitation des échanges économiques, la coopération touristique, académique et scientifique, les énergies renouvelables, la sécurité maritime et l’autonomisation des femmes. Seulement, cette coopération est longtemps restée à un stade théorique, se limitant à des ateliers et des renforcements de capacités. En 2015 à l’Île Maurice, les Ministres réunis, conscients des opportunités que peut nous offrir l’océan, ont voulu donner une nouvelle impulsion à l’Organisation. Ils ont inauguré une nouvelle ère de la coopération régionale, qui prend en compte les atouts de la mer, cette richesse qui nous lie.

Voulez-vous dire que l’IORA a changé sa politique ?

- Pas du tout. L’Organisation a juste pris un nouvel envol d’une coopération pragmatique. On parle de l’Economie bleue. Il s’agit désormais de faire de notre océan, un levier de développement économique durable. Concrètement, il est question de coopération basée sur : la Pêche et l’aquaculture, les échanges maritimes, les énergies océaniques renouvelables, l’exploration des dépôts marins et minéraux, le tourisme côtier et la sécurité maritime. Les Comores se sont beaucoup impliquées dans ce nouveau cadre de coopération. Le discours du Ministre à cette rencontre, avait interpellé les Etats membres qui ont manifesté leur disponibilité à soutenir le pays. C’est pour cette raison que nous accueillerons l’atelier du mois de Septembre sur la Pêche, l’aquaculture et la manutention des fruits de mer, grâce à un fonds de soutien accordé au pays.

Qu’en est-il de la question de l’Île comorienne de Mayotte dans cette Organisation ? Il nous parvient que la France est membre de l’IORA ?

- Dans l’IORA comme dans toutes les Organisations internationales, l’intégrité territoriale des Comores s’étend sur les contours définis par la résolution 3291 et surtout 3385 (XXX) du 12 Novembre 1975 des Nations Unies. La Charte de l’IORA est claire. En mars 2017, la signature d’un cadre général par les Chefs d’Etat marquera davantage cette solidarité dans la défense de l’intégrité territoriale de nos pays respectifs. Toutes les précautions ont été prises pour le respect systématique de l’intégrité territoriale des Etats membres. Concernant votre 2ème question, je vous ai cité les 21 Etats membres de l’IORA. La France n’est qu’un Partenaire au dialogue au même titre que les USA, la Chine, le Japon, l’Allemagne, l’Egypte et le Royaume-Uni. Il n’y a aucune porte ouverte à cette éventualité.

Un dernier mot ?

- Ce serait peut-être de vous informer que le développement du pays est une réalité qui commence à prendre forme. Je suis personnellement convaincu que ce développement émergera de l’océan. Par-delà nos relations avec nos pays amis traditionnels, nous devons fortement nous impliquer dans la coopération de proximité avec les pays riverains de l’océan indien, avec lesquels nous partageons cette richesse. L’IORA est pour moi, l’Organisation internationale qui répond le mieux aux aspirations du peuple et à l’économie du pays. C’est l’Organisation des Organisations à plus d’un titre :
  • D’abord, parce que les pays de la côte Est africaine, vers lesquels les Comores doivent se diriger, sont membres. Le Mozambique sera dans les décennies à venir l’un des pays les plus riches au monde.
  • Ensuite, les pays arabes avec lesquels le pays entretient de bonnes relations, sont également membres.
  • Puis, vous avez des pays émergents comme l’Inde et l’Afrique du Sud, mais aussi un grand pays comme l’Australie.
  • Après, vous avez les pays de l’Asie du Sud-Est qui ont de fortes potentialités économiques et une expérience avérée dans le commerce maritime. Ces pays-là sont également membres de l’ASEAN qui est une des organisations d’intégration régionale les plus importantes.

Si les Comores arrivent à s’imposer dans cette Organisation et à faire valoir ses intérêts, le décollage économique sera effectif. C’est mon plus grand souhait. D’ores et déjà, un Comité national a été mis en place comme force de proposition. Il constitue un socle d’intérêt économique, impliquant toutes les différentes parties prenantes pour aider à la formulation d’une stratégie nationale Economie bleue. Le premier Sommet des Chefs d’Etat en mars 2017 en Indonésie, sera une occasion pour le pays de s’engager vers cette dynamique. Restons optimistes.

