Droit de réponse à Youssouf Mohamed Boina...et aux politiciens Comoriens : Le peuple n’a pas attendu les beaux parleurs pour se lever. Le peuple n’a.
Droit de réponse à Youssouf Mohamed Boina et aux politiciens Comoriens : Le peuple n’a pas attendu les beaux parleurs pour se lever
En janvier 2024, la jeunesse comorienne s’est soulevée avec courage contre le vol des élections présidentielles par le putschiste Azali Assoumani. Ce soulèvement n’était pas une manœuvre politique, mais un cri de dignité, porté par une génération décidée à dire non à l’injustice.
Et qu’on ne vienne pas aujourd’hui donner des leçons au peuple en répétant que "le changement vient du peuple". Le peuple n’a pas attendu qu’on le lui dise. En 2021 déjà, le collectif Mabedja, né de la diaspora, avait porté haut cette exigence de liberté et de vérité, en appelant à la résistance face à la dérive autoritaire du régime.
En 2024, cette flamme s’est rallumée dans les rues, et un jeune, Mouslim, a payé de sa vie cette aspiration au changement. Il a été assassiné sous le silence assourdissant d’une grande partie de la classe politique. Où étaient donc ces beaux parleurs quand le sang d’un innocent coulait pour la démocratie ? Où étaient-ils quand il fallait s’indigner, s’unir, agir ?
Alors avec quel culot ose-t-on aujourd’hui dire que c’est au peuple de se soulever, quand ceux qui prétendent le représenter se contentent d’observer depuis leurs fauteuils ?
Le vrai courage ne se déclame pas dans les médias, il se vit sur le terrain, dans la peur, dans la douleur, dans le risque. Le peuple comorien n’a pas besoin qu’on lui rappelle son rôle : il l’a déjà assumé — seul, debout, et digne.
Fatima Mze Said Said

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