Tournante : Bras de fer entre Anjouanais et Moheliens...un prétexte en or à Azali. Et non à Moheli en 2026. Si les Moheliens ne reviennent pas à la ra
Ce bras de fer entre Anjouanais et Moheliens sur la présidence tournante est un véritable noeud gordien institutionnel qui risque d’offrir un prétexte en or à Azali Assoumani. Il pourrait dire, avec toute la légitimité du monde, que ce désaccord crée une crise institutionnelle si grave qu’elle fracture l’unité et que seule l’abolition de la présidence tournante peut garantir la paix et l’unité.
Et qui, parmi nous, oserait lui en vouloir pour ça ? À moins de jouer le jeu du pouvoir, l’ancien président Ikililou et son équipe doivent mettre de l’eau dans leur jus de trembo (très prisé dans l’île). Conformément à la nouvelle architecture constitutionnelle de 2018, que rappelons-le l’opposition n’a pas pu empêcher, la prochaine Tournante revient à Anjouan, en 2029.
Et non à Moheli en 2026. Si les Moheliens ne reviennent pas à la raison, plus besoin d’être un politologue pour deviner à qui profitera le crime : aux Wangazidja, bien évidement. D’ailleurs, à se demander si avec le silence légendaire d’Ikililou, cette sortie soudaine et tardive sert vraiment à défier Azali…ou plutôt à lui ouvrir la voie pour légitimer la suppression de la Tournante. Oui, la question mérite d’être posée.
Texte et photo : Toufé Maecha

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