Recueillie par IBN

C’est vraiment fou ce que nous sommes en train de vivre depuis quelques semaines au sein de cette entreprise Comores Télécom, suite à l’arrivée de Monsieur Oumara Mgomri, l’homme qui semble-t-il détient le monopole de tous les savoirs et de toutes les compétences. Ses diplômes seraient inégalés aux Comores et, comme si ça ne suffisait pas, il se prend pour un prophète. 

Malgré mon jeune âge dans cette société et tenant compte des dires de ceux qui l’ont connu en tant que DG de 1999 à 2006, je m’attendais à voir un vrai manager dans tous les sens du terme. Quelqu’un qui est capable d’écouter, d’analyser, d’apprécier et de proposer dans un esprit d’équipe pour la bonne marche de notre entreprise.

Or ce que je constate, c’est loin d’être le cas. Depuis qu’il est là il s’est enfermé dans son bureau croyant tout savoir, lui qui était absent pendant près de dix ans, et pouvoir tout régler tout seul en s’arrogeant les pouvoirs des Ministres de tutelle et du Conseil d’Administration en se permettant de suspendre et même de supprimer tout ce qui ne lui convient pas relatif aux textes en vigueur au sein de l’entreprise, en prétextant une rigueur exemplaire. Encore une fois c’est vraiment fou.

La question que je me pose est la suivante : est-ce vraiment de la rigueur ou de la violence ? Il est vrai que je suis encore nouveau dans la boite comparé à d’autres, mais il y a quand même des principes très élémentaires qui ne demandent pas d’avoir plus d’une dizaine d’années de travail pour comprendre que dans une situation pareille, la logique serait que notre super DG prépare d’abord des amendements correctifs à soumettre au CA pour validation avant de prendre ce genre des décisions.

Nous sommes tous d’avis qu’avec le régime sortant, il y a eu des abus partout, aussi bien dans les sociétés d’Etat que dans toute l’administration publique, mais cela ne dédouane quiconque voulant profiter de cette situation regrettable pour régler ses comptes envers les autres et montrer au publique qu’il est le messie.

S’il était un messie pourquoi n’a-t-il pas sauvé la MAMWE ? 

Mais au fond, que sait-il faire notre super DG ? Ce n’est qu’un menteur. Il ne présente que les aspects négatifs de la gestion de ses prédécesseurs en omettant les aspects positifs.

Autrement dit, comment se fait-il qu’on m’apprend aujourd’hui que lors des élections de 2006, il avait fait pareil en recrutant plus de 200 agents en un seul mois ?

Dieu merci que même les agents subalternes ont aussi de la mémoire, parce qu’avec eux on apprend des choses sur vous tous qui êtes là avant nous. Ainsi, peux-tu encore une fois nous expliquer comment tu as géré le marché des portables (Nokia) en 2003 et les multiples achats des matériels réseaux de câbles avec AEZI et Cossanex ?

La société de transit montée de toute pièce pour bénéficier du 1% de tout marché passé entre CT et les partenaires tiers de l’étranger?

Monsieur, le bilan du développement de l’entreprise n’est pas à ton avantage. Entre 1999 et 2006 tu n’as réalisé qu’un seul grand Projet : la mise place du GSM avec 4 milliards. Tes successeurs ont fait beaucoup mieux avec le déploiement des réseaux à fibres optiques sous-marines, nationale et international (15 milliards), le nouveau central GSM HUAWEI, la 3G, le nouveau central OCB (HC3.4), le développement du réseau internet, l’ouverture de dizaines d’Agence commerciales, et j’en passe.

Précisons en passant que Monsieur le super DG de tout le temps n’avait pas jugé utile en 2005-2006 de se connecter au câble sous-marin Eassy qui nous permet aujourd’hui d’avoir le haut débit internet car semble t-il qu’il ne voyait pas l’intérêt du haut débit pour notre pays.

A vrai dire, C’est facile d’accuser les autres pour dire que le chiffre d’affaire devrait être de 50 milliards au lieu de 27 milliards alors que tu l’as laissé à 8 milliards. Et d’ailleurs est ce qu’il ne serait pas intéressant de nous dire d’abord que dans 7 ans tu l’as fait évoluée de combien à combien pour que nous puissions faire la comparaison?

