Aux Comores, nous avons besoin d'une opposition unie autour d'un projet, pas autour d'un homme. Ils ne demandent pas des promesses excessives ni des p
Une proposition simple et constructive a été adressée par mes soins aux acteurs politiques de l’opposition comorienne en Août 2024, avant les élections présidentielles: travailler à la définition d’un projet commun, fondé sur des objectifs clairs et partagés. L’ambition est de poser un cadre dans lequel le projet serait la seule boussole, et non les ambitions individuelles. L’enjeu n’est pas de désigner un chef, mais de définir une direction.
Les citoyens comoriens expriment des besoins essentiels et légitimes :
- accéder à un logement digne,
- disposer d’eau et d’électricité,
- bénéficier d’infrastructures praticables,
- accéder à des services de santé de proximité,
- offrir une école de qualité à leurs enfants,
- assurer à leurs familles trois repas par jour.
Ils ne demandent pas des promesses excessives ni des projets irréalistes. Ils demandent simplement les conditions d’une vie normale, stable et paisible.
Face à ces attentes, notre responsabilité en tant qu’opposants nous impose de dépasser les logiques de prestige personnel. L’unité autour d’un projet commun est la seule voie crédible pour proposer une alternative solide et mettre fin à la fragmentation qui affaiblit toute initiative d’alternance.
Ma proposition est restée lettre morte alors qu'aux Comores, le changement ne viendra pas d’un homme providentiel, mais d’un engagement collectif guidé par un projet partagé.
YOUSSOUF DJOUMOI
Professeur d’économie‑gestion
Secrétaire général du mouvement « Les Nouveaux Démocrates des Comores »

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