Eh Superman ! Quel genre de personne tu es ? Quelqu’un qui n’est pas capable de respecter ni ses parents, ni ses maîtres, ni ses aînés, ni ses chefs, ni personne dans la société. Même les animaux vivent avec des règles disciplinaires dans chaque groupe.

Pire encore, j’apprends aussi que vous refusez toujours d’être cohérent avec vous-même. Exemple quand vous étiez DG, vous avez licenciez des agents sans même les traduire en conseil de discipline. Vous devenez agent à votre tour vous n’acceptez pas d’obéir aux règles que vous avez établi vous-même. Vous êtes DG vous nommez des Conseillers en particulier votre grand frère et vous trouvez cela tout à fait normal. Vous n’êtes plus DG vous demandez à être nommé Conseiller, mais quand d’autres sont nommés Conseillers vous trouvez cela anormal. Vous revenez dans la société on vous attribue un salaire d’ancien DG un quota de même rang, vous ne les contestez pas. Vous redevenez DG vous supprimer tout avantage aux autres. Donc, pour moi « Vous n’êtes qu’un hypocrite ».

En tout cas, une chose est sûre Monsieur le super DG. Aussi bien toi que tous les autres de ta génération, vous devriez commencer à comprendre que cette société ne vous appartient pas.

Toutefois, nous reconnaissons vos efforts pour ramener cette société à la prospérité qu’elle connait aujourd’hui, mais permettez-nous de vous dire à tous, que nous commençons à en avoir marre de vos petits guéguerres qui n’ont plus de place dans un monde aussi dérégulé et concurrentiel comme celui des télécommunications aujourd’hui. 

Cette société n’est pas l’héritage de qui que c’est soi parmi vous et, que la concurrence n’est plus une éventualité, mais plutôt une réalité. Donc, réveillez-vous, laisser vos égaux de côté, mettez-vous au travail si non nous allons le payer chère.

Un employé mécontent de Comores Telecom

LE COMITÉ OLYMPIQUE À BEIT SALAM 

Le Président de l'Union des Comores a reçu la famille olympique ce samedi 23 juillet pour la première fois après son élection. 

Le président du Cosic Mr Ibrahim Ben Ali a d'abord au nom de la famille olympique des Comores adressé ses vives félicitations au Chef de l'Etat pour accession à la magistrature suprême. Il a ensuite exprimé ses remerciements au Chef de l'Etat pour le message fort qu'il a envoyé au mouvement sportif comorien en nommant pour la 1 ère fois un ministre chargé de la jeunesse et des sports. Le président du Cosic a enfin parlé des jeux des îles de 2019, des jeux olympiques de Rio et des jeux des jeunes à Madagascar. 

Le Président de la République a tenu à rassurer la famille olympique de l'importance et de la place des jeunes et des sportif dans son programme. La création d'un ministère de la jeunesse est un acte mûrement réfléchi. Nous devons mobiliser ce qui nécessaire pour l'épanouissement de la jeunesse comorienne. Le Président de la République a demandé au Comité Olympique de participer activement à la réflexion dans la mise en application de son programme dans les domaines des sports dans un souci d'efficacité. ©Beit Salam

Un incident à l'arme automatique a eu lieu au camp militaire de Sangani à Mutsamudu (Anjouan).
Selon nos informations, il y'aurait un mort et deux blessés. Les victimes sont toutes des militaires.

Un sergent a trouvé la mort à la suite d'une mauvaise manipulation de son arme et a blessé deux de ses camarades.
Le coordinateur du gouvernement s'est aussitôt déplacé à l’hôpital de Hombo pour prendre les nouvelles des blessés et comprendre les raisons de cet accident.
A suivre...

Photo d'illustration - Un militaire le 6 juillet 2016

Son père préside un pays, elle dirige un empire. Isabel dos Santos, fille du président angolais José Eduardo dos Santos, a été nommée le 2 juin à la tête du conseil d'administration de la Sonangol, la société nationale des hydrocarbures. En plus d'une fortune estimée, selon le magazine Forbes, à 3,3 milliards de dollars (3 milliards d'euros), celle que les Angolais surnomment la " Princesse " se retrouve aux commandes d'une société qui présentait un chiffre d'affaires de 40 milliards de dollars en 2013.
Isabel dos Santos en mai 2014 au Portugal - AFP

Lors de sa première conférence de presse, donnée dans la cafétéria de l'entreprise, la fille du président, âgée de 43 ans, s'est efforcée de rassurer. " Nous sommes très attachés à la transparence et déterminés à améliorer les bénéfices ", a déclaré la nouvelle présidente qui souhaite recentrer la firme exclusivement sur les hydrocarbures.

" Risques de conflits d'intérêt "

A Luanda, la capitale, la nomination a provoqué la colère de l'opposition et celle de Rafael Marques, journaliste et président de l'ONG anticorruption Maka Angola. " Cette décision est purement dictatoriale, s'est-il emporté. Cet acte de népotisme est illégal et nous allons le contester devant les tribunaux. Entre cette entreprise publique qu'est la Sonangol et les multiples sociétés dirigées par Isabel dos Santos, il y a d'importants risques de conflits d'intérêts. "

Isabel avait 6 ans lorsque son père est arrivé au pouvoir. Aujourd'hui, elle n'est pas que la fille d'un président milliardaire. Mariée au riche collectionneur d'art congolais Sindika Dokolo avec qui elle a eu trois enfants, elle a la réputation d'être une " business woman " tenace et exigeante, sous des airs discrets. Née à Bakou (en Azerbaïdjan soviétique, où son père avait suivi des études d'ingénieur) d'une mère championne d'échecs, celle qui dit avoir une " vie normale " à Luanda a grandi à Londres, où elle a étudié l'ingénierie mécanique au King's Collège. Dans l'une des rares interviews qu'elle a accordées, elle raconte au Financial Timesen 2013, avoir toujours eu le sens des affaires. " Je vendais des œufs de poule quand j'avais 6 ans ", confie celle qui rêverait que son histoire soit perçue comme une success-story.

C'est en rachetant, à 24 ans, un restaurant de Luanda que la " Princesse " ambitieuse a commencé sa carrière dans les affaires. Mais c'est en 1999 qu'elle a pris son envol en remportant un appel d'offres lui a permettant de contrôler Unitel, le premier opérateur de téléphonie mobile du pays. " La fortune d'Isabel vient des décrets présidentiels de son père qui est un dictateur corrompu jusqu'à la moelle, assène Rafael Marques. Sans la corruption organisée par son père, elle ne posséderait rien... Elle est à craindre car elle tient à sa disposition l'appareil répressif de l'Etat, ainsi que le pouvoir institutionnel qui permet d'éliminer ou de punir ceux qui s'opposent à ses démarches. "

L'ancien pays colonisateur

Son empire financier s'étend aujourd'hui bien au-delà des frontières de l'Angola. Au Portugal, Isabel dos Santos a massivement investi puisqu'elle contrôle19 % de BPI,la quatrième banque de l'ancien pays colonisateur. Elle possède également des actions dans plusieurs sociétés, dont 10 % dans Zon Multimedia, spécialisée dans les télécommunications. Mais être la femme la plus riche d' Afrique - certes loin derrière Liliane Bettancourt, la femme la plus riche du monde avec ses 36,1 millions de dollars - ne suffit pas.

La Sonangol a été fondée en 1976, soit vingt-six ans avant la mort de Jonas Savimbi, l'ancien chef de l'Unita, qui reste le principal parti d'opposition du pays. " La compagnie a eu une croissance extrêmement rapide après la fin de la guerre civile en 2002, en doublant son volume de production et grâce à un prix du baril qui est passé d'une trentaine de dollars à 147 dollars en 2008, explique Benjamin Augé, spécialiste des questions énergétiques à l'Institut français des relations internationales (IFRI). La société a ainsi pu investir dans toutes les infrastructures. "

Mais depuis la chute des cours, la Sonangol traverse une période délicate et le pays s'enfonce dans la crise. L'inflation a atteint, en mai, 29,2 % en glissement annuel et le kwanza, la monnaie nationale, s'est dépréciée de 40 % par rapport au dollar. " La Sonangol reste la première entreprise du pays et la colonne vertébrale de l'économie, explique Samuel Nguembock, chercheur à l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS). Mais dans un moment difficile de son histoire, elle n'a pas bénéficié d'un management très rigoureux. "

Gestion opaque et haut niveau de corruption

L'Angola, qui figure à la 163 e place sur 167 au classement de Transparency International, est régulièrement pointé du doigt pour sa gestion opaque et son haut niveau de corruption. Les inégalités sont criantes dans ce pays lusophone d'environ 25 millions d'habitants, où le taux de mortalité infantile est le plus élevé au monde,selon un rapport de l'ONU publié en 2015.

Au pouvoir depuis 1979, José Eduardo dos Santos, âgé de 73 ans, a annoncé qu'il mettrait un terme à sa carrière politique en 2018, soit un an après la présidentielle. Personne ne sait pourquoi il a coché cette date et personne n'est obligé de le croire. Mais une chose est sûre : il réfléchit à sa succession. Faut-il voir dans la nomination de " Zabelinha " une amorce dans la transmission du pouvoir politique, un marchepied vers la présidence ? " Cela n'a rien à voir avec la politique, a répondu sa fille, de sa voix timide. J'ai été amenée dans ce projet grâce à mon expérience dans le secteur privé. "

En juin 2013, José Filomeno de Sousa dos Santos, fils du président, a été officiellement propulsé à la tête d'un fonds souverain lancé en octobre 2012 et doté de 5 milliards de dollars. Agé de 38 ans, certains à Luanda voient celui que l'on surnomme " Zenu " comme capable de succéder à son père. La nomination de sa demi-sœur, l'aînée des quatre enfants du président, à la tête de la Sonangol laisse penser aussi que la gestion économique de l'Angola doit rester une affaire de famille.

Mais l'avenir politique est plus difficile à décrypter. " La Sonangol est depuis toujours la caisse du régime, rappelle Benjamin Augé. Tous les secrets de l'Etat y sont cachés. Confier les postes clés de l'économie à ses enfants permet à José Eduardo dos Santos de s'assurer que sa famille va protéger l'argent du clan après son départ : celui du MPLA [Mouvement populaire de libération de l'Angola, le parti au pouvoir], mais aussi celui de la famille dos Santos. " Une stratégie classique dans les pays producteurs de pétrole.

Par Pierre Lepidi et Antonio Setas (à Luanda, Angola)
Source : Le Monde.fr

Pour contribuer au développement rapide des Comores, on doit activer cinq leviers principaux que je considère plus porteurs à savoir : les Infrastructures, les TIC, les Services, l’Agriculture et la Coopération d’alliance.

1) Les infrastructures concernent aussi bien les infrastructures routières, aéroportuaires que l’énergie, l’eau et l’assainissement. Elles sont primordiales tout d’abord pour faciliter le bien-être des populations et impulser le développement d’un secteur privé qui est une alternative indéniable pour le développement des Comores.

2) Les TIC représentent désormais un puissant canal d’accès aux biens et aux services et offrent des plus-values très importantes. Les Comores doivent absolument tirer profit de la révolution du mobile et de l’Internet en marche, en libéralisant ces secteurs pour en faciliter l’accès aux populations et surtout en se consacrant à un rôle de régulateur. Le nombre croissant de programmes finançant les entrepreneurs aux idées technologiques les plus innovantes comble le fossé entre la demande et l’offre d’emploi en promouvant un auto-emploi qui a des retombées sur le développement social. 

3) Les services représentent un ensemble de sous-secteurs qui sont porteurs et hautement créateurs d’emplois. Ces secteurs valorisent également l’image du pays.

4) Réguler les filières porteuses dans le secteur de l’Agriculture, afin que les producteurs en profitent directement et que les Comores puissent assurer son auto-alimentation tout en limitant les importations de nourriture. Il faut un soutien économique attrayant aux agriculteurs et la création de chaines de valeur et d’approvisionnement dans le pays.

5) En fin, créer une coopération d’alliance visant l’amélioration globale de la compétitivité régionale par le renforcement de l’offre touristique, le développement du trafic, la facilitation des affaires et l’accroissement des échanges commerciaux dans la sous-région océan indien.

PAR IBRAHIM ALI SOILIHI, Expert en Gestion de politique 

Msa Ali Djamal prend la Direction de la chaîne d’information ORTC en remplacement de l'ex-directeur général Abdallah Sandi. Mrimdu est parmi ceux qui pensent que Msa Ali Djamal a bien mérité et que cela fait longtemps qu'il mérite cette récompense. 

Sa contribution exceptionnelle et son professionnalisme dans le domaine de l'information, ses qualités humaines, notamment sa capacité d'écoute, son esprit d'ouverture et son sens du dialogue lui permettront et j'en suis convaincu, de surmonter les innombrables crises et contraintes de l'ORTC.

Cher ami, fermeté et diplomatie pour apaiser d'abord les tensions et d'aboutir à de solides réalisations. Je n'en doute pas. Toutes nos sincères félicitations, il est enfin temps pour toi de montrer de quoi tu es capable. Bonne chance Monsieur le Directeur
Mrimdu

Msa Ali Djamal est nommé Directeur Général de l'ORTC

C'est désormais officiel. Les rumeurs qui enflamment la toile depuis plusieurs semaines sur la nomination de Msa Ali Djamal à l'Office de Radio et Television des Comores se confirment.

Le sociologue, communicant et fidèle compagnon de lutte du président Azali est devenu le directeur de l'ORTC (l’Office des Radios et Télévisions des Comores).

Le décret a été signé par le président Azali Assoumani. Msa Ali Djamal remplace monsieur Abdallah Saadi au poste de DG de l'ORTC. 

Après le sursaut des autorités, en février face à la crise humanitaire dans le sud du Madagascar, un plan de sortie de crise alimentaire est en cours de finition. Cette semaine, plus d'une centaine de personnes étaient réunies pour en établir les grandes lignes à Ambovombe dans le sud de la Grande Île.

Le défi est immense. L'objectif est de s'attaquer aux causes profondes de la crise cyclique qui touche le sud de Madagascar : la sécheresse, le vent et l’ensablement.

Autant de phénomènes aggravés cette année par El Nino, ajouté aux problèmes d'accès à l'eau, au manque d'infrastructures et de matériel pour développer l'agriculture.

Trois régions sont principalement touchées par l’insécurité alimentaire : Anosy, Androy et Atsimo Atsinanana. D'après les derniers chiffres, près d’un million de personnes souffrent de malnutrition, dont 675 000 personnes qui en souffrent de manière sévère.

Ainsi, le plan de sortie de crise s'étalera sur trois ans, et développera de petites infrastructures ainsi qu’une meilleure coordination.

Quelles actions concrètes pour faire face ?

L’une des mesures évoquées dans cette feuille de route est l’optimisation des ressources en eau, avec la volonté de mettre en place des systèmes de captation d'eau de pluie, la construction des réservoirs et de canalisations.

Autre mesure : la transformation des produits agricoles sur place pour mieux les conserver. Enfin, Madagascar veut développer les programmes « argent contre travail » qui permettent de relancer l'emploi dans cette région sinistrée.

Surtout, des efforts de coordination entre les agences de l'ONU, les ONG et les autorités locales sont mis en exergue. Et pour cause : le manque de suivi et d'harmonisation font souvent échouer les projets. Pour cela, dix antennes locales du Bureau de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) vont être ouvertes.

Le plan doit être présenté aux bailleurs en septembre. Le défi sera de capter leur attention, alors que Madagascar est l'un des pays d'Afrique qui reçoit le moins d'aides au développement, malgré des indicateurs de pauvreté parmi les plus hauts. Par RFI

RELATIONS COMORES - CHINE

L'ambassadeur de la République Populaire de Chine Son Excellence Xiao MING a été reçu ce vendredi 22 juillet à Beit Salam par le Président de l'Union des Comores Azali Assoumani.

Dans cet entretien de plus d'une heure, il a été question du renforcement des relations solides d'amitié entre les 2 pays et de la redynamisation de la coopération sino - comorienne. 
Par Beit Salam

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